Quelques signes d’amélioration

Denis Rabadeux (Insee Ile-de-France), - Athémane Dahmouh (Direccte Ile-de-France)

Au quatrième trimestre 2014, l’emploi salarié francilien progresse légèrement (+ 0,1 %). En un an, il augmente de 0,2 %, principalement grâce aux secteurs du commerce et des services. Sa progression annuelle est toutefois freinée par le secteur de la construction qui connaît une forte baisse en 2014. Le taux de chômage francilien reste stable au quatrième trimestre, à 8,9 %, alors qu’il augmente légèrement en France métropolitaine. Après deux mois de relative accalmie, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A augmente en février 2015. Les créations d’entreprises sont sensiblement plus nombreuses en cumul sur douze mois, à fin février 2015, que l’année précédente. Les défaillances du dernier trimestre 2014 diminuent par rapport au dernier trimestre 2013. Les ventes de logements neufs augmentent de manière très significative au quatrième trimestre 2014, contrairement au trimestre précédent, et le nombre de logements autorisés à être construits au cours des douze derniers mois reste quasiment stable autour de 61 300 logements. La fréquentation hôtelière des deux premiers mois de l’année 2015 s’avère relativement dynamique.

Insee Conjoncture Ile-de-France
No 4
Paru le : 24/04/2015

L’emploi francilien progresse

L’emploi salarié francilien progresse légèrement au quatrième trimestre 2014 (+ 0,1 %) par rapport au trimestre précédent alors qu’il stagne au niveau national. Cette tendance trimestrielle est comparable à celle observée sur la période annuelle (dernier trimestre 2014 par rapport au même trimestre 2013) : + 0,2 % en Ile-de-France et - 0,5 % en France métropolitaine.

Le secteur de l’intérim rebondit ce trimestre en Ile-de-France (+ 3,4 %, soit environ 2 700 postes de plus), notamment dans le secteur de l’industrie (+ 1,2 %) et plus particulièrement la fabrication de matériels de transport (+ 4,8 %). Malgré cela, l’interim a perdu environ 5 000 postes en un an.

L’emploi salarié du secteur tertiaire marchand hors intérim - plus de 80 % du total de l’emploi salarié marchand - augmente de 0,2 % en Ile-de-France au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent et de 0,7 % en un an. Le secteur des services (hors intérim) reste le principal moteur des créations d’emplois dans la région avec une croissance de 0,2 % au quatrième trimestre 2014 et environ 23 000 postes supplémentaires en un an. L’emploi dans les services marchands confirme sa progression, principalement dans les activités scientifiques, administratives et de soutien (+ 1,3 %, soit environ 11 400 emplois supplémentaires en un an), et dans le secteur de l’hébergement et de la restauration avec 3 900 emplois supplémentaires, soit + 1,4 % en un an. Dans le commerce, l’emploi progresse aussi en un an (2 000 emplois supplémentaires, soit un gain de 0,3 %) malgré la légère perte du dernier trimestre 2014 (- 0,1 %).

L’emploi continue de reculer dans la construction au quatrième trimestre 2014 (- 1,2 % ) totalisant sur l’année 2014 une perte de 6 200 emplois (soit - 2,3 % en un an). Dans l’industrie, après une quasi-stagnation au troisième trimestre 2014, l’emploi baisse au quatrième trimestre 2014 (- 0,4 %) totalisant une perte de 5 200 emplois sur l’année (soit - 1,1 % en un an). Cette baisse annuelle est tout de même atténuée par rapport à celle de l’année 2013.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,3 100,06
T3 2005 100,11 100,19
T4 2005 100,43 100,33
T1 2006 100,7 100,43
T2 2006 101,09 101
T3 2006 101,36 101,39
T4 2006 101,78 101,45
T1 2007 102,46 102,24
T2 2007 102,84 102,49
T3 2007 103,2 102,86
T4 2007 103,72 103,07
T1 2008 103,48 103,31
T2 2008 103,19 102,89
T3 2008 103,5 102,56
T4 2008 102,78 101,85
T1 2009 102,23 100,78
T2 2009 101,97 100,29
T3 2009 101,65 100,01
T4 2009 101,54 100,09
T1 2010 101,5 100,03
T2 2010 101,47 100,08
T3 2010 101,56 100,29
T4 2010 101,79 100,49
T1 2011 102,15 100,78
T2 2011 102,39 101,06
T3 2011 102,41 100,95
T4 2011 102,62 100,94
T1 2012 102,69 100,98
T2 2012 102,84 100,85
T3 2012 102,59 100,59
T4 2012 102,55 100,33
T1 2013 102,58 100,28
T2 2013 102,53 99,92
T3 2013 102,5 99,94
T4 2013 102,75 100,03
T1 2014 102,79 99,91
T2 2014 102,86 99,95
T3 2014 102,8 99,56
T4 2014 102,91 99,55
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,62 99,64 100,26 100,11
T3 2005 100,88 99,09 100,06 99,54
T4 2005 101,67 98,49 100,52 99,59
T1 2006 102,89 98,71 100,86 99,38
T2 2006 103,56 98,21 101,21 99,54
T3 2006 104,03 97,7 101,61 100,13
T4 2006 104,86 97,18 102,23 100,26
T1 2007 106,14 96,88 102,89 100,73
T2 2007 107,3 96,49 103,4 100,64
T3 2007 108,51 95,61 103,98 100,57
T4 2007 109,98 95,11 104,67 100,96
T1 2008 109,3 93,95 104,51 100,51
T2 2008 109,85 93,48 104,4 100,42
T3 2008 111,23 93,51 104,8 100,24
T4 2008 111,1 93,14 104,26 99,3
T1 2009 110,58 92,22 104,07 98,94
T2 2009 110,55 91,47 103,82 98,15
T3 2009 110,34 90,71 103,5 97,73
T4 2009 110,47 89,99 103,35 97,65
T1 2010 110,32 89,1 103,38 97,74
T2 2010 109,74 88,62 103,39 97,55
T3 2010 109,59 87,8 103,62 97,8
T4 2010 109,26 87,12 104,04 97,78
T1 2011 109,44 86,96 104,49 98,13
T2 2011 109,4 86,55 104,92 98,75
T3 2011 109,35 86,05 104,97 98,44
T4 2011 110,07 85,62 105,35 98,88
T1 2012 111,28 85,63 105,42 98,91
T2 2012 111,61 85,61 105,64 99,2
T3 2012 111,85 85,72 105,34 98,94
T4 2012 112,29 85,71 105,37 98,45
T1 2013 112,16 85,58 105,38 98,2
T2 2013 112,9 85,16 105,32 97,89
T3 2013 113,15 84,6 105,43 97,98
T4 2013 114,39 84,37 105,6 98,42
T1 2014 114,35 84,27 105,82 98,71
T2 2014 113,96 83,77 106,03 98,73
T3 2014 113,16 83,73 106,13 98,76
T4 2014 111,81 83,42 106,34 98,71
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France

Le taux de chômage se stabilise en Ile-de-France au quatrième trimestre

Après l’augmentation observée au cours du trimestre précédent, le taux de chômage francilien se stabilise au quatrième trimestre, à 8,9 % de la population active. En France métropolitaine, il augmente légèrement (+ 0,1 point), où il atteint désormais 10,0 %. À un an d’intervalle, le taux de chômage s’est accru de 0,3 point dans la région, légèrement moins rapidement qu’en France métropolitaine (+ 0,4 point). L’écart entre les deux taux est relativement stable depuis plusieurs années. Le chômage augmente en un an dans tous les départements franciliens, mais plus particulièrement en Seine-Saint-Denis (+ 0,6 point). Les disparités régionales évoluent peu : les Yvelines ont le taux de chômage le plus bas de la région (7,4 % au quatrième trimestre 2014) et la Seine-Saint-Denis le plus élevé (13,2 %).

Figure 3 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,3 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,4 8,7
T1 2006 8,3 8,8
T2 2006 8,1 8,6
T3 2006 8,0 8,5
T4 2006 7,5 8,0
T1 2007 7,6 8,1
T2 2007 7,4 7,8
T3 2007 7,2 7,6
T4 2007 6,6 7,1
T1 2008 6,3 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,4 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,7 8,8
T4 2009 8,1 9,1
T1 2010 8,0 9,0
T2 2010 7,9 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,7
T2 2011 7,7 8,6
T3 2011 7,8 8,8
T4 2011 7,9 8,9
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,2 9,3
T3 2012 8,3 9,4
T4 2012 8,5 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,7 10,0
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,6 9,6
T1 2014 8,6 9,7
T2 2014 8,6 9,7
T3 2014 8,9 9,9
T4 2014 8,9 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3 – Taux de chômage

La hausse des demandeurs d’emploi se poursuit en Ile-de-France

En février 2015, 929 130 demandeurs inscrits à Pôle emploi sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi en Ile-de-France (catégories A,B,C). Ce nombre a progressé de 0,4 % en un mois (+ 0,6 % au niveau national). Cette évolution est conforme à celle, moyenne, des six derniers mois (+ 0,5 %). En un an, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 6,1 % en Ile-de-France, soit une hausse équivalente à celle de la France métropolitaine.

Parmi l’ensemble des demandeurs d’emploi, 662 820 n’ont pas travaillé durant le mois précédent (catégorie A). Au mois de février, le nombre de ces demandeurs d’emploi progresse de 0,7 % (à comparer à + 0,4 % au niveau national) après deux mois de relative accalmie. Depuis six mois, le rythme de progression mensuel est ralenti pour cette catégorie : + 0,3 % contre + 0,5 % six mois auparavant. Cela s’explique principalement par une moindre dégradation de la situation des seniors sur le marché du travail (+ 0,6 % en rythme mensuel, contre + 1,0 % six mois auparavant). La demande d’emploi chez les jeunes de moins de 25 ans diminue modérément, pour le troisième mois consécutif. Pour les hommes et les femmes, elle augmente de manière similaire sur les six derniers mois, alors qu’elle était plus favorable pour les femmes au premier semestre 2014.

Fin février, 400 200 inscrits en catégorie ABC sont à la recherche d’un emploi depuis plus d’un an, soit 43,1 % des demandeurs d’emploi de la région. Cette part ne cesse d’augmenter (+ 1,6 point par rapport à février 2014) : les demandeurs d’emploi de longue durée continuent en effet à progresser rapidement (+ 0,8 % en moyenne mensuelle depuis août 2014), à un rythme sensiblement plus soutenu que les demandeurs d’emploi de moins d’un an (+ 0,3 % en rythme mensuel).

Figure_4 – Nombre de demandeurs d'emploi franciliens stable chez les moins de 25 ans et en augmentation chez les 50 ans ou plus

Données cvs - indice base 100 en avril 2008
Nombre de demandeurs d'emploi franciliens stable chez les moins de 25 ans et en augmentation chez les 50 ans ou plus
Moins de 25 ans De 25 à 49 ans 50 ans ou plus Total
Janvier 2008 100,7 102,9 101,1 102,3
100,1 101,5 99,8 101,0
100,2 101,4 100,5 101,1
100,0 100,0 100,0 100,0
99,6 99,2 99,7 99,3
101,1 99,2 100,4 99,6
Juillet 2008 102,4 99,8 100,5 100,3
101,5 100,9 102,2 101,2
105,0 101,1 102,4 101,8
106,9 101,5 102,9 102,4
108,8 103,0 104,2 103,9
111,9 104,8 106,1 105,9
Janvier 2009 115,7 106,9 108,5 108,3
120,9 110,1 110,7 111,6
126,4 113,1 113,2 114,8
131,7 115,6 115,9 117,7
134,4 117,7 118,3 120,0
134,4 118,6 119,9 120,9
Juillet 2009 135,9 120,4 122,0 122,6
139,0 122,1 124,8 124,7
142,4 123,8 126,5 126,6
144,9 125,3 128,4 128,3
145,0 125,6 129,8 128,8
143,0 125,6 129,9 128,6
Janvier 2010 142,4 126,2 132,2 129,3
141,7 126,1 133,5 129,3
141,4 126,3 134,7 129,6
142,1 126,7 136,0 130,3
141,8 127,0 137,7 130,7
141,1 127,0 138,7 130,7
Juillet 2010 139,4 126,7 139,6 130,5
141,6 127,4 141,2 131,6
139,8 127,6 142,4 131,7
137,1 127,4 143,3 131,3
137,1 127,9 145,1 132,0
138,3 128,1 146,4 132,5
Janvier 2011 136,9 127,9 147,4 132,3
137,1 128,7 149,7 133,3
135,1 127,4 150,2 132,3
134,1 126,8 151,3 131,9
134,4 127,1 152,4 132,3
135,8 128,2 154,3 133,6
Juillet 2011 134,9 128,2 156,7 133,9
134,8 128,8 158,3 134,5
132,9 128,7 160,0 134,5
132,9 129,3 162,6 135,4
135,5 130,1 164,7 136,7
137,6 131,3 166,6 138,1
Janvier 2012 140,0 131,7 167,4 138,8
138,5 131,7 169,1 138,9
138,1 131,7 170,9 139,2
138,1 131,9 172,5 139,5
140,1 132,9 174,9 140,9
141,8 133,5 177,3 141,9
Juillet 2012 144,4 134,7 179,6 143,5
144,3 135,8 182,2 144,7
144,7 136,6 185,7 146,0
147,2 137,5 188,0 147,3
149,6 139,0 190,0 149,0
149,0 139,6 191,9 149,7
Janvier 2013 152,7 142,3 195,1 152,6
152,0 142,7 197,0 153,1
153,2 144,2 199,7 154,7
154,6 145,0 201,5 155,8
153,2 145,5 203,2 156,2
153,1 145,9 205,3 156,9
Juillet 2013 153,3 146,6 206,4 157,5
147,8 144,9 206,0 155,7
154,1 147,5 209,2 158,8
154,7 148,2 211,3 159,7
153,1 148,3 214,0 160,0
153,3 149,2 216,9 161,2
Janvier 2014 153,1 148,6 218,1 160,9
151,9 150,5 221,6 162,7
153,5 151,7 224,6 164,2
152,6 151,7 226,4 164,5
152,9 153,0 229,1 165,9
153,1 154,6 233,1 167,7
Juillet 2014 152,5 154,3 233,3 167,4
150,5 153,0 233,0 166,3
154,1 155,1 236,3 168,7
153,7 154,4 236,0 168,1
155,2 156,4 239,8 170,4
155,1 156,4 241,2 170,6
Janvier 2015 154,5 155,4 241,0 169,8
154,3 156,6 243,4 171,0
  • Champ : demandeurs d'emploi de catégorie A en fin de mois.
  • Sources : Pôle emploi, Dares

Figure_4 – Nombre de demandeurs d'emploi franciliens stable chez les moins de 25 ans et en augmentation chez les 50 ans ou plus

Les créations d’entreprises augmentent beaucoup plus rapidement qu’au plan national

À fin février 2015, l’économie régionale a créé presque 141 000 entreprises au cours des douze mois précédents, soit une hausse sensible de 4,7 % par rapport à la même période de l’année précédente (seulement + 0,6 % au niveau national).

Au cours de cette période, les créations d’entreprises autres que micro-entreprises augmentent désormais plus rapidement que les micro-entreprises, tant dans la région (5,0 % contre 4,4 %) qu’en France métropolitaine (1,0 % et 0,2 %). La création d’entreprises reste le fait, pour un peu plus de la moitié, de micro-entrepreneurs.

Les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien sont toujours motrices en termes de créations, avec presque 41 000 entreprises créées au cours de la période considérée, soit 5,8 % de plus qu’au cours de la même période précédente. Les créations d’entreprises dans les secteurs du commerce, des transports, de l’hébergement et de la restauration se situent aussi à des niveaux élevés, avec 35 600 entreprises créées, soit presque 10 % de plus qu’au cours de la période précédente. Le secteur de la construction, avec à peine 15 200 entreprises créées (- 4,9 %) est le moins dynamique.

Le nombre de défaillances d’entreprises jugées au cours du dernier trimestre de 2014 a diminué en Ile-de-France par rapport au dernier trimestre 2013 (- 4,1 %), comme en France métropolitaine (- 6,3 %). Les grèves au sein des greffes des tribunaux de commerce, au cours du mois de décembre 2014, pourraient expliquer pour partie ce constat. Au total, au cours de l’année passée, les défaillances ont cependant globalement augmenté par rapport à 2013 (+ 2,5 %), de manière légèrement moins marquée que ce qu’on observait à la fin du troisième trimestre en année glissante (+ 3,4 %). L’industrie, le soutien aux entreprises et l’information et la communication sont les seuls secteurs où le nombre de défaillances a diminué entre 2013 et 2014.

Figure_5 – Les créations d'entreprises plus dynamiques en Ile-de-France qu'au niveau national

Les créations d'entreprises plus dynamiques en Ile-de-France qu'au niveau national
Créations d'entreprises Cumul 12 mois à fin février 2015 Évolution en glissement annuel (%) *
Total créations Part des micro-entreprises (en %) Total créations Micro-entreprises Créations hors micro-entreprises
Industrie 4 536 59,2 1,7 4,6 -2,4
Construction 15 191 37,6 -4,9 -3,2 -6,0
Commerce, transports, hébergement, restauration 35 599 44,2 9,8 9,2 10,2
Information et communication 12 088 52,4 3,7 -4,5 14,4
Activités financières 4 124 18,3 9,7 14,1 8,8
Activités immobilières 3 893 23,9 7,1 38,3 0,0
Activités de services ** 40 689 56,8 5,8 6,2 5,3
Enseignement, santé, action sociale 13 718 63,3 5,1 6,7 2,5
Autres activités de services 10 818 69,2 -1,1 -2,6 2,4
Total Ile-de-France 140 656 50,8 4,7 4,4 5,0
Total France métropolitaine 526 832 52,0 0,6 0,2 1,0
  • * Évolution du cumul de mars 2014 à février 2015 par rapport au même cumul douze mois auparavant.
  • ** Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien (niveau A10, NAF rév2).
  • Champ : activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,04 100,52
mars 2005 100,85 100,57
avril 2005 101,47 101,22
mai 2005 102,15 102,01
juin 2005 101,83 102,31
juil. 2005 102,44 102,08
août 2005 102,88 101,95
sept. 2005 101,98 102,18
oct. 2005 102,52 101,8
nov. 2005 102,06 101,61
déc. 2005 101,46 101,36
janv. 2006 100,17 100,49
févr. 2006 98,16 99,45
mars 2006 97,1 98,95
avril 2006 95,02 97,81
mai 2006 94,15 97,16
juin 2006 92,81 96,75
juil. 2006 91,76 96,78
août 2006 91,31 97
sept. 2006 91,9 97,05
oct. 2006 90,68 97,57
nov. 2006 90,73 98,29
déc. 2006 91,04 98,95
janv. 2007 91,5 99,82
févr. 2007 92,25 101,14
mars 2007 93,56 102
avril 2007 94,24 102,72
mai 2007 94,86 103,16
juin 2007 96,64 103,95
juil. 2007 97,47 105,07
août 2007 97,2 104,94
sept. 2007 96,78 104,96
oct. 2007 98,58 105,76
nov. 2007 97,44 105,6
déc. 2007 97,9 105,6
janv. 2008 97,7 105,64
févr. 2008 98,65 106,13
mars 2008 97,49 105,69
avril 2008 98,77 107,12
mai 2008 97,97 106,87
juin 2008 96,62 106,86
juil. 2008 96,96 107,4
août 2008 96,6 107,64
sept. 2008 97,17 109,11
oct. 2008 97,56 110,52
nov. 2008 98,69 111,76
déc. 2008 99,82 114,05
janv. 2009 100 115,7
févr. 2009 99,81 117,52
mars 2009 102,07 121,05
avril 2009 103,2 122,8
mai 2009 104,27 124,71
juin 2009 104,79 126,52
juil. 2009 106,08 128
août 2009 107,74 128,98
sept. 2009 108,43 130,67
oct. 2009 108,2 130,38
nov. 2009 108,94 130,96
déc. 2009 108,85 130,57
janv. 2010 109,02 130,72
févr. 2010 110,23 130,53
mars 2010 109,43 130,65
avril 2010 107,77 129,35
mai 2010 107,84 129,3
juin 2010 108,55 129,4
juil. 2010 107,46 128,48
août 2010 107,5 128,63
sept. 2010 106,6 127,41
oct. 2010 104,45 126,45
nov. 2010 104,14 125,86
déc. 2010 103,07 124,77
janv. 2011 103,08 124,84
févr. 2011 101,88 124,8
mars 2011 102,12 123,95
avril 2011 101,79 123,42
mai 2011 101,9 125,01
juin 2011 100,88 123,63
juil. 2011 100,03 122,91
août 2011 99,97 122,95
sept. 2011 98,38 122,44
oct. 2011 98,6 122,53
nov. 2011 97,86 122,76
déc. 2011 97,44 122,57
janv. 2012 98,02 123,52
févr. 2012 98,27 123,51
mars 2012 95,92 122,56
avril 2012 96,04 122,9
mai 2012 95,91 121,24
juin 2012 95,28 121,36
juil. 2012 96,5 122,97
août 2012 96,38 122,83
sept. 2012 95,56 122,24
oct. 2012 97,29 124,24
nov. 2012 97,03 124,54
déc. 2012 97,12 125,94
janv. 2013 96,38 125,65
févr. 2013 96,49 125,5
mars 2013 96,11 125,32
avril 2013 97,27 126,76
mai 2013 96,13 127,04
juin 2013 96,1 127,51
juil. 2013 97,15 128,53
août 2013 97,21 128,36
sept. 2013 98,03 129,4
oct. 2013 97,64 129,41
nov. 2013 97,27 129,11
déc. 2013 97,84 129,19
janv. 2014 98,83 129,34
févr. 2014 98,62 130,52
mars 2014 100,47 130,5
avril 2014 100,11 130,78
mai 2014 100,39 130,15
juin 2014 100,83 130,38
juil. 2014 101,16 130,43
août 2014 100,88 130,47
sept. 2014 101,3 130,88
oct. 2014 101,79 130,72
nov. 2014 101,91 130,81
déc. 2014 99,92 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Rebond des ventes de logements

Après une baisse très sensible au troisième trimestre 2014, les ventes de logements neufs rebondissent en Ile-de-France au quatrième trimestre : + 25,2 % par rapport au troisième trimestre 2014 (+ 23,8 % en France métropolitaine). Cette amélioration permet ainsi d’atténuer la baisse en cumul annuel (- 6,3 %). Les prix de vente de logements neufs au m² diminuent légèrement dans la région (- 3,1 % au quatrième trimestre 2014 par rapport au trimestre précédent), mais sont quasiment stables (+ 0,5 %) par rapport au quatrième trimestre 2013.

Fin février 2015, les perspectives d’activité de construction de logements neufs sont presque stables : le nombre de logements autorisés à être construits dans la région au cours des douze derniers mois ne diminue que de 0,8 % par rapport aux douze mois précédents, soit 61 300 logements autorisés contre 61 800 au cours des douze mois précédents. Au niveau national, le bilan est plus négatif (- 6,4 %). En Ile-de-France, le nombre de logements dont la construction est commencée au cours des douze derniers mois se contracte (- 5,3 % par rapport aux douze mois précédents, soit 57 100 logements commencés contre 60 300 sur les douze mois précédents). La surface des locaux dont la construction est commencée au cours des douze derniers mois a également reculé (- 8,1 % par rapport aux douze mois précédents). La surface des locaux autorisés à être construits dans la région au cours des douze derniers mois s’est franchement repliée (- 21,6 % par rapport aux douze mois précédents), comme au niveau national (- 12,9 %).

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,24 100,44
mars 2005 99,04 101,6
avril 2005 99,76 102,22
mai 2005 101,69 104,47
juin 2005 104,58 105,53
juil. 2005 105,06 105,85
août 2005 104,82 106,49
sept. 2005 104,58 108,07
oct. 2005 106,51 109,18
nov. 2005 104,1 109,3
déc. 2005 109,4 110,64
janv. 2006 106,75 110,86
févr. 2006 108,67 111,55
mars 2006 111,08 112,31
avril 2006 112,77 113,45
mai 2006 111,81 113,8
juin 2006 112,29 114,96
juil. 2006 111,33 115,35
août 2006 113,49 115,94
sept. 2006 114,22 115,72
oct. 2006 113,73 116,46
nov. 2006 114,94 117,45
déc. 2006 110,36 117,08
janv. 2007 111,57 117,08
févr. 2007 111,33 117,08
mars 2007 110,84 116,81
avril 2007 109,88 116,51
mai 2007 108,92 116,07
juin 2007 108,92 115,77
juil. 2007 112,29 117,32
août 2007 111,81 116,58
sept. 2007 110,6 116,51
oct. 2007 113,73 117,05
nov. 2007 115,42 116,36
déc. 2007 116,87 116,16
janv. 2008 117,59 115,89
févr. 2008 118,31 115,84
mars 2008 118,31 114,44
avril 2008 119,28 113,13
mai 2008 118,55 111,35
juin 2008 118,07 109,21
juil. 2008 116,87 106,27
août 2008 115,42 105,36
sept. 2008 115,42 103,33
oct. 2008 112,29 100,2
nov. 2008 109,64 97,01
déc. 2008 107,47 94,6
janv. 2009 105,3 91,36
févr. 2009 102,41 88,06
mars 2009 99,76 85,86
avril 2009 97,11 84,03
mai 2009 98,31 82,06
juin 2009 95,42 80,6
juil. 2009 93,98 80,6
août 2009 96,14 80,75
sept. 2009 94,7 79,47
oct. 2009 94,94 78,87
nov. 2009 95,9 80,28
déc. 2009 101,93 82,48
janv. 2010 101,93 82,58
févr. 2010 104,1 83,05
mars 2010 105,54 84,3
avril 2010 105,3 84,92
mai 2010 105,54 86,3
juin 2010 106,27 87,49
juil. 2010 105,06 88,1
août 2010 105,54 88,94
sept. 2010 107,95 91,36
oct. 2010 116,63 94,25
nov. 2010 120,48 96,79
déc. 2010 119,76 98,47
janv. 2011 121,2 99,8
févr. 2011 122,41 100,89
mars 2011 125,06 101,8
avril 2011 126,99 102,15
mai 2011 128,43 103,04
juin 2011 127,95 102
juil. 2011 129,4 101,58
août 2011 129,4 101,06
sept. 2011 128,43 100,12
oct. 2011 121,2 98,99
nov. 2011 126,02 99,83
déc. 2011 130,12 100,15
janv. 2012 128,92 99,7
févr. 2012 130,12 99,93
mars 2012 131,81 99,78
avril 2012 133,98 99,33
mai 2012 134,7 98,22
juin 2012 137,59 98,59
juil. 2012 141,2 98,3
août 2012 141,45 98
sept. 2012 144,34 97,43
oct. 2012 147,23 97,01
nov. 2012 143,86 94,55
déc. 2012 146,27 94,47
janv. 2013 151,33 95,29
févr. 2013 152,29 95,95
mars 2013 151,81 96,54
avril 2013 151,57 97,63
mai 2013 155,42 98,72
juin 2013 155,42 99,21
juil. 2013 153,73 99,33
août 2013 152,53 99,04
sept. 2013 153,25 98,99
oct. 2013 153,73 98,08
nov. 2013 151,81 97,24
déc. 2013 148,43 94,89
janv. 2014 147,71 94,15
févr. 2014 145,3 92,72
mars 2014 146,75 91,14
avril 2014 147,95 90,1
mai 2014 143,86 88,6
juin 2014 145,3 87,86
juil. 2014 146,75 87,19
août 2014 146,75 86,94
sept. 2014 144,34 85,91
oct. 2014 141,69 85,41
nov. 2014 141,2 84,85
déc. 2014 138,55 84,5
janv. 2015 137,83 83,79
févr. 2015 137,59 83,27
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Activité hôtelière plus soutenue en début d’année

En Ile-de-France, le nombre de nuitées dans les hôtels au cours des deux premiers mois de l’année 2015 n’a pas pâti des événements dramatiques de janvier (+ 2,1 % par rapport aux mois de janvier et février 2014). À fin février, le cumul au cours des douze derniers mois affiche cependant une légère diminution par rapport aux douze mois précédents. Les taux d’occupation des deux premiers mois de l’année sont au niveau de ceux de 2014.

Le nombre de nuitées dans la région, toutes provenances confondues, s’est replié d’environ 550 000 au total, soit - 0,8 % en un an sur la période de mars 2014 à février 2015. C’est sensiblement inférieur à ce qui était observé lors du précédent exercice, à fin novembre 2014. Ce recul ne concerne que la clientèle étrangère (- 620 000 nuitées, soit - 1,6 %) alors que la clientèle française est en légère hausse (environ 70 000 nuitées de plus, soit + 0,3 %). Le nombre d’arrivées de clients étrangers n’ayant que très légèrement diminué (- 0,6 %), c’est la durée moyenne du séjour qui s’est raccourcie. Parmi ces étrangers, la clientèle européenne est venue en moins grand nombre (- 380 000 nuitées, soit - 1,8 %). L’afflux de touristes espagnols (+ 175 000 nuitées) n’a pas compensé le recul des Russes et des Allemands (- 500 000 nuitées pour l’ensemble de ces deux clientèles), et dans une moindre mesure des Britanniques et des Suisses (environ - 100 000 nuitées chacun). Au-delà de l’Europe, c’est la clientèle en provenance du Proche et Moyen Orient qui est en plus forte progression : environ 250 000 nuitées de plus par rapport à l’an passé, pour la période considérée (+ 15,8 %). A contrario, les clientèles australienne, chinoise et japonaise ont boudé la région au cours de la période, à hauteur de - 500 000 nuitées au total. Les touristes en provenance des Amériques sont venus plus nombreux (+ 45 000 arrivées), mais sont restés globalement moins longtemps (- 145 000 nuitées).

Figure_8 – La fréquentation hôtelière du début d'année est proche de celle de 2014

Évolution du taux d'occupation en Ile-de-France (en %)
La fréquentation hôtelière du début d'année est proche de celle de 2014
2010 2014 2015 Max. 2011-2013 (1)
Janvier 61,17 62,84 62,75 64,13
Février 62,14 63,62 64,19 65,56
Mars 73,8 71,33 73,97
Avril 71,03 78,57 77,98
Mai 79,21 78,98 81,34
Juin 84,42 85,47 86,30
Juillet 75,8 79,05 79,82
Août 65,27 73,14 69,83
Septembre 84,2 83,40 83,96
Octobre 81,01 83,21 82,42
Novembre 70,99 71,36 74,21
Décembre 68,08 69,58 67,88
  • (1) Fréquentation maximale observée sur la période 2011-2013.
  • Source : Insee, DGCIS, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière

Figure_8 – La fréquentation hôtelière du début d'année est proche de celle de 2014

Figure 9 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2011 4,007941061715343 4,424019382904125
févr. 2011 -0,4231173077752812 0,36097644042834726
mars 2011 1,8708298074690966 2,148949283008103
avril 2011 9,404383564644537 5,322684494053097
mai 2011 -0,5388485115176297 -2,467137150972245
juin 2011 3,378028278824995 6,6012349846041145
juil. 2011 4,880618415310779 3,9576372170374206
août 2011 4,523958271528237 2,467101476159852
sept. 2011 1,239692872642304 2,6138625423175768
oct. 2011 2,431903387412501 5,67580433069595
nov. 2011 4,440106990529897 4,577863062227188
déc. 2011 2,407758332404409 3,365746075866981
janv. 2012 0,3561553755409155 1,5636851009601658
févr. 2012 3,3966733834564558 3,344955813017788
mars 2012 0,11100064137787749 2,1839121345781316
avril 2012 0,7995488355485565 -1,0845563250879955
mai 2012 -0,20063073896288022 2,0573673003937665
juin 2012 1,1722800776806368 -3,007868593564784
juil. 2012 -0,8678130516705482 -1,6718177200844444
août 2012 -0,8027220424667997 -0,23462673405013118
sept. 2012 -1,3606978749503427 -0,3143203476575215
oct. 2012 -0,38430394506705434 -3,1209699282033494
nov. 2012 1,141496523300597 4,789776819596585
déc. 2012 -1,0275013793854133 0,5088372681696561
janv. 2013 -4,492872487560109 -2,9090953144510707
févr. 2013 1,0528864735986798 -2,155273662128322
mars 2013 0,9105177651928952 3,0064975317947984
avril 2013 -6,024531143959082 -6,510579624972343
mai 2013 2,3947088091248077 4,007725525605806
juin 2013 -0,22130318847421934 -0,25765285558572026
juil. 2013 -4,2201056487927096 -1,9135801113465902
août 2013 4,756847551308248 3,3033361013060936
sept. 2013 -0,12820212812189855 -1,4378344163935313
oct. 2013 -1,2157234432383268 0,9296933092553522
nov. 2013 -1,8915811537980185 -2,4928515626503365
déc. 2013 -0,31287272148070333 -0,5302800643611637
janv. 2014 2,1399595721462177 0,6666672608442707
févr. 2014 -3,6457853311459596 -0,9281334159596047
mars 2014 -5,055074994769924 -6,923791308168087
avril 2014 4,336890163351152 4,640253279404566
mai 2014 -3,2892827520802816 -4,133256257271774
juin 2014 -4,410821680716221 -1,8971796306940227
juil. 2014 -0,06260143388584316 -3,03446898472041
août 2014 1,9419456730776938 -0,34481950044367315
sept. 2014 -3,0520144533871516 -1,5430920994801391
oct. 2014 0,5198896036890955 0,4336814933895332
nov. 2014 -4,383059292476334 -5,235280977102994
déc. 2014 0,9919710264569921 2,193225117764919
janv. 2015 1,8413205033709197 2,975531196241806
  • Notes : données mensuelles brutes. Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 9 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Encadrés

Contexte national - Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+ 0,1 %). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à + 0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait + 1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % en France y compris DOM mi-2015.

Contexte international - Accélération progressive en zone euro,croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.

À compter des résultats diffusés fin février 2015,...

...de nouveaux indicateurs visant à retracer les autorisations et les mises en chantier à leur date réelle sont diffusés. Ces nouvelles séries améliorent le diagnostic conjoncturel produit à partir de la base Sit@del2, en corrigeant notamment les éventuels défauts de collecte. Pour plus d’informations, consulter le site du SoeS www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr .

Autres contributeurs du diagnostic conjoncturel

Banque de France : Kloé Masselier

Crocis de la CCI Paris Ile-de-France : Mickaël Le Priol

CRT : Aurélian Catana

Pôle emploi : Philippe Ricard

PRIF : Christophe Centonze

Région Ile-de-France : Florence Rey

Pour en savoir plus

« Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges », Insee Conjoncture - note de conjoncture, mars 2015.

« Une économie francilienne encore hésitante », Insee Conjoncture Ile-de-France n° 3, janvier 2015.

« Les freins se desserrent un peu », Insee Conjoncture - note de conjoncture, décembre 2014.