Un million d’emplois liés à la présence de touristesPlus de la moitié dans des espaces urbains

Stéphanie Durieux, Pascal Eusebio, David Levy, direction régionale de Provence - Alpes - Côte d’Azur, Insee

En France métropolitaine, en 2011, le tourisme a généré 1,3 million d’emplois, soit 4 % de l’emploi total : 1 million d’emplois locaux liés à la présence de touristes sur leur lieu de séjour, et 0,3 million à d’autres aspects du tourisme, comme le voyage ou sa préparation. Si l’on s’en tient à l’emploi local lié au tourisme, les espaces urbains en concentrent plus de la moitié, devant les espaces littoraux et montagneux. Dans les communes littorales, l’emploi varie fortement selon les saisons ; dans les espaces urbains, en revanche, il fluctue beaucoup moins au fil de l’année. Les secteurs phares du tourisme sont en général l’hébergement et la restauration. Dans les stations de ski, cependant, ce sont les activités de sport et de loisirs.

Au-delà de l’emploi, la richesse dégagée localement par le tourisme est particulièrement forte dans l’agglomération parisienne : davantage que dans le reste de la France, le tourisme y est orienté vers des activités à forte valeur ajoutée, comme l’hôtellerie de luxe.

Publications grand public
Insee Première – No 1555
Paru le : 16/06/2015

Trois régions regroupent la moitié des emplois liés au tourisme

En 2014, en France métropolitaine, la fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques a atteint 400 millions de nuitées, dont deux tiers sont le fait de résidents nationaux (bibliographie). La France est ainsi la première destination touristique parmi les pays de l’Union européenne. De ce fait, le tourisme revêt un enjeu économique particulièrement important en France. D’affaire ou d’agrément, il contribue à l’activité de nombreux secteurs : hébergement, restauration, culture, loisirs, transport, commerce...

L’Insee a mis au point une méthode permettant d’estimer la partie de l’emploi sur un territoire dédiée aux touristes présents. Cette estimation est complétée par des emplois non liés à la présence de touristes sur leur lieu de séjour, notamment les transports et les agences de voyage.

En 2011, le tourisme a généré 1 310 000 emplois en France métropolitaine (encadré et figure 1). L’Île-de-France représente à elle seule près d’un tiers de ces emplois. Suivent les régions Rhône-Alpes et Provence - Alpes - Côte d’Azur, qui pèsent chacune pour 10 %. Au total, ces trois régions concentrent la moitié de l’emploi touristique. Au niveau national, 4 % des emplois sont ainsi liés au tourisme. Cette part varie peu selon les régions. Dans 18 régions, elle est comprise entre 3 % et 5 %. Elle s’élève à 6 % en Languedoc-Roussillon, à 7 % en Île-de-France et Provence - Alpes - Côte d’Azur et culmine à 11 % en Corse.

Parmi les 1 310 000 emplois liés au tourisme, les trois quarts, soit 986 000 emplois, sont directement liés à la présence de touristes sur leur lieu de séjour (encadré). Les autres, soit 324 000 emplois, englobent, par exemple, les emplois liés aux voyages ou à leur préparation (agences de voyage, transports aériens...). La suite de l’étude se concentre essentiellement sur les 986 000 emplois locaux, afin de décrire l’impact de la présence de touristes pour les différents types de territoires. En effet, le tourisme concerne de nombreuses activités économiques dont certaines sont directement liées à la présence de sites naturels, au patrimoine architectural et culturel et aux infrastructures de loisirs dans les territoires.

Figure 1 – Nombre d’emplois touristiques dans les régions métropolitaines

Nombre d’emplois touristiques dans les régions métropolitaines
Emploi touristique lié au tourisme local (en milliers) Emploi touristique non lié au tourisme local (en milliers) Emploi touristique total (en milliers) Part dans l'emploi total en % (1)
Île-de-France 261 133 395 7
Rhône-Alpes 119 28 147 5
Provence - Alpes - Côte d'Azur 116 24 140 7
Aquitaine 54 11 65 5
Bretagne 46 11 57 4
Languedoc-Roussillon 49 8 57 6
Pays de la Loire 41 12 53 4
Midi-Pyrénées 39 12 51 4
Nord - Pas-de-Calais 32 13 45 3
Alsace 25 9 34 4
Centre-Val de Loire 25 8 33 3
Lorraine 21 8 30 3
Bourgogne 20 9 28 4
Poitou-Charentes 24 4 28 4
Basse-Normandie 23 4 27 5
Picardie 17 7 24 4
Haute-Normandie 15 6 22 3
Auvergne 17 4 22 4
Champagne-Ardenne 12 5 17 3
Corse 12 2 14 11
Franche-Comté 11 3 14 3
Limousin 8 3 11 4
France métropolitaine 986 325 1 310 4
  • 1. Hors agriculture, fonction publique d’État et particuliers employeurs.
  • Source : Insee, DADS 2011.

Les espaces urbains concentrent la majorité des emplois liés à la présence de touristes

Les espaces urbains situés en dehors du littoral et des massifs montagneux concentrent 54 % de l’emploi local lié au tourisme (figure 2). Le tourisme d’affaire y est en effet plus fréquent. Dans l’unité urbaine parisienne, plus de la moitié des nuitées proviennent de visiteurs étrangers en raison du rayonnement international de la capitale. Elle rassemble en effet treize des vingt sites culturels et récréatifs les plus visités en France, comme le complexe Disneyland Paris, le musée du Louvre ou le château de Versailles.

Dans les espaces urbains, l’activité économique est très diversifiée et l’emploi local touristique représente une faible part de l’emploi total (3 %). L’emploi non salarié y est moins fréquent dans les activités touristiques (12 % contre 16 % en moyenne), en particulier dans l’unité urbaine parisienne (10 %). Ceci s’explique par la présence d’établissements de taille plus importante, en moyenne, mobilisant donc davantage d’emplois salariés (figure 3).

Les espaces littoraux ne représentent que 10 % de la population et de l’emploi en France métropolitaine, mais totalisent 20 % des emplois locaux liés au tourisme (jusqu’à 25 % en août). Parmi les communes littorales, celles des espaces méditerranéen et atlantique-breton concentrent plus de 80 % de l’emploi touristique (respectivement 46 % et 36 %). Le littoral corse n’en représente que 5 %, mais le poids de ces emplois dans l’emploi total y est important : 11 %, contre 6 % à 8 % dans les autres zones littorales.

Les stations de ski sont particulièrement orientées vers le tourisme : alors qu’elles représentent moins de 1 % de la population et de l’emploi en France métropolitaine, elles concentrent 7 % de l’emploi local lié au tourisme et jusqu’à 12 % au mois de février. L’emploi touristique y représente plus du tiers de l’emploi total. La part des non salariés dans ces emplois est par ailleurs la plus forte de France métropolitaine (27 %), du fait de l’importance des activités de loisirs et d’enseignement sportif. Ces dernières, dont la quasi-totalité de l’emploi est non salarié, représentent près des deux cinquièmes de l’emploi non salarié touristique de cet espace.

Figure 2 – Répartition de l'emploi lié au tourisme local selon les espaces touristiques nationaux en 2011

Répartition de l'emploi lié au tourisme local selon les espaces touristiques nationaux en 2011
Unité urbaine parisienne 252
Grandes unités urbaines 101
Unités urbaines moyennes 176
Littoral atlantique breton 70
Littoral méditerranéen 89
Littoral manchois 24
Littoral corse 11
Stations de ski de moyenne montagne 7
Stations de ski de haute montagne 57
Massif de moyenne montagne 55
Massif de haute montagne 44
Petites unités urbaines* 100
  • * Les petites unités urbaines sont regroupées avec les massifs au regard de leurs profils touristiques très proches.
  • Source : Insee, emploi touristique 2011.

Figure 2 – Répartition de l'emploi lié au tourisme local selon les espaces touristiques nationaux en 2011

Figure 3 – Emploi lié au tourisme local par type d’espace touristique

Emploi lié au tourisme local par type d’espace touristique
Espaces touristiques Emploi total1 (en milliers) Emploi touristique (en milliers) Part de l'emploi touristique dans l'emploi total (%) Part des non-salariés dans l'emploi touristique (%)
Espaces urbains dont : 15 943 529 3 12
Unité urbaine parisienne 5 738 251 4 10
Grandes unités urbaines 2 825 101 4 13
Unités urbaines moyennes 7 379 176 2 14
Littoral dont : 2 532 194 8 17
Littoral méditerranéen 1 174 89 8 16
Littoral atlantique breton 862 70 8 18
Littoral manchois 400 24 6 15
Littoral corse 96 11 11 16
Stations de ski dont : 207 64 31 27
Stations de ski de haute montagne 160 57 36 28
Stations de ski de moyenne montagne 48 7 15 22
Massifs dont : 6 340 199 3 23
Massif de haute montagne 1 022 44 4 20
Massif de moyenne montagne 1 637 55 3 21
Petites unités urbaines 3 681 100 3 25
  • 1. Hors agriculture, fonction publique d’État et particuliers employeurs.
  • Source : Insee, DADS 2011.

Un tourisme culturel et d’affaires dans l’urbain

Au niveau national, les restaurants/cafés et l’hébergement concentrent 60 % de l’emploi local touristique. Ce secteur domine partout hormis dans les Alpes et les Pyrénées, où le secteur des sports et loisirs est prépondérant (39 %). Dans l’urbain, et plus particulièrement dans l’unité urbaine parisienne, le secteur « patrimoine et culture » (art du spectacle vivant et gestion des sites touristiques) se détache, suivi par les activités du tourisme d’affaire (organisation de foires, salons professionnels et congrès).

Sur les littoraux corse et méditerranéen, le poids des restaurants/cafés et de l’hébergement est encore plus élevé, atteignant 70 % de l’emploi local touristique. Sur ces littoraux ainsi que sur le littoral breton et atlantique, plus de la moitié de l’emploi dans la restauration est lié au tourisme. En août, les restaurants/cafés représentent ainsi jusqu’à 38 % des emplois touristiques sur le littoral méditerranéen. Sur le littoral de la Manche, la part des activités de sport et de loisirs est très importante dans l’emploi touristique local (16 %, contre 10 % en France métropolitaine). Ceci s’explique en partie par la présence de casinos, notamment ceux de Deauville, Trouville et du Touquet.

Le littoral a la plus forte saisonnalité de l’emploi touristique

Le littoral est l’espace qui bénéficie le plus du tourisme estival : sur le littoral corse, l’emploi local touristique est quatre fois plus important au mois d’août qu’en janvier. Sur les littoraux breton-atlantique et méditerranéen, il est deux à trois fois plus important en août qu’en janvier.

Dans l’espace urbain, en revanche, le pic estival est de faible amplitude (figure 4). Paris et les autres grandes unités urbaines présentent les saisonnalités les moins fortes, la fréquentation fluctuant beaucoup moins sur l’année. C’est en particulier le cas dans l’unité urbaine parisienne, où l’écart d’emploi touristique entre janvier et juillet n’est que de 34 %, les touristes étant nombreux toute l’année.

Les stations de ski présentent un profil atypique avec deux pics saisonniers : un en été et un en hiver. Cependant, ces pics sont différents entre haute et moyenne montagnes : dans les stations de ski de haute montagne (Alpes et Pyrénées), l’emploi touristique de février dépasse de 56 % celui d’août et de plus de 100 % celui de novembre, mois creux. Dans les stations de moyenne montagne, l’écart entre été et hiver est moins important. Le pic le plus élevé se situe en été, l’emploi touristique d’août dépassant de 12 % celui de février et de 37 % celui de novembre.

Figure 4a – Emploi touristique mensuel dans les espaces urbains et le littoral

base 100 = moyenne annuelle
Emploi touristique mensuel dans les espaces urbains et le littoral
Espaces urbains Littoraux
janv 78 63
fév 82 67
mars 87 74
avril 94 91
mai 100 103
juin 106 117
juillet 119 159
août 115 161
sept 107 113
oct 107 93
nov 108 83
déc 97 76
  • Source : Insee, emplois touristique en 2011.

Figure 4a – Emploi touristique mensuel dans les espaces urbains et le littoral

Figure 4b – Emploi touristique mensuel en montagnes et massifs

base 100 = moyenne annuelle
Emploi touristique mensuel en montagnes et massifs
Stations de ski de haute montagne Stations de ski de moyenne montagne Massifs et autres espaces
janv 143 102 73
fév 149 108 76
mars 147 104 82
avril 106 87 92
mai 67 90 101
juin 71 97 109
juillet 95 121 135
août 96 121 135
sept 75 97 108
oct 70 91 102
nov 72 88 97
déc 110 93 89
  • Source : Insee, emplois touristique en 2011.

Figure 4b – Emploi touristique mensuel en montagnes et massifs

Figure 4c – Fréquentation touristique mensuelle dans les espaces urbains et le littoral

base 100 = moyenne annuelle
Fréquentation touristique mensuelle dans les espaces urbains et le littoral
Espaces urbains Littoraux
janv 73 31
fév 72 40
mars 91 53
avril 103 104
mai 108 106
juin 117 138
juillet 126 205
août 120 226
sept 112 138
oct 108 83
nov 85 39
déc 86 37
  • La fréquentation est mesurée par le nombre de nuitées dans l'ensemble des types d'hébergements.
  • Source : Insee-DGE, Fréquentation touristique en 2011.

Figure 4c – Fréquentation touristique mensuelle dans les espaces urbains et le littoral

Figure 4d – Fréquentation touristique mensuelle en montagnes et massifs

base 100 = moyenne annuelle
Fréquentation touristique mensuelle en montagnes et massifs
Stations de ski de haute montagne Stations de ski de moyenne montagne Massifs et autres espaces
janv 187 100 45
fév 219 148 56
mars 217 107 66
avril 91 71 97
mai 16 79 106
juin 32 110 132
juillet 131 155 176
août 147 175 189
sept 29 97 121
oct 13 56 95
nov 6 25 58
déc 111 79 58
  • La fréquentation est mesurée par le nombre de nuitées dans l'ensemble des types d'hébergements.
  • Source : Insee-DGE, Fréquentation touristique en 2011.

Figure 4d – Fréquentation touristique mensuelle en montagnes et massifs

L’unité urbaine parisienne représente un tiers de la richesse dégagée par le tourisme

Au-delà de l’emploi, la « richesse dégagée » fournit une autre approche des retombées économiques du tourisme. En France métropolitaine, l’hébergement et la restauration représentent plus de la moitié de la richesse dégagée par le tourisme local (figure 5). Si l’hébergement pèse davantage en termes de richesse dégagée qu’en termes d’emplois, c’est l’inverse dans la restauration.

L’analyse géographique de la richesse dégagée touristique révèle un classement proche de celui de l’emploi touristique : l’espace urbain est en tête. C’est l’unité urbaine parisienne qui domine le palmarès : elle concentre près du tiers de la richesse dégagée par le tourisme en France métropolitaine. Outre l’effet « volume » du nombre de touristes, le tourisme y est en effet davantage orienté vers des activités à forte valeur ajoutée (hôtels de luxe ou sièges de grands groupes hôteliers, musées nationaux...).

Dans les stations de ski des Alpes et des Pyrénées, la richesse dégagée par habitant est de loin la plus forte. Il en est de même pour l’emploi. Dans cet espace, les activités touristiques concentrent le tiers de la richesse dégagée totale (toutes activités économiques confondues).

Figure 5 – Répartition de la richesse dégagée par le tourisme local

Répartition de la richesse dégagée par le tourisme local
Richesse dégagée par le tourisme local
Unité urbaine parisienne 31%
Grandes unités urbaines 10%
Unités urbaines moyennes 16%
Littoral atlantique breton 7%
Littoral meditérranéen 10%
Littoral manchois 2%
Littoral corse 1%
Stations de ski de moyenne montagne 1%
Stations de ski de haute montagne 6%
Massif de moyenne montagne 5%
Massif de haute montagne 4%
Petites unités urbaines* 8%
  • * Les petites unités urbaines sont regroupées avec les massifs au regard de leurs profils touristiques très proches.
  • Source : Insee, Fichier économique enrichi (FEE) 2011.

Figure 5 – Répartition de la richesse dégagée par le tourisme local

Encadré

Méthode d’estimations des emplois liés au tourisme

Le tourisme, de loisirs ou d’affaire, génère de l’activité dans un certain nombre de secteurs économiques, notamment dans les services. Certains y sont totalement dédiés, comme les hôtels ou les parcs d’attraction, et d’autres y sont partiellement dédiés, pouvant répondre à la fois aux besoins de la population résidente et à ceux des touristes, selon des proportions variables. C’est le cas par exemple de la restauration, de l’organisation de congrès, des commerces.

L’estimation de l’emploi lié au tourisme repose ainsi sur le repérage des secteurs d’activités concernés par le tourisme et leur classement selon leur degré de touristicité :

- dans les activités 100 % touristiques, tout l’emploi est considéré comme emploi touristique ;

- dans les activités partiellement touristiques, l’emploi touristique est estimé en retranchant à l’emploi total un emploi théorique lié aux résidents.

Pour certaines activités, comme le transport de voyageurs, il n’est pas possible de localiser précisément les touristes qui en bénéficient. Ces emplois sont liés au tourisme, mais pas au lieu de séjour des touristes. Dans cette étude, ils ont été répartis dans chaque région métropolitaine, en fonction de la localisation des établissements auxquels ils sont rattachés. Mais ils sont exclus des analyses territoriales plus fines, qui ne concernent que les emplois locaux liés au tourisme, c’est-à-dire ceux induits par la présence de touristes.

Sources

Pour l’Insee, les déclarations annuelles de données sociales (DADS) de 2011 permettent d’avoir accès, pour chaque salarié, à diverses informations : la nature de l’emploi et la qualification, les dates de début et de fin de période de paie, le nombre d’heures salariées, la condition d’emploi (temps complet, temps partiel), le montant des rémunérations versées, etc. Ces informations sont complétées sur le champ des non-salariés par le fichier de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) de 2011.

L’enquête de fréquentation hôtelière (EFH) est effectuée mensuellement auprès d’un échantillon d’hôtels de tourisme classés (de 1 à 5 étoiles) ou non classés, et comptant au moins 5 chambres situées en métropole et dans les DOM.

Le Fichier économique enrichi (FEE) est un fichier de synthèse construit par l’Insee. Son objectif est de caractériser les établissements par des données économiques et financières, en utilisant les informations issues de plusieurs sources économiques dont le répertoire Sirène, les DADS et le fichier des résultats d’entreprises Ésane.

Définitions

Espaces touristiques : dans cette étude, les communes sont réparties en douze types d’espaces, classés eux-mêmes en quatre grandes catégories :

1. Urbain :

- unité urbaine parisienne : communes de l’unité urbaine parisienne ;

- grandes unités urbaines : communes des unités urbaines de 100 000 habitants ou plus, hors celles du littoral et des massifs (avec ou sans station de ski) ;

unités urbaines moyennes : communes des unités urbaines de 10 000 à moins de 100 000 habitants, hors celles du littoral et des massifs (avec ou sans station de ski) ; Lourdes est classée dans ce type d’espace.

2. Littoral :

- littoral breton et atlantique : communes du littoral des régions Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire et Bretagne ;

- littoral méditerranéen : communes du littoral des régions Languedoc-Roussillon et Provence - Alpes - Côte d’Azur ;

- littoral manchois : communes du littoral des régions Basse-Normandie, Haute-Normandie, Picardie et Nord - Pas-de-Calais ;

- littoral corse : communes du littoral de la région Corse.

3. Stations de ski :

- stations de ski de haute montagne : communes avec station de ski des massifs des Alpes et des Pyrénées ;

stations de ski de moyenne montagne : communes avec station de ski des massifs des Vosges, du Jura, du Massif Central et de la Corse.

4. Massifs et petites communes :

- massif de haute montagne : communes (sans station de ski) des massifs des Alpes et des Pyrénées ;

massif de moyenne montagne : communes (sans station de ski) des massifs des Vosges, du Jura, du Massif Central et de la Corse.

- petites unités urbaines : communes des unités urbaines de moins de 10 000 habitants hors celles du littoral ou des massifs (avec ou sans station de ski).

La richesse dégagée est une notion économique qui permet d’évaluer l’importance de l’activité économique dans une zone à travers sa valeur ajoutée. L’estimation de la richesse dégagée provient du Fichier économique enrichi (FEE) de l’Insee. Comme pour l’emploi, la richesse dégagée par le tourisme local correspond à la richesse générée par la fréquentation touristique dans une zone. En première approche, la valeur ajoutée calculée au niveau des entreprises est répartie entre ses établissements au prorata de la masse salariale. Cette notion de richesse dégagée n’est pas tout à fait comparable au produit intérieur brut (PIB) ; elle ne permet donc pas de calculer une part de l’activité touristique au sein du PIB.