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Insee Analyses Grand Est · Septembre 2026 · n° 222
Insee Analyses Grand EstLa construction ralentit en 2025 dans le Grand Est

Julia Hédoux (Insee), Odile Schoellen, Étienne Frel-Cazenave (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement du Grand Est)

Dans le Grand Est, la mise en chantier des logements poursuit sa diminution en 2025, malgré la hausse du nombre de permis pour des maisons individuelles. Après trois années consécutives de baisse, les autorisations augmentent. La tendance est meilleure en France métropolitaine avec une hausse pour les logements autorisés et pour les logements commencés.

En 2025, les surfaces mises en chantier de locaux baissent dans le Grand Est alors qu’au niveau national elles augmentent. Les surfaces reculent nettement dans tous les secteurs sauf pour les bureaux où elles progressent légèrement. Les surfaces de locaux autorisés sont en hausse dans cinq départements dont la Moselle où l’augmentation est supérieure à celle de l’ensemble du Grand Est.

Insee Analyses Grand Est
No 222
Paru le :Paru le29/09/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Julia Hédoux (Insee), Odile Schoellen, Étienne Frel-Cazenave (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement du Grand Est)

Un nombre de logements commencés historiquement bas en 2025

En 2025, les mises en chantier de logements et de locaux reculent dans le Grand Est. L’année 2025 correspond au niveau le plus bas depuis 2000 pour la construction de logements. Les surfaces de locaux commencées sont en diminution par rapport à 2024. Les autorisations de logements et de locaux sont en hausse.

17 400 logements ont été commencés en 2025 dans le Grand Est, soit 3,3 % de moins qu’en 2024 et 25,7 % de moins que la moyenne 2020-2024. Cette baisse est toutefois moins marquée que celle de 2024 (figure 1). En France métropolitaine, les mises en chantier reprennent légèrement en 2025, après avoir atteint en 2025 le plus bas niveau historique depuis 2000. Elles sont en hausse de 2,6 % par rapport à 2024, mais restent en baisse de 23,7 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Toutes les régions de France métropolitaine affichent un nombre de en 2025 inférieur à la moyenne 2020-2024. La plupart des régions voient une reprise des mises en chantier par rapport à 2024. Seules cinq régions connaissent un repli des mises en chantier en un an.

Figure 1 – Évolution des logements commencés dans le Grand Est et en France métropolitaine

(indice base 100 en 2013)
Évolution des logements commencés dans le Grand Est et en France métropolitaine ((indice base 100 en 2013)) - Lecture : En 2025, dans le Grand Est, le nombre de logements commencés est inférieur de 3 % à celui de 2024.
Année Grand Est France métropolitaine
2013 100,0 100,0
2014 97,3 94,1
2015 95,2 95,4
2016 95,1 103,8
2017 117,9 123,0
2018 110,3 113,4
2019 102,7 108,4
2020 105,8 104,6
2021 127,5 116,2
2022 115,2 109,5
2023 85,4 82,8
2024 78,7 72,3
2025 76,2 74,1
  • Lecture : En 2025, dans le Grand Est, le nombre de logements commencés est inférieur de 3 % à celui de 2024.
  • Source : DREAL Grand Est, Sit@del3, estimations en date réelle à fin juin 2026.

Figure 1 – Évolution des logements commencés dans le Grand Est et en France métropolitaine

  • Lecture : En 2025, dans le Grand Est, le nombre de logements commencés est inférieur de 3 % à celui de 2024.
  • Source : DREAL Grand Est, Sit@del3, estimations en date réelle à fin juin 2026.

Les mises en chantier augmentent dans un département sur deux

Dans le Grand Est, la baisse du nombre de logements mis en chantiers est plus importante pour les (-3,8 %) que pour les (-2,1 %).

Le secteur des est en légère reprise en 2025 avec une hausse de 1,5 % par rapport à 2024 contrairement à la France métropolitaine où la baisse est de 3,0 %. Cependant, le nombre de logements concernés est faible (3 900 dans le Grand Est).

Dans la région, la baisse se poursuit pour les mises en chantiers de logements collectifs et de logements individuels groupés, alors qu’en France métropolitaine, la tendance est inverse. Elles atteignent leur plus faible niveau régional depuis 2013. Les logements individuels groupés ont diminué de 8,6 %. Désormais, deux tiers des logements mis en chantier dans le Grand Est sont des logements collectifs. En France métropolitaine, les mises en chantier de logements collectifs et individuels groupés progressent respectivement de 4,6 % et 3,2 %.

Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin regroupent la moitié des logements commencés dans le Grand Est (figure 2). Les mises en chantiers augmentent dans ces deux départements (respectivement +19,8 % et +4,9 %), ainsi qu’en Meuse (+57,5 %), en Haute-Marne (+9,8 %) et dans l’Aube (+16,3 %) malgré des volumes plus faibles. La mise en chantiers des logements collectifs porte la croissance dans la Meuse où ces derniers sont multipliés par trois, dans l’Aube (+155,6 %) et dans la Haute-Marne (+36,8 %). Dans les départements alsaciens, les logements individuels groupés subissent les plus fortes hausses.

La Moselle est le troisième département en termes de volume de logements commencés mais subit une baisse de 22,1 % en 2025 après une progression en 2024. Seules les mises en chantiers de logements individuels purs progressent de 5,4 %. Dans la Marne et la Meurthe-et-Moselle, les mises en chantier diminuent de 29,0 % et 16,3 % atteignant leur plus bas niveau depuis 2013. Elles baissent plus modérément dans les Ardennes (-7,8 %) et les Vosges (-2,9 %).

Figure 2 – Nombre de logements commencés et évolution 2024-2025 dans le Grand Est par type et par département

Nombre de logements commencés et évolution 2024-2025 dans le Grand Est par type et par département - Lecture : Dans le Grand Est, 17 400 logements sont mis en chantiers en 2025, soit 3,3 % de moins qu’en 2024. Parmi eux, 11 500 sont des logements collectifs et résidences, 4 000 des logements individuels purs et 1 900 des logements individuels groupés.
Département Logements commencés total Logements commencés collectifs et résidences Logements commencés individuels purs Logements commencés individuels groupés
Nombre Évolution 2025/2024 (en %) Nombre Évolution 2025/2024 (en %) Nombre Évolution 2025/2024 (en %) Nombre Évolution 2025/2024 (en %)
Ardennes 300 -7,8 100 -35,2 200 1,1 100 22,8
Aube 700 16,3 400 155,6 200 -27,8 100 -64,6
Marne 900 -29,0 500 -46,4 300 4,6 200 -3,2
Haute-Marne 200 9,8 100 36,8 100 15,2 0 -76,9
Meurthe-et-Moselle 1 700 -16,3 1 300 -8,3 300 -15,9 100 -63,3
Meuse 300 57,5 100 315,6 100 -18,4 0 264,3
Moselle 3 200 -22,1 2 100 -27,6 800 5,4 300 -31,3
Bas-Rhin 6 000 4,9 4 500 2,1 900 12,3 500 19,9
Haut-Rhin 3 400 19,8 2 200 20,3 700 5,1 500 42,6
Vosges 700 -2,9 200 13,3 400 4,8 100 -41,3
Grand Est 17 400 -3,3 11 500 -3,8 4 000 1,5 1 900 -8,6
  • Lecture : Dans le Grand Est, 17 400 logements sont mis en chantiers en 2025, soit 3,3 % de moins qu’en 2024. Parmi eux, 11 500 sont des logements collectifs et résidences, 4 000 des logements individuels purs et 1 900 des logements individuels groupés.
  • Source : DREAL Grand Est, Sit@del3, estimations en date réelle à fin juin 2026.

Hausse des autorisations de logements après trois années de baisse

En 2025, 23 700 logements sont autorisés à la construction dans le Grand Est, valeur en hausse de 9,8 % par rapport à 2024 (figure 3). Après la baisse de 2024, ce volume revient au niveau de 2023 mais il reste inférieur à la moyenne quinquennale de 2020-2024 de 16,0 %.

En France métropolitaine, les autorisations de constructions sont à la hausse de 16,1 %, retrouvant également leur niveau de 2023. Elles sont tout de même inférieures de 9,1 % à la moyenne 2020-2024. Elles sont en hausse dans toutes les régions à l’exception des régions du Centre-Val-de-Loire et de la Corse. Cinq régions ont une hausse supérieure à 20 %. Le Grand Est est la deuxième région connaissant la plus faible hausse derrière Provence-Alpes-Côte d’Azur.

En 2025, tous les segments de la construction progressent dans le nombre d’autorisations de construction comme en France métropolitaine.

Dans le Grand Est, les logements individuels purs progressent le plus fortement (+13,0 %) alors qu’au niveau national la plus forte hausse est observée pour les logements collectifs et résidences (+18,6 %). Pour ces derniers, la hausse régionale est de 9,1 %. Les logements individuels groupés progressent de 7,7 %. Les volumes d’autorisations de 2025 dans les trois segments sont inférieurs à la moyenne quinquennale régionale, avec un écart maximum de 32,7 % pour les maisons individuelles pures. La répartition par segment des autorisations de logements est similaire à celle observée pour les mises en chantier.

Figure 3 – Nombre de logements autorisés en 2025 et évolution 2024-2025 dans le Grand Est et en France métropolitaine et par type

Nombre de logements autorisés en 2025 et évolution 2024-2025 dans le Grand Est et en France métropolitaine et par type - Lecture : Dans le Grand Est, 23 700 autorisations de construction sont délivrées, soit une augmentation de 9,8 %.
Type de logement Indicateur Grand Est France métropolitaine
Logements autorisés total Nombre 23 700 357 800
Évolution 2024-2025 (en %) 9,8 16,1
Logements autorisés collectifs et résidences Nombre 15 200 235 100
Évolution 2024-2025 (en %) 9,1 18,6
Logements autorisés individuels purs Nombre 5 500 81 500
Évolution 2024-2025 (en %) 13,0 14,3
Logements autorisés individuels groupés Nombre 3 000 41 300
Évolution 2024-2025 (en %) 7,7 6,5
  • Lecture : Dans le Grand Est, 23 700 autorisations de construction sont délivrées, soit une augmentation de 9,8 %.
  • Source : DREAL Grand Est, Sit@del3, estimations en date réelle à fin juin 2026.

Les autorisations diminuent dans trois départements

En 2025, les augmentent dans l’ensemble des départements de la région à l’exception de la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges (figure 4). La hausse est supérieure à 15 % dans les Ardennes, l’Aube, la Marne, la Haute-Marne et le Bas-Rhin.

Dans le Bas-Rhin, la hausse de 20,9 % est portée par les logements individuels purs (+37,4 %). Les logements autorisés sont équivalents à la moyenne quinquennale.

La progression dans les Ardennes (+33,2 %) et l’Aube (+26,6 %) est portée par les logements collectifs avec des hausses respectives de 129,0 % et de 41,7 %. Dans la Marne (+16,6 %), la hausse est liée aux logements individuels groupés (+60,8 %) et dans la Haute-Marne (+17,8 %) aux logements individuels purs (+33,7 %).

La hausse en Moselle et dans le Haut-Rhin est moins importante (respectivement 4,5 % et 5,3 %).

Les autorisations de construction diminuent de 2,6 % en Meurthe-et-Moselle, de 4,2 % en Meuse et de 12,8 % dans les Vosges. Dans ce dernier département, la plus forte baisse est celle des logements collectifs et en résidence (-23,3 %).

Figure 4 – Nombre de logements autorisés et évolution 2024-2025 par département dans le Grand Est

Nombre de logements autorisés et évolution 2024-2025 par département dans le Grand Est - Lecture : En 2025, 900 logements sont autorisés dans les Vosges, soit une baisse de 12,8 %.
Code Libellé Nombre de logements autorisés en 2025 Évolution 2024-2025 (en %)
08 Ardennes 600 33,3
10 Aube 1200 26,6
51 Marne 1400 16,6
52 Haute-Marne 200 17,8
54 Meurthe-Moselle 2700 -2,6
55 Meuse 300 -4,2
57 Moselle 4800 4,5
67 Bas-Rhin 7500 20,9
68 Haut-Rhin 4100 5,3
88 Vosges 900 -12,8
  • Lecture : En 2025, 900 logements sont autorisés dans les Vosges, soit une baisse de 12,8 %.
  • Source : DREAL Grand Est, Sit@del3, estimations en date réelle à fin juin 2026.

Figure 4 – Nombre de logements autorisés et évolution 2024-2025 par département dans le Grand Est

  • Lecture : En 2025, 900 logements sont autorisés dans les Vosges, soit une baisse de 12,8 %.
  • Source : DREAL Grand Est, Sit@del3, estimations en date réelle à fin juin 2026.

Forte baisse des surfaces de locaux commencés dans le Grand Est

En 2025, les surfaces de locaux commencés diminuent dans le Grand Est (-6 %) après une forte baisse en 2024. Elles atteignent 1 598 000 m2, valeur inférieure de 12 % à la moyenne quinquennale, soit le niveau le plus bas depuis 2013.

Au niveau national, les surfaces commencées progressent de 6 %. Le Grand Est affiche la deuxième baisse la plus importante, derrière l’Auvergne-Rhône-Alpes. Dans les autres régions métropolitaines, les surfaces de locaux mises en chantier sont en hausse : en particulier la Corse, le Centre-Val-de-Loire et la Provence-Alpes-Côte-d’Azur ont une progression supérieure 20 %.

Dans tous les secteurs, les surfaces commencées sont en diminution en 2025 dans la région, à l’exception des bureaux dont les surfaces progressent légèrement. Le secteur des services publics est le secteur le plus touché, que ce soit en surface (-43 000 m2) ou en évolution (-15 %). Rapporté à la moyenne 2020-2024, ce niveau est également bas (-17 %).

Deux autres secteurs présentent une diminution importante de leurs surfaces : celles des entrepôts baissent de 6 % et celles du commerce de 8 %.

Augmentation des surfaces de locaux autorisés après trois années de baisse

En 2025, les surfaces de locaux autorisés à la construction dans le Grand Est progressent de 12 % après une chute en 2023 et 2024. Elles atteignent 2 900 000 m2, valeur supérieure de 1 % à la moyenne 2020-2024. En France métropolitaine, les surfaces de locaux autorisés en 2025 enregistrent une faible diminution (-1 %) après une progression de 3 % entre 2023 et 2024.

Parmi les régions métropolitaines, six d’entre elles affichent une hausse des surfaces autorisées en 2025 : les surfaces progressent de 10 % en 2025 en Occitanie et de 4 % en Bretagne comme en 2024. La Nouvelle-Aquitaine et l’Île-de-France renouent avec la croissance après les baisses de 2023 et 2024 (+8 % pour les deux régions). La Normandie progresse plus lentement. En revanche, Hauts-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse connaissent des fortes baisses des surfaces autorisées après des progressions en 2024. Les baisses amorcées en 2024 continuent en Bourgogne-Franche-Comte (-16 %), en Centre-Val-de-Loire (-6 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (-5 %).

Les autorisations de locaux progressent de plus d’un tiers dans le secteur industriel

Hormis les services publics et l’hébergement hôtelier, l’augmentation des surfaces de locaux autorisés en 2025 touche la plupart de secteurs (figure 5). L’industrie, avec une augmentation de 52 % atteint son plus haut niveau depuis 2013 (505 000 m2). Les entrepôts progressent fortement avec +16 % de croissance. En revanche, les surfaces autorisées du secteur de l’hébergement hôtelier reculent de 22 % après une hausse en 2024.

Figure 5 – Surfaces de locaux mises en chantiers et autorisées et évolution 2024-2025 par secteur

Surfaces de locaux mises en chantiers et autorisées et évolution 2024-2025 par secteur - Lecture : Dans le secteur des bureaux, 165 300 m2 ont été mis en chantier en 2025, soit 1,9 % de plus qu’en 2024.
Secteur Surface des locaux mis en chantier (en m2) Surface des locaux avec autorisations de chantier (en m2) Évolution des mises en chantier (en %) Évolution des autorisations de chantier (en %)
Exploitation agricole 244 000 501 000 -1,8 0,6
Commerce hors hébergement 260 200 471 500 -8,4 11,1
Hébergement 44 400 60 100 -0,8 -21,8
Industrie 201 100 504 700 -3,6 52,0
Entrepôt 447 500 732 800 -6,4 16,2
Bureaux 165 300 253 200 1,9 4,3
Services publics 236 000 372 900 -15,3 -4,7
  • Lecture : Dans le secteur des bureaux, 165 300 m2 ont été mis en chantier en 2025, soit 1,9 % de plus qu’en 2024.
  • Source : DREAL Grand Est, Sit@del2, en date réelle de 2016 à 2023 et en date de prise en compte pour 2024 et 2025, extraction à fin juin 2026.

Les mises en chantier augmentent dans un département sur deux

En 2025, les surfaces de locaux commencés augmentent dans un département sur deux. En Moselle comme dans le Haut-Rhin, elles augmentent de moitié après deux ans de baisse. Cette hausse est portée par les secteurs des entrepôts et de l’industrie qui représentent, dans ces deux départements, la moitié de la surface mise en chantier. En Moselle, la surface atteint celle du Bas-Rhin pour la première fois depuis 2013. En Haute-Marne, la surface mise en chantier a doublé. Les Vosges et la Meurthe-et-Moselle ne sont pas en reste avec une augmentation respectivement de 46 % et 34 %.

La surface de planchers des locaux autorisés progresse dans cinq départements. La Moselle, avec une augmentation de 329 000 m2, dépasse l’augmentation totale du Grand Est chiffrée à 300 000 m2. La surface autorisée pour l’activité industrielle a été multipliée par sept, avec en particulier l’autorisation d’un complexe de 173 000 m2 à Hambach. En Haute-Marne, les surfaces sont doublées après une baisse continue depuis 2020. Le secteur agricole et forestier est le principal concerné. Les surfaces autorisées progressent de 19 % en Meurthe-et-Moselle, de 14 % dans la Marne et de 2 % dans les Vosges. La baisse des surfaces autorisées dans la Meuse atteint 31 % en 2025, principalement expliquée par le recul des secteurs de l’industrie (-78 %) et des entrepôts (-51 %) après les fortes hausses de 2024. Dans l’Aube, malgré une forte hausse du secteur industriel (+110 %), les surfaces autorisées diminuent de 33 %. La plupart des secteurs des Ardennes sont touchés par la baisse des surfaces autorisées (-21 %) sauf les bureaux (+23 %) et les entrepôts (+191 %). Dans le Bas-Rhin, le niveau le plus bas depuis 2015 à l’exception de 2020 marquée par la crise sanitaire est atteint (536 000 m2) avec trois années consécutives de baisse. Seules augmentent les surfaces des secteurs du commerce (+28 %) et de l’entreposage (+13 %). Dans le Haut-Rhin, la baisse est limitée à 6 %.

Publication rédigée par :Julia Hédoux (Insee), Odile Schoellen, Étienne Frel-Cazenave (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement du Grand Est)

Pour comprendre

Les chiffres publiés dans ce document sont élaborés à partir de résultats issus de la base de données Sitadel. Celle-ci rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis délivrés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs au Ministère de la Transition Écologique (MTE).

En raison des délais nécessaires pour instruire un dossier et pour l'intégrer dans le système informatique, il y a un décalage entre la date réelle de l’événement et sa date de prise en compte par le système. Ce décalage est relativement réduit pour les autorisations, il peut être plus conséquent pour les ouvertures de chantier et encore plus important pour les achèvements de travaux. Afin de permettre une approche au plus juste de la réalisation, les données présentées dans ce bilan sont en date réelle pour les autorisations et pour la moyenne quinquennale (2020 à 2024) pour les mises en chantier de locaux. Pour ces dernières, compte-tenu du délai plus long de remontée de l’information, les données 2024 et 2025 sont en date de prise en compte, c’est-à-dire selon la date d’enregistrement de la donnée dans l’application Sitadel. Pour disposer d’une estimation fiable des résultats sur les logements, une méthodologie d’estimation « à date réelle » a ainsi été développée et mise en œuvre par le SDES pour retracer dès le mois suivant les autorisations et les mises en chantier à la date réelle de l’événement.

Les surfaces présentées correspondent à la notion de surfaces de plancher, présente dans les documents d’urbanisme. Ce concept a été introduit par la réforme du 1er mars 2012 en lieu et place des précédentes Shon (surfaces hors œuvre nettes). Les surfaces de stockage agricole, supprimées par la réforme de 2007, ont été réintégrées par la réforme de 2012. Les surfaces des parkings et des aires de stationnement, même couverts, ne sont pas considérées comme de la surface de plancher.

Publication rédigée par :Julia Hédoux (Insee), Odile Schoellen, Étienne Frel-Cazenave (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement du Grand Est)

Définitions

Logement autorisé : Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.

Logement commencé : Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Logement collectif : Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.

Logement individuel : Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s’ils ont été construits par le même maître d’ouvrage d’après le code de la construction et de l'habitation.

Logement individuel pur : un logement individuel pur fait l’objet d’un permis de construire relatif à un seul logement individuel.

Pour en savoir plus