Repli du chômage dans toutes les zones d’emploiChômage au 1ᵉʳ trimestre 2019

Laura Le Mains (Insee Normandie)

Au premier trimestre 2019, le taux de chômage s’établit à 8,6 % en Normandie, soit le 5e plus élevé des régions métropolitaines. Stable par rapport au précédent trimestre, le chômage recule de 0,6 point sur un an. Si l’amélioration est davantage marquée dans l’Eure, la Manche et la Seine-Maritime, toutes les zones d’emploi profitent de ce repli.

Laura Le Mains (Insee Normandie)
Insee Flash Normandie  No 86 - juillet 2019

En Normandie, le taux de chômage s’établit à 8,6 % de la population active au 1er trimestre 2019, un taux un peu plus élevé qu’en France métropolitaine (8,4 %). Le taux de chômage des régions métropolitaines se situe entre 7,2 % en Bretagne et dans les Pays de la Loire et 10,8 % dans les Hauts-de-France (figure 1). Bien que le taux normand soit le 5e plus élevé du territoire métropolitain, il reste sensiblement inférieur aux taux des quatre régions les plus touchées, à savoir les Hauts-de-France, l’Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse.

Figure 1Le cinquième plus fort taux de chômage des régions métropolitainesTaux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2019 par région métropolitaine (en %)

Le cinquième plus fort taux de chômage des régions métropolitaines
Régions Taux de chômage (en %)
Pays de la Loire 7,2
Bretagne 7,2
Bourgogne-Franche-Comté 7,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7,5
Île-de France 7,6
Nouvelle-Aquitaine 8,0
Centre-Val de Loire 8,2
Grand Est 8,2
France métropolitaine 8,4
Normandie 8,6
Corse 9,1
Provence-Alpes-Côte d'Azur 10,1
Occitanie 10,3
Hauts-de-France 10,8
  • Note : données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés

Figure 1Le cinquième plus fort taux de chômage des régions métropolitainesTaux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2019 par région métropolitaine (en %)

  • Note : données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés

Par rapport au précédent trimestre, le taux de chômage est stable en Normandie, comme dans une majorité des régions et dans l’ensemble de la France métropolitaine.

Sur un an, le taux de chômage recule de 0,3 point à 0,8 point selon les régions (- 0,5 point en France métropolitaine). En Normandie comme dans les régions Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la baisse est accentuée (- 0,6 point). C’est en Corse et dans les Hauts-de-France que le chômage diminue le plus (- 0,8 point).

Recul du chômage plus marqué dans l’Eure, la Manche et la Seine-Maritime

Dans les départements normands, le taux de chômage se situe entre 6,5 % dans la Manche et 9,7 % en Seine-Maritime (figure 2), et reste inférieur au seuil de 10 % depuis deux ans.

Figure 2La Seine-Maritime et l’Eure les plus touchés par le chômageTaux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2019 dans les départements normands

La Seine-Maritime et l’Eure les plus touchés par le chômage
Taux de chômage 2019 1er trim (en %) Taux de chômage 2018 1er trim (en %) Évolution sur 1 an (en point)
Seine-Maritime 9,7 10,4 -0,7
Eure 8,8 9,4 -0,6
Orne 8,1 8,5 -0,4
Calvados 8,0 8,5 -0,5
Manche 6,5 7,1 -0,6
Normandie 8,6 9,2 -0,6
France métropolitaine 8,4 8,9 -0,5
  • Note : données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés

L’Eure (31e sur les 96 départements de France métropolitaine) et surtout la Seine-Maritime (20e) sont les départements ayant la plus forte proportion de chômeurs au sein de la population active. Le Calvados (53e) et l’Orne (51e) occupent une position intermédiaire tandis que la Manche reste le département le moins touché par le chômage (85e).

Pour ce premier trimestre 2019, le chômage est quasi-stable dans tous les départements normands, après un recul au 4e trimestre 2018. Sur un an, il diminue dans tous les départements (de 0,4 point dans l’Orne à 0,7 point en Seine-Maritime).

Baisse du chômage dans toutes les zones d’emploi sur un an

L’Est de la Normandie reste toujours plus concerné par le chômage que sa partie Ouest, relativement plus épargnée (figure 3). Le taux de chômage demeure particulièrement élevé dans la zone d’emploi du Havre (10,9 %) qui se classe au 44e rang sur les 315 zones d’emploi de France métropolitaine. Avec Le Havre, les zones d’emploi de Vernon-Gisors, Pont-Audemer, Bernay et Rouen forment un ensemble contigu où le taux de chômage dépasse 9 %. À l’opposé, Avranches, Saint-Lô, Nogent-le-Rotrou et Coutances font partie des zones d’emploi les moins touchées par le chômage puisqu’il reste inférieur à 7 %.

Figure 3Les zones d’emploi de l’Est toujours aussi touchées par le chômageTaux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2019 par zone d’emploi (en %)

Les zones d’emploi de l’Est toujours aussi touchées par le chômage
Code zone d’emploi Zone d’emploi Taux de chômage
2551 Alençon (partie Normandie) 8,4
2511 Argentan 7,9
2506 Avranches 5,5
2501 Bayeux 7,1
2301 Bernay 9,3
2502 Caen 8,2
2507 Cherbourg-en-Cotentin 7,0
2508 Coutances 6,6
2305 Dieppe - Caux maritime 8,6
2302 Évreux 8,9
2512 Flers 7,7
2509 Granville 7,6
2503 Honfleur 7,8
2513 L' Aigle 8,5
2306 Le Havre 10,9
2504 Lisieux 7,8
2554 Nogent-le-Rotrou (partie Normandie) 6,4
2303 Pont-Audemer 9,3
2307 Rouen 9,1
2510 Saint-Lô 5,8
2355 Vallée de la Bresle-Vimeu (partie Normandie) 8,8
2304 Vernon - Gisors 9,4
2505 Vire Normandie 7,3
Zones d’emploi limitrophes
0054 Nogent-le-Rotrou 7,8
0055 Vallée de la Bresle-Vimeu 8,9
1110 Mantes-la-Jolie 10,3
1119 Cergy 7,9
2207 Beauvais 9,0
2210 Amiens 10,7
2404 Chartres 7,3
2406 Dreux 10,8
5209 Laval 5,7
5210 Mayenne 5,6
5211 La Ferté-Bernard 6,8
5213 Le Mans 8,6
5312 Rennes 6,4
5313 Saint-Malo 7,3
5310 Fougères 6,0
  • Note : données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés

Figure 3Les zones d’emploi de l’Est toujours aussi touchées par le chômageTaux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2019 par zone d’emploi (en %)

  • Note : données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés

Sur un an, le chômage décroît dans toutes les zones d’emploi normandes, entre - 0,3 et - 0,8 point (figure 4). Les baisses les plus notables concernent Le Havre, Vernon-Gisors et Bernay (entre - 0,7 et - 0,8 point), trois des quatre zones d’emploi au sein desquelles le chômage reste néanmoins le plus élevé. Il se contracte dans la même mesure à Lisieux et Alençon, des zones où le taux de chômage est à l’inverse plus faible. Il diminue également de manière importante dans les zones d’emploi de la Manche (entre - 0,6 et - 0,7 point), un département dont le taux de chômage est déjà relativement faible.

Figure 4Une baisse du chômage dans toutes les zones d’emploiÉvolution du taux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2019 par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2018 par zone d’emploi (en point)

Une baisse du chômage dans toutes les zones d’emploi
Code zone d’emploi Zone d’emploi Variation sur un trimestre
2551 Alençon (partie Normandie) -0,7
2511 Argentan -0,3
2506 Avranches -0,6
2501 Bayeux -0,6
2301 Bernay -0,7
2502 Caen -0,6
2507 Cherbourg-en-Cotentin -0,7
2508 Coutances -0,6
2305 Dieppe - Caux maritime -0,4
2302 Évreux -0,5
2512 Flers -0,4
2509 Granville -0,3
2503 Honfleur -0,4
2513 L' Aigle -0,5
2306 Le Havre -0,8
2504 Lisieux -0,8
2554 Nogent-le-Rotrou (partie Normandie) -0,4
2303 Pont-Audemer -0,3
2307 Rouen -0,6
2510 Saint-Lô -0,6
2355 Vallée de la Bresle-Vimeu (partie Normandie) -0,4
2304 Vernon - Gisors -0,8
2505 Vire Normandie -0,5
Zones d’emploi limitrophes
0054 Nogent-le-Rotrou -0,4
0055 Vallée de la Bresle-Vimeu -0,3
1110 Mantes-la-Jolie -0,5
1119 Cergy -0,5
2207 Beauvais -0,7
2210 Amiens -0,5
2404 Chartres -0,4
2406 Dreux -0,4
5209 Laval -0,2
5210 Mayenne -0,2
5211 La Ferté-Bernard -0,3
5213 Le Mans -0,3
5312 Rennes -0,4
5313 Saint-Malo -0,6
5310 Fougères -0,5
  • Note : données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés

Figure 4Une baisse du chômage dans toutes les zones d’emploiÉvolution du taux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2019 par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2018 par zone d’emploi (en point)

  • Note : données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés
Avertissement

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les taux de chômage localisés, qui intègrent, les estimations d'emplois.

Définitions

Le taux de chômage est la part (en pourcentage) de chômeurs dans la population active, composée des actifs occupés et des chômeurs.

Une zone d’emploi est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts.

La méthode d'estimation des taux de chômage localisés repose sur l'estimation d'une part du chômage (numérateur) et, d'autre part, de l'emploi (une partie du dénominateur), par zone d'emploi et par département. Le numérateur est obtenu, chaque trimestre, à partir du nombre de chômeurs national issu de l’enquête Emploi, ventilé aux différents niveaux géographiques à partir de la structure des demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM). Quant à l'emploi, il s'appuie principalement sur les estimations d'emplois.

Pour en savoir plus

« Au premier trimestre 2019 le chômage baisse de 0,1 point », Informations rapides n°127, 16 mai 2019