L’amélioration de l’emploi, signe de reprise

Caroline Métois (Insee), Christophe Le Guinio (Direccte)

En Centre-Val de Loire, l’embellie de l’emploi salarié observée en fin d’année se poursuit au premier trimestre 2016. L’intérim reste le principal moteur de l’emploi. Le chômage ainsi que le nombre de demandeurs d’emploi se stabilisent. Les constructions de logements augmentent, ainsi que la fréquentation hôtelière. Par ailleurs, les créations d'entreprises sont en hausse tandis que les défaillances se réduisent. Toutefois, le solde du commerce extérieur se détériore et devient déficitaire.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 11
Paru le : 18/07/2016

Une poursuite de la progression de l’emploi salarié

Dans la continuité du trimestre précédent, l’emploi salarié marchand augmente légèrement début 2016 en Centre-Val de Loire (+ 0,2 %). La région compte désormais 562 000 emplois salariés. Cette hausse est similaire à celle de la France métropolitaine (+ 0,3 %). Sur un an, l’emploi régional progresse à un rythme moins soutenu que nationalement (respectivement + 0,6 % et + 1,0 %) (figure 1).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Centre-Val de Loire France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,74 100,07
T3 2005 99,71 100,18
T4 2005 99,51 100,34
T1 2006 100,66 100,45
T2 2006 100,82 101
T3 2006 100,86 101,36
T4 2006 100,4 101,46
T1 2007 101,01 102,26
T2 2007 100,79 102,5
T3 2007 101,5 102,82
T4 2007 101,21 103,03
T1 2008 101,49 103,35
T2 2008 101,05 102,91
T3 2008 100,17 102,63
T4 2008 99,35 101,82
T1 2009 98,1 100,78
T2 2009 97,38 100,3
T3 2009 97,23 100,05
T4 2009 97,11 100,12
T1 2010 96,73 100,02
T2 2010 96,81 100,05
T3 2010 97,07 100,31
T4 2010 97,02 100,52
T1 2011 97,07 100,8
T2 2011 96,84 101,05
T3 2011 96,52 100,99
T4 2011 96,3 100,95
T1 2012 96,12 100,97
T2 2012 95,83 100,82
T3 2012 95,56 100,61
T4 2012 95,22 100,35
T1 2013 95,08 100,34
T2 2013 94,65 100,02
T3 2013 94,92 100,22
T4 2013 94,9 100,34
T1 2014 94,59 100,19
T2 2014 94,34 100,19
T3 2014 93,91 99,88
T4 2014 93,74 99,97
T1 2015 93,69 99,9
T2 2015 93,81 100,15
T3 2015 93,78 100,38
T4 2015 94,04 100,68
T1 2016 94,23 100,94
  • Notes : données trimestrielles, données provisoires pour le premier trimestre 2016.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, Estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

L’évolution de l'emploi régional diffère selon les secteurs d’activité. L’industrie et la construction perdent des effectifs (respectivement - 0,3 % et - 1,2 %) alors que le commerce (+ 0,2 %), les services (+ 0,6 %) mais aussi l’intérim (+ 2,2 %) sont plus dynamiques (figure 2).

Sur un an, les variations selon les secteurs sont similaires à celles observées ce trimestre. La construction est le secteur le plus en difficulté alors que l’intérim soutient l’emploi dans la région.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,43 99,27 99,96 99,95
T3 2005 100,89 98,8 99,77 99,52
T4 2005 102,05 98,01 99,42 99,74
T1 2006 103,05 97,48 101,75 99,4
T2 2006 104,11 97,28 101,36 98,99
T3 2006 104,72 96,99 101,18 99,18
T4 2006 105,96 96,98 100,62 98,56
T1 2007 106,83 96,23 101,23 99,43
T2 2007 107,9 95,87 101,37 99,81
T3 2007 109,6 95,38 102,57 100,4
T4 2007 110,26 94,53 102,65 99,79
T1 2008 110,59 94,4 102,81 99,81
T2 2008 111,05 93,69 103,08 100,01
T3 2008 111,16 93,01 102,75 99,75
T4 2008 110,55 92,23 103,1 99,95
T1 2009 109,74 90,75 102,92 99,48
T2 2009 108,98 89,2 102,38 99
T3 2009 107,98 88,13 102,52 98,86
T4 2009 107,92 86,94 102,41 99,02
T1 2010 107,71 85,85 102,07 98,63
T2 2010 107,64 85,19 102,21 98,92
T3 2010 107,63 84,82 102,41 98,88
T4 2010 107,25 84,18 102,45 99,18
T1 2011 106,66 83,98 102,61 99,28
T2 2011 105,95 83,7 102,41 99,45
T3 2011 105,82 83,57 102,25 99,54
T4 2011 105,68 83,17 102,27 99,69
T1 2012 105,55 83,13 102,27 99,76
T2 2012 105,19 82,8 102,29 99,59
T3 2012 104,54 82,65 102,23 99,52
T4 2012 103,69 82,44 101,84 98,75
T1 2013 102,4 81,98 101,78 98,45
T2 2013 102,1 81,6 101,66 97,76
T3 2013 101,09 81,48 101,97 97,93
T4 2013 100,18 81,49 101,99 98
T1 2014 99,15 81,21 101,93 97,7
T2 2014 98,07 81,01 101,73 97,4
T3 2014 96,72 80,66 101,68 96,85
T4 2014 95,35 80,35 101,56 97
T1 2015 94,32 80,24 101,71 97,04
T2 2015 92,93 80,02 101,81 97,1
T3 2015 91,82 79,82 101,84 96,96
T4 2015 91,48 79,56 102,31 97,02
T1 2016 90,39 79,32 102,78 97,18
  • Notes : données trimestrielles, données provisoires pour le premier trimestre 2016.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, Estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur

L’intérim, moteur de la croissance de l’emploi

Poursuivant la tendance des trimestres précédents, l’intérim est le principal moteur de l’emploi en Centre-Val de Loire, début 2016. Il augmente de 2,2 %, plus fortement qu’en France métropolitaine (+ 0,3 %) (figure 3).

Sur les douze derniers mois, l’intérim progresse très fortement dans la région (+ 13,8 %), de façon plus marquée que nationalement (+ 11,0 %).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Centre-Val de Loire France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99 99,86
T3 2005 102,54 101,93
T4 2005 105,15 102,6
T1 2006 104,36 101,7
T2 2006 110,98 107,36
T3 2006 114,52 107,31
T4 2006 108,91 105,31
T1 2007 117,56 114,94
T2 2007 111,87 112,47
T3 2007 113,04 110,87
T4 2007 110,43 109,72
T1 2008 114,43 114,35
T2 2008 106,42 106,28
T3 2008 96,26 99,93
T4 2008 82,18 86,9
T1 2009 69,73 73,86
T2 2009 72,53 75,59
T3 2009 76,63 79,59
T4 2009 83,04 84,27
T1 2010 86,45 88,79
T2 2010 90,74 93,33
T3 2010 96,18 97,12
T4 2010 99,42 100,81
T1 2011 101,12 101,31
T2 2011 101,77 101,53
T3 2011 98,29 100,54
T4 2011 96,45 96,4
T1 2012 93,4 95,18
T2 2012 90,01 91,82
T3 2012 87,46 88,16
T4 2012 87,7 85,7
T1 2013 90,86 88,45
T2 2013 86,53 87,21
T3 2013 91,47 89,11
T4 2013 92,42 91,06
T1 2014 90,65 89,18
T2 2014 90,99 91,33
T3 2014 87,66 87,84
T4 2014 90,22 90,86
T1 2015 90,3 89,87
T2 2015 95,53 93,2
T3 2015 98,06 96,22
T4 2015 100,57 99,44
T1 2016 102,76 99,78
  • Notes : données trimestrielles, données provisoires pour le premier trimestre 2016.
  • Champ : emploi en fin de trimsetre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, Estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Une évolution contrastée de l’emploi dans les départements

Au premier trimestre 2016, l’évolution de l’emploi est contrastée selon les départements. L’Eure-et-Loir et l’Indre sont particulièrement touchés par un recul de l’emploi salarié alors que le Cher affiche une stabilité. L'emploi est dynamique dans les trois autres départements de la région, notamment dans l’Indre-et-Loire (+ 0,7 %) (figure 4).

Sur un an, l’emploi se rétracte dans le Cher et dans l’Indre alors qu’il augmente dans les autres départements, principalement dans le Loiret et l’Indre-et-Loire (respectivement + 1,1 % et + 0,9 %).

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié

en %, CVS
Évolution de l'emploi salarié
Évolution 1T2016/4T2015 Évolution 4T2015/3T2015
Cher -0,1 0,5
Eure-|et-Loir -0,5 0,6
Indre -0,4 0,2
Indre-|et-Loire 0,7 0,0
Loir-|et-Cher 0,3 -0,4
Loiret 0,4 0,5
Centre-|Val de Loire 0,2 0,3
  • Note : données trimestrielles, données provisoires pour le premier trimestre 2016.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, Estimations d'emploi.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié

Une stabilisation du taux de chômage

En Centre-Val de Loire, le taux de chômage se stabilise au premier trimestre comme en France métropolitaine (respectivement 9,6 % et 9,9 %) (figure 5).

Figure 5 – Évolution du taux de chômage

En %
Évolution du taux de chômage
Centre-Val de Loire France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,5 8,4
T3 2005 7,7 8,6
T4 2005 7,7 8,7
T1 2006 7,8 8,7
T2 2006 7,6 8,6
T3 2006 7,5 8,5
T4 2006 7,0 8,0
T1 2007 7,0 8,1
T2 2007 6,7 7,8
T3 2007 6,6 7,6
T4 2007 6,2 7,1
T1 2008 5,9 6,8
T2 2008 6,1 7,0
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,6 7,4
T1 2009 7,4 8,2
T2 2009 8,1 8,8
T3 2009 8,0 8,8
T4 2009 8,4 9,1
T1 2010 8,3 9,0
T2 2010 8,3 8,9
T3 2010 8,2 8,8
T4 2010 8,1 8,8
T1 2011 8,1 8,8
T2 2011 8,0 8,7
T3 2011 8,2 8,8
T4 2011 8,3 9,0
T1 2012 8,5 9,1
T2 2012 8,7 9,3
T3 2012 8,9 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,5 10,0
T2 2013 9,5 10,0
T3 2013 9,4 9,9
T4 2013 9,3 9,8
T1 2014 9,4 9,8
T2 2014 9,4 9,8
T3 2014 9,6 10,0
T4 2014 9,8 10,1
T1 2015 9,7 10,0
T2 2015 9,7 10,1
T3 2015 9,8 10,2
T4 2015 9,6 9,9
T1 2016 9,6 9,9
  • Notes : données trimestrielles, données provisoires pour le premier trimestre 2016.
  • Source : Insee, Taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisés.

Figure 5 – Évolution du taux de chômage

Cette stabilité du taux de chômage se retrouve dans tous les départements de la région, à l’exception de l’Eure-et-Loir en très légère augmentation (figure 6).

Sur un an, le taux de chômage croît dans l’Indre et le Cher, qui reste le département le plus touché (10,7 %).

Figure 6 – Taux de chômage

Taux de chômage
1er trimestre 2016 (%) Variation (point)
sur un trimestre sur un an
Cher 10,7 0,0 0,2
Eure-et-Loir 9,6 0,1 -0,1
Indre 9,7 0,0 0,3
Indre-et-Loire 9,2 0,0 0,0
Loir-et-Cher 8,8 0,0 -0,1
Loiret 9,9 0,0 -0,2
Centre-Val de Loire 9,6 0,0 -0,1
France métropolitaine 9,9 0,0 -0,1
  • Note : données trimestrielles, données provisoires pour le premier trimestre 2016.
  • Source : Insee, Taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisés

Un nombre de demandeurs d’emploi stable

Au premier trimestre 2016, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B et C inscrits à Pôle emploi est stable en Centre-Val de Loire alors qu’il diminue en France métropolitaine. La région totalise 215 000 demandeurs d’emploi. Les sorties s’accroissent fortement ce trimestre dans la région (+ 5,6 %); les entrées suivent la même tendance, mais de façon plus mesurée (+ 2,0 %).

Si la situation s’améliore pour les jeunes demandeurs d’emploi (- 2,1 %), elle se dégrade de nouveau pour les demandeurs âgés de 50 ans et plus, et ceux de longue durée (respectivement + 0,5 % et + 1,2 %) (figure 7).

Figure 7 – Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi
1er trimestre 2016 Variation (%)
sur un trimestre sur un an
Centre-Val de Loire 214 860 0,0 4,0
Moins de 25 ans 33 880 -2,1 -3,3
50 ans et plus 50 760 0,5 8,0
Inscrits depuis plus d'un an 101 810 1,2 10,7
France métropolitaine 5 454 100 -0,4 3,0
  • Note : données corrigées des variations saisonnières ; Calcul des CVS : Pôle emploi Centre-Val de Loire, Direccte Centre-Val de Loire.
  • Une campagne de réactualisation des coefficients de correction des variations saisonnières est menée chaque année au cours du mois de février. Cette campagne a été réalisée en février 2016 et modifie désormais l'historique des données des années antérieures.
  • Sources : Pôle emploi ; Dares, Statistiques mensuelles du marché du travail

Des constructions de logements en hausse

Après un trimestre de recul, le nombre de logements commencés augmente très légèrement en Centre-Val de Loire (+ 0,6 %). Cette évolution est sensiblement identique à celle de la France métropolitaine (+ 0,7 %). À l’inverse, les autorisations de construction poursuivent leur repli et chutent ce trimestre alors qu’elles progressent au niveau national (respectivement - 7,3 % et + 1,8 %).

Sur les douze derniers mois, le nombre de logements mis en chantier et les autorisations de construction diminuent (respectivement - 3,1 % et - 5,4 % ). La tendance régionale est à l’opposé de celle de la France métropolitaine qui bénéficie d’une forte hausse tant pour les mises en chantier que pour les autorisations (figure 8).

Sur un an, alors que la construction d’habitat individuel se replie (- 2,4 %), celle d’habitat collectif s'accroît (+ 2,5 %).

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Centre-Val de Loire France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,09 100,44
mars 2005 100 101,6
avril 2005 98,73 102,22
mai 2005 98,09 104,47
juin 2005 97,45 105,5
juil. 2005 97,45 105,82
août 2005 97,45 106,49
sept. 2005 96,18 108,07
oct. 2005 95,54 109,18
nov. 2005 96,18 109,28
déc. 2005 97,45 110,64
janv. 2006 97,45 110,86
févr. 2006 98,09 111,53
mars 2006 98,09 112,31
avril 2006 98,09 113,43
mai 2006 100,64 113,77
juin 2006 100,64 114,96
juil. 2006 101,91 115,35
août 2006 100,64 115,92
sept. 2006 101,91 115,7
oct. 2006 102,55 116,44
nov. 2006 104,46 117,42
déc. 2006 103,18 117,05
janv. 2007 104,46 117,08
févr. 2007 103,82 117,05
mars 2007 103,18 116,78
avril 2007 106,37 116,49
mai 2007 104,46 116,04
juin 2007 105,1 115,75
juil. 2007 105,73 117,3
août 2007 105,1 116,56
sept. 2007 105,1 116,49
oct. 2007 102,55 117
nov. 2007 101,27 116,36
déc. 2007 100,64 116,16
janv. 2008 96,18 115,89
févr. 2008 97,45 115,84
mars 2008 98,09 114,44
avril 2008 96,18 113,15
mai 2008 98,09 111,38
juin 2008 96,18 109,23
juil. 2008 92,99 106,32
août 2008 96,18 105,4
sept. 2008 93,63 103,36
oct. 2008 92,99 100,22
nov. 2008 92,36 96,99
déc. 2008 92,36 94,6
janv. 2009 89,17 91,31
févr. 2009 87,26 88,01
mars 2009 85,99 85,81
avril 2009 82,17 83,96
mai 2009 78,34 81,98
juin 2009 78,34 80,5
juil. 2009 80,25 80,53
août 2009 78,98 80,63
sept. 2009 76,43 79,37
oct. 2009 78,34 78,75
nov. 2009 79,62 80,16
déc. 2009 80,89 82,35
janv. 2010 81,53 82,45
févr. 2010 80,25 82,95
mars 2010 80,89 84,21
avril 2010 83,44 84,87
mai 2010 84,71 86,3
juin 2010 84,71 87,54
juil. 2010 84,71 88,2
août 2010 84,08 89,04
sept. 2010 85,99 91,44
oct. 2010 86,62 94,3
nov. 2010 88,54 96,84
déc. 2010 88,54 98,45
janv. 2011 91,08 99,8
févr. 2011 92,36 100,77
mars 2011 92,36 101,7
avril 2011 90,45 101,92
mai 2011 91,72 102,99
juin 2011 90,45 101,73
juil. 2011 88,54 101,26
août 2011 89,17 100,69
sept. 2011 89,81 100,2
oct. 2011 87,9 99,14
nov. 2011 87,9 100,99
déc. 2011 88,54 102,37
janv. 2012 87,26 101,8
févr. 2012 89,17 101,78
mars 2012 89,17 102,15
avril 2012 89,17 100,99
mai 2012 85,99 99,01
juin 2012 87,9 99,36
juil. 2012 87,26 98,99
août 2012 85,99 98,62
sept. 2012 85,35 97,14
oct. 2012 85,35 96,5
nov. 2012 81,53 92,74
déc. 2012 81,53 91,88
janv. 2013 80,89 92,2
févr. 2013 79,62 92,89
mars 2013 80,25 92,52
avril 2013 82,17 93,95
mai 2013 84,08 94,87
juin 2013 81,53 94,92
juil. 2013 81,53 94,72
août 2013 81,53 94,2
sept. 2013 78,98 94,08
oct. 2013 77,07 92,74
nov. 2013 76,43 91,73
déc. 2013 75,8 89,07
janv. 2014 73,25 88,38
févr. 2014 71,97 86,65
mars 2014 68,79 84,95
avril 2014 66,88 83,96
mai 2014 64,97 82,7
juin 2014 64,33 81,98
juil. 2014 63,69 81,69
août 2014 64,33 81,47
sept. 2014 63,69 80,8
oct. 2014 63,69 80,48
nov. 2014 65,61 80,53
déc. 2014 63,69 81,12
janv. 2015 63,06 80,63
févr. 2015 63,06 80,73
mars 2015 62,42 80,58
avril 2015 61,15 80,03
mai 2015 60,51 79,81
juin 2015 60,51 80,23
juil. 2015 59,87 80,03
août 2015 59,87 80,38
sept. 2015 61,78 81,27
oct. 2015 61,15 81,59
nov. 2015 58,6 81,76
déc. 2015 59,24 82,38
janv. 2016 60,51 82,75
févr. 2016 59,87 83,32
mars 2016 59,87 83,24
avril 2016 58,6 83,61
mai 2016 61,15 84,33
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Une progression des créations d’entreprises

À l’image des deux trimestres précédents, la création d’entreprises est dynamique au premier trimestre 2016. La hausse est plus marquée en Centre-Val de Loire qu’en France métropolitaine (respectivement + 7,4 % et + 5,1 %) (figure 9). Le nombre d’entreprises créées atteint 3 900 unités dans la région.

L’ensemble des secteurs porte la création d’entreprise dans la région, plus particulièrement le commerce et les services.

Figure 9 – Évolution de la création d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Évolution de la création d'entreprises
Centre-Val de Loire hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Centre-Val de Loire y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 92,47 95,23 109,97 117,71
T3 2009 94,7 93,61 105,15 108,11
T4 2009 96,43 99,46 108,12 119,91
T1 2010 94,92 96,2 127,12 134,24
T2 2010 98,27 99,75 106,32 118,84
T3 2010 93,14 98,3 101,08 108,74
T4 2010 94,31 97,29 102,92 114,4
T1 2011 96,65 96,15 98,56 108,67
T2 2011 99 94,34 99,02 105,28
T3 2011 97,32 96,22 90,87 100,01
T4 2011 98,21 96,55 97,96 105,73
T1 2012 93,02 91,86 102,52 112,65
T2 2012 91,24 88,45 94,99 105,29
T3 2012 91,69 89,58 86,78 100,28
T4 2012 92,13 90,6 94,63 102,55
T1 2013 97,88 97,12 95,28 107,54
T2 2013 98,33 97,81 87,85 102,99
T3 2013 101 98,87 87,78 98,73
T4 2013 108,93 101,94 93,65 104,96
T1 2014 102,29 100,16 96,86 109,55
T2 2014 99,94 100,53 91,71 104,91
T3 2014 105,41 99,68 93,17 103,27
T4 2014 101 101,02 92,98 106,93
T1 2015 112,83 107,19 88,14 103,63
T2 2015 121,99 112,74 85,41 99
T3 2015 123,49 115,93 87,28 99
T4 2015 126,95 118,15 87,45 103,18
T1 2016 130,58 120,07 93,94 108,46
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CVS-CJO).
  • Les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles. L'actualisation des outils de gestion ne permet plus d'identifier précisément les créations par des micro-entrepreneurs.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 9 – Évolution de la création d'entreprises

Moins de défaillances d’entreprises

Après deux trimestres de hausse, le nombre de défaillances diminue en début d’année en Centre-Val de Loire. Cette évolution trimestrielle est quasi similaire à celle de la France métropolitaine (figure 10).

Les secteurs du commerce et des transports sont moins touchés par des défaillances que le trimestre précédent. À l'opposé, les activités de soutien aux entreprises et l’hébergement et la restauration sont plus fragiles.

Sur un an, les défaillances sont quasi stables dans la région alors qu’elles baissent au niveau national (respectivement - 0,1 % et - 4,0 %).

Figure 10 – Évolution des défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution des défaillances d'entreprises
Centre-Val de Loire France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,87 100,52
mars 2005 99,75 100,57
avril 2005 101,19 101,22
mai 2005 103,5 102,01
juin 2005 104,13 102,31
juil. 2005 105,69 102,08
août 2005 104,82 101,95
sept. 2005 105,88 102,18
oct. 2005 103,88 101,8
nov. 2005 103,81 101,61
déc. 2005 102,56 101,36
janv. 2006 102,56 100,49
févr. 2006 102,44 99,45
mars 2006 102,06 98,95
avril 2006 101,38 97,81
mai 2006 98,31 97,16
juin 2006 97,12 96,75
juil. 2006 97,06 96,78
août 2006 96,87 97
sept. 2006 95,56 97,05
oct. 2006 99,06 97,57
nov. 2006 98,31 98,29
déc. 2006 99,25 98,95
janv. 2007 99,56 99,82
févr. 2007 100,56 101,14
mars 2007 102,56 102
avril 2007 103,81 102,72
mai 2007 104,63 103,16
juin 2007 107,44 103,95
juil. 2007 106,94 105,07
août 2007 106,44 104,94
sept. 2007 107,19 104,96
oct. 2007 108,32 105,76
nov. 2007 110,38 105,6
déc. 2007 111,19 105,6
janv. 2008 113,2 105,64
févr. 2008 114,76 106,13
mars 2008 114,45 105,69
avril 2008 117,57 107,12
mai 2008 117,89 106,87
juin 2008 117,26 106,86
juil. 2008 117,57 107,4
août 2008 118,51 107,64
sept. 2008 118,95 109,11
oct. 2008 119,7 110,52
nov. 2008 120,08 111,76
déc. 2008 120,45 114,05
janv. 2009 120,7 115,7
févr. 2009 122,76 117,52
mars 2009 125,58 121,05
avril 2009 125,2 122,8
mai 2009 125,95 124,71
juin 2009 128,58 126,52
juil. 2009 131,52 128
août 2009 134,02 128,98
sept. 2009 136,71 130,67
oct. 2009 135,08 130,38
nov. 2009 135,52 130,96
déc. 2009 136,15 130,57
janv. 2010 135,08 130,72
févr. 2010 136,09 130,53
mars 2010 137,34 130,65
avril 2010 136,84 129,35
mai 2010 138,34 129,3
juin 2010 136,71 129,4
juil. 2010 133,71 128,48
août 2010 134,08 128,63
sept. 2010 130,64 127,41
oct. 2010 131,46 126,45
nov. 2010 131,83 125,86
déc. 2010 131,39 124,77
janv. 2011 131,14 124,84
févr. 2011 130,52 124,8
mars 2011 130,71 123,95
avril 2011 131,08 123,42
mai 2011 134,21 125,01
juin 2011 134,08 123,63
juil. 2011 134,96 122,91
août 2011 133,83 122,95
sept. 2011 135,27 122,44
oct. 2011 133,46 122,53
nov. 2011 137,65 122,76
déc. 2011 137,96 122,57
janv. 2012 140,9 123,52
févr. 2012 139,27 123,51
mars 2012 139,09 122,56
avril 2012 138,02 122,9
mai 2012 136,21 121,24
juin 2012 137,46 121,36
juil. 2012 139,46 122,97
août 2012 138,27 122,83
sept. 2012 138,4 122,24
oct. 2012 144,84 124,24
nov. 2012 141,21 124,54
déc. 2012 143,09 125,94
janv. 2013 142,53 125,66
févr. 2013 141,9 125,49
mars 2013 138,46 125,31
avril 2013 141,4 126,73
mai 2013 140,78 127
juin 2013 139,4 127,46
juil. 2013 139,59 128,46
août 2013 140,65 128,29
sept. 2013 143,03 129,3
oct. 2013 143,21 129,27
nov. 2013 146,53 129
déc. 2013 147,72 129,05
janv. 2014 147,03 129,18
févr. 2014 149,22 130,34
mars 2014 149,41 130,34
avril 2014 147,78 130,61
mai 2014 147,59 129,98
juin 2014 147,84 130,22
juil. 2014 149,22 130,27
août 2014 149,28 130,33
sept. 2014 147,03 130,76
oct. 2014 143,9 130,65
nov. 2014 139,21 130,86
déc. 2014 136,21 129,15
janv. 2015 136,9 129,89
févr. 2015 139,46 129,73
mars 2015 143,28 132,16
avril 2015 143,46 132,26
mai 2015 140,78 129,57
juin 2015 142,78 131,48
juil. 2015 140,9 130,93
août 2015 141,21 130,4
sept. 2015 145,4 130,63
oct. 2015 145,59 128,85
nov. 2015 147,34 129,2
déc. 2015 148,59 130,85
janv. 2016 149,72 129,29
févr. 2016 146,28 128,64
mars 2016 143,15 126,9
  • Note : données mensuelles brutes au 22 juin 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Banque de France, Fiben.

Figure 10 – Évolution des défaillances d'entreprises

Une fréquentation hôtelière en hausse

Poursuivant la tendance des trimestres précédents, la fréquentation hôtelière progresse en Centre-Val de Loire par rapport à la même période de l’année précédente (figure 11). Le nombre de nuitée croît de 5,2 %, soit une hausse plus élevée qu’en France métropolitaine (+ 1,9 %).

Les clientèles française et étrangère augmentent même si le rythme est plus soutenu pour la clientèle nationale (respectivement + 5,6 % et + 1,9 %). Ce trimestre, deux nuitées sur trois proviennent de la clientèle d’affaires.

Figure 11 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Centre-Val de Loire France métropolitaine
T1 2011 4,636749558483166 2,2455296988236904
T2 2011 0,1539766268292347 3,118357539041192
T3 2011 -0,5131038052295752 3,0256743767917547
T4 2011 3,4623571435097085 4,643769783473398
T1 2012 4,045497431596594 2,3624045764267207
T2 2012 0,5146683481968553 -0,7817130068028603
T3 2012 -1,4677118402425022 -0,7592137658719297
T4 2012 -1,0754681995179192 0,30393408277045164
T1 2013 -4,781912160324037 -0,39239682185379654
T2 2013 -3,6284444232010142 -0,7465023691316598
T3 2013 -1,193588838852814 0,09029170044515399
T4 2013 0,11603516758157557 -0,5644496415199138
T1 2014 -4,38716231230755 -2,85235793715239
T2 2014 0,9845070335215892 -0,7980936572239198
T3 2014 -1,5527854566381334 -1,6063850425588522
T4 2014 -3,54032006419115 -0,7375650233675307
T1 2015 4,36933497128059 2,4484776357299944
T2 2015 -1,5329645705304782 1,9306724791269951
T3 2015 5,506899935280486 3,301374690924051
T4 2015 4,558478288999384 -1,2733203931827362
T1 2016 5,198027676157159 1,9023637524163426
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1(%). Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 11 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Un solde commercial déficitaire

Les échanges extérieurs de la région diminuent au premier trimestre 2016. Les exportations comme les importations baissent pour s’établir respectivement à 4,6 et 4,7 milliards d’euros (figure 12). Ces évolutions engendrent un solde commercial qui devient déficitaire, s’établissant à moins 73 millions d’euros.

Sur un an, les exportations et les importations croissent de 5,4 % et 5,8 %. Les échanges de produits chimiques, parfums et cosmétiques ainsi que les produits textiles sont très dynamiques sur les douze derniers mois.

Le principal partenaire commercial de la région reste l’Union européenne. Les échanges avec cette dernière diminuent légèrement mais représentent toujours près de 70 % tant des exportations que des importations. Les relations avec l’Asie stagnent. Ce continent reste le deuxième partenaire de la région. Les échanges avec l’Amérique sont ceux qui se développent le plus.

Figure 12 – Évolution du commerce extérieur du Centre-Val de Loire

millions d'euros, CAF-FAB
Évolution du commerce extérieur du Centre-Val de Loire
Exportations Importations
T1 2005 3 929 3 513
T2 2005 3 867 3 565
T3 2005 3 741 3 127
T4 2005 4 230 3 720
T1 2006 4 163 3 545
T2 2006 4191 3606
T3 2006 3757 3293
T4 2006 4259 3772
T1 2007 4288 3920
T2 2007 3789 3788
T3 2007 3813 3630
T4 2007 4161 3843
T1 2008 4177 3818
T2 2008 4243 3888
T3 2008 3879 3682
T4 2008 3897 3709
T1 2009 3447 3494
T2 2009 3357 3367
T3 2009 3275 3135
T4 2009 3523 3352
T1 2010 3705 3478
T2 2010 3826 3768
T3 2010 3828 3629
T4 2010 4005 3616
T1 2011 4347 4331
T2 2011 4222 4278
T3 2011 4133 3974
T4 2011 4299 3993
T1 2012 4804 4609
T2 2012 4858 4477
T3 2012 4541 4333
T4 2012 4842 4857
T1 2013 4869 4839
T2 2013 4685 4515
T3 2013 4463 4275
T4 2013 4609 4321
T1 2014 4429 4396
T2 2014 4359 4182
T3 2014 4365 3938
T4 2014 4502 4395
T1 2015 4599 4660
T2 2015 4696 4414
T3 2015 4538 4326
T4 2015 4964 4779
T1 2016 4586 4659
  • Source : Direction générale des douanes du Centre.

Figure 12 – Évolution du commerce extérieur du Centre-Val de Loire

Encadrés

Contexte national : La croissance française s'accélère au premier trimestre 2016.

En France, l’activité bénéficie d’impulsions extérieures. Le prix bas du baril de pétrole contribue à une inflation encore faible, et stimule le pouvoir d’achat des ménages. Celui-ci est soutenu par la diffusion de l’accélération de l’activité à l’emploi. Avec le bas coût du pétrole, les entreprises redressent leur taux de marge, ce qui, couplé à la baisse des taux d’intérêt, améliore les conditions de financement de l’investissement productif. Celui-ci serait le principal facteur de l’accélération de l’activité en 2016. Au premier trimestre, des facteurs temporaires ont joué : rebond des dépenses de chauffage, de celles de services auparavant affectées par les attentats du 13 novembre ou préparation de l’Euro 2016 de football. Ainsi, au premier trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) en volume accélère : + 0,6 %, après + 0,4 % au dernier trimestre 2015. En 2016, la croissance s’élèverait à + 1,6 %, sa plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allègement du coût du travail stimuleraient l’emploi qui augmenterait de 210 000 en 2016. Le taux de chômage "France entière" baisserait à 9,8 % de la population active en fin d’année et à 9,5 % en France métropolitaine.

Contexte international : La reprise s'auto-entretient dans la zone euro.

Dans les pays émergents, l’activité est restée atone au premier trimestre 2016, après avoir beaucoup ralenti en 2015. Le produit intérieur brut du Brésil a continué de se contracter. En revanche, l’activité s’est stabilisée en Russie après plusieurs trimestres de recul. En Chine, l’activité a encore nettement ralenti et les importations ont fortement reculé. Au total, les importations des économies émergentes ont fortement diminué au premier trimestre, et le commerce mondial s’est contracté. Au premier trimestre 2016, les exportations des économies avancées ont été déprimées par le manque de demande en provenance des pays émergents, ce qui a pesé sur la croissance. Dans la zone euro, l’activité a accéléré nettement, tirée par la production industrielle. Avec l’essoufflement des impulsions externes qui ont porté la croissance en 2015, comme la dépréciation de l’euro et la chute des prix du pétrole, les moteurs internes prennent le relais. Stimulée par une nouvelle progression de l’emploi et des salaires, la consommation privée continue en effet de soutenir l’activité, si bien que la reprise s’auto-entretient dans la zone euro.

Pour en savoir plus

«La reprise s'auto-entretient dans la zone euro», Note de conjoncture nationale, juin 2016