1 752 708 habitants en Poitou-Charentes au 1er janvier 2008

Jean-Pierre Ferret

Au 1er janvier 2008, la région Poitou-Charentes comptait officiellement 1 752 708 habitants, soit 2,7 % de la population de la France (métropole + DOM). Depuis 1999, la population de la région a augmenté de plus de 110 000 personnes. L’évolution moyenne est de + 0,74 % par an.

La Charente-Maritime concentre la moitié de la hausse régionale de population enregistrée depuis 1999, avec près de 55 000 habitants supplémentaires. La Vienne, les Deux-Sèvres et la Charente gagnent respectivement environ 25 000, 21 000 et 12 000 habitants.

Figure 1 – La plus forte évolution en Charente-Maritime

La plus forte évolution en Charente-Maritime
Département Populations municipales 2008 Évolution entre 1999 et 2008 Évolution annuelle moyenne 1999-2008 (en %)
Charente 351 581 11 953 0,39
Charente-Maritime 611 714 54 690 1,05
Deux-Sèvres 365 059 20 667 0,65
Vienne 424 354 25 330 0,69
Total 1 752 708 112 640 0,74
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2008).

Poitiers, commune la plus peuplée de la région

La taille moyenne des communes du Poitou-Charentes est de 1 200 habitants. Poitiers demeure la ville la plus peuplée de la région, avec une population municipale de près de 90 000 habitants, devant La Rochelle et Niort. Les autres villes sont en dessous du seuil des 50 000 habitants. Seules sept villes dépassent les 20 000 habitants et douze les 10 000 habitants. À l’inverse, 36 communes comptent moins de 100 habitants et 3 communes moins de 50 habitants. La plus petite commune de la région se situe en Charente, Saint Sulpice de Ruffec avec seulement 36 âmes. Lussac, en Charente-Maritime et Puihardy en Deux-Sèvres comptent respectivement 49 et 48 habitants.

En évolution, pour les communes de plus de 1 000 habitants, Soubise (Charente-Maritime) détient le record régional avec un taux annuel dépassant les 10 %. Sainte-Néomaye (4,48 %), Champigny-le-sec (3,24 %) et Brie (2,60 %) sont les communes à la plus forte évolution dans leurs départements respectifs (Deux-Sèvres, Vienne et Charente).

Parmi les communes de plus de 10 000 habitants, Royan et Poitiers se détachent avec des taux annuels proches de 1 %. À l’opposé, Cognac, Angoulême, Parthenay et Châtellerault voient leur population baisser légèrement.

Figure 2 – 12 villes ont une population municipale supérieure à 10 000 habitants au 1er janvier 2008

12 villes ont une population municipale supérieure à 10 000 habitants au 1er janvier 2008
Commune Populations municipales 2008 Évolution entre1999 et 2008 Évolution annuelle moyenne 1999-2008 (en %)
Poitiers 89 282 5 834 0,75
La Rochelle 75 822 -762 -0,11
Niort 58 072 1 409 0,27
Angoulême 43 112 -59 -0,02
Châtellerault 33 540 -586 -0,19
Saintes 26 470 875 0,37
Rochefort 25 676 -121 -0,05
Cognac 19 066 -468 -0,27
Bressuire 18 605 806 0,49
Royan 18 541 1 439 0,9
Parthenay 10 406 -60 -0,06
Soyaux 10 289 112 0,12
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2008).

Les unités urbaines en essor, principalement grâce aux communes de la périphérie

Neuf unités urbaines dépassent les 25 000 habitants en Poitou-Charentes dont trois comptent plus de 100 000. Hormis celle de Châtellerault, qui est en repli par rapport à 1999, toutes les unités urbaines voient leur population croître. Cependant, ce sont le plus souvent les communes périphériques qui tirent cette croissance, comme à Angoulême ou à La Rochelle. Ainsi, Fléac a une croissance annuelle de 2,25 % alors que la population de la ville d’Angoulême stagne.

Figure 3 – Les neuf unités urbaines de plus de 25 000 habitants au 1er janvier 2008

Les neuf unités urbaines de plus de 25 000 habitants au 1er janvier 2008
Unité urbaine Populations municipales 2008 Évolution entre1999 et 2008 Évolution annuelle moyenne 1999-2008 (en %)
Poitiers 128 090 8 719 0,79
La Rochelle 119 265 3 108 0,29
Angoulême 106 718 2 972 0,31
Niort 68 371 2 279 0,38
Rochefort 37 740 1 740 0,53
Châtellerault 35 362 -664 -0,21
Royan 33 990 2 829 0,97
Saintes 27 978 1 142 0,46
Cognac 27 077 35 0,01
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2008).

Les quatre grandes aires urbaines du Poitou-Charentes dépassent largement les 100 000 habitants. La population de celle de Poitiers atteint même les 230 000 habitants. Leur croissance est plus forte que celle des unités urbaines, preuve de l’étalement de l’urbanisation.

Figure 4 – Les quatre principales aires urbaines du Poitou-Charentes au 1er janvier 2008

Les quatre principales aires urbaines du Poitou-Charentes au 1er janvier 2008
Aire urbaine Populations municipales 2008 Évolution entre 1999 et 2008 Évolution annuelle moyenne 1999-2008 (en %)
Poitiers 230 958 21 740 1,1
La Rochelle 187 262 16 048 1
Angoulême 162 552 8 771 0,62
Niort 137 799 12 205 1,04
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2008).

Forte évolution de la population de l’Aunis

Les pays les plus peuplés du Poitou-Charentes sont la Saintonge romane, le pays de Cognac et la Gâtine. Mais c’est l’Aunis qui connaît la plus forte augmentation depuis 1999 avec une hausse annuelle de population de 2,37 %, soit plus de 12 000 habitants gagnés par rapport à 1999. Le Haut Val de Sèvre, Entre Touvre et Charente ainsi que le Haut Poitou et Clain progressent également sensiblement.

Tous les pays sont en hausse démographique sauf le Thouarsais et la Charente-Limousine qui restent stables et, surtout, le Montmorillonnais (-1 093 h.) et le Loudunais (-274 h.) qui sont en baisse.

Figure 5 – Neuf pays ont plus de 50 000 habitants

Neuf pays ont plus de 50 000 habitants
Pays Populations municipales 2008 Évolution entre1999 et 2008 Évolution annuelle moyenne 1999-2008 (en %)
Saintonge Romane 88 021 9 524 1,28
Ouest Charente - Pays du Cognac 79 746 1 554 0,22
Gâtine 78 952 3 268 0,47
Haute-Saintonge 66 715 3 730 0,64
Aunis 64 450 12 264 2,37
Rochefortais 63 961 6 966 1,29
Vals de Saintonge 54 438 2 565 0,54
Bocage Bressuirais 53 335 2 741 0,59
Six Vallées 51 189 4 854 1,11
Haut-Poitou et Clain 48 980 6 015 1,47
Mellois 44 587 1 985 0,51
Thouarsais 41 128 47 0,01
Charente Limousine 37 090 125 0,04
Marennes Oléron 36 032 3 528 1,15
Ruffecois 35 546 1 384 0,44
Sud-Charente 34 557 883 0,29
Montmorillonnais 34 420 -1 093 -0,35
Horte et Tardoire 33 966 2 621 0,9
Haut Val de Sèvre 32 519 4 327 1,6
Civraisien 27 261 1 380 0,58
Loudunais 24 360 -274 -0,12
Ile de Ré 17 915 1 399 0,91
entre Touvre et Charente 15 867 1 961 1,48
Chauvinois 12 825 351 0,31
Vienne et Moulière 11 827 1 053 1,04
Vals de Gartempe et Creuse 7 760 494 0,73
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2008).

Figure 6 – Évolution annuelle moyenne de la population des pays entre 1999 et 2008

  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2008).

Parmi les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), les communautés d’agglomérations des quatre préfectures départementales sont logiquement les plus peuplées et dépassent toutes les 100 000 habitants. Cependant, la progression la plus forte concerne une communauté d’agglomération plus petite, celle de Royan-Atlantique, avec un gain de 1,33 % par an pour une population de près de 74 000 habitants en 2008.

Sur l’ensemble des EPCI, la communauté de communes (CC) de Sud-Charente enregistre la plus forte évolution de population depuis 1999 (4,8 % par an) devant la CC du canton de Courçon (3,9 % par an). À l’inverse, parmi les communautés de communes de plus de 10 000 habitants, celles du Montmorillonnais, du Thouarsais, du Loudunais et du Confolentais sont en baisse de population et, pour celles de moins de 10 000 habitants, Aulnay de Saintonge (16) et, surtout, Pays de Charlois (86) sont celles qui perdent le plus d’habitants entre 1999 et 2008.

Définitions

Le pays est une catégorie administrative d'aménagement à caractère géographique désignant un territoire présentant une cohésion géographique, économique, culturelle ou sociale. La création d’un pays est le fruit d'une démarche volontaire et contractuelle des communes qui le composent.

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