Emploi, chômage, revenus du travail Édition 2026

L’Insee et la Dares présentent dans cet ouvrage un ensemble d’analyses et d’indicateurs portant sur le marché du travail.

Insee Références
Paru le :Paru le02/07/2026
Emploi, chômage, revenus du travail- Juillet 2026
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Organisation du temps de travail

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Paru le :02/07/2026

Certains salariés, qu’ils soient à temps complet ou à temps partiel, sont soumis à des . En 2025, sur une période de quatre semaines, 46 % des salariés travaillent sur au moins une plage horaire ou un jour atypique (figure 1). Cette part est presque identique à celle de 2015 (45 %). Le travail le samedi est la modalité la plus fréquente : 36 % des salariés travaillent le samedi au moins une fois sur une période d’observation de quatre semaines. Suivent le travail le soir (27 %), le dimanche (21 %) et la nuit (11 %). Les indépendants déclarent plus souvent des horaires atypiques que les salariés. Ils travaillent davantage le soir (48 %) et surtout le week-end (68 % le samedi, 39 % le dimanche) (figure 2).

Figure 1Horaires de travail atypiques des salariés en 2015 et 2025

en %
Horaires de travail atypiques des salariés en 2015 et 2025 (en %) - Lecture : En 2025, 21 % des salariés déclarent travailler au moins un dimanche en moyenne sur quatre semaines.
Horaires de travail atypiques 2015 2025
Soir (20h-00h) 25 27
Nuit (00h-5h) 10 11
Samedi 36 36
Dimanche 19 21
Au moins un horaire atypique 45 46
  • Lecture : En 2025, 21 % des salariés déclarent travailler au moins un dimanche en moyenne sur quatre semaines.
  • Champ : France hors Mayotte, ensemble des salariés, âgés de 15 ans ou plus, vivant dans un logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi 2015 et 2025.

Figure 1Horaires de travail atypiques des salariés en 2015 et 2025

  • Lecture : En 2025, 21 % des salariés déclarent travailler au moins un dimanche en moyenne sur quatre semaines.
  • Champ : France hors Mayotte, ensemble des salariés, âgés de 15 ans ou plus, vivant dans un logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi 2015 et 2025.

Figure 2Horaires de travail atypiques et organisation du travail en 2025

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Horaires de travail atypiques et organisation du travail en 2025 (en %) - Lecture : En 2025, 36 % des salariés travaillent au moins un samedi en moyenne sur quatre semaines.
Caractéristiques A travaillé au moins une fois au cours des quatre semaines précédant l'enquête… Horaires habituels…
… le soir (20h-00h) … la nuit (00h-5h) … le samedi … le dimanche … alternés (2x8, 3x8, équipe, etc.) … variables d'une semaine sur l'autre
Ensemble des salariés 27 11 36 21 6 23
Catégorie socioprofessionnelle
Cadres¹ 38 8 30 19 1 23
Professions intermédiaires 26 10 35 21 5 22
Employés 22 10 46 27 5 27
Ouvriers 21 15 29 14 14 17
Quotité de travail
Temps complet 28 11 36 21 7 22
Temps partiel 21 6 35 21 2 27
Ensemble des indépendants 48 13 68 39 nd nd
  • nd : non disponible.
  • 1. Y compris chefs d’entreprise salariés.
  • Lecture : En 2025, 36 % des salariés travaillent au moins un samedi en moyenne sur quatre semaines.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes ayant un emploi, âgées de 15 ans ou plus, vivant dans un logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2025.

Les horaires atypiques diffèrent aussi selon les catégories socioprofessionnelles des salariés. Les cadres, qui ont des journées de travail plus longues, travaillent davantage que les autres salariés le soir (38 %). Les employés travaillent plus souvent le samedi (46 %) et le dimanche (27 %). Les ouvriers, quant à eux, sont plus concernés que les autres par le travail de nuit (15 %) ; en outre, ils ont plus souvent des horaires habituels alternés (14 %, contre 6 % en moyenne des salariés).

Les salariés à temps partiel ont moins fréquemment des horaires atypiques que ceux à temps complet. Ils travaillent moins le soir (21 % contre 28 %) et la nuit (6 % contre 11 %). Cependant, ils sont autant mobilisés que les autres le samedi et le dimanche, notamment les employés. Les salariés à temps partiel travaillant le week-end sont plus nombreux à déclarer être à temps partiel pour « suivre des études ou une formation », comme les jeunes en formation initiale.

En 2025, 20 % des salariés au moins un jour par semaine sur une période d’observation de quatre semaines (figure 3a), soit une pratique bien plus répandue qu’en 2019, avant crise sanitaire.

Figure 3a – Part des personnes télétravaillant en 2025

en %
Figure 3a – Part des personnes télétravaillant en 2025 (en %) - Lecture : En 2025, 20 % des salariés télétravaillent au moins un jour par semaine en moyenne sur une période de quatre semaines.
Caractéristiques A télétravaillé…
… au cours des quatre dernières semaines … moins d'un jour par semaine … au moins un jour par semaine … un jour par semaine … deux jours par semaine … trois jours par semaine ou plus
Sexe
Femmes 24 3 20 8 8 4
Hommes 21 3 19 7 7 5
Catégorie socioprofessionnelle
Cadres¹ 58 6 52 17 22 13
Encadrants 59 8 52 20 21 11
Non encadrants 56 4 52 14 23 15
Professions intermédiaires 21 4 17 8 6 3
Employés 9 1 8 3 3 2
Ouvriers 0 0 0 0 0 0
Secteur
Agriculture 9 nd nd nd nd nd
Industrie 22 3 20 8 8 3
Construction 12 2 9 4 3 2
Tertiaire marchand 28 3 26 nd nd nd
Information-communication 74 4 70 14 28 28
Services financiers 60 5 55 16 28 12
Services aux entreprises 34 4 30 11 12 8
Commerce 16 1 15 6 6 3
Tertiaire non marchand 16 3 13 6 5 2
Administration publique 30 4 26 13 10 4
Enseignement 15 3 12 nd nd nd
Santé et action sociale 7 3 5 3 nd nd
Ensemble des salariés 23 3 20 8 8 4
  • nd : non disponible.
  • 1. Y compris chefs d’entreprise salariés.
  • Lecture : En 2025, 20 % des salariés télétravaillent au moins un jour par semaine en moyenne sur une période de quatre semaines.
  • Champ : France hors Mayotte, ensemble des salariés, âgés de 15 ans ou plus, vivant dans un logement ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2025.

Plus d’un cadre sur deux (52 %) télétravaille au moins un jour par semaine, contre 17 % des professions intermédiaires et 8 % des employés. Les ouvriers, quant à eux, ne télétravaillent pas. La part des cadres « encadrants » qui télétravaillent, même moins d’un jour par semaine, est légèrement plus élevée que celle des « non-encadrants » (59 % contre 56 %).

Par ailleurs, 11 % des salariés estiment que leur emploi est compatible avec le télétravail, alors qu’ils ne télétravaillent pas (figure 3b). La part des cadres ne télétravaillant pas mais ayant un emploi compatible avec le télétravail est supérieure à celle de l’ensemble des salariés (16 % contre 11 %).

La part des salariés télétravaillant au moins un jour par semaine en 2025 est plus élevée que la moyenne dans le tertiaire marchand (26 %), notamment dans l’information-communication (70 %), les services financiers (55 %) et dans une moindre mesure dans les services aux entreprises (30 %), secteurs où les cadres sont surreprésentés et où la nature des activités se prête davantage au télétravail. À l’inverse, cette part est beaucoup plus faible dans le commerce (15 %) : l’emploi y est souvent jugé non compatible avec le télétravail. Dans le tertiaire non marchand, la part des salariés télétravaillant au moins un jour par semaine est de 13 %. Dans la santé et l’action sociale, cette pratique est rare (5 %), elle est incompatible avec la nature de l’emploi selon près de 9 salariés du secteur sur 10.

Définitions

Les personnes travaillent en horaires atypiques lorsqu’elles déclarent avoir travaillé le samedi, le dimanche, le soir (de 20 heures à minuit) ou la nuit (de minuit à 5 heures), au moins une fois au cours des quatre semaines précédant l’interrogation.

Le télétravail consiste à réaliser des tâches, qui auraient pu être exécutées sur le lieu habituel de travail, hors des locaux de son employeur, pendant ses horaires habituels de travail, en utilisant les technologies de l’information et de la communication (TIC).