Emploi, chômage, revenus du travail Édition 2026

L’Insee et la Dares présentent dans cet ouvrage un ensemble d’analyses et d’indicateurs portant sur le marché du travail.

Insee Références
Paru le :Paru le02/07/2026
Emploi, chômage, revenus du travail- Juillet 2026
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Emplois aidés

Insee Références

Paru le :02/07/2026

En 2025, 1,6 million d’ ont débuté, c’est‑à‑dire des emplois bénéficiant d’une aide publique, hors allégements généraux et dispositifs sectoriels (figure 1). Cette aide peut prendre la forme d’une subvention à l’embauche ou d’une exonération de cotisations sociales et cible des publics ou des territoires spécifiques. Le nombre d’entrées en emplois aidés a baissé de 7 % par rapport à 2024 et chacun des dispositifs contribue à cette diminution.

Figure 1a – Nombre d'entrées en 2023, 2024 et 2025

Figure 1a – Nombre d'entrées en 2023, 2024 et 2025 - Lecture : En 2025, le nombre d’entrées en parcours emploi compétences (PEC) s'élève à 28 800 (-49,5 % par rapport à 2024).
Type d'emploi aidé Entrées cumulées¹ en 2023 (en milliers) Entrées cumulées en 2024 (en milliers) Évolution 2024/2023 (en %) Entrées cumulées en 2025 (en milliers) Évolution 2025/2024 (en %)
Contrat aidé 419,2 391,7 -6,6 343,3 -12,4
PEC 63,5 57,0 -10,3 28,8 -49,5
CUI-CIE 32,3 12,0 -62,8 2,9 -75,7
IAE 323,4 322,8 -0,2 311,6 -3,5
Contrat en alternance 967,0 976,6 1,0 927,5 -5,0
Apprentissage 851,8 890,3 4,5 846,9 -4,9
Contrat de professionnalisation 115,2 86,4 -25,0 80,6 -6,6
Autre emploi aidé 355,4 377,5 6,2 357,7 -5,2
Acre 323,7 344,4 6,4 351,4 2,0
Emplois francs 24,6 24,7 0,7 0,1 -99,7
Autres aides ciblées sur des territoires² 7,1 8,3 18,0 6,3 -24,8
Ensemble 1 741,6 1 745,8 0,2 1 628,5 -6,7
  • 1. Entrées (nouveaux contrats et reconductions).
  • 2. Aides ciblées sur des territoires (zones de revitalisation rurale (ZRR), zones franches urbaines (ZFU), zones de restructuration de la défense (ZRD) et bassins d’emploi à redynamiser (BER)).
  • Lecture : En 2025, le nombre d’entrées en parcours emploi compétences (PEC) s'élève à 28 800 (-49,5 % par rapport à 2024).
  • Champ : France.
  • Sources : Données Urssaf, ASP, France Travail, SIA, SIP ; traitements Dares.

Parmi ces embauches, 343 000 ont été réalisées sur des (nouveaux contrats et reconductions), soit un recul de 12 % par rapport à 2024. Ces embauches sont pilotées par les pouvoirs publics, qui définissent les crédits alloués, les publics ciblés et des objectifs d’embauches. De septembre 2020 jusqu’au printemps 2022, ces contrats aidés ont été mobilisés en réponse à la crise sanitaire, en particulier dans le secteur marchand (), pour lequel les entrées sont passées de 4 000 en 2020 à 80 000 en 2021. Les entrées en CUI-CIE se sont nettement repliées depuis pour atteindre 3 000 en 2025 (-76 % par rapport à 2024), le niveau le plus bas depuis la création de ce contrat. Par ailleurs, les entrées dans les , contrats aidés du secteur non marchand, ont baissé de 49 % par rapport à 2024 pour atteindre 29 000. En revanche, les entrées dans des structures de l’ ont plus légèrement baissé (-3 % par rapport à 2024) et s’établissent à 312 000 en 2025.

En 2025, 928 000 embauches ont été réalisées en contrat d’alternance ( ou ), soit un recul de 5 % par rapport à 2024. Sous les effets conjugués de la réforme de l’apprentissage portée par la loi « Avenir professionnel » et de l’aide exceptionnelle mise en place à l’été 2020, les entrées en contrats d’apprentissage ont très fortement augmenté entre 2019 et 2022 puis ont ralenti jusqu’en 2024. 2025 est la première année de repli après cette phase de forte expansion, avec 847 000 entrées (-5 % par rapport à 2024), en lien avec la baisse à la fois des aides au recrutement et de la prise en charge des coûts pédagogiques.

Enfin, en 2025, 358 000 entrées ont porté sur d’autres dispositifs d’emplois aidés, soit 5 % de moins qu’en 2024. Les entrées retrouvent ainsi leur tendance baissière après un rebond ponctuel en 2024. Le recours à l’ a augmenté de 2 %, à 351 000 entrées en 2025. En raison de la suppression du dispositif des en 2025, il n’y reste que des entrées résiduelles en 2025 (100 contrats ayant été signés en 2024 mais débutant en 2025).

Fin 2025, le nombre de bénéficiaires d’un emploi aidé s’établit à 1,6 million, un niveau en baisse de 5 % par rapport à 2024, mais qui reste supérieur à celui de fin 2018 (1,4 million) (figure 2). Du fait principalement de la poursuite de la diminution des CUI‑CIE et des PEC, le nombre de bénéficiaires de contrats aidés a baissé sur un an de 17 % en 2025, pour atteindre 154 000 salariés en fin d’année. Le nombre de salariés en alternance s’établit à 1,1 million fin 2025, en baisse de 4 % par rapport à 2024. Le nombre de bénéficiaires des autres emplois aidés a diminué de 6 % en 2025 à 361 000 emplois.

Figure 2 – Effectifs en emploi aidé depuis 1990

en milliers
Figure 2 – Effectifs en emploi aidé depuis 1990 (en milliers) - Lecture : Fin décembre 2025, il y a 154 000 bénéficiaires de contrats aidés.
Année Contrat aidé¹ Contrat en alternance² Autre emploi aidé³ Ensemble
1990 263 448 56 767
1991 353 425 64 843
1992 467 401 166 1 033
1993 528 399 159 1 086
1994 647 449 183 1 279
1995 755 463 195 1 413
1996 874 468 112 1 454
1997 864 504 94 1 462
1998 882 540 102 1 523
1999 874 554 103 1 531
2000 818 586 106 1 510
2001 733 590 111 1 434
2002 682 571 152 1 405
2003 578 550 208 1 336
2004 507 549 252 1 308
2005 522 530 273 1 326
2006 510 566 313 1 389
2007 400 616 397 1 413
2008 313 626 341 1 280
2009 391 593 314 1 297
2010 424 592 329 1 345
2011 363 624 367 1 354
2012 305 635 374 1 315
2013 401 618 493 1 512
2014 463 601 531 1 595
2015 517 610 531 1 658
2016 486 629 546 1 660
2017 365 649 467 1 481
2018 245 700 476 1 422
2019 221 703 915 1 839
2020 205 789 1 129 2 123
2021 281 959 895 2 135
2022 219 1 069 405 1 693
2023 206 1 107 367 1 669
2024 185 1 119 383 1 679
2025 154 1 079 361 1 587
  • 1. Travaux d'utilité collective, contrat emploi solidarité, contrat d'emploi consolidé, contrat emploi ville, emploi jeune, contrat d’accompagnement dans l’emploi, contrat d’avenir, contrat unique d’insertion – contrat d’accompagnement dans l’emploi, emploi d'avenir, contrat de retour à l'emploi, contrat initiative emploi, contrats de coopération, aide dégressive à l'employeur, nouveau CIE, contrat insertion – revenu minimum d'activité, CUI-CIE, PEC, IAE.
  • 2. Apprentissage, contrat de professionnalisation, contrat de qualification, contrat de réinsertion en alternance, contrat d'adaptation, contrat d'orientation, Pacte.
  • 3. Aides ciblées sur des territoires (dont emplois francs), dispositifs d'aide à l'embauche des jeunes (exonération jeune sans qualification, exonération sur les embauches de jeune en CDI, aide au premier emploi des jeunes, contrat jeune en entreprise, contrat de génération, AEJ), accompagnement des restructurations, aides à la création d'entreprises.
  • Lecture : Fin décembre 2025, il y a 154 000 bénéficiaires de contrats aidés.
  • Champ : France métropolitaine jusqu'en 2018, France à partir de 2019.
  • Sources : Données Urssaf, ASP, France Travail, SIA, SIP ; traitements Dares.

Figure 2 – Effectifs en emploi aidé depuis 1990

  • 1. Travaux d'utilité collective, contrat emploi solidarité, contrat d'emploi consolidé, contrat emploi ville, emploi jeune, contrat d’accompagnement dans l’emploi, contrat d’avenir, contrat unique d’insertion – contrat d’accompagnement dans l’emploi, emploi d'avenir, contrat de retour à l'emploi, contrat initiative emploi, contrats de coopération, aide dégressive à l'employeur, nouveau CIE, contrat insertion – revenu minimum d'activité, CUI-CIE, PEC, IAE.
  • 2. Apprentissage, contrat de professionnalisation, contrat de qualification, contrat de réinsertion en alternance, contrat d'adaptation, contrat d'orientation, Pacte.
  • 3. Aides ciblées sur des territoires (dont emplois francs), dispositifs d'aide à l'embauche des jeunes (exonération jeune sans qualification, exonération sur les embauches de jeune en CDI, aide au premier emploi des jeunes, contrat jeune en entreprise, contrat de génération, AEJ), accompagnement des restructurations, aides à la création d'entreprises.
  • Lecture : Fin décembre 2025, il y a 154 000 bénéficiaires de contrats aidés.
  • Champ : France métropolitaine jusqu'en 2018, France à partir de 2019.
  • Sources : Données Urssaf, ASP, France Travail, SIA, SIP ; traitements Dares.

Définitions

Un emploi aidé est un emploi bénéficiant d’une aide publique, hors allégements généraux et dispositifs sectoriels. Cette aide peut prendre la forme d’une subvention à l’embauche ou d’une exonération de cotisations sociales et cible des publics ou des territoires spécifiques.

Un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun pour lequel l’employeur bénéficie d’aides publiques. L’accès à ces contrats est réservé aux personnes rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi et leur nombre est piloté par les pouvoirs publics.

Le contrat unique d’insertion (CUI) (introduit en 2010) a pour objet de faciliter l’insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi.

Le CUI‑CIE s’adresse aux employeurs du secteur marchand et ouvre droit à une aide financière. Il peut prendre la forme d’un CDI ou d’un CDD de 6 à 24 mois. Depuis l’été 2020, il cible principalement les jeunes de moins de 26 ans.

Le parcours emploi compétences (PEC) (CUI-CAE avant janvier 2018), s’adresse aux employeurs du secteur non marchand (associations, collectivités locales, établissements publics hospitaliers ou d’enseignement, etc.).

Le dispositif d’insertion par l’activité économique (IAE) permet à des personnes sans emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles de bénéficier d’un contrat de travail. Proposés par certaines structures spécifiques conventionnées par l’État, ces contrats, d’une durée maximale de deux ans, offrent une mise en situation de travail, doublée d’un accompagnement social et professionnel personnalisé.

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) consiste en une exonération partielle de cotisations sociales. En 2019, elle a été ouverte à l’ensemble des créateurs d’entreprise et est devenue automatique ; à compter de janvier 2020, pour les micro‑entrepreneurs uniquement, le dispositif n’est plus automatique et des critères de publics ciblés sont réintroduits ; à compter d’avril 2020, le dispositif est limité à un an pour tous les créateurs/repreneurs d’entreprise.

Expérimentés à partir du 1er avril 2018 puis généralisés à l’ensemble du territoire au 1er janvier 2020, les emplois francs permettent à un employeur de bénéficier d’une aide lorsqu’il embauche en CDI ou en CDD d’au moins six mois un salarié résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV).

Instauré en 2013 et fermé en septembre 2017, le contrat de génération permettait aux entreprises de bénéficier d’une aide financière de l’État si elles embauchaient en CDI un jeune tout en conservant un salarié sénior.

Instauré fin 2012 et fermé au 1er janvier 2018, l’emploi d’avenir s’adressait, sauf exceptions, aux jeunes de 16 à 25 ans (ou 30 ans pour les travailleurs handicapés), sans diplôme ou titulaires d’un CAP‑BEP, ni en emploi ni en formation, présentant des difficultés particulières d’accès à l’emploi. L’emploi d’avenir prenait la forme d’un CDI ou d’un CDD d’un à trois ans.

L’aide à l’embauche des jeunes (AEJ) est un dispositif qui a été mis en place dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » lancé à l’été 2020. Elle a pu bénéficier à tout employeur (hors fonction publique et particuliers employeurs) qui a embauché entre le 1er août 2020 et le 31 mars 2022, en CDI ou CDD de plus de trois mois, un jeune âgé de moins de 26 ans, pour une rémunération inférieure ou égale à deux fois le Smic. Le dispositif a été prolongé du 1er avril au 31 mai 2022 en abaissant toutefois la rémunération plafond à 1,6 Smic.