Les naissances en 2021

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 06/01/2022
- Janvier 2022

Nombre de naissances en 2021 Septembre 2021 : comme en août, plus de naissances qu’un an auparavant

Chiffres détaillés

Paru le : 28/10/2021

Neuf mois après le début de la pandémie de Covid-19, les naissances avaient fortement baissé en France. Le premier confinement, de mi-mars à mi-mai 2020 a eu un impact sur les naissances : - 7 % de nouveau-nés en décembre 2020 par rapport à décembre 2019, - 13 % en janvier 2021 par rapport à janvier 2020. En février, les naissances repartaient à la hausse, tout en restant nettement inférieures à celles observées un an auparavant (- 5 % en moyenne chaque jour). En mars (+ 1 %) et avril (+4 %), elles continuaient d’augmenter et dépassaient celles des mêmes mois en 2020, avant de laisser place à une baisse modérée (- 2 % en mai et en juin 2021 par rapport aux mêmes mois en 2020).

Les naissances repartent à la hausse depuis juillet. En juillet, les naissances revenaient ainsi à leur niveau de 2020, et la reprise des naissances s’intensifie en août et septembre, avec 3 % de bébés en plus qu’en août et septembre 2020. Les bébés nés en août ont été conçus pour la plupart en novembre 2020, pendant le deuxième confinement. Contrairement au premier confinement, il n’y a donc pas eu de chute des naissances neuf mois après le deuxième confinement.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (janvier-septembre), 2 000 bébés sont nés en moyenne chaque jour (- 1 % par rapport à la même période en 2020).

En métropole, la baisse des naissances en janvier 2021 a été particulièrement marquée dans la plupart des départements d’Île-de-France et des régions Grand-Est, Hauts-de-France et Bourgogne-Franche-Comté. Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, les naissances dans ces quatre régions sont en baisse de 2 à 3 % par rapport à il y a un an.

Une première estimation provisoire du nombre de naissances en septembre 2021

Lors de la mise à jour de ce 28 octobre 2021, le nombre de naissances survenues en septembre 2021 est diffusé pour la première fois, les nombres de naissances des mois de juillet et août 2021 sont révisés. Cette première estimation est provisoire, car les bulletins de naissances n’ont pas encore été tous transmis à l’Insee. Une estimation plus précise sera disponible fin novembre, qui ne remettra pas en cause l’ampleur des évolutions déjà observées. Les révisions sont en effet minimes : les naissances du mois d’août 2021 ont été révisées à la hausse de 0,1 % par rapport à la diffusion du 30 septembre 2021.

2 170 bébés nés en moyenne chaque jour en septembre 2021 : 3 % de plus qu’en septembre 2020

Chaque année, en raison de la baisse tendancielle des naissances observée depuis six ans, il naît généralement moins d’enfants chaque mois d’une année par rapport au même mois de l’année précédente. La diminution des naissances observée en janvier 2021 avait cependant été sans commune mesure avec les baisses observées dans le passé. Celle de février était nettement plus modérée. En mars, puis en avril, la reprise à la hausse des naissances, entamée en février, s’était poursuivie. En mai et juin, les naissances repartaient à la baisse, à un rythme proche de la tendance de ces dernières années. En juillet et surtout en août et septembre, elles repartent à la hausse : autant de naissances en juillet 2021 qu’en juillet 2020, 3 % de bébés en plus en août 2021 qu’en août 2020 et 3 % également de bébés en plus en septembre 2021 qu’en septembre 2020.

53 900 naissances ont eu lieu en France en janvier 2021, soit environ 1 740 par jour. C’est 13 % de moins qu’en janvier 2020 (62 200 naissances, soit près de 2 010 par jour). Cette baisse est particulièrement forte : il faut remonter à 1975, la fin du baby-boom, pour observer un phénomène de telle ampleur. Les naissances en septembre et octobre 1975 avaient en effet diminué de 14 % par rapport aux mêmes mois en 1974, et celles d’août et novembre de 10 %. Sans atteindre la même ampleur, les naissances avaient également diminué lors des récessions économiques du début des années 1980 et de 1993, avec des baisses sur un an ayant pu atteindre ponctuellement 10 % certains mois (- 10 % entre mars 1982 et 1983 comme entre avril 1982 et 1983, - 9 % entre février 1992 et 1993). Rien de tel n’a en revanche été observé en lien avec la dernière crise économique de 2008-2009.

En février 2021, les naissances sont nettement moins nombreuses qu’en février 2020, mais 2020 étant une année bissextile, le mois de février 2020 compte un jour de plus que le mois de février 2021. Il est donc préférable de comparer le nombre moyen de naissances par jour : 1 860 en moyenne par jour en février 2021 contre 1 950 en février 2020, soit une baisse de 5 %. La forte baisse des naissances observée en janvier 2021 s’est donc nettement atténuée.

Les naissances se sont rétablies en mars : 61 400 naissances en mars 2021, contre 60 800 en mars 2020, soit une hausse de 1 %. La reprise des naissances s’est confirmée en avril : +4 % par rapport à avril 2020. Elle laisse place à une baisse modérée en mai et juin : -2 par rapport aux mêmes mois en 2020. En juillet 2021, les naissances revenaient à leur niveau de l’année précédente et en août, elles le dépassaient : 65 700 contre 63 500 (qui était un point relativement bas), soit + 3 %. En septembre, la hausse se maintient : 65 000 naissances contre 62 900 un an avant, soit + 3 %.

Une forte baisse ponctuelle en début d’année 2021 liée à la pandémie de Covid-19

La forte baisse des naissances en janvier 2021 pourrait être liée à la pandémie de Covid-19. Le premier confinement a été instauré mi-mars 2020 afin d’enrayer la pandémie, alors que le nombre de décès quotidiens était sur une phase ascendante. Ce contexte de crise sanitaire et de forte incertitude a pu décourager les couples de procréer, les inciter à reporter de plusieurs mois leurs projets de parentalité. Des considérations relatives à la transmission possible du virus de la mère au nouveau-nFfé ont pu également jouer. Il faut également rappeler que pendant ce premier confinement du printemps 2020, les centres de procréation médicalement assistée ont été fermés. La DREES note par ailleurs une baisse marquée du recours à l’interruption volontaire de grossesse en mai et juin 2021, vraisemblablement due à une baisse des conceptions pendant le premier confinement (Études et résultats n°1207).

Quoi qu’il en soit, l’impact éventuel de cette période exceptionnelle sur les naissances ne pouvait s’observer au plus tôt que fin 2020, soit neuf mois après le premier confinement instauré à la mi-mars. La très forte baisse des naissances observée en janvier 2021 (- 13 % par rapport à janvier 2020), qui fait suite à un recul important également dès décembre 2020 (- 7 % par rapport à décembre 2019), montre que la pandémie de Covid-19 a eu un fort impact à la baisse sur les naissances. Des baisses peuvent être observées sans lien avec la pandémie : les naissances ont par exemple diminué de 4 % en août et novembre 2020 par rapport aux mêmes mois en 2019. Mais le fait que la baisse en janvier 2021 est historiquement la plus élevée depuis la fin du baby-boom,qu’elle a suivi une diminution déjà prononcée en décembre 2020, et a laissé place ensuite à une reprise des naissances laisse peu de doute sur le rôle important joué par le contexte de la pandémie sur cette évolution. Le recul des naissances en décembre et janvier a été un phénomène ponctuel en début de pandémie (report des projets de parentalité de quelques mois seulement) et ne s’est pas poursuivi les mois suivants.

Une reprise des projets de parentalité au sortir du premier confinement du printemps 2020

On observe une remontée des naissances en février, neuf mois après la fin du premier confinement, par rapport à janvier. Les bébés nés en février 2021 ont été conçus pour la plupart en mai 2020, soit au cours des derniers jours de la période de confinement du printemps ou à sa sortie.

Cette remontée se confirme en mars, puis à nouveau en avril, premiers mois où les bébés qui ont vu le jour ont tous été conçus après le confinement du printemps 2020. Elle marque une reprise progressive des projets de parentalité en sortie du premier confinement et un rattrapage du déficit de naissances observé en début d’année. Alors que les naissances survenues en janvier et février 2021 étaient inférieures de 11 % à celles survenues au cours des mêmes mois un an plus tôt (de 9 % en tenant compte du fait que l’année 2020 est bissextile), les naissances ayant eu lieu entre le 1er janvier et le 30 avril 2021 n’étaient inférieures que de 4 % à celles survenues au cours de la même période en 2020 (de 3 % en prenant en compte du fait que l’année 2020 est bissextile). Cette remontée des naissances a été la plus forte pour les femmes les plus âgées.

Des naissances à l’été 2021 plus nombreuses qu’à l’été 2020

La remontée des naissances s’était arrêtée dès le mois de mai 2021 : les naissances, qui correspondent à des conceptions pour la plupart au mois d’août 2020, repartaient alors légèrement à la baisse. Le report des projets parentaux du fait du premier confinement semblait terminé, et la baisse tendancielle des naissances, constatée ces dernières années, reprenait son cours. Il est né 2 % de bébés de moins en mai et juin 2021 qu’en mai et juin 2020, baisse du même ordre de grandeur que celle observée l’année passée, entre mai-juin 2020 et mai-juin 2019. Ces évolutions pouvaient alors indiquer que la hausse sur un an des naissances en mars et avril 2021 était temporaire, le temps de « rattraper » en partie les projets parentaux reportés lors du premier confinement.

Mais en juillet, mois de l’année où il naît en général le plus d’enfants, les naissances retrouvaient leur niveau de l’année précédente.. Ces bébés ont été pour la plupart conçus en octobre 2020, avant le second confinement. La hausse s’est poursuivie en août : + 3 % par rapport à août 2020. Les bébés nés en août ont été conçus pour la plupart en novembre 2020, pendant le deuxième confinement, qui a démarré fin octobre et s’est achevé mi-décembre 2020. Contrairement au premier confinement, il n’y a donc pas de chute des naissances neuf mois après le deuxième confinement. Les naissances en août 2021 sont presque du même niveau que celles de juillet 2021, alors que, les années précédentes, il y avait toujours moins de naissances en août qu’en juillet. Il semblerait donc que le premier confinement ait conduit à un report des naissances sur mars-avril 2021, mais aussi sur l’été 2021. La hausse des naissances se confirme en septembre 2021, avec 3 % de bébés en plus qu’en septembre 2020.

Au total, sur la période de début janvier à fin septembre, les naissances en 2021 sont inférieures de 1 % à celles survenues en 2020 au cours de la même période (en tenant compte du fait que 2020 est une année bissextile). C’est finalement une baisse moins forte qu’entre janvier-septembre 2019 et janvier-septembre 2020.

Les nombres des naissances mensuelles qui sont mis à disposition par l’Insee tout au long de l’année ont permis de suivre comment les naissances ont évolué neuf mois après le premier confinement et à sa sortie, et permettront de suivre dans les mois à venir les évolutions après le deuxième confinement.

Nombre moyen de naissances par jour selon le mois depuis 2015

Nombre moyen de naissances par jour selon le mois depuis 2015 - Champ : France
Mois 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 (p)
janvier 2 186 2 128 2 044 2 031 2 038 2 006 1 740
février 2 158 2 103 2 068 1 990 1 960 1 952 1 863
mars 2 073 2 034 2 001 1 927 1 936 1 962 1 979
avril 2 099 2 024 2 022 1 961 1 971 1 924 2 010
mai 2 181 2 123 2 113 2 085 2 053 2 007 1 972
juin 2 240 2 204 2 105 2 116 2 098 2 057 2 026
juillet 2 257 2 273 2 207 2 198 2 189 2 123 2 128
août 2 223 2 204 2 191 2 161 2 137 2 049 2 119
septembre 2 287 2 226 2 168 2 168 2 159 2 097 2 168
octobre 2 233 2 179 2 173 2 157 2 125 2 067
novembre 2 167 2 116 2 135 2 101 2 062 1 973
décembre 2 160 2 074 2 070 2 037 2 032 1 884
  • Lecture : En septembre 2020, il est né en moyenne 2097 enfants par jour en France.
  • Champ : France
  • Source : Insee, statistiques de l’État civil

Nombre moyen de naissances par jour selon le mois depuis 2015

  • Lecture : En septembre 2020, il est né en moyenne 2097 enfants par jour en France.
  • Champ : France
  • Source : Insee, statistiques de l’État civil

Une forte baisse en début d’année en Île-de-France et dans les régions Grand-Est, Hauts-de France et Bourgogne-Franche-Comté

En janvier 2021, les naissances ont diminué dans toutes les régions. En métropole, les plus fortes baisses sont observées dans les régions qui ont connu les plus fortes hausses des décès lors de la première vague de la pandémie de Covid-19 : Grand-Est (- 18 % par jour entre janvier 2020 et janvier 2021), Île-de-France et Bourgogne-Franche-Comté (- 17 %), et Hauts-de-France (- 16 %). À l’inverse, les baisses sont nettement plus modérées en Bretagne et en Normandie (- 6 %). Le recul en janvier 2021 a également été particulièrement important en Guadeloupe, mais dans les régions moins peuplées, les évolutions doivent être interprétées avec précaution, le nombre de naissances pouvant davantage fluctuer d’une année sur l’autre. C’est ainsi le cas dans les autres régions d’outremer.

En février 2021, le nombre moyen de naissances par jour est également inférieur à celui observé en février 2020 dans toutes les régions métropolitaines, à l’exception de la Bretagne (+ 1 %). La diminution est la plus marquée en Bourgogne-Franche-Comté (- 8 %). En mars 2021, les naissances reprennent dans presque toutes les régions. Dans neuf régions métropolitaines, les naissances en mars 2021 sont ainsi supérieures à celles de mars 2020, avec des hausses pouvant atteindre 6 % à 7 % dans le Centre-Val-de-Loire, la Bretagne et les Pays-de-la-Loire. Dans les régions métropolitaines où les naissances baissent, elles ne sont que légèrement inférieures à leur niveau de mars 2020 (- 1 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur, - 2 % en Île-de-France et en Normandie), sauf en Corse où la baisse reste marquée. En avril 2021, la reprise des naissances s’est confirmée. Dans toutes les régions métropolitaines, les naissances en avril 2021 sont plus nombreuses qu’en avril 2020, avec des hausses de 9 à 10 % en Occitanie et en Bretagne et plus marquées encore en Centre-Val-de-Loire (+ 12 %) ou en Corse (+ 19 %). À l’inverse, les hausses sont très modérées dans les Hauts-de-France et les Pays-de-la-Loire (+ 1 %). La situation est plus contrastée dans les régions d’outremer. Les évolutions dans ces régions moins peuplées, comme en Corse, doivent cependant être interprétées avec précaution.

En mai 2021, les naissances baissent dans la plupart des régions : douze régions sont concernées, dont quatre en outre-mer. En métropole, la baisse est la plus marquée en Centre-Val-de-Loire (- 8 % entre mai 2020 et mai 2021), région où la hausse avait été importante en mars et avril. La baisse est aussi parmi les plus fortes en Provence-Alpes-Côte d’Azur (- 5 %), après une hausse importante en avril (+ 6 %) mais pas en mars (- 1 %). Viennent ensuite les Hauts-de-France (- 4 %), qui n’avaient connu pourtant qu’une hausse très modérée des naissances en mars et avril. La situation est donc contrastée : ce n’est pas forcément dans les régions où la reprise des naissances avait été la plus forte que la baisse en mai est la plus marquée. Dans les six régions où elles n’ont pas baissé, les naissances en mai 2021 ne sont que légèrement supérieures à celles de mai 2020, de l’ordre de 1 % le plus souvent, comme c’est le cas en Auvergne-Rhône-Alpes ; l’augmentation est de 2 % en Bretagne, en Normandie et en Corse et de 3 % dans les Pays-de-la-Loire.

En juin 2021, les naissances baissent aussi dans la plupart des régions : douze régions sont concernées, dont deux en outremer. En métropole, la baisse est la plus marquée en Corse (- 10 %), dans les Hauts-de-France (- 5 %), puis dans le Centre-Val-de-Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans le Grand-Est (- 4 %), ainsi qu’en Île-de-France et Bourgogne-Franche Comté (- 3 %). Les naissances augmentent en revanche en Occitanie et en Bretagne (+ 2 %).

En juillet 2021, les naissances augmentent dans un peu plus d’une région sur deux. En métropole, la hausse est la plus marquée en Nouvelle-Aquitaine (+ 4 %), en Occitanie et en Corse (+ 3 %) et la plus forte baisse est constatée en Île-de-France et en Normandie (- 2 %). En août, la hausse se généralise à toutes les régions, sauf Grand-Est (- 1 %). En métropole, elle est la plus forte en Pays-de-la Loire (+ 8 %), Bretagne (+ 7 %) et Occitanie (+ 6 %). En septembre, la hausse reste à un niveau élevé et seule une région (la Guadeloupe) voit ses naissances baisser. La hausse est, comme en août, marquée en Pays de la Loire (+ 8 %) et en Bretagne (+ 7 %) ; elle s’amplifie dans certaines régions, comme en Nouvelle-Aquitaine, en Provence-Alpes-Côte-D’Azur (+ 7 %, après une hausse plus modérée en août) ou en Corse (+8 %).

Sur les neuf premiers mois de l’année, les régions de la façade atlantique ainsi que l’Occitanie enregistrent une stabilité ou une hausse des naissances

Au total, sur les deux premiers mois de l’année 2021, les naissances ont particulièrement diminué par rapport aux mêmes mois en 2020 dans les régions Bourgogne-Franche-Comté, Île-de-France, Hauts-de-France et Grand-Est : les baisses du nombre moyen de naissances journalières sont comprises entre 11 % et 13 % dans ces régions sur la période janvier-février 2021. La reprise des naissances en mars et avril a permis d’atténuer ces baisses. Sur la période janvier-avril 2021, la baisse des naissances par rapport aux mêmes mois des années précédentes dans ces régions est comprise entre 4 % et 5 %. La Bretagne enregistre, quant à elle, des naissances supérieures à 2020 sur les quatre premiers mois de l’année 2021 (+ 3 %). Les évolutions constatées en mai, juin, juillet et août changent peu ce constat.

Sur la période de début janvier à fin septembre, en métropole, les naissances ont le plus diminué dans les quatre régions les plus marquées par la pandémie lors de la première vague (- 2 % à - 3 %), régions qui avaient connu un recul très prononcé des naissances en janvier-février 2021. La baisse est limitée en Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val-de-Loire, Normandie et Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse (- 1 %). Quatre régions métropolitaines connaissent une hausse des naissances entre janvier et septembre 2021 par rapport à la même période en 2020 : Occitanie, Pays-de-la-Loire et Nouvelle-Aquitaine (+ 1 %) ainsi que la Bretagne (+ 3 %).

Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier 2020 et janvier 2021, par région de résidence de la mère

en %
Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier 2020 et janvier 2021, par région de résidence de la mère (en %)
Région Taux d'évolution
Auvergne-Rhône-Alpes -12,0
Bourgogne-Franche-Comté -16,5
Bretagne -6,1
Centre-Val de Loire -12,1
Corse -12,8
Grand Est -17,8
Guadeloupe -20,6
Guyane -9,1
Hauts-de-France -15,6
Île-de-France -16,7
La Réunion -9,9
Martinique -4,0
Mayotte -11,4
Normandie -5,6
Nouvelle-Aquitaine -9,0
Occitanie -11,8
Pays de la Loire -9,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur -12,9
  • Données provisoires. Pour les régions les moins peuplées, ces évolutions doivent être interprétées avec précaution, le nombre de naissances pouvant davantage fluctuer d’une année sur l’autre.
  • Champ : France, par région de domicile de la mère
  • Source : Insee, statistiques de l’État civil

Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier 2020 et janvier 2021, par région de résidence de la mère

  • Données provisoires. Pour les régions les moins peuplées, ces évolutions doivent être interprétées avec précaution, le nombre de naissances pouvant davantage fluctuer d’une année sur l’autre.
  • Champ : France, par région de domicile de la mère
  • Source : Insee, statistiques de l’État civil

Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021, par région de résidence de la mère (en %)

Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021, par région de résidence de la mère (en %)
Région Taux d'évolution
Auvergne-Rhône-Alpes -8,5
Bourgogne-Franche-Comté -12,8
Bretagne -2,8
Centre-Val de Loire -9,3
Corse -8,4
Grand Est -10,6
Guadeloupe -18,0
Guyane -5,1
Hauts-de-France -11,0
Île-de-France -11,0
La Réunion -5,9
Martinique -3,6
Mayotte 1,8
Normandie -6,1
Nouvelle-Aquitaine -8,2
Occitanie -8,9
Pays de la Loire -8,5
Provence-Alpes-Côte d'Azur -8,1
  • Données provisoires. Pour les régions les moins peuplées, ces évolutions doivent être interprétées avec précaution, le nombre de naissances pouvant davantage fluctuer d’une année sur l’autre.
  • Champ : France, par région de domicile de la mère
  • Source : Insee, statistiques de l’État civil

Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021, par région de résidence de la mère (en %)

  • Données provisoires. Pour les régions les moins peuplées, ces évolutions doivent être interprétées avec précaution, le nombre de naissances pouvant davantage fluctuer d’une année sur l’autre.
  • Champ : France, par région de domicile de la mère
  • Source : Insee, statistiques de l’État civil

La baisse des naissances en janvier a été forte dans la plupart des départements, et celle de février plus modérée. Sur les deux premiers mois de l’année 2021, la baisse des naissances a été globalement la plus prononcée dans des départements situés en Île-de-France, dans l’est et dans le nord de la France, parmi les plus touchés par la première vague de Covid-19, avec une forte hausse des décès toutes causes confondues en mars-avril 2020 par rapport aux mêmes mois de 2019. En moyenne, le nombre de naissances par jour en janvier et février 2021 d’enfants domiciliés dans l’Aisne a été inférieur de 20 % à celui de janvier-février 2020. Il a baissé de 10 à 15 % en Seine-Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine, le Val-d’Oise, l’Essonne, le Val-de-Marne, et à Paris, ainsi que dans le Bas-Rhin et l’Oise. Mais d’autres départements moins touchés par la première vague de Covid-19 voient aussi leur nombre de naissances baisser fortement, de 19 % ou plus par exemple dans l’Aude, ou de 10 à 15 % dans les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Orientales et la Loire-Atlantique, alors que la baisse au niveau national a été en moyenne de 9 %.

Pour les départements les moins peuplés, les évolutions doivent être interprétées avec précaution, le nombre de naissances pouvant davantage fluctuer d’une année sur l’autre. C’est pourquoi le commentaire privilégie les départements de taille suffisamment importante.

En mars 2021, les naissances augmentent dans la plupart des départements. Dans six départements sur dix, les naissances en mars 2021 dépassent ainsi celles de mars 2020, alors que dans presque tous les départements il y a eu moins de naissances en janvier-février 2021 qu’en janvier-février 2020. En avril 2021, la hausse se confirme et s’étend. Dans huit départements sur dix, les naissances en avril 2021 dépassent celles d’avril 2020. La hausse dépasse 10 % dans trois départements sur dix, alors qu’au niveau national la hausse est de 4 %.

En mai 2021, les naissances diminuent dans la moitié des départements. La baisse dépasse 5 % dans trois départements sur dix, alors qu’elle est de 2 % au niveau national. Les naissances en mai 2021 sont en revanche supérieures à celles de mai 2020 dans la moitié des départements, avec une hausse qui dépasse 5 % dans deux départements sur dix. En juin 2021, la baisse s’étend à six départements sur dix, et elle dépasse 5 % dans trois départements sur dix.

En juillet, les naissances sont à la hausse dans six départements sur dix, et l’augmentation dépasse 5 % dans trois départements sur dix. En août et en septembre, la hausse s’étend (sept départements sur dix) et dépasse 5 % dans quatre départements sur dix en août et dans la moitié des départements en septembre.

Au total, sur la période janvier-septembre 2021, les naissances sont inférieures à celles de 2020 dans la moitié des départements, et la baisse dépasse 5 % dans six départements. Elles sont au contraire supérieures aux naissances de janvier-septembre 2020 dans l’autre moitié des départements, et huit départements enregistrent au cours de la période au moins 5 % de naissances en plus en 2021 qu’en 2020.

Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021, par département de résidence de la mère

en %
Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021, par département de résidence de la mère (en %) - Lecture : en moyenne, le nombre de naissances par jour d’enfants de mères domiciliées dans le Bas-Rhin a diminué de 14 % entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021.
Département Taux d'évolution
Ain 0,1
Aisne -19,7
Allier -5,9
Alpes-de-Haute-Provence -1,9
Hautes-Alpes -1,1
Alpes-Maritimes -5,6
Ardèche 2,4
Ardennes -14,2
Ariège -16,3
Aube -2,4
Aude -18,6
Aveyron -17,2
Bouches-du-Rhône -10,8
Calvados -8,1
Cantal -9,5
Charente -9,1
Charente-Maritime -5,0
Cher -4,6
Corrèze -2,2
Côte-d'Or -9,5
Côtes-d'Armor 3,1
Creuse 13,8
Dordogne -9,3
Doubs -11,2
Drôme -9,6
Eure -3,8
Eure-et-Loir -3,0
Finistère -3,2
Corse-du-Sud -16,6
Haute-Corse -0,1
Gard -3,7
Haute-Garonne -8,2
Gers -0,2
Gironde -5,4
Hérault -10,6
Ille-et-Vilaine -6,9
Indre -11,6
Indre-et-Loire -10,4
Isère -11,0
Jura -23,8
Landes -3,1
Loir-et-Cher -9,1
Loire -9,7
Haute-Loire -7,5
Loire-Atlantique -11,5
Loiret -13,1
Lot -0,4
Lot-et-Garonne -8,2
Lozère 15,9
Maine-et-Loire -3,8
Manche -2,7
Marne -14,7
Haute-Marne -0,2
Mayenne -5,8
Meurthe-et-Moselle -17,1
Meuse 5,1
Morbihan 0,5
Moselle -8,5
Nièvre -5,2
Nord -7,8
Oise -15,1
Orne -19,0
Pas-de-Calais -12,4
Puy-de-Dôme -3,4
Pyrénées-Atlantiques -11,8
Hautes-Pyrénées -4,2
Pyrénées-Orientales -14,3
Bas-Rhin -13,6
Haut-Rhin -7,7
Rhône -12,3
Haute-Saône -7,8
Saône-et-Loire -16,3
Sarthe -9,2
Savoie -10,4
Haute-Savoie -5,5
Paris -12,3
Seine-Maritime -5,0
Seine-et-Marne -7,0
Yvelines -6,3
Deux-Sèvres -14,9
Somme -8,2
Tarn -7,1
Tarn-et-Garonne -5,0
Var -2,6
Vaucluse -13,1
Vendée -7,6
Vienne -13,0
Haute-Vienne -18,4
Vosges -5,7
Yonne -13,8
Territoire de Belfort -12,8
Essonne -10,4
Hauts-de-Seine -12,4
Seine-Saint-Denis -15,3
Val-de-Marne -9,6
Val-d'Oise -11,0
Guadeloupe -18,0
Martinique -3,6
Guyane -5,1
La Réunion -5,9
Mayotte 1,8
  • Données provisoires. Pour les régions les moins peuplées, ces évolutions doivent être interprétées avec précaution, le nombre de naissances pouvant davantage fluctuer d’une année sur l’autre.
  • Lecture : en moyenne, le nombre de naissances par jour d’enfants de mères domiciliées dans le Bas-Rhin a diminué de 14 % entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021.
  • Champ : France, par département de domicile de la mère
  • Source : Insee, statistiques de l’État civil

Evolution du nombre moyen de naissances par jour entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021, par département de résidence de la mère

  • Données provisoires. Pour les régions les moins peuplées, ces évolutions doivent être interprétées avec précaution, le nombre de naissances pouvant davantage fluctuer d’une année sur l’autre.
  • Lecture : en moyenne, le nombre de naissances par jour d’enfants de mères domiciliées dans le Bas-Rhin a diminué de 14 % entre janvier-février 2020 et janvier-février 2021.
  • Champ : France, par département de domicile de la mère
  • Source : Insee, statistiques de l’État civil

Pour comprendre

L’Insee gère le Répertoire National d’Identification des Personnes Physiques (RNIPP) conformément au décret n° 82-103 du 22 janvier 1982. D’après ce décret, les communes doivent transmettre à l’Insee les informations dès qu’un acte d’état civil est dressé sur le territoire français. À partir du RNIPP, l'Insee met à jour mensuellement le nombre de naissances en France métropolitaine (en remontant jusqu’à janvier 1946) et France y compris DOM (en remontant à janvier 1994 et 2014 y compris Mayotte).

Une présentation générale de la source État civil est accessible dans la rubrique « Définitions, méthodes et qualité » du site insee.fr.

Le nombre des naissances en 2020 par mois, par département et région (au lieu de résidence de la mère – statistiques dite « domiciliées » ; ou de naissance de l’enfant, statistiques dites « enregistrées »), diffusé est définitif. Il peut être légèrement différent du nombre diffusé fin mars 2021 lors de l’élaboration du bilan démographique 2020 (données provisoires).

Le nombre de naissances (données provisoires) par mois en 2021, par département et région (au lieu de résidence de la mère, ou de naissance de l’enfant), a été diffusé pour la première fois le 25 février 2021, pour éclairer les évolutions pendant la pandémie de Covid-19. Chaque mois M, les estimations des mois M-3, M-2 et M-1 sont actualisées, tout en restant provisoires.

Fichier des naissances - septembre 2021
(xlsx, 11 Ko)
Fichier des naissances par département et région - septembre 2021
(xlsx, 72 Ko)

Pour comprendre

L’Insee gère le Répertoire National d’Identification des Personnes Physiques (RNIPP) conformément au décret n° 82-103 du 22 janvier 1982. D’après ce décret, les communes doivent transmettre à l’Insee les informations dès qu’un acte d’état civil est dressé sur le territoire français. À partir du RNIPP, l'Insee met à jour mensuellement le nombre de naissances en France métropolitaine (en remontant jusqu'à janvier 1946) et France y compris DOM (en remontant à janvier 1994 et 2014 y compris Mayotte).

Une présentation générale de la source État civil est accessible dans la rubrique « Définitions, Méthodes et qualité » du site insee.fr.

Le nombre des naissances (données provisoires) en 2020 par mois, par département et région (au lieu de résidence de la mère – statistiques dite « domiciliées » ; ou de naissance de l’enfant, statistiques dites « enregistrées »), diffusé ici a été extrait du RNIPP le 20 février 2021. Il peut être légèrement différent du nombre diffusé fin mars 2021 lors de l’élaboration du bilan démographique 2020.

Le nombre de naissances (données provisoires) par mois en 2021, par département et région (au lieu de résidence de la mère, ou de naissance de l’enfant), a été diffusé pour la première fois le 25 février 2021, pour éclairer les évolutions pendant la pandémie de Covid-19. Chaque mois M, les estimations des mois M-3, M-2 et M-1 sont actualisées, tout en restant provisoires.