Le chômage continue à baisser, mais l’emploi marque le pasNote de conjoncture régionale - 2ᵉ trimestre 2019

Samuel Balmand, Liliane Clément, Florent Isel, Marie-Laure Kayali, Brigitte Martin, Thibaut Martini, Jacques Marty (Insee)

Au 2e trimestre 2019, l’emploi salarié ne progresse plus dans le Grand Est, contrairement au trimestre précédent. L’emploi dans l’industrie, et surtout l’intérim, diminue. Le chômage baisse et les demandeurs d’emploi sont moins nombreux ce trimestre. Les logements autorisés à la construction comme les mises en chantier se replient fortement. La fréquentation des hébergements touristiques reste bien orientée dans la région, comme au niveau national. Seuls les micro-entrepreneurs créent davantage d’entreprises, tandis que les défaillances repartent à la hausse. Les exportations sont stables, malgré des ventes à l’Allemagne, premier partenaire commercial de la région, en augmentation. La croissance allemande fléchit sous l’effet des incertitudes liées au Brexit et des tensions entre la Chine et les États-Unis.

Insee Conjoncture Grand Est
No 20
Paru le : Paru le 10/10/2019
Samuel Balmand, Liliane Clément, Florent Isel, Marie-Laure Kayali, Brigitte Martin, Thibaut Martini, Jacques Marty (Insee)
Insee Conjoncture Grand Est  No 20 - octobre 2019
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Atonie de l’emploi

Au 2e trimestre 2019, l’emploi salarié du Grand Est ne poursuit pas sa progression du trimestre précédent. La perte s’établit à 750 emplois, exclusivement dans le secteur privé. À l’inverse, en France, la tendance reste positive avec une progression de + 0,2 %, après + 0,4 %. Secteur privé comme public suivent la même dynamique à + 0,2 %. Toutes les autres régions créent davantage d’emplois qu’elles n’en détruisent, à l’exception de la Bourgogne-Franche-Comté (- 0,1 %). L’emploi régresse de 0,2 % dans les deux plus importants départements employeurs du Grand Est, le Bas-Rhin et la Moselle, comme dans la Haute-Marne (- 0,3 %). L’emploi est bien orienté en Meurthe- et-Moselle et dans les Vosges (+ 0,2 %).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Grand Est Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Grand Est Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,08 100,19 100,21 100,26
T2 2011 99,93 100,33 100,14 100,44
T3 2011 99,65 100,24 99,95 100,4
T4 2011 99,7 100,3 99,97 100,42
T1 2012 99,4 100,31 99,62 100,38
T2 2012 99,07 100,28 99,22 100,32
T3 2012 98,9 100,14 98,91 100,07
T4 2012 98,51 100,03 98,47 99,94
T1 2013 98,23 99,96 98,11 99,82
T2 2013 98,12 99,86 97,85 99,58
T3 2013 98,06 100,05 97,72 99,76
T4 2013 98,11 100,37 97,56 99,95
T1 2014 98,08 100,41 97,45 99,9
T2 2014 98 100,44 97,28 99,94
T3 2014 97,79 100,32 96,96 99,75
T4 2014 97,58 100,43 96,62 99,83
T1 2015 97,31 100,38 96,35 99,78
T2 2015 97,37 100,62 96,27 100
T3 2015 97,34 100,69 96,33 100,1
T4 2015 97,29 100,89 96,29 100,35
T1 2016 97,34 101,03 96,27 100,52
T2 2016 97,58 101,31 96,56 100,83
T3 2016 97,65 101,59 96,69 101,13
T4 2016 97,69 101,71 96,75 101,27
T1 2017 97,94 102,1 97,01 101,72
T2 2017 98,23 102,46 97,38 102,15
T3 2017 98,28 102,67 97,61 102,47
T4 2017 98,62 103,06 98,04 103,03
T1 2018 98,67 103,25 98,12 103,29
T2 2018 98,55 103,3 98,07 103,43
T3 2018 98,53 103,49 98 103,65
T4 2018 98,51 103,75 98,04 103,99
T1 2019 98,73 104,17 98,33 104,53
T2 2019 98,69 104,41 98,28 104,77
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Légère progression dans le tertiaire marchand hors intérim

L’emploi continue de s’améliorer dans le tertiaire marchand hors intérim, avec un gain de 1 120 emplois salariés, soit une évolution de + 0,1 %. Il est cependant moins dynamique qu’au niveau national (+ 0,3 %). L’hébergement-restauration est le secteur qui contribue le plus à ce gain, avec 930 emplois supplémentaires (+ 1,2 %). Huit départements sur dix sont orientés à la hausse, comme les Ardennes, la Meuse et le Haut-Rhin (+ 0,5 %). Seuls l’Aube et la Moselle perdent des emplois (- 0,3 % et - 0,1 %). Les activités scientifiques et techniques sont les seconds contributeurs de la hausse du secteur, à + 0,3 %.

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Grand Est France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 103,78 101,1
T2 2011 103,12 101,55
T3 2011 99,95 100,12
T4 2011 99,81 99,38
T1 2012 94,41 94,99
T2 2012 89,56 91,98
T3 2012 84 88,02
T4 2012 80,62 85,39
T1 2013 82,74 88,18
T2 2013 84,24 87,15
T3 2013 88,31 89,8
T4 2013 86,93 90,29
T1 2014 88,56 89,35
T2 2014 90,34 91,17
T3 2014 87,91 88,92
T4 2014 88,85 90,06
T1 2015 88,95 89,78
T2 2015 90,93 93,4
T3 2015 94,45 97,02
T4 2015 98,8 99,44
T1 2016 96,91 99,31
T2 2016 98,36 102,2
T3 2016 99,01 105,64
T4 2016 104,32 110,42
T1 2017 108,42 115,46
T2 2017 114,36 120,34
T3 2017 119,2 124,56
T4 2017 126,74 130,17
T1 2018 123,67 129,58
T2 2018 122,42 127,95
T3 2018 120,67 128,13
T4 2018 116,24 125,73
T1 2019 118,96 127,34
T2 2019 116,27 127,07
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Coup d’arrêt dans la construction

Après une croissance de 1,2 % au 1er trimestre 2019, l’emploi dans le secteur de la construction stagne au 2e trimestre. Au niveau national, la croissance s’établit à + 0,5 %. Les plus fortes baisses concernent les Ardennes, la Marne et le Haut-Rhin (entre - 1,0 % et - 0,5 %). À l’inverse, l’amélioration est notable en Meurthe-et-Moselle (+ 1,3 %) et à un degré moindre dans l’Aube et la Meuse (+ 0,8 % et + 0,6 %).

Dans le tertiaire non marchand, l’emploi se maintient, alors qu’il a redémarré en France (+ 0,2 %). Il régresse dans le Bas-Rhin et la Meuse (- 0,3 % et - 0,2 %) et progresse dans les Ardennes et les Vosges, de 0,3 % et 0,4 %.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur en Grand Est

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Grand Est (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,97 99,72 100,15 99,83
T2 2011 99,44 99,7 100,35 99,56
T3 2011 98,79 99,31 100,19 99,41
T4 2011 98,46 99,01 100,28 99,46
T1 2012 98,9 98,47 100,21 99,32
T2 2012 98,53 98,26 99,93 99,28
T3 2012 98,03 98,09 99,96 99,53
T4 2012 97,12 97,66 99,66 99,18
T1 2013 96,12 96,87 99,4 99,09
T2 2013 95,61 96,22 99,12 99,31
T3 2013 95,63 95,62 99,07 99,5
T4 2013 94,94 95,28 98,94 100,02
T1 2014 94,12 94,95 98,79 99,99
T2 2014 93,15 94,55 98,69 100,16
T3 2014 91,6 93,93 98,6 100,25
T4 2014 90,67 93,59 98,44 100,35
T1 2015 89,68 93,04 98,37 100,12
T2 2015 88,68 92,5 98,45 100,31
T3 2015 88,08 92,04 98,57 100,05
T4 2015 87,71 91,56 98,54 100,07
T1 2016 87,47 91,09 99,09 100,19
T2 2016 87,1 90,74 99,43 100,19
T3 2016 86,79 90,55 99,64 100,21
T4 2016 86,33 90 100,07 100,15
T1 2017 87,04 89,68 100,07 100,38
T2 2017 87,42 89,52 100,46 100,39
T3 2017 87,53 89,31 100,64 100,03
T4 2017 87,98 89,18 100,92 100,02
T1 2018 88,27 88,97 101,21 100,01
T2 2018 88,36 88,8 101,36 99,75
T3 2018 88,39 88,66 101,44 99,82
T4 2018 88,99 88,72 101,64 99,73
T1 2019 90,04 88,62 101,83 99,73
T2 2019 90,02 88,48 101,98 99,77
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur en Grand Est

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Retournement de tendance pour l’emploi intérimaire

L’évolution de l’emploi intérimaire est à l’opposé du trimestre précédent (- 2,3 % pour 1 560 emplois en moins). La baisse est moins importante au niveau national (- 0,2 %) et le Grand Est est la région qui perd le plus d’emploi dans ce secteur. Trois départements sont tout de même bien orientés : l’Aube, le Haut-Rhin et la Meurthe-et-Moselle (de + 0,6 % à + 2,1 %). L’emploi intérimaire régresse dans les autres départements, jusqu’à - 6,2 % en Haute-Marne. Les secteurs de la construction et surtout de l’industrie sont les plus touchés. On dénombre respectivement 400 et 1 300 intérimaires de moins, soit de - 3,4 % à - 4,0 %.

L’industrie subit un deuxième trimestre consécutif de baisse (- 0,2 %). C’est le cas dans la quasi-totalité des départements, en particulier le Haut-Rhin où elle atteint 0,5 %, conséquence de la réduction d’effectif du groupe PSA à Mulhouse. Parmi les départements du Grand Est, les Ardennes et la Meuse font figure d’exception avec des gains de 0,4 % et 1,4 %. La fabrication de matériel de transport continue de pâtir le plus de cette diminution (- 0,7 %), alors que la fabrication de biens d’équipements est une nouvelle fois en augmentation à + 0,2 % après + 0,4 %.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
2019T1 2019T2
Ardennes 0,04 0,15
Aube -0,07 -0,02
Marne 0,1 -0,01
Haute-Marne 0,07 -0,28
Meurthe-et-Moselle 0,01 0,2
Meuse 0,44 0,14
Moselle 0,37 -0,24
Bas-Rhin 0,46 -0,23
Haut-Rhin 0,06 0,13
Vosges 0,23 0,23
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement

Depuis la publication de juillet 2018, portant sur le premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d’emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) est étendu aux départements d’outre-mer (hors Mayotte) et à l’ensemble de l’emploi salarié. Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Enfin, l’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge de la DSN.

Baisse du chômage dans la quasi-totalité des zones d’emploi

Au 2e trimestre 2019, le taux de chômage dans le Grand Est s’élève à 8,1 %, proche du niveau métropolitain (8,2 %). Il baisse de 0,6 point sur un an et de 0,1 point sur un trimestre. Il recule dans tous les départements, en particulier en Haute-Marne (- 0,4 point) pour atteindre 7,1 %, taux le plus faible de la région à égalité avec celui du Bas-Rhin. Dans l’Aube, la Meuse et les Vosges, la baisse est de 0,3 point, l’Aube restant le département de la région où le taux de chômage est le plus élevé (10,6 %).

Le nombre de chômeurs augmente légèrement dans la zone d’emploi de Lunéville (+ 0,1 point) et diminue dans toutes les autres zones de la région. C’est dans celle de Vitry-le-François/Saint-Dizier que la baisse est la plus importante (- 0,4 point). Suivent Chaumont-Langres, Bar-le-Duc, Forbach et Saint-Dié-des-Vosges ou le repli est de 0,3 point.

Le taux de chômage le plus élevé est de 10,9 % dans la zone d’emploi de Saint-Dié-des-Vosges et le taux le plus bas de 4,7 % à Wissembourg. L’écart entre ces deux zones se réduit de 0,2 point pour atteindre 6,2 points.

Figure 5Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Grand Est France hors Mayotte
T4 2010 8,8 9,2
T1 2011 8,7 9,1
T2 2011 8,7 9,1
T3 2011 8,8 9,2
T4 2011 9 9,3
T1 2012 9,1 9,5
T2 2012 9,4 9,7
T3 2012 9,5 9,8
T4 2012 9,9 10,1
T1 2013 10,2 10,3
T2 2013 10,3 10,4
T3 2013 10,2 10,3
T4 2013 9,9 10,1
T1 2014 10 10,1
T2 2014 10 10,2
T3 2014 10,1 10,3
T4 2014 10,3 10,4
T1 2015 10,2 10,3
T2 2015 10,4 10,5
T3 2015 10,3 10,4
T4 2015 10,1 10,2
T1 2016 10 10,2
T2 2016 9,9 10
T3 2016 9,8 10
T4 2016 9,9 10
T1 2017 9,5 9,6
T2 2017 9,3 9,5
T3 2017 9,4 9,6
T4 2017 8,6 8,9
T1 2018 8,8 9,2
T2 2018 8,7 9,1
T3 2018 8,7 9,1
T4 2018 8,3 8,8
T1 2019 8,2 8,7
T2 2019 8,1 8,5
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Moins de demandeurs d’emploi mais forte hausse pour les jeunes hommes

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C baisse de 0,5 % à 452 760 ce trimestre. Ceux qui n’ont exercé aucune activité (catégorie A) sont 277 650, soit une diminution de 0,1 % après - 1,3 % au trimestre précédent. C’est un peu moins qu’au niveau métropolitain (- 0,4 %).

L’amélioration se poursuit dans les départements de la Haute-Marne (- 2,2 %) , de l’Aube, de la Moselle (- 0,4 %), du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. En revanche le nombre de demandeurs d’emploi augmente dans les Ardennes, la Meuse, la Marne et les Vosges.

Après plusieurs trimestres de diminution, le nombre de jeunes demandeurs d’emploi repart à la hausse (+ 1,8 %), en particulier chez les hommes (+ 3,4 %), alors que celui des seniors poursuit sa baisse, mais à un rythme plus faible (- 0,3 %). À l’inverse du trimestre précédent, le nombre d’hommes demandeurs d’emploi augmente (+ 0,6 %), alors que celui des femmes recule (- 0,9 %).

Le chômage de longue durée régresse pour le 3e trimestre consécutif (- 0,8 %). Ce sont ainsi 221 120 personnes qui recherchent un emploi depuis plus d’un an, soit 48,8 % des demandeurs d’emploi, alors que cette part se stabilise en légère hausse en France métropolitaine (47,5 % après 47,4 %).

Au 2e trimestre 2019, le nombre d’entrées à Pôle emploi diminue de 1 %. À l’inverse du précédent, les entrées pour fin de contrat et de mission d’intérim baissent de 2,2 %. Les licenciements économiques restent stables et les ruptures conventionnelles reculent de 2 %.

Figure 6Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 2ᵉ trimestre 2019

Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 2ᵉ trimestre 2019
Code Géographique Libellé Taux de chômage (en %) Évolution par rapport au dernier trimestre (en points de %)
FR2101 Charleville-Mézières 10,4 -0,2
FR2102 Troyes 10,7 -0,2
FR2103 Châlons-en-Champagne 6,9 -0,1
FR2104 Épernay 5,9 -0,1
FR2105 Reims 8,9 -0,1
FR2106 Chaumont-Langres 5,7 -0,3
FR2107 Vitry-le-François/Saint-Dizier 8,8 -0,4
FR4101 Longwy 8,2 -0,2
FR4102 Lunéville 9,6 0,1
FR4103 Nancy 7,6 -0,2
FR4104 Bar-le-Duc 6,7 -0,3
FR4105 Commercy 8,8 -0,2
FR4106 Verdun 9,0 -0,1
FR4107 Metz 7,9 -0,2
FR4108 Forbach 10,8 -0,3
FR4109 Sarrebourg 6,3 -0,1
FR4110 Sarreguemines 7,8 -0,2
FR4111 Thionville 7,8 -0,2
FR4112 Épinal 8,9 -0,2
FR4113 Remiremont 8,1 -0,1
FR4114 Saint-Dié-des-Vosges 10,9 -0,3
FR4115 Neufchâteau 7,3 -0,1
FR4201 Haguenau 5,7 -0,1
FR4202 Molsheim-Obernai 5,1 -0,2
FR4203 Saverne 5,5 -0,1
FR4204 Sélestat 6,2 -0,1
FR4205 Strasbourg 8,6 -0,1
FR4206 Wissembourg 4,7 -0,1
FR4207 Colmar 6,2 -0,2
FR4208 Mulhouse 9,3 -0,1
FR4209 Saint-Louis 6,6 -0,1
FR0052 Cosne-Clamecy 7,1 -0,3
FR0056 Roissy - Sud Picardie 9,4 -0,1
FR1103 Coulommiers 6,2 -0,3
FR1104 Meaux 8,1 -0,3
FR1108 Provins 7,9 -0,2
FR2201 Château-Thierry 9,7 -0,1
FR2202 Tergnier 13,1 -0,3
FR2203 Thiérache 14,2 -0,4
FR2204 Laon 10,3 -0,3
FR2205 St-Quentin 12,7 -0,3
FR2206 Soissons 11,3 -0,1
FR2602 Chatillon 7,8 -0,1
FR2603 Dijon 7,0 -0,1
FR2604 Montbard 6,9 0,0
FR2612 Auxerre 7,7 0,0
FR2613 Avallon 7,1 -0,2
FR2614 Sens 8,2 -0,2
FR4301 Besançon 7,0 -0,1
FR4302 Belfort-Montbéliard-Héricourt 9,2 -0,2
FR3117 Maubeuge 13,8 -0,5
FR4308 Gray 7,8 -0,1
FR4309 Vesoul 7,6 -0,2
BE32 Prov. Hainaut (Région Wallonne) 6,9 -0,5
BE33 Prov. Liège (Région Wallonne) 6,9 -0,5
BE34 Prov. Luxembourg (Région Wallonne) 6,9 -0,5
BE35 Prov. Namur (Région Wallonne) 6,9 -0,5
DE11 Stuttgart (Bade-Wurtemberg) 3,0 -0,1
DE12 Karlsruhe (Bade-Wurtemberg) 3,0 -0,1
DE13 Freiburg (Bade-Wurtemberg) 3,0 -0,1
DE14 Tübingen (Bade-Wurtemberg) 3,0 -0,1
DEB1 Koblenz (Rhénanie-Palatinat) 4,3 -0,1
DEB2 Trier (Rhénanie-Palatinat) 4,3 -0,1
DEB3 Reinhessen-Pfalz (Rhénanie-Palatinat) 4,3 -0,1
DEC0 Sarre 6,0 0,0
LU Luxembourg 5,5 0,1
CH Suisse du Nord-Ouest 4,2 0,4
  • Note : données provisoires pour le deuxième trimestre 2019.
  • * Zone d’emploi (FR), Région (BE), Land (DE), Pays (LU), Suisse du Nord-Ouest (CH).
  • Sources : Insee, Statbel, Destatis, Statec, OFS.

Figure 6Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 2ᵉ trimestre 2019

  • Note : données provisoires pour le deuxième trimestre 2019.
  • Sources : Insee, Statbel, Destatis, Statec, OFS.

Contraction des permis de construire et des mises en chantier

Entre juin 2018 et juin 2019, le nombre de logements autorisés à la construction diminue sur un an de 15,6 % dans le Grand Est et de 6,9 % en France. Dans la région, cette dégradation est principalement liée aux logements collectifs, en baisse de 20 %. Avec seulement 6 700 autorisations délivrées, le Bas-Rhin, qui représente à lui seul 25 % des permis de construire, enregistre la chute la plus importante (- 37 %). La Meurthe-et-Moselle et le Haut-Rhin, qui rassemblent un autre quart des logements autorisés régionaux, sont aussi en recul, contrairement à la Marne dont la progression est de 23 %. Les autorisations croissent également dans les départements ruraux des Vosges, de la Haute-Marne et des Ardennes.

Les mises en chantier de logements sont orientées à la baisse, en France comme dans le Grand Est (- 4,6 % et - 6,4 %). Dans le Bas-Rhin, 7 700 logements ont été commencés contre 9 400 un an auparavant, soit un tassement de 19 %. La Moselle et le Haut-Rhin, dont les volumes d’ouvertures de chantier sont proches, connaissent des évolutions contrastées : - 11 % et + 11 %. Il en est de même pour la Meurthe-et-Moselle et la Marne (- 19 % et + 19 %). La tendance est favorable dans l’Aube et dans les Vosges au contraire des Ardennes, de la Haute-Marne et surtout de la Meuse (- 16 %), mais les volumes y sont nettement inférieurs avec moins de 500 logements commencés.

Dans le non-résidentiel, les surfaces autorisées à la construction poursuivent leur hausse. La croissance est de 1,3 % en France et de 6,3 % dans le Grand Est. Au cours des douze derniers mois, près de 1,5 million de mètres carrés cumulés de locaux ont été autorisés dans le Bas-Rhin et en Moselle. Ce chiffre est en progression de 32 % par rapport au cumul annuel précédent. L’Aube et la Meuse affichent également un bon dynamisme, mais sur des volumes nettement moins importants. En revanche, le repli varie de 21 % à 37 % dans le Haut-Rhin, la Meurthe-et-Moselle, les Ardennes et la Haute-Marne.

Les mises en chantier des locaux poursuivent quant à elles leur baisse dans le Grand Est. En cumul annuel, elles sont en recul de 5,7 % pour une stabilité en France. Dans la Marne et en Meurthe-et-Moselle, la baisse est supérieure à 35 %. Elle est plus limitée dans les Vosges, la Haute-Marne et le Haut-Rhin. Le Bas-Rhin et la Moselle, qui rassemblent 43 % des mises en chantier de locaux, gagnent respectivement 11 % et 6 %.

Figure 7Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
Grand Est France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 100,67 101,59
févr. 2011 101,33 101,8
mars 2011 104 101,24
avril 2011 105,33 101,05
mai 2011 108,33 102,66
juin 2011 107 102,92
juil. 2011 108,67 103,1
août 2011 111 104,3
sept. 2011 112,33 105,85
oct. 2011 113 106,54
nov. 2011 116,33 107,57
déc. 2011 119 108,66
janv. 2012 121 108,45
févr. 2012 123 108,64
mars 2012 120,67 108,6
avril 2012 119,67 109,06
mai 2012 116,33 107,66
juin 2012 116,33 107,15
juil. 2012 116,33 106,38
août 2012 115 106,54
sept. 2012 117 104,34
oct. 2012 114 103,84
nov. 2012 110,67 102,77
déc. 2012 106,33 100,96
janv. 2013 106,67 101,07
févr. 2013 105,67 102,56
mars 2013 107 102,87
avril 2013 105,33 101,17
mai 2013 104 99,22
juin 2013 100,67 97,5
juil. 2013 96,33 95,53
août 2013 92,33 92,45
sept. 2013 87,67 90,96
oct. 2013 85,33 90,37
nov. 2013 86 89,57
déc. 2013 86,67 88,67
janv. 2014 81,67 86,6
févr. 2014 79,33 83,55
mars 2014 80 82,63
avril 2014 79,67 81,39
mai 2014 82,33 81,39
juin 2014 82 81,46
juil. 2014 86,33 81,83
août 2014 88 81,58
sept. 2014 89,67 81,73
oct. 2014 91 80,83
nov. 2014 88,67 79,88
déc. 2014 89 79,78
janv. 2015 88 79,55
févr. 2015 85,67 79,02
mars 2015 82,67 78,12
avril 2015 82,67 79,09
mai 2015 77,67 78,56
juin 2015 78,33 79,46
juil. 2015 76 79,27
août 2015 77,33 80,24
sept. 2015 75,33 81,08
oct. 2015 76,33 81,71
nov. 2015 77,67 83,7
déc. 2015 77 84,92
janv. 2016 78 85,25
févr. 2016 81,33 86,72
mars 2016 79,67 87,01
avril 2016 82 87,98
mai 2016 84,33 89,97
juin 2016 86,67 90,33
juil. 2016 86 91,25
août 2016 86,33 92,36
sept. 2016 90 94,52
oct. 2016 91 95,26
nov. 2016 91,67 96,14
déc. 2016 94 97,21
janv. 2017 96,67 97,92
févr. 2017 96,67 98,03
mars 2017 98 100,15
avril 2017 95 100
mai 2017 94,67 100,8
juin 2017 94,33 101,85
juil. 2017 97,67 103,21
août 2017 98,33 103,61
sept. 2017 100 103,8
oct. 2017 101,33 104,2
nov. 2017 101 103,25
déc. 2017 100,67 102,96
janv. 2018 100 103,13
févr. 2018 100,33 103,69
mars 2018 99,67 102,27
avril 2018 103,67 102,22
mai 2018 105 101,89
juin 2018 106 100,48
juil. 2018 104,67 99,1
août 2018 105 98,66
sept. 2018 101,33 97,73
oct. 2018 97,67 97,52
nov. 2018 97,33 97,29
déc. 2018 94,33 95,97
janv. 2019 93,67 95,64
févr. 2019 91 94,29
mars 2019 94 93,83
avril 2019 90,67 94,21
mai 2019 89,67 93,64
juin 2019 89,67 93,58
juil. 2019 88,33 93,85
août 2019 85 93,04
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 7Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Un bon trimestre pour la fréquentation touristique dans le Grand Est

Avec près de 5,1 millions de nuitées au 2e trimestre 2019, la fréquentation des hébergements touristiques collectifs du Grand Est (hors campings) est en augmentation de 2,8 % par rapport à la même période l’année précédente. Cette hausse est légèrement plus marquée qu’au niveau métropolitain (+ 2,5 %) et concerne autant la clientèle résidente que celle en provenance de l’étranger.

La fréquentation touristique croît fortement en avril (+ 8 %), portée par l’affluence de touristes en provenance de l’étranger (+ 17 %). Les touristes ont été moins nombreux en mai (- 6 %), probablement à cause d’une météo plus capricieuse durant ce mois et d’un calendrier de vacances moins favorable qu’en 2018, les jours fériés des 1er et 8 mai étant des mercredis, jour moins favorable à la prolongation d’un week-end. Le volume des nuitées est à nouveau en hausse au mois de juin (+ 7 %).

Localement, la fréquentation progresse dans les métropoles de Strasbourg et Metz (+ 9 % et + 6 % respectivement) et se contracte légèrement dans le massif des Vosges et la région de Troyes (- 1 % et - 3 %).

Dans les hôtels, elle est en hausse tant au niveau régional (+ 2,2 %) qu’au niveau métropolitain (+ 2,4 %). Dans le Grand Est, cet accroissement est davantage lié aux touristes en provenance de France que ceux en provenance de l’étranger (+ 3,1 % contre + 0,5 %), alors qu’en France métropolitaine la contribution des deux types de clientèle est beaucoup plus équilibrée.

La fréquentation des autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) affiche une belle progression de 5 % au 2e trimestre, soit près du double de celle relevée en métropole. L’augmentation du nombre de nuitées des non-résidents dépasse les 12 %, alors qu’elle n’est que de 2 % pour les touristes résidant en France. L’engouement pour cette forme de tourisme se confirme dans le Grand Est, avec une hausse de la fréquentation par rapport à la même période un an auparavant chaque trimestre depuis l’été 2017.

Figure 8Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011)
Grand Est France entière
T4 2011 100 100
T1 2012 100,28 100,42
T2 2012 99,67 100,07
T3 2012 99,34 99,79
T4 2012 99,5 99,89
T1 2013 100,08 99,78
T2 2013 100,66 99,65
T3 2013 101,2 99,61
T4 2013 101,62 99,43
T1 2014 101,17 98,91
T2 2014 101,26 98,9
T3 2014 101,87 98,87
T4 2014 102,4 99,15
T1 2015 102,66 99,45
T2 2015 102,71 99,65
T3 2015 102,57 100,15
T4 2015 101,93 99,42
T1 2016 102,77 99,8
T2 2016 102,61 98,87
T3 2016 102,49 97,67
T4 2016 103,94 98,72
T1 2017 104,09 99,31
T2 2017 105,56 100,94
T3 2017 107,34 102,67
T4 2017 108,39 103,8
T1 2018 109,39 104,78
T2 2018 109,6 105,17
T3 2018 109,52 105,84
T4 2018 109,36 106,17
T1 2019 109,16 105,99
T2 2019 109,78 106,66
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 8Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.
Avertissement

Fréquentation touristique - Révision des séries concernant les hôtels à compter du 1er janvier 2019

À partir du 1er janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d’une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette nouvelle méthode d’imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées mais n’a pas d’impact sur les évolutions (en savoir plus).

Créations d’entreprises : seules les micro-entreprises sont plus nombreuses

Le nombre de créations d’entreprises se tasse au 2e trimestre 2019 par rapport au trimestre précédent (+ 0,4 % après + 6,1 %), ce qui représente 10 320 entreprises de plus dans le Grand Est. Cette hausse est exclusivement le fait des micro-entreprises (+ 0,9 %). Au niveau national, les créations sont aussi en diminution, passant de + 7,9 % à + 1,0 %. En revanche, ce sont les entreprises classiques qui soutiennent les créations (+ 2,4 %), alors que le nombre d’immatriculations de micro-entreprises diminue de 0,5 %.

Par rapport au cumul annuel mesuré un an plus tôt, 4 300 entreprises supplémentaires ont été créées, soit une augmentation de 12 %. La progression est toujours plus marquée chez les micro-entrepreneurs (+ 17 %) que pour les entreprises classiques (+ 9 %).

Comme lors du trimestre précédent, la hausse concerne l’ensemble des départements. Le Bas-Rhin est celui où la progression est la moins importante (+ 6,8 %). La croissance des créations dépasse 10 % dans tous les autres départements, les plus fortes se situant en Haute-Marne (+ 18 %), dans l’Aube et la Meurthe-et-Moselle (+ 20 % chacun).

Les grands secteurs d’activités présentent un rythme similaire à celui du trimestre précédent. Par rapport au 2e trimestre 2018, l’industrie crée 5,8 % d’entreprises supplémentaires et le commerce, le transport et l’hébergement-restauration 18 %. L’immatriculation des micro- entreprises soutient la hausse des créations dans l’ensemble, à l’exception de la construction où le gain est de 14 % pour les deux types d’entreprises.

Figure 9Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Grand Est hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Grand Est y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,84 99,21 90,82 91,58
T2 2011 97,08 98,32 93,65 91,91
T3 2011 99,84 99,03 92,79 91,78
T4 2011 95,09 99,02 89,69 92,67
T1 2012 95,58 94,8 92,02 94,08
T2 2012 92,04 91,64 91,96 91,78
T3 2012 92,04 92,21 90,29 91,48
T4 2012 88,49 93,14 85,05 89,91
T1 2013 107,75 100,2 92,96 90,69
T2 2013 105,78 101,18 89,04 90,02
T3 2013 110,2 101,65 89,1 89,4
T4 2013 116,58 104,07 90,96 91,62
T1 2014 109,75 103,69 88,75 92,16
T2 2014 108,41 103,15 91,77 91,71
T3 2014 104,65 101,94 87,53 93,19
T4 2014 109,04 103,49 90,12 93,44
T1 2015 112,54 110,96 77,62 87,64
T2 2015 117,32 115,42 76,26 87,18
T3 2015 121,02 118,27 76,7 88,02
T4 2015 124,94 120,47 77,84 89,5
T1 2016 124,81 122,63 79,68 90,84
T2 2016 130,57 127,94 82,48 95,05
T3 2016 132,98 130,1 82,48 92,26
T4 2016 122,76 127,02 76,53 92,18
T1 2017 135,09 129,94 81,5 95,18
T2 2017 135,66 130,63 80,58 94,72
T3 2017 135,82 135,65 84,15 99,74
T4 2017 143,73 142,39 90,99 107,49
T1 2018 145,05 143,48 92,67 111,32
T2 2018 152,51 148,77 98,01 115,17
T3 2018 149,28 148,02 96,58 116,21
T4 2018 155,77 151,29 100,28 122,05
T1 2019 162,42 156,89 106,42 131,7
T2 2019 162,47 160,72 106,82 133,02
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 9Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Nouvelle hausse des défaillances d’entreprises

Au 2e trimestre 2019, 4 180 entreprises ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire en cumul annuel brut, soit une nouvelle hausse de 7,2 % par rapport au 2e trimestre 2018. En France, l’augmentation continue également, mais à un niveau moindre (+ 1,5 % après + 2,0 %). La progression des défaillances concerne la plupart des départements ; seuls le Bas-Rhin et les Ardennes sont en diminution (- 7,5 % et - 5,1 %). Le commerce et les services marchands hors intérim, qui regroupent plus de deux tiers des défaillances, sont en hausse de 14,2 % et 9,9 %.

Comparé au 1er trimestre 2019, le cumul annuel brut d’entreprises défaillantes décroît de 1,6 % comme au niveau national (- 1,1 %).

Figure 10Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2010
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2010)
Grand Est France entière
déc. 2010 100 100
janv. 2011 101,3 100,05
févr. 2011 101,47 100,01
mars 2011 98,81 99,36
avril 2011 97,73 98,97
mai 2011 100,11 100,3
juin 2011 97,41 99,27
juil. 2011 98,01 98,66
août 2011 97,6 98,73
sept. 2011 97,04 98,35
oct. 2011 96,98 98,49
nov. 2011 96,61 98,79
déc. 2011 96,07 98,61
janv. 2012 96,4 99,39
févr. 2012 96,74 99,42
mars 2012 96,96 98,69
avril 2012 98,79 98,95
mai 2012 94,95 97,57
juin 2012 95,68 97,65
juil. 2012 96,44 99
août 2012 95,42 98,83
sept. 2012 95,7 98,38
oct. 2012 96,83 99,98
nov. 2012 97,71 100,13
déc. 2012 99,68 101,27
janv. 2013 99,74 101,04
févr. 2013 99,48 100,84
mars 2013 100,02 100,65
avril 2013 99,61 101,76
mai 2013 100,37 102,02
juin 2013 100,11 102,37
juil. 2013 100,67 103,12
août 2013 100,6 103,02
sept. 2013 101,12 103,82
oct. 2013 100,54 103,76
nov. 2013 99,42 103,59
déc. 2013 99,5 103,65
janv. 2014 99,27 103,82
févr. 2014 101,47 104,8
mars 2014 100,91 104,77
avril 2014 101,55 104,96
mai 2014 101,62 104,53
juin 2014 102,05 104,7
juil. 2014 101,88 104,7
août 2014 101,64 104,71
sept. 2014 103,28 105
oct. 2014 103,84 104,8
nov. 2014 104,86 104,87
déc. 2014 104,77 103,43
janv. 2015 104,94 103,92
févr. 2015 104,94 103,76
mars 2015 105,81 105,63
avril 2015 105,83 105,72
mai 2015 103,26 103,53
juin 2015 105,18 104,99
juil. 2015 104,62 104,53
août 2015 104,79 104,12
sept. 2015 103,15 104,29
oct. 2015 101,25 102,87
nov. 2015 101,79 103,15
déc. 2015 101,77 104,44
janv. 2016 101,36 103,2
févr. 2016 100,45 102,56
mars 2016 99,96 101,22
avril 2016 100,28 100,17
mai 2016 103,93 102,61
juin 2016 101,92 101,2
juil. 2016 100,22 99,75
août 2016 100,13 99,61
sept. 2016 99,48 98,56
oct. 2016 99,89 98,25
nov. 2016 98,45 97,8
déc. 2016 95,94 96,21
janv. 2017 96,27 95,95
févr. 2017 94,45 95,01
mars 2017 94,86 94,82
avril 2017 93,24 93,56
mai 2017 93,2 93,54
juin 2017 91,39 92,43
juil. 2017 91,63 92,05
août 2017 91,75 92,12
sept. 2017 91,02 91,03
oct. 2017 91,43 90,71
nov. 2017 89,16 90,09
déc. 2017 89,66 90,3
janv. 2018 87,89 89,51
févr. 2018 86,81 89,03
mars 2018 85,21 87,99
avril 2018 84,16 88,21
mai 2018 83,27 87,33
juin 2018 84,18 87,41
juil. 2018 85,6 87,82
août 2018 84,59 88,29
sept. 2018 86,23 88,61
oct. 2018 86,77 89,5
nov. 2018 88,73 89,43
déc. 2018 88,47 89,57
janv. 2019 89,81 90,25
févr. 2019 91,54 90,15
mars 2019 91,71 89,75
avril 2019 91,75 89,93
mai 2019 90,76 89,66
juin 2019 90,27 88,74
juil. 2019 89,6 88,53
  • Notes : données mensuelles brutes au 25 septembre 2019, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 10Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 25 septembre 2019, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Les partenaires commerciaux anglo-saxons participent au maintien des exportations

Les exportations en valeur du Grand Est au 2e trimestre 2019 sont stables, rapportées à celles du même trimestre l’année précédente (+ 0,8 %), à 16,8 milliards d’euros. Elles étaient en hausse marquée en glissement annuel au trimestre précédent (+ 6,1 %) et progressent sur quatre trimestres glissants (+ 2,7 %).

Vers les partenaires de la zone euro, les exportations reculent (- 1,4 %), après avoir augmenté au 1er trimestre (+ 2,6 %).

Les ventes à destination de l’Allemagne, qui représentent près du quart des exportations, restent stables (- 0,4 %, après + 1,4 %), comme celles vers les Pays-Bas et la Suisse. La progression des exportations vers le Royaume-Uni se poursuit (+ 4,0 %, après + 27,5 % et + 13,1 % sur quatre trimestres glissants). Celles vers l’Italie et la Belgique, dont le niveau variait peu auparavant, sont orientées à la hausse (+ 6,7 % et + 5,6 %). En revanche, celles vers l’Espagne, stables également au trimestre précédent, sont en net repli (- 11,1 % et - 6,9 % sur quatre trimestres glissants). Hors d’Europe, la forte hausse vers les États-Unis perdure (+ 22,8 %, après + 40,7 % et + 27,0 % sur quatre trimestres glissants). Ces destinations représentent chacune plus de 4 % des exportations et 70 % ensemble.

Les ventes de véhicules automobiles, dont la bonne tenue sur quatre trimestres glissants (+ 12,9 %) est à souligner, de produits chimiques et d’équipements électriques autres qu’appareils ménager sont orientées à la hausse, comme au trimestre précédent (+ 7,9 %, + 4,7 % et + 2,3 %). Celles de boissons se maintiennent (+ 0,6 %, après + 8,6 %), tandis que la tendance se retourne pour les machines et équipements d’usage général et les produits pharmaceutiques (- 1,5 % et - 2,3 %). Les exportations d’équipements automobiles et de produits sidérurgiques continuent à décroître (- 10,1 % et - 9,8 %), avec une certaine constance pour les premières (- 11,2 % sur quatre trimestres glissants). Les ventes de chacun de ces produits dépassent près de 4 % des exportations et en représentent près de la moitié ensemble. 

Figure 11Exportations du Grand Est

en milliards d’euros
Exportations du Grand Est (en milliards d’euros)
Trimestre Exportations
T2 2016 15,614
T3 2016 14,387
T4 2016 14,993
T1 2017 15,560
T2 2017 15,816
T3 2017 14,821
T4 2017 16,354
T1 2018 16,233
T2 2018 16,704
T3 2018 15,371
T4 2018 16,411
T1 2019 17,227
T2 2019 16,834
  • Note : données CAF-FAB hors matériel militaire, valeurs brutes de collecte.
  • Source : Douanes.

Figure 11Exportations du Grand Est

  • Note : données CAF-FAB hors matériel militaire, valeurs brutes de collecte.
  • Source : Douanes.
Exportations

Les données étant révisées tous les mois de façon plus ou moins importante, il est possible que les évolutions et tendances des trimestres passés ne coïncident plus avec celles présentées ci-dessus.

Encadré 1 - Contexte national : la croissance française résiste au ralentissement mondial

Malgré un contexte international morose, l’activité française a résisté au deuxième trimestre 2019 (+ 0,3 % comme au trimestre précédent), soutenue par la demande intérieure. La consommation a crû à un rythme modeste mais régulier, soutenue par les gains de pouvoir d’achat. L’investissement privé comme public a été dynamique, notamment en construction, porté par le cycle électoral municipal et par des conditions de financement favorables. Avec plus de 50 000 créations nettes d’emploi au deuxième trimestre, le taux de chômage s’est replié à 8,5 %.

Le moral des entrepreneurs et celui des ménages atteignent des niveaux relativement élevés : le PIB français progresserait donc à un rythme régulier d’ici la fin de l’année (+ 0,3 % par trimestre) malgré une contribution nulle du commerce extérieur, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. En moyenne annuelle, il croîtrait de 1,3 % en 2019 (après + 1,7 % en 2018).

Encadré 2 - Fléchissement de l’activité en Allemagne

Au 2e trimestre 2019, l’activité cale en Allemagne et le PIB recule de 0,1 %, après les hausses de 0,4 % au trimestre précédent et de 0,2 % au 4e trimestre 2018. L’Allemagne est pénalisée par le repli des échanges extérieurs. Les exportations régressent de 1,3  % et les importations de 0,3 %. En conséquence, la valeur ajoutée brute réelle de l’industrie manufacturière recule de 4,9 %. La demande intérieure continue toutefois de soutenir la croissance, aussi bien du côté des ménages que de l’État (+ 0,1 % et + 0,5 %). Les investissements sont également en hausse (+ 0,6 %), principalement pour les biens d’équipement (+ 1,0 %), alors qu’ils se replient dans la construction (- 1,0 %).

La situation de l’emploi reste favorable, et le nombre de personnes en emploi augmente de 1,0 % par rapport au 2e trimestre 2018 et de 0,7 % par rapport au trimestre précédent. En un an, la progression est de 1,0 %, aussi bien dans le tertiaire (gain de 325 000 actifs) que dans l’industrie (+ 76 000). Dans la construction, la hausse atteint 1,6 % pour 40 000 emplois de plus. La baisse du nombre de demandeurs d’emploi se poursuit entre juin 2018 et juin 2019, de 1,47 million à 1,35 million. Dans le même temps, le taux de chômage fléchit à 3,1 %, soit 0,3 point de moins qu’en 2018.

Le ralentissement économique touche également les länder voisins du Grand Est, en raison du recul des commandes à l’industrie manufacturière : durant le 1er semestre 2019, la croissance est nulle dans le Bade-Wurtemberg par rapport au 1er semestre 2018, et négative en Rhénanie-Palatinat et dans la Sarre (- 0,9 % et - 0,4 %). Néanmoins, le nombre de salariés dans le Bade-Wurtemberg est en hausse de 1,5 % et le taux de chômage publié par l’Agence pour l’emploi se stabilise à 3,0 % fin juin 2019, comme un an auparavant. En Rhénanie-Palatinat, les effectifs salariés progressent également de 1,5 % et le taux de chômage décroît faiblement à 4,3 % contre 4,4 % en juin 2018. Dans la Sarre, le nombre de salariés augmente de 0,4 % et le taux de chômage se stabilise à 6,0 % comme en juin 2018.

En Suisse, l’activité décélère légèrement mais reste dynamique avec une progression de 0,3 % au 2e trimestre 2019, après celle de 0,4 % au trimestre précédent. Elle est soutenue par la demande intérieure, tant privée que publique (+ 0,3 % et + 0,1 %). L’industrie manufacturière contribue favorablement à la croissance avec une valeur ajoutée en hausse de 1,3 %, de même que certaines branches des services, comme l’hôtellerie-restauration ou le secteur financier (+ 2,6 % et + 0,7 %). En revanche, la balance commerciale de biens et services a, dans l’ensemble, freiné la croissance, avec des exportations et des importations en baisse (de - 0,8 % et - 0,6 %). Pour la neuvième année consécutive, l’emploi progresse en Suisse avec + 1,2 % sur un an. Il est en hausse aussi bien dans l’industrie et la construction que dans les services (+ 1,5 % et + 1,2 %). Le pays accueille 322 840 frontaliers, soit + 2,4 % sur un an, dont 54,8 % viennent de France (hausse de 3,2 %). Dans la Suisse du Nord-Ouest, le nombre d’emplois augmente de 1,5 %. Sur les 41 000 frontaliers résidant en France et qui se rendent dans les cinq cantons de la Suisse du Nord-Ouest, 81 % résident en Alsace.

Au 2e trimestre 2019, 205 000 personnes étaient au chômage en Suisse, soit 21 000 de moins qu’un an auparavant. Le taux de chômage est ainsi passé de 4,6 % à 4,2 % de la population active. Dans la Suisse du Nord-Ouest, le nombre de chômeurs recule de 29 000 à 20 000 en moyenne entre les 2e trimestres 2018 et 2019, et le taux de chômage chute de 4,4 % à 3,0 %.

Au Luxembourg, la situation du marché du travail reste dynamique et l’emploi continue sa progression (+ 3,7 % sur un an). L’emploi frontalier se situe dans une dynamique encore plus favorable (+ 1,0 % en trois mois et + 4,9 % en un an) et les 200 900 frontaliers représentent 43 % des emplois du pays. Le taux de chômage concerne 5,5 % de la population active, comme en juin 2018.

En Belgique, le produit intérieur brut poursuit sa progression avec une croissance de 0,2 % au 2e trimestre 2019, après + 0,3 % au trimestre précédent. L’activité est soutenue par la demande intérieure (+ 0,3 %), liée à la hausse de la consommation des ménages (+ 0,3 %), des investissements des entreprises (+ 0,7 %) et des administrations (+ 0,2 %). Les exportations contribuent favorablement à la croissance (+ 0,2 point de pourcentage). L’emploi est également orienté à la hausse à + 0,4 % par rapport au trimestre précédent et + 1,6 % en une année. Le taux de chômage recule, de 6,1 % au 2e trimestre 2018 à 5,4 % au 2e trimestre 2019. En Wallonie, la baisse du chômage atteint 2,2 points sur un an pour un taux de 6,9 % et le nombre d’actifs occupés progresse de 5 %.

Note : tous les taux de chômage sont au sens du BIT, à l’exception de ceux des länder.

Encadré 3 - Contexte international : au niveau international, les tensions commerciales se concrétisent et les incertitudes s’accroissent

Les perspectives mondiales continuent de s’assombrir, sous l’effet notamment de l’escalade protectionniste entre la Chine et les États-Unis et des incertitudes liées au Brexit. La production industrielle allemande est, par exemple, particulièrement affectée. Prenant acte de ce contexte, les banques centrales assouplissent à nouveau leur politique monétaire, aux États- Unis comme en Europe. À l’image de la plupart des grandes économies, l’activité de la zone euro ralentirait en 2019 (+ 1,2 % en 2019 après + 1,9 %).

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