L’agriculture en 2006 en Europe et en FranceLes revenus se redressent

Jean-Michel Annequin, division Agriculture, Insee

En 2006, dans l’Union européenne, le résultat agricole net par actif en termes réels se redresse ou continue à progresser dans la plupart des pays. La production agricole diminue en volume, les prix réagissent fortement à la hausse et l’emploi continue à décroître. En France, le résultat agricole net par actif augmente de 9,1 % en termes réels, selon les données provisoires les plus récentes. Il se redresse de façon significative pour la première fois depuis 1999. Calculé par actif non salarié, le revenu net d’entreprise agricole augmente de 16,1 % en termes réels, après une forte baisse l’année précédente.

Les revenus agricoles augmentent en Europe

En 2006, le résultat agricole net par actif croît en termes réels , c’est-à-dire davantage que l’inflation, dans les trois quarts des pays de l’Union européenne (sources). La valeur de la production augmente légèrement en termes réels, les consommations intermédiaires diminuent et la main-d’œuvre agricole continue à baisser.

Les prix hors subventions des productions végétales augmentent nettement : + 3,0 % en moyenne en calculant les évolutions en termes réels à des fins de comparaison internationale. Les prix des céréales en Europe (+ 11,2 % en termes réels) se situent dans le sillage des cours mondiaux ; ceux-ci réagissent fortement au fléchissement de la production mondiale de céréales et à la progression de la demande, notamment celle de la filière éthanol. Le prix des oléagineux (+ 8,2 %) est tiré à la hausse par la demande européenne de graines de colza pour la production de biocarburants (biodiesel, huile). Le prix des productions animales augmente globalement en termes réels (+ 0,5 % en moyenne). Pour les bovins, le prix est en hausse (+ 5,8 %) pour la cinquième année consécutive ; mais, pour les volailles et le lait, les prix continuent à baisser.

La production agricole diminue en volume de 1,6 %. La production végétale se contracte également (− 2,7 %). Comme l’année précédente, une grande partie de l’Europe est affectée par une période de sécheresse, qui réduit les rendements de plusieurs États membres. La récolte de céréales avait été exceptionnelle en 2004 ; elle a été moins abondante en 2005 et fléchit à nouveau (− 5,6 %) en 2006. En Espagne, la situation est particulière : la récolte de céréales se rétablit après avoir chuté l’année précédente sous l’impact de conditions climatiques désastreuses. La récolte de pommes de terre se réduit à nouveau en Europe. Le volume de betteraves industrielles chute (− 18 %), du fait des limites fixées par la réforme de l’OCM sucre (organisation commune des marchés). La récolte d’oléagineux augmente légèrement en raison d’une extension des surfaces cultivées. La récolte de fruits est plus abondante que l’année précédente, mais la collecte de légumes frais diminue. La production animale européenne diminue légèrement (− 0,6 %). La hausse de la production de bovins et de porcins contrebalance le recul sur les volailles et les œufs, lié à la crise aviaire en début d’année. La collecte de lait, régulée par les quotas laitiers, baisse à peine.

Compte tenu de la diminution des volumes et de la hausse des prix en termes réels, la valeur de la production agricole (hors subventions) est quasiment stable en termes réels. La valeur des consommations intermédiaires diminue légèrement (−  0,3 % en termes réels) en dépit de l’augmentation du prix du pétrole. En effet, pour les principaux postes de dépenses, les volumes consommés décroissent.

Le montant total des subventions sur les produits et des subventions d’exploitation croît légèrement, notamment dans les nouveaux États membres ; pour ces pays, les subventions augmenteront progressivement jusqu’à devenir équivalentes à celles des anciens États membres en 2013. Globalement, le résultat agricole net européen augmente (+ 1,1 %) en termes réels. L’emploi agricole − exprimé en équivalents temps plein − baissant de 2,6 %, le résultat agricole net par actif croît de 3,8 % en termes réels (graphique 1), après avoir reculé nettement l’année précédente. Si on ne tenait pas compte des deux nouveaux États membres de l’année 2007, la Roumanie (dont les cultures ont été très affectées par les inondations de 2005) et la Bulgarie, cet indicateur, calculé donc pour l’Union européenne à vingt-cinq, augmenterait de 3,5 % après une baisse moindre en 2005 (− 3,9 % au lieu de − 7,2 % pour les vingt-sept États).

Graphique 1 – Le revenu agricole dans l'Union européenne en 2006

  • Données prévisionnelles arrêtées en janvier 2007 pour Eurostat, comparables entre tous les pays.
  • Source : comptes économiques de l'agriculture, Eurostat.

En France, des récoltes décevantes, des prix en hausse

En France, tout particulièrement, l’offre de produits se réduit et les prix montent. La production agricole diminue en volume (− 2,1 %) par rapport à l’année précédente (tableau 1). La production végétale fléchit à nouveau (− 2,1 %). Les grandes cultures, dont les rendements s’annonçaient prometteurs, ont subi l’effet de la sécheresse et de la chaleur de juin-juillet 2006. La récolte de céréales diminue (− 3,7 %). La production d’oléagineux (− 7,2 %) est également décevante : la récolte de colza chute, alors que les superficies ensemencées continuent à progresser, compte tenu des nouveaux débouchés offerts par les biocarburants. La production de betteraves recule ; du fait de la réforme du marché du sucre, les quantités de betteraves destinées à la production de sucre chutent au profit de diverses productions industrielles (éthanol, alcool...).

La production animale diminue également (− 2,4 %). La production de gros bovins se replie (− 1,9 %) après une année plus favorable. La production de volailles, en baisse déjà depuis plusieurs années, recule à nouveau (− 4,8 %) ; la filière ajuste son offre à la chute temporaire de la demande née de la crainte d’une transmission du virus de la grippe aviaire. La production d’œufs diminue en conséquence. La production de lait se situe en deçà du quota alloué à la France.

Le prix hors subventions de la production végétale augmente fortement (+ 8,8 %). Tirés par les cours mondiaux, les prix des céréales (+ 21,7 %), des oléagineux (+ 12,7 %) et des protéagineux s’envolent ; ils avaient chuté avec l’abondante récolte de 2004 et ne s’étaient pas redressés en 2005 en raison de l’importance des stocks. Toujours très réactif à l’évolution de la récolte, le prix des pommes de terre augmente fortement (+ 41,1 %). En revanche, le prix des betteraves diminue (− 11,4 %) en raison de mesures réglementaires : la réforme de l’organisation commune de marché prévoit en effet une très forte baisse du prix minimal garanti du sucre blanc sur quatre ans, afin de se rapprocher des prix mondiaux. Le prix hors subventions des productions animales augmente (+ 2,2 %). La faiblesse de l’offre soutient le prix du bétail (+ 5,7 %). Le prix des volailles est stable (+ 0,9 %). L’impact de la crise aviaire sur le prix à la production est limité, le prix de vente aux abattoirs étant en général fixé par contrat. Le prix du lait (− 3,0 %) est, cette année encore, tiré à la baisse par la diminution des prix d’intervention sur le beurre et les poudres de lait.

Tableau 1 – France : de la production à la valeur ajoutée

France : de la production à la valeur ajoutée
Valeur 2006 Évolution 2006/2005 ( %)
(milliards d'euros) Volume Prix Valeur
Production hors subventions (a) 58,3 − 2,1 + 5,9 + 3,7
Produits végétaux 33,0 − 2,1 + 8,8 + 6,5
Céréales 7,2 − 3,7 + 21,7 + 17,1
Oléagineux, protéagineux 1,5 − 9,4 + 13,0 + 2,4
Betteraves industrielles 0,9 − 15,8 − 11,4 − 25,5
Autres plantes industrielles 1 0,4 − 7,3 + 3,8 − 3,8
Fruits, légumes, pommes de terre 7,3 − 2,1 + 15,0 + 12,6
Vins 8,7 − 1,5 + 2,7 + 1,2
Fourrages, plantes, fleurs 6,9 + 2,9 + 1,9 + 4,8
Produits animaux 22,1 − 2,4 + 2,2 − 0,2
Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) 10,8 − 1,6 + 5,7 + 4,0
Volailles, œufs 3,5 − 4,6 + 3,1 − 1,6
Lait et autres produits de l'élevage 7,8 − 2,4 − 2,6 − 5,0
Services 2 3,3 + 0,0 + 2,8 + 2,8
Subventions sur les produits (b) 2,5 − 4,1 − 65,1 − 66,5
Production au prix de base 3 (c) = (a) + (b) 60,8 − 2,3 − 2,3 − 4,6
Consommations intermédiaires, dont : (d) 35,2 − 2,3 + 2,8 + 0,5
Achats 29,8 − 2,4 + 2,4 − 0,1
SIFIM 4 0,7 + 0,7 − 19,6 − 19,0
Valeur ajoutée brute (e) = (c) − (d) 25,6 − 2,4 − 8,6 − 10,8
Consommation de capital fixe 3 (f) 9,4 + 0,5 + 2,5 + 2,9
Valeur ajoutée nette 5 (g) = (e) − (f) 16,2 − 3,8 − 14,0 − 17,2
  • 1. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc.
  • 2. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel agricole, services entre agriculteurs, agri-tourisme...
  • 3. Voir définitions. 4. Services d'intermédiation financière indirectement mesurés.Voir définitions.
  • 5. Nette de la consommation de capital fixe.
  • Avertissement : les valeurs ajoutées brute et nette baissent en prix et en valeur du seul fait du découplage des aides et du mode d'enregistrement des subventions dans les comptes nationaux.
  • Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2007, Insee.

Les charges sont contenues

En 2006, la valeur des consommations intermédiaires de l’agriculture augmente faiblement (+ 0,5 %). La facture énergétique progresse fortement (+ 8,8 %) ; des mesures fiscales en faveur des agriculteurs, notamment la réduction de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), sont prolongées afin d’atténuer les effets de la hausse du prix du pétrole. En revanche, les dépenses en engrais et en produits de protection des cultures se réduisent, car les quantités utilisées diminuent fortement. Les achats d’aliments pour animaux diminuent également en volume, avec la baisse des effectifs dans les élevages de volailles et de porcins.

Augmentation des subventions

Le montant total des subventions à la branche agriculture (subventions sur les produits et subventions d’exploitation) passe de 9,7 milliards à 10 milliards d’euros. Les subventions sur les produits diminuent de 5 milliards ; en revanche les subventions d’exploitation s’accroissent de 5,3 milliards (tableau  2). En effet, la réforme de la politique agricole commune (PAC) remplace une grande partie des subventions sur les produits par une nouvelle subvention d’exploitation appelée « paiement unique à l’exploitation » (encadré). Comme la France a choisi de conserver un lien important entre subventions et production, certaines aides restent totalement « couplées » (prime à la vache allaitante, prime à l’abattage des veaux) ou ne sont que partiellement « découplées » (aide à la surface pour les grandes cultures, prime à l’abattage pour les gros bovins, prime à la brebis).

La hausse du montant total des subventions résulte de la progression de l’aide directe sur le lait et de la création en 2006 de la compensation betteravière ; ces deux aides, entièrement « découplées », sont intégrées au paiement unique.

Le résultat agricole se redresse

D’après le compte provisoire de l’agriculture, la valeur de la production hors subventions augmente plus fortement que la valeur des consommations intermédiaires ; le montant total des subventions augmente légèrement. Ainsi, le résultat agricole net de la branche se redresse en 2006 (+ 9,5 %) (tableau 2). L’emploi agricole total diminuant (− 1,9 %), la hausse du résultat agricole net par actif est importante (+ 11,6 %) (tableau 3). En termes réels , il augmente de 9,1 %. Cette forte hausse de 2006 ne suffit pas à compenser les baisses enregistrées depuis 1999 (graphique 2).

Le revenu net d’entreprise agricole , qui prend en compte notamment la rémunération des salariés (+ 1,3 %), se redresse fortement (+ 15,4 %) après la forte baisse de 2005 (− 10,8 %). Le nombre d’actifs non salariés continuant à diminuer à un rythme soutenu (− 2,8 %), le revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié augmente plus fortement : + 18,7 %, soit + 16,1 % en termes réels, après − 9,7 % en 2005.

Graphique 2 – France : résultat agricole net par actif en termes réels

  • Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2007, Insee

Tableau 2 – France : de la valeur ajoutée au revenu d'entreprise agricole

France : de la valeur ajoutée au revenu d'entreprise agricole
Valeur 2006 (milliards d'euros) Évolution 2006/2005 ( %)
Valeur ajoutée nette (a) 16,2 − 17,2
Subventions d'exploitation (b) 7,5 +  235,2
dont : bonifications d'intérêts 0,2 − 9,0
Autres impôts sur la production (c) 1,3 − 3,0
Impôts fonciers 0,8 − 5,2
Autres 0,5 + 1,1
Résultat agricole net (d) = (a) + (b) − (c) 22,3 + 9,5
Rémunération des salariés (e) 6,4 +  1,3
Intérêts hors SIFIM1 (f) 1,2 +  14,7
(pour mémoire : intérêts dus 2 ) 1,7 +  0,0
Charges locatives nettes (g) 1,9 −  1,0
Revenu net d'entreprise agricole (h) = (d) − (e) − (f) − (g) 12,8 + 15,4
  • 1. Voir définitions.
  • 2. Interêts effectivement dus par la branche agriculture.
  • Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2007, Insee

Tableau 3 – France : évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricoles entre 2005 et 2006

France : évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricoles entre 2005 et 2006
en %
Résultat agricole net +  9,5
Résultat agricole net par actif + 11,6
Résultat agricole net par actif en termes réels +  9,1
Revenu net d'entreprise agricole + 15,4
Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié + 18,7
Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels + 16,1
Évolution du prix du produit intérieur brut +  2,3
Évolution du nombre d'UTA 1 total − 1,9
Évolution du nombre d'UTA des actifs non salariés − 2,8
  • 1. Unités de travail annuel (équivalents temps plein de l’agriculture).
  • Source : compte provisoire (base 2000) de l’agriculture arrêté fin mai 2007, Insee.

Encadré

Europe : en 2006, le nouveau régime des aides s’applique à tous

La réforme de la politique agricole commune (PAC), définie par l’Accord de Luxembourg de juin 2003, modifie le système des aides aux agriculteurs. Une aide au revenu appelée « paiement unique par exploitation » se substitue totalement ou partiellement aux principales aides sur les produits.

La réforme devait être appliquée en 2006 au plus tard dans tous les États membres. Dès 2004, les nouveaux adhérents ont appliqué un régime simplifié transitoire (paiement unique à la surface). En 2005, dix États de l’ancienne Union européenne à 15 ont adopté le nouveau dispositif. En 2006, ils ont été rejoints par les cinq autres : France, Espagne, Finlande, Grèce et Pays-Bas.

Les modalités d’application sont très diverses d’un pays à l’autre. Ainsi, la France et l’Espagne  ont souhaité conserver un lien fort entre aides et production : certaines aides restent « couplées », c’est-à-dire liées aux surfaces cultivées ou au cheptel, dans la limite des possibilités réglementaires. L’Allemagne, à l’inverse, a opté pour un « découplage » total dès 2005.

Sources

Comptes européens et comptes français

Les comptes européens de l’agriculture publiés par l’Office statistique des communautés européennes (Eurostat) sont établis sur la base de données prévisionnelles fournies en novembre et en janvier par les statisticiens nationaux. Les résultats présentés dans cet Insee Première pour l’Union européenne (y compris pour la France au sein de l’Union) proviennent du deuxième compte prévisionnel, établi en janvier 2007 par les 27 États membres, y compris la Bulgarie et la Roumanie, qui ont rejoint l’Union au 1er janvier 2007.

Pour la France, le compte provisoire 2006 repose sur des informations disponibles en mai 2007, plus complètes que celles des comptes européens. Les données d’emploi sont calculées par le Scees (ministère de l’Agriculture et de la Pêche) à partir des recensements agricoles et des enquêtes sur la structure des exploitations.

Ces comptes sont établis selon la méthodologie et les concepts du Système européen des comptes (SEC) en base 2000.

Définitions

Les évolutions mesurées en termes réels correspondent aux évolutions à prix courants divisées par un indice reflétant l’évolution générale des prix dans chaque pays. Vu les grandeurs considérées, on n’utilise pas l’indice des prix à la consommation, mais l’indice de prix du produit intérieur brut (PIB), qui recouvre l’ensemble du champ de l’économie. Ainsi, l’évolution d’un prix ou d'un revenu calculée en termes réels est positive ou négative selon qu’elle est supérieure ou inférieure à l’évolution générale des prix.

La production au prix de base est égale à la production valorisée au prix auquel vend le producteur, plus les subventions sur les produits qu’il perçoit, moins les impôts spécifiques sur les produits qu’il reverse. En 2006, la production au prix de base diminue par rapport à 2005 bien que la production hors subventions augmente ; en effet, la plus grande partie des aides n’étant plus liée aux choix de production, les subventions sur les produits diminuent.

La valeur ajoutée est égale à la production valorisée au prix de base dont on retranche les consommations intermédiaires.

Les subventions à l’agriculture sont classées par la comptabilité nationale en subventions sur les produits et en subventions d’exploitation :

les subventions sur les produits comprennent la part des aides qui reste couplée à la production ;

les subventions d’exploitation comprennent notamment le paiement unique issu de la réforme de la PAC, les aides pour calamités agricoles et les contrats d’agriculture durable.

La consommation de capital fixe mesure la dépréciation annuelle liée à l’usure et à l’obsolescence du capital, lequel est évalué à son coût de remplacement. Elle est évaluée pour l’ensemble des biens de capital fixe de la branche agricole (plantations, matériels et bâtiments) à l’exception des animaux.

Plusieurs indicateurs sont définis à partir des soldes comptables :

le résultat agricole net correspond à la «valeur ajoutée nette au coût des facteurs» (valeur ajoutée nette + subventions d’exploitation - autres impôts sur la production dont impôts fonciers).

Son évolution peut être rapportée à celle du nombre total d’unités de travail annuel (ou équivalents temps plein) : on obtient ainsi l’évolution du résultat agricole net par actif. Elle est aussi présentée en termes réels.

Le revenu net d’entreprise agricole est égal à : résultat agricole net - salaires - cotisations sociales sur les salaires - intérêts versés - charges locatives nettes.

Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d’unités de travail annuel des non-salariés (ou équivalents temps plein) : on obtient l’évolution du revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié. Elle est aussi présentée en termes réels.

SIFIM : les services d’intermédiation financière indirectement mesurés (SIFIM) représentent la part des services rendus par les intermédiaires financiers qui n’est pas facturée à la clientèle. Pour ces services, les intermédiaires financiers se rémunèrent en prenant une marge de taux d’intérêt sur les dépôts de leurs clients et sur les prêts (crédits) qu’ils leur accordent. Une partie des intérêts (y compris bonifications) est imputée en consommations intermédiaires, en tant que consommation de services bancaires.