Les comptes financiers de la Nation en 2007Sur fond de tensions sur les marchés financiers, dynamisme persistant du crédit aux agents non financiers

Franck Sédillot, Banque de France

Les opérations financières − placements et financements − réalisées par les ménages et les sociétés non financières pour l’ensemble de l’année 2007 ne sont que partiellement affectées par les tensions observées à partir de l’été sur les marchés. Les ménages continuent de s’endetter, quoique à un rythme un peu moins soutenu que les années précédentes ; leur dette atteint un nouveau pic historique au regard de leur revenu disponible brut. Les sociétés non financières réduisent leurs émissions nettes de titres de créance en réponse au resserrement des conditions de marché, mais elles accentuent leur recours aux emprunts bancaires. Du côté des placements, les ménages montrent une plus forte propension à investir dans des actifs monétaires. L’assurance-vie est en repli mais reste prépondérante dans l’affectation de leur épargne et continue de bénéficier de transferts de fonds auparavant placés dans des plans d’épargne logement. En revanche, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) non monétaires font l’objet d’une importante décollecte au second semestre dans un contexte d’incertitude accrue et de forte correction des cours boursiers. Il en va de même pour les souscriptions d’OPCVM monétaires par les entreprises. 

L’endettement et les placements financiers des ménages progressent à nouveau sensiblement

En 2007, la dette des ménages continue d’augmenter, un peu moins rapidement toutefois qu’en 2006 (10,8 %, après 11,1 %, tableau 1) du fait du ralentissement des prêts à l’habitat (12,5 %, après 14,9 %). Le flux net de leurs emprunts bancaires (crédits nouveaux diminués des remboursements) s’élève à 87,9 milliards d’euros, après 83,9 milliards en 2006. La dette des ménages continue de croître plus vite que le revenu. Elle s’élève à 71,8 % du revenu disponible brut à fin 2007, après 68,3 % fin 2006 (graphique). Inédit en France, ce niveau reste toutefois très inférieur à ceux observés dans d’autres pays industrialisés comme le Royaume-Uni ou l’Espagne.

Dans le même temps, les flux de placements financiers des ménages augmentent sensiblement, à 179,1 milliards d’euros, après 166,0 milliards en 2006 (tableau 2). L’assurance-vie en représente un peu plus de la moitié et reste, de loin, le principal réceptacle de l’épargne des ménages en dépit d’un recul de la collecte pour la première fois depuis cinq ans : 91,2 milliards d’euros, après 99,6 milliards. L’année 2006 avait, il est vrai, été marquée par un afflux de souscriptions en réemploi des fonds retirés des plans d’épargne logement (PEL) affectés par le changement de leur régime d’imposition. En légère progression d’une année à l’autre (28,3 milliards d’euros, après 27,2 milliards), les flux de placements nets sur les supports en unités de compte se développent essentiellement au premier semestre, lorsque la Bourse est encore bien orientée. Au second semestre, le retournement du marché actions conduit les ménages à privilégier les placements en contrats libellés en euros, dont les flux nets sont toutefois en repli sur l’ensemble de l’année : 62,9 milliards d’euros, après 72,4 milliards.

Contrecoup du changement de régime d’imposition des PEL, la décollecte de l’épargne contractuelle se poursuit à un rythme soutenu (− 17,7 milliards d’euros, après − 21,7 milliards). L’accumulation des dépôts à vue continue de ralentir (7,2 milliards d’euros, après 8,6 milliards), la hausse des taux de marché à court terme favorisant les placements en comptes à terme (23,9 milliards d’euros, après 7,1 milliards). Plus généralement, les ménages redeviennent acheteurs nets de produits au rendement directement lié aux taux d’intérêt à court terme. Ainsi, après deux ans de stagnation, leurs flux de souscriptions nettes de titres d’OPCVM monétaires redeviennent nettement positifs : 14,0 milliards d’euros, après 1,1 milliard en 2006 et − 0,5 milliard en 2005. À l’inverse, ils procèdent à des cessions nettes de titres d’OPCVM non monétaires et d’actions cotées : respectivement − 11,8 milliards d’euros et − 4,7 milliards d’euros.

Tableau 1 – Évolution des crédits à l'économie

Évolution des crédits à l'économie
en %
2005 2006 2007
Total des crédits à l'économie, dont : 10,5 9,4 11,5
Crédits aux ménages, dont : 11,8 11,1 10,8
crédits à l'habitat 15,0 14,9 12,5
crédits de trésorerie 7,8 5,3 5,1
Crédits aux sociétés non financières, dont : 10,7 8,8 12,7
crédits à l'investissement 6,3 9,0 11,4
crédits de trésorerie 8,5 9,4 16,3
Crédits aux administrations publiques, dont : 3,9 3,3 9,9
crédits à court terme − 3,6 − 2,0 24,7
crédits à long terme 4,7 3,8 8,4
  • Données arrêtées au 30 avril 2008.
  • Source : comptes nationaux, base 2000, Banque de France (DESM).

Tableau 2 – Principaux éléments financiers sur les ménages et les sociétés non financières

Principaux éléments financiers sur les ménages et les sociétés non financières
en milliards d'euros
2005 2006 2007
Total des flux de placements des ménages, dont : 165,9 166,0 179,1
Monnaie fiduciaire 3,3 3,8 3,2
Dépôts à vue 15,6 8,6 7,2
Placements à vue (livrets A, bleus, jeunes, livrets d'épargne populaire...) 14,8 25,5 22,2
Placements à échéance (comptes à terme) 1,5 7,1 23,9
Épargne contractuelle − 1,2 − 21,7 − 17,7
Placements en assurance-vie 82,0 99,6 91,2
Obligations 1,3 3,0 2,5
OPCVM monétaires − 0,5 1,1 14,0
OPCVM non monétaires 0,4 1,8 − 11,8
Actions cotées 3,0 − 1,6 − 4,7
Total des flux de financement des sociétés non financières, dont : 135,3 171,7 210,8
Total flux de dettes 51,5 71,7 93,5
Titres de créances négociables et assimilés 15,7 15,0 4,7
Obligations et assimilés − 10,2 − 8,0 − 1,9
Crédits des institutions financières aux sociétés non financières 46,1 64,7 90,7
Actions et autres participations 83,8 100,1 117,3
  • Données arrêtées au 30 avril 2008.
  • Source : comptes nationaux, base 2000, Banque de France (DESM).

Graphique 1 – Endettement des ménages et des sociétés non financières

  • Sources : comptes nationaux, base 2000, Insee - Banque de France - direction des Études et Statistiques monétaires (DESM).

Les entreprises accentuent leur recours au crédit, pour partie en substitution de financements de marché

En 2007, le besoin de financement des sociétés non financières (SNF) se creuse (− 78,1 milliards d’euros, après − 57,0 milliards) : la progression de leurs investissements, combinée avec la stagnation de leur épargne brute, conduit à une nouvelle diminution de leur taux d’autofinancement (60,8 %, après 67,9 %). En conséquence, les SNF accentuent leur recours à l’endettement (93,5 milliards d’euros, après 71,7 milliards). Depuis fin 2006, le rapport de leur dette à leur valeur ajoutée augmente ainsi de près de 4 points de pourcentage pour atteindre fin 2007 118,0 % , niveau inégalé depuis plus d’une décennie (graphique).

Cette nouvelle poussée de l’endettement des SNF reflète essentiellement un recours accru aux emprunts bancaires : 90,7 milliards d’euros, après 64,7 milliards (tableau 2). À l’inverse, les SNF sollicitent moins les financements de marché, leurs émissions nettes de titres de créance tombant à 2,8 milliards d’euros, après 7,0 milliards en 2006 : en réaction au resserrement des conditions de marché, elles réduisent leurs émissions nettes de titres de créances négociables (4,7 milliards d’euros, après 15,0 milliards) et continuent de procéder à des remboursements nets d’obligations, dans des proportions toutefois moindres qu’en 2006 (1,9 milliard d’euros, après 8,0 milliards).

En revanche, leurs émissions nettes d’actions et autres participations poursuivent leur progression (117,3 milliards d’euros, après 100,1 milliards), notamment celles réalisées dans le cadre du financement d’opérations de fusion-acquisition ou de rachat d’entreprises avec effet de levier. Ces dernières opérations, réalisées essentiellement au premier semestre, avant la correction boursière, alimentent leurs acquisitions nettes d’actions, dont le flux annuel augmente sensiblement : 95,0 milliards d’euros, après 63,0 milliards (tableau 3).

Au second semestre, les SNF procèdent à d’amples réaménagements de leurs placements de trésorerie. Elles cèdent d’importants montants de titres d’OPCVM monétaires (− 17,9 milliards d’euros sur l’année 2007, après 10,8 milliards) et d’OPCVM non monétaires (− 26,8 milliards d’euros, après 6,6 milliards) au profit de placements directs en titres de créances négociables ( TCN, définitions) (30,4 milliards d’euros, après − 16,7 milliards) et sous forme de dépôts bancaires (29,5 milliards d’euros, après 16,9 milliards).

Tableau 3 – Flux d'actions, d'OPCVM et de titres de créance

Flux d'actions, d'OPCVM et de titres de créance
en milliards d'euros
2005 2006 2007
Actions 161,2 203,4 209,7
Émissions nettes
Résidents, dont : 85,8 120,4 127,9
sociétés non financières 83,8 100,1 117,3
assurances 3,8 6,3 4,7
établissements de crédit, institutions financières diverses − 1,3 14,2 5,8
Reste du monde (émissions nettes souscrites par les résidents) 75,4 83,0 81,8
Acquisitions nettes
Résidents, dont : 102,3 137,4 157,1
ménages 22,7 14,8 13,3
sociétés non financières 43,5 63,0 95,0
administrations publiques 1,9 − 14,8 − 1,2
assurances 6,2 19,8 12,5
OPCVM 16,2 21,5 − 10,4
établissements de crédit, institutions financières diverses 12,2 35,8 42,5
Reste du monde 58,9 66,0 52,7
Souscriptions de titres d'OPCVM 112,4 169,8 15,4
OPCVM monétaires, dont : 31,6 38,7 5,5
ménages − 0,5 1,1 14,0
sociétés non financières 9,4 10,8 − 17,9
assurances 0,6 5,9 − 2,0
OPCVM 12,6 11,7 14,4
OPCVM non monétaires, dont : 80,7 131,1 9,9
ménages 0,4 1,8 − 11,8
sociétés non financières − 3,9 6,6 − 26,8
assurances 41,9 44,0 31,3
OPCVM 21,1 39,9 − 0,1
établissements de crédit, institutions financières diverses 2,8 17,4 0,9
Reste du monde 12,1 16,2 9,6
Obligations 172,1 217,1 198,6
Émissions nettes
Résidents, dont : 63,1 44,1 69,6
sociétés non financières − 10,2 − 8,0 − 1,9
administrations publiques 58,3 21,2 24,8
établissements de crédit, institutions financières diverses 10,0 26,3 45,9
Reste du monde (émissions nettes souscrites par les résidents) 109,0 173,0 129,0
Acquisitions nettes
Résidents, dont : 113,7 166,1 155,3
assurances 29,6 23,2 49,2
OPCVM 40,2 49,8 − 16,3
établissements de crédit, institutions financières diverses 25,5 61,1 82,4
Reste du monde 58,4 51,0 43,3
Titres de créances négociables 142,3 209,8 195,2
Émissions nettes
Résidents, dont : 101,3 144,4 182,8
sociétés non financières 15,7 15,0 4,7
administrations publiques 3,4 − 17,0 19,0
établissements de crédit, institutions financières diverses 77,5 140,7 141,7
Reste du monde (émissions nettes souscrites par les résidents) 41,0 65,3 12,4
Acquisitions nettes
Résidents, dont : 73,5 132,4 153,0
sociétés non financières 11,1 − 16,7 30,4
assurances 14,1 31,7 19,4
OPCVM monétaires 6,4 6,7 3,6
OPCVM non monétaires 16,1 26,7 − 6,7
établissements de crédit, institutions financières diverses 19,4 45,1 67,8
Reste du monde 68,8 77,4 42,2
Total 588,0 800,1 618,8
  • Données arrêtées au 30 avril 2008.
  • Source : comptes nationaux, base 2000, Banque de France (DESM).

Le besoin de financement des administrations publiques se creuse et leur dette financière s’alourdit

Le besoin de financement des administrations publiques (APU, définitions) augmente de 7,4 milliards en 2007 : − 50,6 milliards, après − 43,2 milliards. Le déficit de l’État se creuse (− 41,8 milliards d’euros, après − 36,9 milliards), de même que celui des administrations publiques locales (− 7,2 milliards d’euros, après − 3,2 milliards). De ce fait, l’encours de la dette financière brute (définitions) des APU augmente de 1 198,9 milliards d’euros fin 2006 à 1 239,9 milliards d’euros fin 2007 (cette dette se distingue de la dette au sens de Maastricht notamment par la comptabilisation des titres en valeur de marché et l’absence de consolidation). Cette hausse aurait été plus forte sans la remontée des taux à long terme qui déprécie de 22,4 milliards d’euros la valeur de marché de cet encours.

Les APU couvrent leur besoin de financement en accroissant leurs émissions nettes d’obligations (24,8 milliards d’euros, après 21,2 milliards) et en procédant de nouveau à des émissions nettes de TCN (19,0 milliards d’euros, après − 17,0 milliards). En particulier, les émissions nettes de bons du Trésor reprennent par rapport à 2006 : 13,4 milliards d’euros en 2007 après − 17,3 milliards. Les APU intensifient également leur recours aux emprunts bancaires (15,6 milliards d’euros, après 7,5 milliards), notamment pour le financement des investissements des collectivités locales.

Par ailleurs, leurs flux de placements, fortement négatifs en 2006 (− 27,5 milliards d’euros), redeviennent positifs à hauteur de 10,1 milliards d’euros. En effet, leurs dépôts non monétaires ne se contractent plus que dans des proportions limitées (− 1,5 milliards d’euros, après − 28,2 milliards), le portefeuille de prises en pension de l’État étant quasi stable d’une fin d’année à l’autre. En outre, les APU renforcent leurs placements en actifs monétaires (3,8 milliards d’euros, après − 0,6 milliard) et leurs placements de type actions redeviennent positifs (2,1 milliards d’euros, après − 9,7 milliards), le produit des opérations de privatisation diminuant par rapport à 2006. En revanche, leurs placements en titres de taux se réduisent sensiblement (4,9 milliards d’euros, après 15,8 milliards).

Les ressources des sociétés d’assurance restent élevées, celles des OPCVM diminuent fortement

En repli par rapport à 2006, les flux de placements nets auprès des sociétés d’assurance restent néanmoins substantiels. En partie dictée par les choix des souscripteurs de contrats d'assurance-vie libellés en unités de compte, l’affectation de ces ressources est nettement influencée par l’évolution des marchés, notamment boursiers, à partir du second semestre 2007. Ainsi, les sociétés d’assurance placent les deux tiers de leurs ressources financières en produits de taux : titres d’OPCVM monétaires, obligations et TCN dont les acquisitions nettes s’accroissent beaucoup (68,2 milliards d’euros, après 54,8 milliards). À l’inverse, leurs acquisitions nettes de placements de type actions diminuent fortement : 43,9 milliards d’euros, après 63,7 milliards.

Les souscriptions nettes de titres d’OPCVM non monétaires s’inscrivent, pour leur part, en très net repli (seulement 9,9 milliards d’euros, après 131,1 milliards) : les ménages, et surtout les entreprises, procèdent à d’importants rachats nets et les intermédiaires financiers (hormis les sociétés d’assurance) réduisent leurs acquisitions à partir de l’été (tableau 3). La collecte des OPCVM monétaires est également en forte baisse (5,5 milliards d’euros, après 38,7 milliards). Les rachats nets réalisés par les SNF sont en effet très importants : − 17,9 milliards d’euros, après 10,8 milliards. Ils ne sont que partiellement contrebalancés par l’accroissement des souscriptions nettes des ménages et des OPCVM eux- mêmes : respectivement 14,0 milliards d’euros après 1,1 milliard, et 14,4 milliards après 11,7 milliards.

Les établissements de crédit accroissent leur refinancement auprès de la Banque centrale

Le montant des prêts accordés par les institutions financières monétaires (IFM, définitions) et les institutions financières diverses (IFD, définitions) aux agents non financiers résidents (ANF résidents, définitions) augmente à nouveau (188,9 milliards d’euros, après 148,2 milliards), un peu moins rapidement cependant que le montant des dépôts qu’ils collectent auprès des ANF résidents : 49,9 milliards après 4,2 milliards. En conséquence, l’écart entre les crédits accordés et les dépôts reçus par ces intermédiaires diminue légèrement entre 2006 et 2007 : 139,0 milliards d’euros, après 144,0 milliards.

Sur les marchés de capitaux, les établissements de crédit renforcent leurs achats nets de TCN (67,8 milliards d’euros, après 45,1 milliards) et leurs acquisitions nettes d’actions (42,5 milliards d’euros après 35,8 milliards), leurs émissions nettes d’actions passant dans le même temps de 14,2 milliards en 2006 à 5,8 milliards. Parallèlement à l’accroissement de leurs acquisitions nettes d’obligations (82,4 milliards d’euros après 61,1 milliards), leurs émissions nettes obligataires s’intensifient (45,9 milliards d’euros après 26,3 milliards).

Les établissements de crédit complètent leurs ressources par d’importantes émissions nettes de TCN (141,7 milliards d’euros, après 140,7 milliards), notamment sous forme de certificats de dépôt. Ils empruntent également auprès des institutions financières non résidentes, mais dans des proportions un peu plus limitées qu’en 2006 : 106,2 milliards d’euros, après 124,5 milliards.

Dans ce contexte marqué par le développement de leurs emplois, mais aussi par des tensions sur le marché interbancaire au second semestre, les établissements de crédit accroissent sensiblement leur refinancement direct auprès de la Banque de France : 35,4 milliards d’euros après −  6,4 milliards.

Les opérations avec l’étranger marquent le pas

En 2007, compte tenu notamment du regain de volatilité observé à partir de l’été sur les marchés financiers, les résidents sont moins actifs sur les marchés étrangers. Ils réduisent nettement leurs acquisitions nettes de titres de créance émis par des non résidents : obligations (129,0 milliards d’euros, après 173,0 milliards en 2006) et TCN émis à court et moyen termes (12,4 milliards d’euros, après 65,3 milliards). En revanche, leurs flux d’acquisitions nettes d’actions étrangères se maintiennent quasiment à leur niveau de l’année précédente (81,8 milliards d’euros, contre 83,0 milliards), soutenus par l’augmentation des participations dans des entreprises liées.

De manière symétrique, les investisseurs non résidents limitent leurs achats de titres émis par des résidents. Très marquée pour les TCN (42,2 milliards d’euros, après 77,4 milliards en 2006), la diminution de leurs acquisitions est plus mesurée pour les actions et obligations françaises (respectivement 52,7 milliards d’euros après 66,0 milliards, et 43,3 milliards après 51,0 milliards).

Définitions

ANF (agents non financiers) résidents : ménages, sociétés non financières et administrations publiques.

APU (administrations publiques) : secteur comprenant l’État, les organismes divers d’administration centrale, les collectivités locales et les organismes de Sécurité sociale.

Dette financière brute : dette en valeur de marché comprenant les dépôts auprès des APU, consolidés pour le secteur ou le sous-secteur concerné, les titres de créance émis et les crédits obtenus auprès des institutions financières.

IFD (institutions financières diverses) : sous-secteur de la comptabilité nationale constitué d’intermédiaires financiers autres que les institutions financières monétaires et les sociétés d’assurance (par exemple, les entreprises d’investissement).

IFM (institutions financières monétaires) : elles incluent les établissements de crédit, la Banque de France, la Caisse des dépôts et consignations ainsi que les OPCVM monétaires.

TCN (titres de créances négociables) : titres de créance à court et moyen termes.