Les comptes prévisionnels de l’agriculture pour 2009Baisse des prix agricoles, chute du revenu

Claire Lesdos-Cauhapé, division Agriculture, Insee

L’année agricole 2009 est marquée par l’abondance des récoltes de céréales et d’oléagineux, ainsi que par la chute de leurs prix. Les prix de la plupart des autres produits agricoles baissent également. Les productions animales déclinent. La valeur de la production agricole, y compris subventions, décroît de 7,9 % par rapport à 2008. Les charges des agriculteurs baissent en raison du recul des prix du pétrole et de l’alimentation animale, mais elles se replient moins fortement que la valeur de la production. Globalement, le revenu de la branche agricole diminue nettement après avoir déjà fortement régressé en 2008. L’emploi agricole continue à décroître. Ainsi, d’après les estimations du compte prévisionnel de l’agriculture, le résultat agricole net par actif baisserait de 20 % en termes réels en 2009 et le revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié de 34 %.

Chute des prix des grandes cultures

En 2009, la valeur de la production agricole, hors subventions sur les produits, décroît de 8,2 % par rapport à 2008, en raison d’une forte baisse des prix. La baisse atteint 5,5 milliards d’euros : − 2,8 milliards d’euros pour la production végétale et − 2,7 milliards pour la production animale (graphique 1 et tableau 1).

En 2009, les récoltes de céréales dépassent légèrement le niveau record de 2008. La baisse des surfaces, essentiellement pour le blé tendre, est compensée par la progression des rendements, grâce aux conditions climatiques favorables. Les prix des céréales chutent en 2009, comme en 2008, après avoir flambé en 2007 et 2006. En effet, pour la campagne 2009-2010, le bilan mondial des céréales est à nouveau excédentaire ; les stocks étaient déjà importants en fin de campagne précédente. Les cours mondiaux sont donc en baisse. Ils retrouvent les niveaux moyens qui précédaient la flambée de 2006-2007. En France, la baisse du prix du blé tendre est estimée à 25 % ; la concurrence ukrainienne est forte. Le prix de l’orge diminue de 35 % en raison d’une demande peu soutenue et d’un stock de report important. Pour le maïs, la baisse est plus modérée (− 7 %) : la consommation mondiale devrait fortement augmenter sous l’effet des besoins en éthanol des États-Unis, alors que la production mondiale diminue.

La récolte d’oléagineux s’accroît de 15 %. Les surfaces ont augmenté ; le repli de la superficie de blé tendre a en effet profité aux semis d’oléagineux, et les rendements ont nettement progressé pour le colza. Le prix du colza diminue de 18 % et celui du tournesol de 20 %, du fait de la forte progression des récoltes mondiales et de la fermeté de l’euro qui pénalise le prix des graines européennes. La récolte de protéagineux augmente très nettement (+ 29 %), après plusieurs années de baisse, en raison d’une hausse importante des surfaces et d’un niveau élevé du rendement en féveroles. Le prix des protéagineux diminue dans le sillage du blé et des tourteaux de soja, auxquels ils peuvent se substituer pour l’alimentation animale.

La production de betteraves sucrières continue à diminuer, en raison de la réforme du marché du sucre de 2006 dans le cadre de l’Organisation commune des marchés. Leur prix baisse pour s’aligner progressivement sur le prix mondial. En revanche, la production des autres betteraves, essentiellement à usage énergétique, s’accroît sous l’effet conjugué d’une hausse des surfaces et des rendements ; leur prix augmente.

Bien que les surfaces de vergers continuent à se réduire, les récoltes de fruits progressent fortement par rapport à celles de 2008 qui avaient été perturbées par de mauvaises conditions climatiques. Face à la faiblesse de la demande, les prix des fruits d’été chutent. Pour les poires et les pommes, les prix baissent également ; les stocks de pommes sont importants. Les récoltes de légumes décroissent légèrement. Les prix diminuent pour les tomates, les courgettes et les carottes, tandis que ceux des choux-fleurs et des concombres résistent mieux.

Les quantités de pommes de terre de conservation sont en hausse grâce à une progression des surfaces, le rendement étant stable. Les prix chutent après une forte hausse en 2008.

La production de vin se redresse en 2009 après trois années consécutives de baisse. Seul le volume des vins de champagne se replie en raison de difficultés commerciales. Les volumes des autres vins se redressent. Les prix régressent pour les vins d’appellation, y compris pour le champagne, tandis qu’ils continuent à croître pour les autres vins.

Graphique 1 – La valeur de la production agricole au prix producteur hors subventions baisse entre 2008 et 2009

  • Autres produits végétaux (11,1 %) : plantes fourragères (maïs fourrage, autres fourrages), plantes et fleurs.
  • Services (5,1 %) : activités principales de travaux agricoles, activités secondaires de services.
  • Vins (14,0 %) : vins d’appellation d’origine, autres vins.
  • Plantes industrielles (5,1 %) : oléagineux, protéagineux, tabac, betteraves, autres plantes industrielles.
  • Fruits (4,3 %) : fruits frais.
  • Légumes (6,7 %) : légumes frais, pommes de terre.
  • Produits avicoles (6,7 %) : volailles, œufs.
  • Bétail (16,4 %) : gros bovins, veaux, ovins, caprins, équidés, porcins.
  • Autres produits animaux (14,7 %) : lait et produits laitiers, autres produits de l’élevage.
  • Céréales (15,9 %) : blé dur, blé tendre, maïs, orge, autres céréales.
  • Les chiffres entre parenthèses indiquent pour chaque groupe de produits sa part en valeur dans l’ensemble de la production agricole de 2008.
  • Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2009.

Tableau 1 – De la production à la valeur ajoutée

De la production à la valeur ajoutée
Valeur 2009 (en milliards d’euros) Évolution 2009/2008 (en %)
Volume Prix Valeur
Production hors subventions (a) 61,5 0,7 − 8,8 − 8,2
dont produits végétaux 35,4 3,0 − 10,0 − 7,4
Céréales 8,1 0,4 − 23,9 − 23,7
Oléagineux, protéagineux 2,2 15,9 − 17,8 − 4,7
Betteraves industrielles 0,8 9,0 1,0 10,1
Autres plantes industrielles1 0,3 − 3,1 − 4,8 − 7,7
Fruits, légumes, pommes de terre 6,8 5,2 − 12,4 − 7,8
Vins 9,4 3,1 − 2,8 0,2
Fourrages, plantes, fleurs 7,7 − 0,1 4,5 4,4
dont produits animaux 22,6 − 2,6 − 8,4 − 10,8
Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) 10,3 − 1,9 − 3,9 − 5,8
Volailles, œufs 4,1 − 4,0 − 4,8 − 8,6
Lait et autres produits de l’élevage 8,2 − 2,8 − 15,0 − 17,4
dont services 2 3,5 0,0 2,0 2,0
Subventions sur les produits (b) 2,5 1,2 − 0,8 0,4
Production au prix de base 3 (c) = (a) + (b) 64,0 0,7 − 8,5 − 7,9
Consommations intermédiaires (hors TVA déductible) (d) 41,1 − 4,3 1,7 − 2,7
dont achats 28,6 − 6,0 0,1 − 5,9
dont Sifim 4 0,7 − 6,0 173,5 156,4
Valeur ajoutée brute (e) = (c) − (d) 23,0 8,4 − 22,4 − 15,9
Consommation de capital fixe 3 (f) 10,7 1,2 0,8 2,0
Valeur ajoutée nette 5 (g) = (e) − (f) 12,2 13,0 − 35,5 − 27,1
  • 1. Autres plantes industrielles : tabac, lin, textile, houblon, canne à sucre, etc.
  • 2. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d’utilisation de matériel agricole, services entre agriculteurs, agri-tourisme ...
  • 3. Voir définitions.
  • 4. Services d’intermédiation financière indirectement mesurés.
  • 5. Nette de la consommation de capital fixe.
  • Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2009.

Chute du prix du lait

Le prix des gros bovins se replie (− 3 %) en raison d’une réduction de la demande. Le volume de production décroît légèrement. Les abattages sont en baisse et les exportations d’animaux vivants ont repris suite à l’arrêt des mesures sanitaires liées à la fièvre catarrhale ; le cheptel se réduit. Le prix des veaux décroît de 3 % et le volume de production diminue après une hausse en 2008.

Pour les porcins, les prix baissent fortement (− 7 %) en raison d’une demande peu soutenue. Le volume de production est en léger recul. Pour les ovins, les prix restent fermes et le volume continue à décliner pour répondre à la baisse structurelle de la consommation.

Le volume de production de l’ensemble des volailles est inférieur à son niveau de 2008. Seuls les abattages de poulets sont stables tandis que ceux de canards diminuent pour soutenir le cours du foie gras et que ceux de dindes poursuivent leur déclin. Les prix à la production se replient après avoir fortement augmenté en 2008. Ils répercutent la baisse du prix des aliments pour volailles. La production d’œufs recule ; la modération de l’offre entraîne une fermeté des prix qui sont supérieurs de 5 % à ceux de 2008.

Après une forte hausse en 2008, la collecte de lait se replie en 2009. En effet, les mises à la réforme des vaches laitières se sont accélérées en raison de la chute du prix du lait amorcée au deuxième semestre 2008. En moyenne annuelle, le prix du lait diminue de 16 % en 2009.

Le coût des intrants diminue modérément

La valeur des consommations intermédiaires de la branche agriculture décroît un peu en 2009 (− 2,7 %), du fait de la chute des dépenses en alimentation animale et en énergie. Elle avait fortement augmenté les deux années précédentes.

Les achats d’aliments pour animaux (hors produits agricoles intra-consommés) constituent le poste principal des dépenses de l’agriculture. Ils chutent de 16,3 % ; leurs prix diminuent (− 11 %), ainsi que leur volume (− 6 %). Ce repli des quantités achetées provient essentiellement des aliments pour bovins, qui diminuent après cinq années consécutives de hausse.

La facture énergétique chute de 21,7 %, après avoir fait un bond en 2008 en raison des niveaux historiques atteints par le prix du pétrole ; en 2009, le prix du fioul domestique, première source d’énergie consommée par l’agriculture, baisse d’un tiers. Les dépenses en produits de protection des cultures sont stables, après une année de forte hausse, la baisse des volumes compensant la hausse des prix ; l’emploi d’insecticides continue à décroître fortement. Les achats d’engrais augmentent de 4,3 % ; l’envolée des prix (+ 40 %) n’est pas compensée par la baisse des volumes (− 25,5 %). Pour les produits dont les prix augmentent le plus, tels que les engrais composés, les quantités achetées chutent de 50 %.

Le revenu de la branche agriculture chuterait fortement en 2009

Les subventions sur les produits s’élèvent à 2,5 milliards d’euros. Depuis la réforme des aides de 2006, elles restent quasiment stables. Elles se composent principalement des aides aux grandes cultures, qui restent en partie couplées à la production, et de la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes.

La valeur de la production au prix de base évolue au même rythme que celle de la production hors subventions : elle devrait diminuer de 7,9 % en valeur en 2009, malgré une augmentation de 0,7 % en volume, en raison d’une forte baisse des prix (− 8,5 %).

Comme la valeur de la production au prix de base devrait diminuer plus fortement que la valeur des consommations intermédiaires, la valeur ajoutée brute chuterait de 15,9 %, alors qu’elle avait déjà baissé de 6,8 % en 2008. En tenant compte de la consommation de capital fixe qui progresserait de 2 %, la valeur ajoutée nette de la branche agricole chuterait encore plus fortement que la valeur ajoutée brute (− 27,1 %).

Les subventions d’exploitation versées à la branche agriculture sont comparables à celles des trois années précédentes. Elles s’élèvent à 7,2 milliards d’euros (tableau 2). Le paiement unique à l’exploitation reste stable depuis sa mise en place en 2006. Les aides agri-environnementales augmentent après deux années de baisse.

Après prise en compte des subventions d’exploitation et des impôts, le résultat agricole net baisserait de 20,7 % en 2009.

La baisse du volume de l’emploi agricole total étant estimée à 2,1 % (tableau 3), le résultat agricole net par actif diminuerait de 18,5 %. Le prix du PIB augmentant de 1,1 %, le résultat agricole net par actif en termes réels (graphique 2) diminuerait de 19,9 % en 2009, après une baisse de 10,8 % en 2008.

Les rémunérations versées par les unités agricoles s’accroissent de 0,5 % sous l’effet d’une progression du salaire horaire atténuée par la baisse du volume d’heures travaillées. Les fermages s’accroissent de 3,1 %.

Le montant des intérêts dus par la branche agricole augmente de 3,9 %. L’encours des prêts avait augmenté globalement en 2008 de 3 %, en raison de la croissance de l’encours des prêts non bonifiés (+ 2,7 %) et des prêts aux jeunes agriculteurs (+ 16 %). Ainsi, bien que le taux d’intérêt des prêts non bonifiés augmente en 2009, le taux d’intérêt apparent global baisse légèrement pour se situer à 4,53 % en 2009 après 4,58 % en 2008 ; il était de 7,4 % en 1990.

Au total, le revenu net d’entreprise agricole chuterait de 35,3 % en 2009 après une baisse de 20,4 % en 2008. La baisse du volume de l’emploi non salarié étant estimée à − 2,5 %, le revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié baisserait de 33,7 % en 2009, soit une diminution de 34,4 % en termes réels après un recul de 20,3 % en 2008 ; il avait connu précédemment deux années de croissance supérieure à 17,5 %. Il retrouve le niveau du milieu des années 1980.

Graphique 2 – Évolution du résultat agricole net par actif en termes réels

  • Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2009.

Tableau 2 – De la valeur ajoutée au revenu d’entreprise agricole

De la valeur ajoutée au revenu d’entreprise agricole
Valeur 2009 (en milliards d’euros) Évolution 2009/2008 (en %)
Valeur ajoutée nette (a) 12,2 − 27,1
Subventions d’exploitation (b) 7,2 − 2,2
dont bonifications d’intérêts 0,1 − 38,0
Autres impôts sur la production (c) 1,4 − 0,4
Impôts fonciers 0,9 3,4
Autres 0,5 − 7,3
Résultat agricole net (d) = (a) + (b) − (c) 18,1 − 20,7
Rémunération des salariés (e) 6,6 0,5
Intérêts hors Sifim1 (f) 1,3 − 24,2
(pour mémoire : intérêts dus2) 1,9 3,9
Charges locatives nettes (g) 2,1 3,1
Revenu net d’entreprise agricole (h) = (d) − (e) − (f) − (g) 8,0 − 35,3
  • 1. Services d’intermédiation financière indirectement mesurés.
  • 2. Intérêts effectivement payés par la branche agriculture.
  • Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2009.

Tableau 3 – Évolution du résultat et du revenu d’entreprise agricoles entre 2008 et 2009

Évolution du résultat et du revenu d’entreprise agricoles entre 2008 et 2009
en %
Résultat agricole net − 20,7
Résultat agricole net par actif − 18,5
Résultat agricole net par actif en termes réels − 19,9
Revenu net d’entreprise agricole − 35,3
Revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié − 33,7
Revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié en termes réels − 34,4
Évolution du prix du produit intérieur brut 1,1
Évolution du nombre d’UTA 1 total − 2,1
Évolution du nombre d’UTA des actifs non salariés − 2,5
  • 1. Unités de travail annuel (équivalent temps plein de l’agriculture).
  • Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2009.

Sources

Le compte spécifique de la branche agriculture est établi selon la méthodologie et les concepts du Système européen des comptes (SEC) en base 2000.

À la demande de la Commission européenne, Eurostat publie au mois de décembre de chaque année un compte agricole prévisionnel pour l’ensemble de l’Union européenne. Le compte français est présenté à la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation de décembre.

Définitions

Les évolutions mesurées en termes réels correspondent aux évolutions à prix courants divisées par un indice de prix. On utilise l’indice de prix du produit intérieur brut (PIB), et non l’indice des prix à la consommation en raison de la nature des données.

Le prix de base, auquel est valorisée la production, est égal au prix de marché auquel vend le producteur plus les subventions sur les produits qu’il perçoit, moins les impôts spécifiques sur les produits qu’il reverse.

Les subventions à l’agriculture sont scindées en subventions sur les produits et subventions d’exploitation :

− les subventions sur les produits comprennent notamment les aides totalement ou partiellement couplées à la production ;

− les subventions d’exploitation comprennent notamment les paiements uniques issus de la réforme de la politique agricole commune (Pac), les aides pour calamités agricoles et les contrats d’agriculture durable.

La consommation de capital fixe (CCF) mesure la dépréciation annuelle liée à l’usure et à l’obsolescence du capital, lequel est évalué à son coût de remplacement. Les agrégats hors CCF sont qualifiés de « nets ».

Le résultat agricole net correspond à la « valeur ajoutée nette au coût des facteurs » (valeur ajoutée nette + subventions d’exploitation − autres impôts sur la production dont impôts fonciers). Il s’agit du revenu de la branche agriculture (exploitants et salariés).

Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d’unités de travail annuel total (en équivalents temps plein) : on obtient ainsi l’évolution du résultat agricole net par actif. Elle est aussi présentée en termes réels.

Le revenu net d’entreprise agricole est égal à : résultat agricole net − salaires − cotisations sociales sur les salaires − intérêts versés − charges locatives nettes.

Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d’unités de travail annuel des non-salariés (en équivalents temps plein) : on obtient l’évolution du revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié qui reflète l’évolution du revenu par exploitant. Elle est aussi présentée en termes réels.

Pour en savoir plus

« L’agriculture en 2008 en France et en Europe », Insee Première n° 1247, juillet 2009.

Les rapports de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN).

et sur celui du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche : http ://www.agreste.agriculture.gouv.fr

Les rapports sur les comptes prévisionnels sont repris et publiés dans la série Agreste (SSP-Insee), Les Dossiers n° 7 de janvier 2010. Une synthèse sur les comptes par catégories d’exploitations est publiée dans la série Agreste-Primeurs, SSP n° 234.Les Dossiers Agreste-Primeurs234