Hausse des départs en vacances, mais 21 millions de Français ne partent pas

Thomas Le Jeannic, José Ribera, division Conditions de vie des ménages, Insee

En 2004, deux Français sur trois sont partis en vacances. Cette proportion repart à la hausse après une pause dans les années 1990. Les seniors en sont les grands bénéficiaires, en particulier les jeunes retraités. Les séjours en hiver ou à l'étranger se développent. La durée des vacances et le nombre de séjours augmentent sensiblement tandis que la durée moyenne des séjours reste stable. La réduction du temps de travail aurait peu influé sur ces nouveaux comportements. Mais 21 millions de personnes ne partent pas en vacances, dont 8 millions pour des raisons financières. Si l'accès aux vacances se démocratise progressivement, les écarts restent importants selon les niveaux de vie.

Regain des départs

Près des deux tiers des Français (64,5 %) sont partis en vacances en 2004. Parmi eux, 46 % ont mis « la clef sous la porte » une seule fois, 25 % deux fois et 29 % au moins trois fois. Après une pause dans les années 1990, la proportion de vacanciers dans la population totale s'inscrit à nouveau dans une tendance à la hausse (graphique 1).

Graphique 1 – Évolution des taux de départ en vacances 1975-2004

  • Champ : population résidant en France métropolitaine.
  • Lecture : 59 % des individus sont partis au moins une fois en vacances lors de l'été 2004.
  • Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie (1999, 2004) et enquêtes quadrimestrielles (1975-1994), Insee.

L'hiver au soleil… des Caraïbes

La hausse des taux de départ concerne surtout les vacances d'hiver En 2004, 32 % des Français sont partis en hiver, ils n'étaient que 28 % en 1999. Pour l'été, ces proportions sont de 59 % en 2004 et 57 % en 1999. Durant l'hiver 2004, 19 millions de personnes sont parties, soit trois millions de plus qu'en 1999. Du fait de cet étalement, la proportion de vacanciers partant à la fois l'été et l'hiver est passée de 23 % en 1999 à 27 % en 2004.

Les vacances d'hiver représentent 37 % de l'ensemble des journées de vacances en 2004, cette part n'était que de 29 % en 1999.

La proportion de personnes parties l'hiver à la montagne se maintient autour de 11 % dont 9 % qui pratiquent les sports d'hiver. Ce sont plutôt les vacances hivernales à l'étranger qui se développent, vers des destinations ensoleillées en toute saison, comme le Maroc et les Caraïbes, en particulier la République Dominicaine, les offres avantageuses s'étant multipliées (graphique 2).

Quatre vacanciers sur cinq sont restés en France en 2004, mais la part des séjours à l'étranger ne cesse de progresser. Ainsi, des 10 millions de séjours supplémentaires constatés entre 1999 et 2004, près de 3 millions se sont déroulés hors de France. Un séjour sur cinq se déroule à l’étranger en 2004.

Graphique 2 – Nombre de séjours d'hiver 1999-2004 hors métropole

  • Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie (1999, 2004), Insee.

Les jeunes retraités, plus souvent en vacances

Les enfants, particulièrement les 5-15 ans, sont toujours les plus nombreux à partir. Dans les années 1990, la propension au départ diminuait nettement avec l'âge, dès la quarantaine. En 2004, l'inflexion s'observe plutôt après la soixantaine et les départs ne se raréfient nettement qu'à partir de 70 ans. Ces évolutions résultent de la combinaison d'un effet d'âge et d'un effet de génération. Ainsi, pour la génération ayant 60-64 ans en 1999, 58 % seulement sont partis en vacances cette année-là ; cinq ans plus tard, 66 % de cette même génération sont partis. La hausse globale des taux de départ entre 1999 et 2004 est ainsi en grande partie due à la plus grande propension des jeunes retraités à partir en vacances (graphique 3).

La durée moyenne annuelle de vacances par habitant stagnait depuis 1980, voire baissait à la fin des années 1990. Elle augmente nettement en 2004 pour revenir au niveau de 1984, soit 17 jours (dont 4,6 jours l'hiver, soit un jour de plus qu'au cours de l'hiver 1999). Les plus âgés sont les principaux responsables de cette hausse : les 60-69 ans sont partis en moyenne 25 jours en 2004 contre environ 18 jours en 1999. Ce sont eux qui dorénavant partent le plus longtemps, devançant les 10-14 ans qui partent 21 jours par an.

Mais le comportement des seniors face aux vacances est loin d'être uniforme. Pour partir, il faut être en forme et en avoir les moyens. Ainsi, 22 % des jeunes retraités (60-69 ans) partent plus de 40 jours par an contre 12 % pour l'ensemble des Français (tableau 1). Les retraités âgés qui partent ont plutôt tendance à faire peu de séjours par an mais plus longs, 20 journées en moyenne, tandis que les jeunes retraités de 60-64 ans font en moyenne trois séjours par an d'une durée moyenne de 13 journées chacun.

Graphique 3 – Taux de départ par âge 1999-2004

  • Champ : population résidant en France métropolitaine.
  • Lecture : en 2004, 69,6 % des individus âgés de 25 à 29 ans sont partis en vacances ; 27,6 % ont séjourné au moins une fois à l'étranger et 42,0 % ont séjourné exclusivement en France.
  • Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie (1999, 2004), Insee.

Tableau 1 – Personnes n'ayant pas pris de vacances ou étant parties plus de 40 jours en 2004

Personnes n'ayant pas pris de vacances ou étant parties plus de 40 jours en 2004
Caractéristiques Personnes n'ayant pas pris de vacances Personnes ayant pris plus de 40 jours de vacances
en % Écart à la référence1 en point en % Écart à la référence1 en point
20-29 ans 36 + 3,6 8,5 ns
60-69 ans 34,4 + 6,4 21,9 + 7,6
70-79 ans 52,7 + 25,2 14,8 ns
Enfants de monoparent 30,3 ns 19 + 20
Monoparent 46,8 + 5,5 8,3 ns
Pers de réf : cadre 10,6 -7,6 23,8 + 6,4
Pers de réf : ouvrier 46,2 + 12,8 4,7 -5,1
1er quartile revenu 53,9 + 14,4 7 -5,1
4e quartile revenu 15,9 -7,2 21,2 + 3
Changement suite ARTT 10,9 -14 20,6 + 7,8
Chômeur 52,6 + 9,4 7 -5
Pôle urbain Ville Centre 32,4 réf 16,6 réf
Rural isolé 54,6 + 13 3,4 -7,6
Ile-de-France 18,9 -8,3 24,2 + 9,6
Nord - Pas-de-Calais 46,2 + 4,3 10,6 + 5,9
Littoral 45,4 + 8,7 10,2 ns
Montagne 42,1 ns 5,6 -5,3
Résidence secondaire 11 -15,7 34,4 + 28,8
Chien 44 + 9 6,6 -3,5
Population totale 35,4 - 11,8 -
Situation de référence 23,1 0 13,4 0
  • 1. Deux régressions qualitatives ont été réalisées. L'une sur le fait de ne pas partir une seule fois en vacances, l'autre sur le fait d'être parti plus de 40 jours en vacances. Les variables explicatives sont : la tranche d'âge, le sexe, la situation familiale, la nationalité, la PCS de la personne de référence du ménage, le quartile de revenu du ménage, être concerné ou non par l'ARTT, être chômeur ou actif ayant un emploi, le niveau urbain, la région de résidence, résider dans une commune du littoral, de montagne, posséder une résidence secondaire ou un mobile home, avoir un jardin dans sa résidence, posséder un chien, un chat. Situation de référence : femme de 30-39 ans, inactive, en couple avec enfants, de nationalité française, la personne de référence du ménage étant de profession intermédiaire, le ménage appartenant au 3e quartile de revenu, personne dans le ménage n'étant concerné par l'ARTT, ne possédant pas de jardin, résidant dans le Bassin parisien, ni sur le littoral, ni en montagne, ne possédant ni chien ni chat.
  • Lecture : parmi les personnes âgées de 60 à 69 ans, 34,4 % ne sont pas parties en vacances et 21,9 % sont parties plus de 40 jours. Le fait d'appartenir à cette tranche d'âge fait augmenter les valeurs respectivement de 6,4 et 7,6 points par rapport à celles de la situation de référence, les autres caractéristiques de référence restant inchangées (significatif au seuil de 5 %).
  • Champ : population des ménages ordinaires résidant en France.
  • Source : enquête permanente sur les conditions de vie (2004), Insee.

21 millions de personnes ne partent pas

Par choix ou par contrainte, 21 millions de personnes ne sont pas parties en vacances en 2004, soit 35,4 % de la population qui n'ont pas effectué de séjour d'au moins quatre jours. Parmi eux, un noyau dur de 26,4 % de la population n'est pas parti du tout, ni en court séjour ni en week-end, 3 % ont tout de même effectué au moins un court séjour (deux ou trois journées) et 6,1 % ne sont partis qu'en week-end.

Ne pas partir en vacances est très lié à la faiblesse des revenus du ménage (graphique 4). Ainsi en 2004, plus de la moitié des individus appartenant au quart de la population aux revenus les plus bas n'est pas partie une seule fois en vacances dans l'année, contre seulement une personne sur sept appartenant au quart le plus aisé. Ces écarts se sont réduits entre 1999 et 2004, mais restent importants. Par ailleurs, la moitié des individus les plus aisés sont partis à la fois en été et en hiver en 2004, soit cinq points de plus qu'en 1999. Pour les plus modestes, cette hausse n'est que de deux points et ne concerne qu'un dixième des individus.

De même, si la durée moyenne de vacances est passée pour l'ensemble de la population de 15,7 jours en 1999 à 17,1 jours (graphique 5), la hausse n'est que de 0,8 jour pour les individus les moins aisés. Ils ne prennent en moyenne que 10,7 jours de vacances par an contre 26,4 jours pour les plus riches.

Graphique 4 – Départs en vacances 1999-2004 selon la saison et le niveau de vie

  • Champ : population résidant en France métropolitaine.
  • Lecture : 50,6 % des individus appartenant au quartile de niveau de vie le plus élevé sont partis en été et en hiver en 2004.
  • Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie (1999, 2004), Insee.

Graphique 5 – Répartition de la durée de vacances annuelle par habitant selon le niveau de vie et le type d'hébergement en 2004

  • Champ : population résidant en France métropolitaine.
  • Lecture : Sur leurs 10,7 journées de vacances annuelles, les individus appartenant au quartile de niveau de vie le moins élevé en ont passé 6,7 dans la résidence principale ou secondaire de parents ou d’amis.
  • Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie (2004), Insee.

Pauvres et riches se font héberger chez des parents ou amis

Pour les personnes appartenant au quart des ménages les moins favorisés, le mode d'hébergement le plus courant reste les résidences de parents ou d'amis, dans lesquelles ils passent en moyenne près de sept jours par an, soit près des deux tiers de leurs vacances. Ce mode d'hébergement est loin d'être négligé par les plus riches puisqu'ils y passent dix jours par an, même si cela ne représente que 40 % de la durée de leurs vacances.

Si ce mode d'hébergement permet sans doute à des populations défavorisées de prendre des vacances à moindre coût, il accentue les disparités sociales dans les vacances ; les populations aisées ont sans doute un réseau relationnel ayant une capacité d'hébergement plus grande sur des lieux de villégiature. Le reste de leurs vacances se répartit entre leur propre résidence secondaire, l'hôtel ou une location.

Les contraintes financières immobilisent 8 millions de Français

En 2004 comme en 1999, le manque d'argent reste le frein principal pour les non-partants (37 %). Viennent ensuite le choix délibéré de ne pas partir pour 20 % des individus, les raisons de santé pour 15 % et les raisons professionnelles ou d'études pour 10 %. Parmi les individus appartenant au quart de ménages les plus pauvres, la moitié invoque logiquement des raisons financières, contre seulement 18 % des populations les plus aisées. Ces dernières sont plus nombreuses à ne pas partir par choix (23 %), pour raisons de santé (18 %) ou professionnelles (13 %). Le choix délibéré est plus fréquent chez les 60-69 ans (30 %) et les raisons de santé à partir de 70 ans (38 % des non-partants de 70-79 ans, 60 % des 80 ans ou plus). Chez les jeunes, en particulier pour la moitié des 10-14 ans, la principale raison de non-départ est d'ordre financier.

Vivre sur le littoral incite moins à partir

L'âge et le niveau social sont parmi les principaux facteurs qui influent sur le fait de ne pas prendre de vacances. Toutes choses égales par ailleurs, les personnes âgées de plus de 70 ans, les personnes à faibles revenus ou appartenant à un ménage ouvrier ont une probabilité de partir plus faible que les autres ; c'est aussi le cas des personnes élevant seules leurs enfants. Il faut noter que les enfants de ces familles monoparentales partent plus longtemps : 19 % d'entre eux sont partis plus de quarante jours contre 13 % des enfants vivant avec leurs deux parents.

D'autres facteurs peuvent jouer. En particulier, le lieu de résidence est loin d'être neutre. Les habitants du rural isolé sont plus de la moitié à ne pas être partis contre un tiers dans les villes centres des pôles urbains. Les urbains sont plus nombreux que les ruraux ou que les périurbains à prendre beaucoup de vacances. Le fait de posséder un jardin réduit notamment la propension à partir longtemps.

Les habitants du Nord - Pas-de-Calais ont, toutes choses égales par ailleurs, moins tendance à partir : 46 % sont dans ce cas. Mais ils sont également relativement nombreux dans cette région à partir longtemps en vacances. Les habitants des régions de l'Ouest, du Centre-Est et surtout les Franciliens partent en masse, respectivement 65 %, 70 % et 81 %… et longtemps : près du quart des Franciliens partent plus de quarante jours par an, c'est deux fois plus que la moyenne nationale. Le fait de posséder une résidence secondaire ou un mobile home influe, car alors 89 % des personnes sont parties au moins une fois, et plus du tiers sont parties plus de quarante jours dans l'année.

Inversement, résider dans une commune du littoral n'incite pas à partir ailleurs : 45 % de ces résidants ne partent pas. Les personnes habitant en montagne ou à proximité partent moins longtemps en vacances, sans doute parce qu'elles peuvent pratiquer les sports d'hiver depuis chez elles ou sur de courts séjours. De même, posséder un chien ou même un chat semble être un frein aux vacances. Mais dans ce cas, ce peut être le fait de ne pas vouloir ou pouvoir partir en vacances qui facilite la possession d'un animal de compagnie.

Encadrés

Un milliard de journées en 2004

Le nombre total de journées de vacances en dehors du domicile principal des Français au cours de l'année, après avoir diminué au début des années 1990, progresse de plus de 10 % entre 1999 et 2004 et atteint pour la première fois le milliard.

Les Français ont effectué 86 millions de séjours en 2004, soit 10 millions de plus qu'en 1999 et deux fois plus qu'en 1975. La hausse des cinq dernières années s'explique pour un cinquième par l'accroissement de la population, pour un tiers par l'augmentation des taux de départ et pour près de la moitié par celle du nombre de séjours par vacancier.

La durée moyenne des séjours, après une forte diminution au cours des décennies 1980 et 1990, se maintient autour de 12 journées en 2004, contre 16 vingt ans auparavant.

Après une tendance au fractionnement des vacances en un plus grand nombre de séjours, plus courts, l'augmentation du nombre de séjours est surtout due ces dernières années à l'allongement du temps passé en vacances. Les vacanciers de 2004 sont partis un jour de plus en moyenne que ceux de 1999.

Les séjours d'été durent 13,5 jours en moyenne. Cette durée reste stable depuis la fin des années 1990 alors qu'auparavant elle baissait régulièrement (19 journées en 1984). Quant aux séjours d'hiver, s'ils restent en moyenne plus courts, 9 journées en 2004, ils augmentent en nombre : + 35 % depuis 1999 (+ 4 % seulement pour les séjours estivaux). Les séjours à l'étranger durent en moyenne deux semaines contre 11 jours pour les séjours en France.

Faible influence de la réduction du temps de travail

La réduction du temps de travail s'est traduite pour certains salariés par une hausse du nombre de jours de congés. La croissance globale des départs en vacances n'est cependant que très peu imputable à l'ARTT. La durée moyenne de vacances des membres d'un ménage, dont la personne de référence est salariée, a plutôt augmenté moins vite, de 1999 à 2004, que pour le reste de la population. Ils prennent désormais autant de jours de vacances que la moyenne. Parmi ces individus, les deux tiers ont déclaré que leur ménage était concerné par l'ARTT, mais seulement un dixième déclare avoir changé ses habitudes de déplacements et prend effectivement plus de vacances que les autres (neuf jours de plus que l'ensemble de la population).

Sources

Les vacances des Français sont étudiées régulièrement depuis les années soixante. Les informations sur les départs en vacances entre le 1er octobre 2003 et le 30 septembre 2004 proviennent de l'enquête permanente sur les conditions de vie des ménages réalisée en octobre 2004, auprès d'un échantillon de 8 800 ménages ordinaires en France métropolitaine. Avant 1995, les informations sur ce sujet provenaient de l'enquête de conjoncture auprès des ménages, enquête quadrimestrielle menée depuis les années cinquante. Cette enquête posait des questions sur les vacances deux fois par an, en mai sur la saison d'hiver s'achevant, en octobre sur la saison d'été. La mesure des vacances est donc légèrement modifiée à partir de 1999, puisqu'on détaille désormais les déplacements sur l'ensemble de l'année. De plus, le concept de vacances passe alors d'un déplacement de quatre journées à quatre nuitées.

Définitions

Vacances : selon l'Organisation Mondiale du Tourisme, on appelle vacances, depuis 1995, l'ensemble des déplacements d'agrément d'au moins quatre nuits consécutives hors du domicile. Sont exclus des vacances les déplacements professionnels, les voyages d'études, les séjours motivés par la maladie ou le décès d'un proche, les séjours de santé dans des établissements spécialisés, les courts séjours d'agrément (deux ou trois nuitées) et les week-ends réguliers. Un même déplacement peut enchaîner plusieurs séjours.

Un séjour, d'une durée minimale de quatre nuits, s'entend comme un séjour effectué par un individu sur un même lieu, idem pour les nuitées (ex : pour une famille de quatre personnes qui séjourne une semaine à l'hôtel puis une semaine chez un parent, chaque individu sera parti 1 fois en vacances et aura réalisé 2 séjours. Cette famille comptabilisera 8 séjours et 56 nuitées). La période dite « d'été » s'étend de mai à septembre 2004, celle « d'hiver » d'octobre 2003 à avril 2004. Pour faciliter la lecture, on parle de journées plutôt que de nuitées.

Champ de l'étude : toutes personnes, même étrangères, qui vivent en France métropolitaine, dans un ménage ordinaire (ni en foyer, ni en institution de santé ou de retraite, ni en cité universitaire…). Par convention, elles sont désignées dans le texte comme les Français.

Le niveau de vie de l'individu est mesuré selon le revenu par unité de consommation du ménage auquel il appartient.