Les quatre saisons de l’emploi Une partition pour étudiants

Magali Beffy, division Emploi et Élise Coudin, section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee

Emploi, chômage et inactivité sont sujets à des variations saisonnières qui se retrouvent d’années en années. L’emploi est toujours au plus bas au 1er trimestre et au plus haut au 3e ; le chômage atteint son niveau le plus faible au printemps, saison pendant laquelle les chômeurs trouvent plus fréquemment un emploi alors que pour les inactifs, c’est en été. Enfin, se retrouver chômeur ou inactif est plus fréquent en automne. Les « jobs d’été » étudiants répondent à un pic de la demande des entreprises, en particulier dans le tertiaire, et expliquent en grande partie le boom estival de l’emploi. En été, sur dix inactifs ou chômeurs qui trouvent un emploi, trois sont des étudiants. La recherche d’un premier véritable emploi pour les jeunes qui terminent leurs études s’étale en revanche tout au long de l’année. Mis à part pour les jeunes en cours ou en fin d’études, le choix de se porter sur le marché du travail ne présente pas d’à-coups saisonniers.

L’emploi, au plus haut pendant l’été, au plus bas en début d’année

Entre 2003 et 2005, le nombre d’actifs ayant un emploi (actifs occupés) a crû chaque année, en moyenne, de 120 000 personnes (+ 0,5 %) selon les enquêtes Emploi, mais cette augmentation globale dissimule de fortes disparités entre les trimestres. Quelle que soit l’année, le nombre d’actifs occupés augmente du 1er au 3e trimestre, où il atteint un « pic ». Il diminue ensuite fortement du 3e au 4e et plus faiblement du 4e au 1er trimestre de l’année suivante. À des « pics » d’emploi durant l’été (en moyenne 220 000 personnes de plus par rapport à la tendance) succèdent des « creux » pendant l’hiver (140 000 personnes en moins - graphique 1). Il y a un écart de 360 000 actifs occupés entre le trimestre le plus haut et le trimestre le plus bas, soit le triple de l’augmentation moyenne annuelle. Les actifs occupés étaient ainsi 25 050 000 au 3e trimestre 2004 alors qu’ils ne sont plus que 24 690 000 au 1er trimestre 2005.

Inversement, le nombre d’inactifs de 15 ans et plus est le plus faible au 3e trimestre (-300 000 en écart à la tendance) et le plus fort au 1er. Quant aux chômeurs au sens du Bureau International du travail , ils sont les plus nombreux au 4e trimestre (90 000 personnes de plus que la tendance) et les moins nombreux au 2e (- 140 000 personnes).

Sont étudiées ici les variations trimestrielles de l’activité que l’on retrouve d’années en années et que l’on appelle « saisonnalité ». Cette approche diffère donc de l’analyse conjoncturelle qui, au contraire, corrige ces variations saisonnières pour faciliter les comparaisons entre trimestres.

Graphique 1 – Saisonnalité de l'activité

  • Lecture : calculé en moyenne sur les trois années 2003, 2004, 2005, le nombre de personnes ayant un emploi est au 1er trimestre inférieur de 140 000 à la tendance de l'emploi.
  • Champ : personnes de 15 ans et plus.
  • Source : enquêtes Emploi 2003-2005, Insee.

Les inactifs trouvent plus fréquemment un emploi en été

Les variations saisonnières du nombre d’actifs occupés, de chômeurs et d’inactifs s’analysent à l’aide des transitions individuelles entre les situations de chômage, d’emploi et d’inactivité (tableau 1).

Du 1er au 2e trimestre, la population active occupée augmente, en moyenne sur les années 2003 à 2005, de 190 000 personnes et le nombre de chômeurs et d’inactifs diminue ( - 190 000 chômeurs et - 180 000 inactifs). Les chômeurs trouvent plus fréquemment un emploi au printemps (27 % du total annuel des accès à l’emploi après une période de chômage).

Puis, du 2e au 3e trimestre, le nombre d’actifs occupés continue à augmenter (+170 000 personnes) comme le nombre de chômeurs (+ 130 000 personnes), mais celui des inactifs décroît (- 470 000 personnes). Les inactifs prennent ou reprennent un emploi plus fréquemment en été (36% du total sur l’année).

Toutes situations de départ confondues, trouver un emploi est plus courant entre le printemps et l’été (2e et 3e trimestres) : 1 210 000 personnes accèdent à un emploi après une période de chômage ou d’inactivité alors qu’elles ne sont que 910 000 entre l’automne et l’hiver (4e et 1er trimestres). Sur les 1 210 000 personnes qui trouvent un emploi, 30 % sont des étudiants contre 10 % le reste de l’année.

Tableau 1 – Transitions individuelles*

Transitions individuelles*
Flux T1 —>T2 T2 —>T3 T3 —>T4 T4 —>T1
Milliers % Milliers % Milliers % Milliers %
Emploi vers chômage 390 1,6 490 2,1 570 2,3 500 2,0
vers inactivité 380 1,6 480 1,9 670 2,7 450 1,8
Chômage vers emploi 600 30,3 510 27,0 580 29,3 550 33,6
vers inactivité 240 12,3 270 14,8 270 14,3 200 14,8
Inactivité vers emploi 410 1,8 700 3,1 480 2,2 360 1,7
vers chômage 410 1,8 510 2,3 470 2,1 400 1,8
Part dans les transitions (%) Étudiants Fins d’études Étudiants Fins d’études Étudiants Fins d’études Étudiants Fins d’études
Emploi vers chômage < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns)
vers inactivité 16 < 5 (ns) 20 < 5 (ns) 40 < 5 (ns) 11 < 5 (ns)
Chômage vers emploi < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns) < 5 (ns)
vers inactivité < 5 (ns) < 5 (ns) 13 < 5 (ns) 13 < 5 (ns) 7 < 5 (ns)
Inactivité vers emploi 26 5 47 13 25 10 27 5
vers chômage 18 5 13 20 5 16 7 6
  • * non corrigées des évolutions tendancielles.
  • Lecture : 1,6 % des personnes ayant un emploi au 1er trimestre (T1) se retrouvent au chômage au 2e trimestre (T2), soit 390 000 personnes ; parmi elles, la part des étudiants est non significative.
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : enquêtes Emploi 2003-2005, Insee.

Plus de sorties de l’emploi à l’automne qu’au printemps

Entre le 3e et le 4e trimestre, la situation de l’emploi se dégrade (en stock : -350 000 personnes) et le nombre de chômeurs continue d’augmenter (+100 000 personnes). Les sorties de l’emploi vers une situation de chômage ou d’inactivité sont alors plus nombreuses : 1 240 000 sorties, soit 500 000 de plus qu’entre le 1er et le 2e trimestre. La fin des jobs d’été qui accompagne les rentrées scolaire et universitaire représente alors un quart de ces sorties (300 000 personnes).

L’emploi varie donc fortement au cours d’une même année. Ces variations s’expliquent à la fois par la demande et par l’offre de travail. D’une part, les entreprises adaptent leur demande de travail à leur activité et à leur carnet de commandes qui varie selon la saison. D’autre part, les ressources disponibles en main-d’œuvre fluctuent au cours de l’année selon des facteurs démographiques (entrées des jeunes sur le marché du travail…) et économiques (les individus choisissent ou non de chercher un travail en fonction de leurs disponibilités).

C’est chez les jeunes en cours ou en fin d’études que la saisonnalité de l’emploi est la plus marquée car elle est attachée à leur décision de rechercher un emploi (graphique 2).

Graphique 2 – Des variations saisonnières de l'emploi plus fortes chez les jeunes

  • Lecture : calculé en moyenne sur les trois années 2003, 2004, 2005, le nombre de jeunes de 15 à 29 ans ayant un emploi au 1er trimestre est inférieur de 105 000 à la tendance, et pour les 30-39 ans, il est inférieur de 37 000.
  • Champ : personnes de 15 à 75 ans.
  • Source : enquêtes Emploi 2003-2005, Insee.

Les étudiants viennent gonfler la main-d’œuvre estivale

Les étudiants sont souvent inactifs les deux premiers trimestres, ont un emploi le troisième et, enfin, sont de nouveau inactifs le dernier. Disponibles pendant les vacances d’été, ils passent directement de l’inactivité à l’emploi. Pour les jeunes en formation initiale, il y a très peu de passages de l’inactivité vers le chômage. Les étudiants constituent alors une main-d’œuvre supplémentaire qui vient gonfler les flux vers l’emploi. Ils représentent la moitié des 700 000 embauches estivales qui succèdent à une situation d’inactivité, et seulement le quart des 360 000 accès hivernaux à l’emploi. Ainsi, un étudiant occupe 1,5 fois plus souvent un emploi au 3e qu’au 4e trimestre (et il est aussi 1,5 fois plus souvent actif). À l’automne, avec la reprise des cours, 300 000 étudiants qui avaient un « job d’été » sortent de l’activité.

L’insertion sur le marché du travail est étalée au fil des saisons

Pour les jeunes ayant terminé leurs études depuis moins de six mois au moment de l’enquête, la saisonnalité de l’emploi diffère de celle de l’activité. Ceux-ci se portent sur le marché du travail à l’automne (4e trimestre) et surtout en hiver (1er trimestre de l’année suivante). Qu’ils soient femme ou homme, ils ont 1,2 fois plus de chances d’être actifs, c’est-à-dire d’avoir un emploi ou d’en chercher un, en automne et en hiver qu’en été. Alors que c’est en hiver et au printemps, qu’ils auront 1,2 fois plus souvent un emploi. Il y aurait donc au moins une saison de décalage entre l’entrée dans la vie active et l’obtention effective d’un emploi. Ce décalage correspond à une période de chômage, c’est-à-dire au temps de recherche d’emploi. Cependant, l’accès au premier emploi ne conclut pas forcément la période d’insertion : il peut s’agir d’un stage, d’un contrat à durée déterminée qui peut être suivi d’une autre période de chômage. L’insertion sur le marché du travail correspond bien à un processus étalé au fil des saisons. En effet, chaque trimestre, la moitié des personnes qui ont terminé leurs études depuis moins de six mois, et qui entrent sur le marché du travail passe de l’inactivité au chômage, l’autre moitié trouve directement un emploi durable ou pas.

Ainsi en été, les personnes qui viennent de terminer leurs études représentent 8 % des inactifs et chômeurs nouvellement embauchés, mais 20 % des passages entre inactivité et chômage. Elles constituent encore 10 % des passages de l’inactivité à un emploi au 4e trimestre.

Hors étudiants et fins d’études, des comportements d’activité non saisonniers

Une analyse « toutes choses par ailleurs » montre que la saisonnalité de l’activité est la même quelles que soient les caractéristiques individuelles, en dehors du fait d’être étudiant ou en fin d’études. Exception faite des étudiants et de ceux qui viennent de terminer leurs études, la décision de rechercher un emploi se prend à n’importe quel moment de l’année. Les caractéristiques des individus (âge, sexe, diplôme, situation familiale) jouent, certes, sur le fait d’entrer ou non sur le marché du travail mais ne provoquent pas d’à-coups saisonniers. Pour les femmes par exemple (tableau 2), le nombre d’enfants comme le statut matrimonial modifient la probabilité d’être active mais celle-ci reste stable quelle que soit la saison. La probabilité qu’une femme de moins de 29 ans célibataire se porte sur le marché du travail varie ainsi entre 81 % et 83 % selon le trimestre. Si elle a deux enfants ou plus, elle sera active dans 62 % à 66 % des cas. Une femme mariée, sans enfant, sera active dans 70 % à 72 % des cas. De même, à caractéristiques identiques, la participation d’une femme de moins de 29 ans qui a terminé ses études depuis plus de six mois ne connaît pas une saisonnalité plus marquée que celle d’une femme plus âgée. Seule la probabilité de se porter sur le marché du travail est corrélée avec l’âge. Le diplôme et la nationalité jouent aussi fortement sur le niveau de participation mais ils n’ont pas d’effet sur sa variation infra-annuelle. Cette absence de saisonnalité, exception faite des étudiants en cours ou en fin d’études, se retrouve pour les hommes (tableau 2).

Tableau 2 – Participation au marché du travail

Participation au marché du travail
en %
T1 T2 T3 T4 Rapport des probabilités
Hommes T2/T4 T3/T4 T1/T3 T4/T3
Référence 86,7 88,2 88,6 87,9 1,0 1,0 1,0 1,0
Bac+2 ou plus 93,1 93,3 93,3 93,2 1,0 1,0 1,0 1,0
CAP, BEP 88,0 88,1 88,5 88,9 1,0 1,0 1,0 1,0
Peu ou pas diplômés 79,7 79,8 80,9 81,1 1,0 1,0 1,0 1,0
Nationalité étrangère 86,3 89,1 88,9 88,1 1,0 1,0 1,0 1,0
En cours d’études 6,1 8,0 10,0 6,1 1,3 1,6 0,6 0,6
Études terminées depuis moins de 6 mois 74,6 67,3 62,0 71,6 0,9 0,9 1,2 1,2
Mariés ou veufs 86,0 87,7 88,7 87,3 1,0 1,0 1,0 1,0
Présence d’enfant dans le ménage 91,1 91,8 92,1 92,2 1,0 1,0 1,0 1,0
30-39 ans 92,9 93,6 92,8 92,2 1,0 1,0 1,0 1,0
40-49 ans 91,2 92,1 91,9 91,4 1,0 1,0 1,0 1,0
50 ans et plus 55,2 57,3 55,7 54,1 1,1 1,0 1,0 1,0
Présence d’un autre actif dans le ménage 94,0 94,2 94,3 94,2 1,0 1,0 1,0 1,0
Femmes
Référence 81,0 82,5 82,3 81,3 1,0 1,0 1,0 1,0
Bac+2 ou plus 86,6 87,1 87,5 87,4 1,0 1,0 1,0 1,0
CAP, BEP 80,0 81,0 80,7 80,2 1,0 1,0 1,0 1,0
Peu ou pas diplômées 68,5 70,1 69,6 69,5 1,0 1,0 1,0 1,0
Nationalité étrangère 71,8 72,5 72,8 70,9 1,0 1,0 1,0 1,0
En cours d’études 9,8 12,3 14,5 9,4 1,3 1,5 0,7 0,6
Études terminées depuis moins de 6 mois 78,8 68,5 66,8 75,7 0,9 0,9 1,2 1,1
Mariées ou veuves 69,5 71,9 70,6 69,7 1,0 1,0 1,0 1,0
Un enfant dans le ménage 79,1 80,0 79,6 78,6 1,0 1,0 1,0 1,0
Deux enfants ou plus dans le ménage 62,3 64,5 65,6 63,4 1,0 1,0 0,9 1,0
30-39 ans 89,1 89,7 89,0 88,3 1,0 1,0 1,0 1,0
40-49 ans 89,6 90,2 90,4 90,0 1,0 1,0 1,0 1,0
50 ans et plus 64,7 66,7 67,0 65,0 1,0 1,0 1,0 1,0
Présence d’un autre actif dans le ménage 89,2 89,8 89,9 89,6 1,0 1,0 1,0 1,0
  • Note : les probabilités prédites sont calculées à partir d'un modèle économétrique qualitatif qui modélise la décision d'être actif. Il comporte comme variables explicatives, outre des indicatrices de trimestre, le sexe, le diplôme, la nationalité, la poursuite ou non d'études, le statut matrimonial, l'âge, la présence d'un enfant et d'un autre actif dans le ménage, ainsi que les croisements de ces variables avec les indicatrices de trimestre.
  • Lecture : la situation de référence (en italiques) correspond à un homme (resp. une femme) de moins de 30 ans, célibataire, titulaire d'un diplôme de niveau Bac, de nationalité française, qui a terminé ses études, et qui habite dans un ménage sans enfant et sans autre actif. Au 1er trimestre, la probabilité que cet homme soit actif est de 86,7 % (resp. 81,0 % pour les femmes), elle est de 87,9 % au 4e trimestre. Il a 1,0 fois plus de chances d'être en emploi au T2 qu'au T4 (rapport des probalbilités).
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : enquêtes Emploi 2003-2005, Insee.

En été, un emploi fort dans le tertiaire et un ajustement par contrats courts

Ces variations infra-annuelles de l’offre de travail se conjuguent à celles de la demande de travail des entreprises. Toutes deux contribuent au pic estival d’emploi, qui s’observe en particulier dans le tertiaire (+157 000 personnes y compris les étudiants, en écart à la tendance). Ce pic est principalement porté par l’emploi des étudiants mais l’emploi hors étudiants reste soumis à une saisonnalité. Ainsi, pendant la saison touristique, les hôtels et les restaurants emploient un personnel plus nombreux. En revanche, les évolutions infra-annuelles des autres secteurs (industrie, construction) semblent moins marquées ; ce sont d’autres facteurs comme la conjoncture qui jouent.

Parmi les salariés (hors étudiants, graphique 3), employés et ouvriers ont une saisonnalité très marquée, avec un pic en été. À l’inverse, l’emploi des cadres et des professions intermédiaires est plus stable : les cadres et professions intermédiaires (plus qualifiés) sont recrutés à plus long terme ce qui est cohérent avec une saisonnalité moins forte de l’emploi pour les plus diplômés (d’un niveau Bac+2 ou plus).

Par ailleurs, les contrats intérimaires et saisonniers (graphique 4) sont plus nombreux au 3e trimestre (+ 160 000 personnes en écart à la tendance) et moins nombreux au 1er trimestre (- 93 000 personnes). Les contrats à durée déterminée (CDD) présentent le même type de variations mais avec une moindre ampleur. Les entreprises ont recours à ces contrats courts et modulables pour ajuster l’emploi aux variations de leur activité au cours de l’année. Ceci est cohérent avec la disponibilité de courte durée des étudiants ainsi qu’avec une saisonnalité de l’emploi plus marquée chez les jeunes de moins de 29 ans, plus souvent employés en CDD que leurs aînés. À l’opposé, les contrats à durée indéterminée (CDI) sont peu sensibles aux saisons.

Graphique 3 – Des variations saisonnières de l'emploi plus fortes pour les ouvriers

  • Lecture : calculé en moyenne sur les trois années 2003, 2004, 2005, le nombre d'ouvriers ayant un emploi au 1er trimestre est inférieur de 82 000 à la tendance, et au 3e trimestre supérieur de 71 000.
  • Champ : personnes de 15 à 75 ans ayant terminé leurs études.
  • Source : enquêtes Emploi 2003-2005, Insee.

Graphique 4 – Saisonnalité de l'emploi selon le type de contrat

  • Lecture : calculé en moyenne sur les trois années 2003, 2004, 2005, le nombre de contrats intérimaires et saisonniers est inférieur au 1er trimestre de 93 000 à la tendance (avec étudiants), et au 3e trimestre supérieur de 160 000 (avec étudiants).
  • Champ : personnes de 15 à 75 ans.
  • Source : enquêtes Emploi 2003-2005, Insee.

Sources

Les données proviennent des enquêtes Emploi conduites en 2003, 2004 et 2005. L’enquête Emploi est une enquête trimestrielle et sa collecte a lieu en continu tout au long de l’année. Chaque trimestre, 35 000 ménages (c’est-à-dire 35 000 logements et près de 75 000 personnes de 15 ans ou plus) répondent à l’enquête. Soit 54 000 ménages différents sur l’année (115 000 personnes différentes de 15 ans ou plus).

Définitions

« Jobs d’été » : ce sont tous les emplois occupés par des étudiants pendant l’été (emplois, stages en entreprise, emplois occasionnels…).

Participation ou activité : un individu participe au marché du travail s’il est chômeur au sens du BIT ou s’il a travaillé au moins une heure pendant la semaine de référence (actif occupé).

Chômage : il est entendu au sens du Bureau international du travail (BIT). Un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui

1° n’a pas travaillé au cours de la semaine de référence,

2° est disponible pour travailler, 3° a entrepris des démarches effectives de recherche d’emploi ou a trouvé un emploi qui commence plus tard.

Méthode

a) L’âge considéré ici est l’âge au moment de l’enquête. Ceci diffère des publications conjoncturelles de l’emploi et du chômage pour lesquelles on utilise l’âge atteint en fin d’année. b) Les graphiques 1 à 4 présentent les écarts à une tendance linéaire, préalablement estimée sur la période 2003-2005. c) Les effectifs des transitions individuelles sont évalués à partir des répondants à l’enquête Emploi sur deux trimestres consécutifs. Une repondération a été effectuée afin de tenir compte de ce comportement de réponse. d) L’enquête Emploi n’interroge pas les ménages collectifs, elle ne permet donc pas de suivre de manière satisfaisante l’évolution saisonnière du nombre de salariés agricoles qui sont souvent logés sur l’exploitation.

Pour en savoir plus

P. Givord, « L’insertion des jeunes sur le marché du travail entre 2002 et 2004 », Insee Première n° 1061, janvier 2006.