Les comptes extérieurs de la France en 2005Pénétration accrue des produits étrangers

Boris Le Bris, Claudie Louvot, division Échanges extérieurs, Insee

En 2005, les exportations de biens et de services progressent à peu près au même rythme qu’en 2004, en moyenne annuelle et en valeur. Les exportateurs français ont notamment pâti de l’atonie de la demande dans plusieurs grands pays européens. Ainsi, le volume des ventes de produits manufacturés ralentit nettement et il recule même dans l’automobile. Les importations en valeur subissent le contrecoup de l’envolée des cours du pétrole. Mais en volume aussi, les achats augmentent rapidement : la demande intérieure tend notamment à s’orienter davantage vers des produits importés dont les prix sont très compétitifs. La balance commerciale devient déficitaire, ainsi que le solde des seuls échanges de produits manufacturés. La facture énergétique atteint 37,4 milliards. L’excédent touristique et le solde des opérations de répartition continuent à se dégrader. Le besoin de financement de la France atteint ainsi 35 milliards.

Les importations augmentent plus vite que les exportations

La récente flambée des cours pétroliers n’a pas compromis la vigueur du commerce international, dont les exportations françaises ne tirent cependant pas le meilleur parti en 2005. Les ventes de biens et de services progressent certes de + 4,3 %, en moyenne annuelle et en valeur, rythme comparable à celui de l’année précédente (+ 4,8 %). Toutefois cette hausse reflète en partie celle des prix de l’énergie. Plus représentatives des performances françaises sur les marchés extérieurs, les exportations de produits manufacturés délivrent un message plus nuancé : elles ont dépassé depuis 2004 le point haut de l’année 2000, mais elles ralentissent sensiblement en 2005 (+ 3,2 % après + 6,1 % en valeur). La France continue à pâtir de l’atonie persistante de la demande de ses principaux partenaires européens et elle tarde à conquérir des marchés plus porteurs (tableau 1, graphique 1). De plus, bien que la monnaie européenne se soit stabilisée en 2005, deux ans d’appréciation ont réduit la compétitivité des produits français. Parallèlement, la vigueur des importations ne se dément pas. Les achats de biens et de services progressent de + 9,2 % en 2005, en moyenne annuelle et en valeur, après + 8,0 % en 2004. Á raison de 3,5 points, cette hausse est le fait des produits énergétiques ; mais en réponse à la bonne tenue de la demande intérieure, les importations de produits manufacturés augmentent fortement elles aussi, de + 7,2 % après + 7,4 % en 2004.

Graphique 1 – Les importations augmentent plus vite que les exportations

  • Source : Comptes nationaux, Insee.

Tableau 1 – Le compte du Reste du monde en 2004 et 2005

en milliards d’euros courants
Le compte du Reste du monde en 2004 et 2005
Solde 2004 Solde 2005 Exportations 2005 Importations 2005
Biens et services FAB-FAB 4,1 – 16,4 446,2 462,6
Biens FAB-FAB – 6,1 – 24,2 357,3 381,5
Biens CAF-FAB – 13,4 – 33,9 357,3 391,2
Agriculture 1,7 1,6 10,4 8,8
Industries agro-alimentaires 6,4 6,3 30,6 24,3
Energie – 27,7 – 37,4 17,4 54,8
Produits manufacturés, dont : 6,3 – 4,4 298,9 303,3
Biens de consommation – 7,8 – 8,5 55,1 63,6
Automobile 12,3 8,5 52,2 43,7
Biens d'équipement 7,2 4,0 84,1 80,1
Biens intermédiaires – 5,3 – 8,4 107,5 115,9
Tourisme 9,8 8,9 34,0 25,1
Services hors tourisme 0,4 – 1,1 54,9 56,0
Négoce et commissions – 1,0 – 1,2 3,2 4,4
Transports – 1,5 – 1,4 19,1 20,5
Télécommunications 0,9 1,1 2,8 1,7
Services aux entreprises 1,5 1,0 24,1 23,1
Activités culturelles 0,0 – 0,1 2,1 2,2
Services d'assurance – 0,5 – 0,9 1,0 1,9
Services financiers 0,9 0,4 2,3 1,9
Santé 0,2 0,2 0,4 0,2
Opérations de répartition, dont : – 13,8 – 18,9 112,6 131,5
Rémunération des salariés 7,9 8,0 9,4 1,4
Impôts sur la prod. et les importations – 3,8 – 4,5 /// 4,5
4ème ressource – 11,7 – 13,5 /// 13,5
Subventions 9,5 9,4 /// – 9,5
Coopération internationale courante – 4,4 – 5,0 1,3 6,3
Revenus de la propriété – 3,6 – 4,0 90,1 94,1
Primes d'assurance 0,9 0,8 2,3 1,5
Indemnités d'assurance – 1,0 – 1,0 0,3 1,3
Autres transferts courants – 2,9 – 3,7 5,9 9,6
Transferts en capital 1,0 0,0 0,1 0,0
Besoin de financement – 9,7 – 35,2 /// ///
  • Source : Comptes nationaux, Insee.

Le besoin de financement de la Nation atteint 35 milliards

Les exportations croissant moins vite que les importations, le solde commercial des biens et des services se détériore nettement : mesuré Fab-Fab (sources), il devient déficitaire en 2005, pour la première fois depuis 1991. Il s’établit à – 16,4 milliards d’euros, après + 4,1 en 2004. En outre, le solde des échanges de produits manufacturés se creuse également, de 10,7 milliards d’euros, au point de devenir négatif, mesuré Caf-Fab, il est vrai. Depuis trente ans, ceci ne s’est produit qu’entre 1987 et 1992. De surcroît, la facture énergétique s’alourdit de 9,7 milliards d’euros, pour atteindre 37,4 milliards (graphique 2). Face à une hausse du prix du baril dont l’ampleur rappelle les chocs pétroliers des années soixante-dix, le poids du solde pétrolier dans le PIB (2,2 % en valeur) demeure cependant deux fois plus faible qu’au début des années quatre-vingt, témoignant de la moindre dépendance énergétique de l’économie française.

Les échanges de services, à l’exclusion du tourisme, restent proches de l’équilibre bien que leur solde diminue de 1,5 milliard. L’excédent touristique continue à se réduire pour retomber à 8,9 milliards, soit au niveau de 1997 et bien en deçà des surplus records du début de la décennie (+ 14 milliards en 2000). Le solde des opérations de répartition, devenu déficitaire en 2002, se creuse de nouveau de 5 milliards d’euros. Ainsi, l’ensemble des flux monétaires liés à des opérations non financières entre la France et le Reste du monde se traduit par un besoin de financement pour l’économie nationale, pour la troisième année consécutive. En un an, il s’accroît de 25,5 milliards et atteint 35,2 milliards.

Graphique 2 – Le besoin de financement atteint 35,2 milliards d’euros

  • Source : Comptes nationaux, Insee.

Les prix des importations de biens de consommation reculent

En 2005, le prix des exportations de biens et de services augmente moins vite que celui des importations (graphique 3). Cette dépréciation des termes de l’échange accentue la dégradation du solde commercial, plus importante en valeur qu’en volume. Elle est d’abord la conséquence de la hausse des cours du pétrole et des matières premières. De plus, en 2005, l’effet de change, devenu neutre, ne joue plus le rôle d’amortisseur qui avait été le sien pendant la période d’appréciation de la monnaie européenne (+ 19,7 % en 2003 et + 9,9 % en 2004). En euros, le cours du brut progresse de plus de + 42,7 % en 2005, celui des matières premières minérales de + 26,3 %. Ces hausses se répercutent sur les prix d’importation des biens intermédiaires (+ 4,0 % après + 2,4 %), notamment sur les prix des produits chimiques (+ 6,0 % après – 0,7 %), des minéraux et des produits de la métallurgie.

Les prix d’importation des biens de consommation continuent en revanche à reculer, de – 2,9 % en 2005 en moyenne annuelle, après – 3,8 % en 2004 et – 4,7 % en 2003. En quatre ans, la baisse a atteint – 13,5 % et elle est du même ordre pour tous les postes concernés : – 12,6 % pour les vêtements, – 13,5 % pour les produits pharmaceutiques et les cosmétiques et – 15,1 % pour les biens d’équipement du foyer. Jusqu’en 2004, le recul des prix d’importation a été accentué par l’appréciation de l’euro, nombre de ces produits provenant de zones dont les monnaies sont arrimées au dollar, notamment de Chine (bibliographie). Par ailleurs, les pays à faible coût de main-d’œuvre peuvent pratiquer des prix très compétitifs et gagnent ainsi des parts de marché, ce qui a un effet déflationniste sur les prix d’importation globaux, toutes choses égales par ailleurs.

Graphique 3 – Recul des prix des importations de produits manufacturés

  • Source : Comptes nationaux, Insee.

La consommation se tourne vers des produits importés

En volume, les importations de produits manufacturés progressent très vivement depuis deux ans (+ 7,0 % après + 7,8 % en 2004 et + 1,5 % en 2003). Malgré le prélèvement pétrolier, la demande intérieure parvient à résister et elle tend par ailleurs à se tourner davantage vers les produits importés. Il en est ainsi des marchandises à fort contenu en main- d’œuvre, tels que les vêtements et les cuirs. Les produits de nouvelles technologies sont eux aussi majoritairement importés, simplement parce qu’ils sont pour l’essentiel fabriqués à l’étranger. Les importations de biens de consommation progressent en volume de + 9,9 % en 2005 après + 9,7 % en 2004, sous l’impulsion, entre autres, des achats de vêtements (+ 12,4 % après + 8,0 %). La levée complète des quotas régulant le marché du textile, le 1er janvier 2005, entraîne notamment une forte percée d’articles chinois (+ 31,4 % en valeur), au détriment des importations en provenance de partenaires traditionnels, comme les pays du Maghreb ; ce mouvement était d’ailleurs perceptible dès 2004 (+ 10 %). Pour les meubles et l’électronique grand public, la croissance des importations atteint des rythmes à deux chiffres (+ 11,4 % après + 10,4 % en 2004). Le taux de pénétration des biens de consommation, rapport entre les importations et la demande intérieure, continue d’augmenter : en volume, il passe de 30,5 % début 2001 à 38,3 % fin 2005.

Les transferts de pièces destinées à la construction de l’Airbus A380, depuis l’Allemagne et le Royaume-Uni, dopent les importations de biens d’équipement. Elles sont également soutenues par les achats d’ordinateurs et de biens d’équipements électriques et électroniques (+ 13,2 % après + 12,6 %).

Biens de consommation et aéronautique soutiennent les exportations

En volume, les exportations de biens progressent un peu moins vite qu’en 2004 : + 3,1 % après + 4,7 %. Les ventes de produits énergétiques, de pétrole raffiné principalement, sont exceptionnelles (+ 22,9 %) et celles de produits agricoles et agro-alimentaires sont assez vigoureuses (+ 3,7 %). En revanche, les exportations de produits manufacturés décélèrent nettement (+ 2,5 % après + 5,7 %). Jusqu’à la mi-année, elles ne profitent guère de la reprise de l’activité mondiale, tirée par des zones où la France n’est pas positionnée au mieux : Chine, Inde, Peco. Dans le même temps, la demande de ses principaux partenaires européens s’enlise et celle des pays anglo-saxons est affectée par le resserrement monétaire. Cependant, ces facteurs de freinage s’atténuent au second semestre, et les exportations françaises bénéficient également d’un regain de compétitivité dû à une légère dépréciation de l’euro.

En moyenne annuelle, tous les postes des exportations de produits manufacturés décélèrent, à l’exception des biens de consommation, dont la croissance est plus rapide qu’en 2004 (+ 7,8 % après + 5,3 %, en volume). L’accélération des ventes de vêtements se confirme (+ 11,6 % en 2005 après + 3,3 % et – 4,6 %) ; elles sont stimulées par le recul des prix à l’exportation (– 4,0 %) qui n’est pas sans lien avec celui des prix d’importation. Les ventes de produits pharmaceutiques et de cosmétiques se redressent (+ 8,2 % en 2005, après + 5,1 % et + 3,7 %). En revanche, l’atonie de la demande industrielle se répercute sur les exportations de biens intermédiaires (+ 1,0 % après + 3,6 %). Les ventes de biens d’équipement ralentissent également, en dépit du soutien des livraisons d’Airbus, qui rejoignent leur maximum historique de 2001 (212 appareils, contre 184 en 2004). Le solde en valeur des échanges de biens d’équipement reste excédentaire mais se creuse de plus de 3 milliards d’euros ; la dégradation du solde des biens intermédiaires, structurellement déficitaire, il est vrai, est du même ordre (graphique 4).

Graphique 4 – Le solde des échanges de produits manufacturés devient déficitaire

  • Source : Comptes nationaux, Insee.

Mais les ventes d’automobiles se retournent

L’automobile, qui, depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, était l’un des postes phares des exportations françaises, fait grise mine en 2005. Les ventes à l’étranger reculent (– 1,4 %), après onze ans de croissance ininterrompue (+ 5,7 % par an en moyenne entre 2000 et 2004, après + 10,6 % au cours des sept années précédentes). Le coût élevé des carburants n’est pas de nature à stimuler la demande sur les marchés européens, dont les achats diminuent de – 2,8 %. Par ailleurs, les marques françaises sont concurrencées par les voitures étrangères, japonaises ou coréennes notamment, moins coûteuses et fabriquées à proximité de certains marchés très prometteurs. Les exportations d’automobiles vers les pays du Proche et du Moyen-Orient baissent de 21 % en 2005 et, malgré le bond des achats de la Chine, les ventes destinées à l’Asie restent étales. Les importations de produits de l’automobile subissent le contrecoup du ralentissement de l’activité de cette branche : elles n’augmentent que de + 3,0 % en 2005 après + 9,9 %. Cependant, les échanges intragroupes restent dynamiques, en particulier avec la Slovénie et la République tchèque, où des groupes français se sont implantés. Si l’automobile demeure l’un des socles de la balance commerciale française, avec un excédent de 8,5 milliards d’euros en 2005, celui-ci se rétracte cependant de près d’un tiers (+ 12,3 milliards en 2004).

Le solde des échanges avec l’Union européenne devient déficitaire

En 2005, les échanges de la France avec l’Asie continuent à se détacher par leur vigueur alors que le commerce intra européen est contrasté et sans éclat (tableau 2). Les exportations vers l’Allemagne ralentissent et les échanges stagnent avec le Royaume-Uni, mais ils restent dynamiques avec d’autres partenaires, notamment l’Italie et l’Espagne. Après avoir été excédentaire pendant plus de dix ans, le solde des échanges avec l’Union européenne devient déficitaire (– 9,5 milliards). Ce creusement est en partie imputable à des changements réglementaires relatifs à la déclaration du pays de provenance des importations de gaz ; mais l’automobile et l’aéronautique y contribuent également. En revanche, les exportations vers le continent asiatique accélèrent (+ 16,4 % après + 10,8 %) ; l’Inde et la Chine détiennent le record (près de + 40 %), devant l’ASEAN (+ 29,1 %). Les importations, en hausse de + 13,6 %, continuent aussi à se développer, notamment en provenance d’Inde (+ 26 %) et de Chine (+ 24,5 %) ; ce pays explique à lui seul, depuis deux ans, plus d’un point de la croissance des importations de biens. Le solde commercial avec l’Asie se dégrade de près de 2 milliards. Les « effets de retour » des surplus de revenus pétroliers engrangés par les pays du Proche et Moyen-Orient sont décevants : bien que ces pays aient entretenu des relations commerciales privilégiées avec la France, leurs achats ont faiblement progressé en 2004 et reculé en 2005 (– 1,9 %).

Tableau 2 – Les échanges de biens de la France avec ses principaux partenaires

en milliards d’euros courants
Les échanges de biens de la France avec ses principaux partenaires
Soldes CAF-FAB Valeur du flux en 2005
2004 2005 Exports Imports
Union européenne (1) 3,3 – 9,5 233 242
dont Union monétaire – 5,7 – 17,4 181 198
OCDE hors UE – 4,0 – 3,4 56 60
Monde hors UE et OCDE – 12,6 – 21,0 68 89
  • (1) L'UE s'entend à 15 en 2004 et à 25 en 2005.
  • Le solde des échanges de la France avec les dix nouveaux pays de l'UE était de + 1,6 milliard en 2004.
  • Exportations FAB, importations CAF.
  • Source : Comptes nationaux, Insee.

Nouvelle détérioration du solde touristique

Les recettes liées à des prestations de services non touristiques progressent de + 4,1 % en 2005 pendant que les dépenses augmentent de + 7,0 %, de sorte que le solde de ces flux se dégrade à nouveau. Les services de transport sont particulièrement dynamiques (+ 8,0 % pour les recettes et + 8,9 % pour les dépenses), sous les effets conjugués du renchérissement des coûts, et de l’augmentation du volume de biens transportés. Les hausses de prix sont particulièrement sensibles dans le cas du transport maritime de fret, fortement sollicité pour acheminer les produits échangés avec la Chine. Les services aux entreprises sont vigoureux également (+ 10,2 % pour les importations et + 7,9 % pour les exportations).

Très affecté depuis 2001, le tourisme reprend des couleurs. Mais contrairement aux tendances passées, ce sont les dépenses de voyage des Français qui se redressent (+ 8,9 % après + 11,2 %) alors que la fréquentation étrangère sur le sol français reste mesurée (+ 3,5 % après + 1,5 %). Les Anglo-Saxons et les Japonais sont de retour. En revanche, la France n’est plus autant qu’avant le lieu de prédilection de la clientèle européenne, ni de ses propres habitants ; ces touristes s’orientent désormais vers des destinations nouvelles, telles que la Croatie, la Slovénie ou la Russie. Les échanges touristiques se sont en effet intensifiés avec les nouveaux pays membres de l’Union européenne ou candidats à l’adhésion.

Le solde des opérations de répartition se creuse

Le déficit des opérations de répartition atteint – 18,9 milliards en 2005 après – 13,8 milliards en 2004. Sa détérioration est le fait de plusieurs postes, dont les soldes se réduisent chacun modérément. La « quatrième ressource » versée par la France aux institutions européennes passe de 11,7 à 13,5 milliards, et les dépenses de coopération internationale augmentent. Les flux d’intérêts accélèrent nettement, plus en recettes (+ 25,5 %) qu’en dépenses (+ 20,0 %). Les émissions de titres ont de fait été très importantes ces dernières années ; par ailleurs, le relèvement des taux outre-Atlantique accentue probablement l’écart de croissance entre les flux. Celui-ci a peu d’impact sur le solde qui demeure nettement déficitaire. Le solde des dividendes se réduit de 1,4 milliard, tout en restant excédentaire. Ainsi, le déficit des échanges relatifs aux revenus de la propriété, apparu en 2002, ne se résorbe pas.

Sources

Le compte du Reste du monde est établi à partir des statistiques douanières et des données de la Balance des paiements. Par produit, les importations comprennent les coûts de transport et d’assurance en territoire de transit (« Coûts assurance fret », CAF). Dans les comptes, elles sont globalement corrigées pour être évaluées « Franco à bord » (FAB).