Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006Seul un tiers des ménages compte plus de deux personnes

Fabienne Daguet, division Enquêtes et études démographiques, Insee

En France métropolitaine, le nombre moyen d’occupants d’un logement s’élève à 2,3 personnes. Un tiers des logements est occupé par une personne seule, un autre tiers par deux personnes. Entre 1999 et début 2005, les évolutions à l’œuvre depuis les années soixante-dix se sont poursuivies, accentuées par le vieillissement de la population. Les ménages formés d’une personne seule ou d’un couple sans enfant sont les ménages dont le nombre s’est le plus accru. Le nombre de familles avec enfants de moins de 25 ans, en baisse entre 1990 et 1999, s’est stabilisé. La part des familles monoparentales continue à augmenter.

Autant de ménages d'une personne que de deux personnes

Début 2005, en France métropolitaine, 59,4 millions de personnes se répartissent dans 25,7 millions de résidences principales constituant autant de ménages . Le reste de la population (2,4 %, soit 1,5 million de personnes) vit en communauté (internats, foyers de travailleurs, maisons de retraite, prisons, etc.), dans des habitations mobiles ou est sans domicile. Le nombre moyen d’occupants d’un logement s’élève donc à 2,3 personnes (tableau 1). Un tiers des logements occupés (8,4 millions) l’est par une seule personne, un tiers l’est par deux personnes, un tiers par trois personnes ou davantage.

Tableau 1 – Les ménages en 1999 et 2005

Les ménages en 1999 et 2005
Type de ménage 2005 1999 Évolution entre 1999 et 2005 ( %)
Nombre des ménages (en milliers) Répartition (en  %) Population (en milliers) Nombre de personnes par ménage Répartition (en  %) Nombre de personnes par ménage du nombre de ménages de la population des ménages
Ensemble des ménages 25 730 100,0 59 419 2,3 100,0 2,4 +  8,1 +  3,8
Ménage d'une seule personne 8 449 32,8 8 449 1,0 31,0 1,0 +  14,5 +  14,5
dont : homme seul 3 433 13,3 3 433 1,0 12,4 1,0 +  15,8 +  15,8
femme seule 5 016 19,5 5 016 1,0 18,5 1,0 +  13,6 +  13,6
Ménage d'une seule famille sans isolé 15 896 61,8 46 361 2,9 63,7 3,0 +  4,9 +  2,1
dont : famille monoparentale 1 937 7,5 4 944 2,6 7,4 2,5 +  10,5 +  11,0
couple sans enfant au domicile 6 685 26,0 13 369 2,0 24,8 2,0 +  13,2 +  13,2
couple avec enfant(s) au domicile 7 275 28,3 28 048 3,9 31,5 3,9 − 3,0 − 3,8
Ménages complexes 1 385 5,4 4 609 3,3 5,3 3,5 (*) (*)
  • (*) Les évolutions ne sont pas publiées en raison d'un problème de codage pour 2004 (cf. « Source »).
  • Note : les « enfants » sont comptabilisés sans limite d'âge.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, Recensement de la population de 1999, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006.

La diminution de la taille moyenne des ménages se poursuit

La taille moyenne des ménages continue à diminuer, dans le prolongement d’une tendance entamée depuis les années soixante : 3,1 personnes par ménage en 1962, 2,7 en 1982, 2,4 en 1999. Cette diminution résulte de deux phénomènes. D’une part, la proportion des ménages d’au moins trois personnes a d’autant plus diminué que le nombre de personnes qu’ils comportent était élevé (graphique 1). D’autre part, la proportion de ménages d’une ou deux personnes s’est fortement accrue : en 1968, 20 % seulement des logements étaient occupés par une personne seule et 27 % par deux personnes.

La hausse du niveau de vie, le développement du parc de logements, l’individualisation des comportements et l’allongement de la vie combinent leurs effets pour expliquer ces évolutions de longue période. La maîtrise accrue de la fécondité a réduit le nombre de familles nombreuses. La décohabitation des générations, une mise en couple plus tardive et des unions plus fragiles contribuent également à réduire la taille des ménages. Moins souvent rompue par le décès d’un des conjoints, la vie en couple l’est de plus en plus par une séparation ou un divorce. En outre, la baisse de la mortalité allonge la période pendant laquelle les adultes n’ont plus d’enfants à charge et vivent seuls ou en couple sans enfant.

Depuis 1999, le nombre moyen d’occupants d’un logement (tableau 1) se réduit d’abord parce que les personnes seules sont plus nombreuses (+ 14 %), ainsi que les ménages constitués d’un couple vivant sans enfant (+ 13 %). S’ajoutent la hausse du nombre de ménages constitués d’une famille monoparentale (+ 10 %) et, dans une moindre mesure, la baisse du nombre de ménages constitués d’un couple avec enfants (− 3 %). Désormais, ces couples (28 % des ménages) ne sont guère plus nombreux que les couples sans enfant au domicile (26 %). Les ménages dits « complexes » ne constituent que 5 % des ménages ; ils en représentaient 20 % en 1968.

L’évolution de la structure par âge de la population, à travers le vieillissement, renforce ces tendances. Elle explique la moitié de l’augmentation du nombre de personnes seules et près des trois quarts de celle du nombre d’adultes vivant en couple sans enfant.

Graphique 1 – Répartition des logements selon le nombre d'occupants

  • Source : Insee, Recensements de la population de 1954 à 1999, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006.

Toujours plus de personnes seules

En 2005, 14 % de la population vit seule : 3,4 millions d’hommes et 5,0 millions de femmes. Ensemble, ils sont 1,1 million de plus qu’en 1999.

Jusqu’à 23 ans, les filles logent plus souvent seules que les garçons car elles quittent plus tôt le foyer parental. Puis, jusqu’à 50 ans, les hommes sont plus nombreux à vivre seuls : ils se mettent en couple plus tardivement et ont moins souvent la garde des enfants lors d’une séparation. Par rapport à 1999, vivre seul est plus fréquent avant la soixantaine, surtout chez les hommes.

44 % des personnes seules ont 60 ans ou plus. Les trois quarts d’entre elles sont des femmes. En effet, à ces âges, elles se retrouvent plus souvent seules que les hommes car elles vivent en moyenne plus longtemps, sont en général plus jeunes que leurs conjoints et se remettent moins souvent en couple après une séparation ou un veuvage. À 80 ans, 71 % des hommes vivent en couple et 20 % vivent seuls, alors que pour les femmes, ces proportions s’élèvent respectivement à 31 % et 52 % (graphique 2).

L’allongement de l’espérance de vie s’accompagne d’un allongement de l’espérance de vie en bonne santé ou, du moins, sans dépendance, ce qui contribue à maintenir les personnes âgées à leur domicile. À âge donné, la proportion de personnes âgées vivant hors ménage a continué de baisser. Cependant, aux grands âges, la proportion de femmes seules (graphique 3) s’accroît surtout au détriment de celles qui vivent en ménage avec d’autres personnes.

Graphique 2 – Répartition des hommes et des femmes selon leur mode de cohabitation en 2005

  • Note : enfants sans limite d'âge.
  • Source : Insee, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006.

Graphique 3 – Part selon l'âge des hommes et des femmes seuls en 1999 et 2005

  • Source : Insee, Recensement de la population de 1999, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006.

8,4 millions de ménages de deux personnes

En 2005, 16,8 millions de métropolitains vivent dans un ménage de deux personnes, soit 2,0 millions de plus qu’en 1999 ; 80 % de ces ménages sont constitués d’un couple sans enfant au domicile , marié ou non. Parallèlement, 14 % des ménages de deux personnes réunissent un adulte et son enfant (ou un de ses enfants) ; trois fois sur dix, ce dernier est âgé de plus de 25 ans. Les 6 % restants, soit plus d’un million de personnes, regroupent deux personnes sans lien de filiation directe.

La plupart des couples sans enfant sont des couples dont les enfants ont quitté le domicile parental. Dans trois quarts des cas, la femme est âgée d'au moins 48 ans. C’est en effet peu après 50 ans, un peu plus tôt que les hommes,  que les femmes commencent à vivre davantage au sein d’un couple sans enfant alors qu’elles résident majoritairement avec un conjoint et des enfants auparavant.

Toujours moins de familles nombreuses

Début 2005, 8,7 millions de familles réunissent 16,0 millions de jeunes de moins de 25 ans qui cohabitent avec au moins un de leurs parents (tableau 2). Après avoir baissé entre 1990 et 1999, le nombre de ces familles s’est stabilisé, de même que le nombre d’enfants.

Les familles qui comprennent au moins un enfant de moins de 25 ans ont en moyenne 1,8 enfant au domicile. Elles en avaient en moyenne 1,9 en 1990 et 2,3 en 1975. Cette diminution résulte de la moindre fréquence des familles nombreuses. Une famille sur cinq abrite au moins trois enfants de moins de 25 ans (tableau 3), soit 1,7 million. On en comptait 1,9 million en 1990. Début 2005, 43  % des familles, soit 3,7 millions, n’ont qu’un enfant de moins de 25 ans et 39 % en ont deux. La reprise récente de la fécondité contribue à enrayer la baisse du nombre de familles avec enfants.

Tableau 2 – Nombre de ménages, de personnes seules, de couples et de familles avec enfants de moins de 25 ans, de 1962 à 2005

Nombre de ménages, de personnes seules, de couples et de familles avec enfants de moins de 25 ans, de 1962 à 2005
Type de ménage ou de famille 1962 1968 1975 1982 1990 1999 1999 2005
Âge atteint dans l'année Âge révolu
Ménages ordinaires (milliers) 14 589 15 778 17 744 19 590 21 542 23 808 23 808 25 730
Population des ménages ordinaires (milliers) 45 294 48 311 51 142 52 981 55 397 57 220 57 220 59 419
Nombre moyen de personnes par ménage 3,1 3,1 2,9 2,7 2,6 2,4 2,4 2,3
Personnes seules (milliers) 2 854 3 198 3 935 4 817 5 845 7 380 7 380 8 449
dont : homme seul ( %) 31,8 31,9 33,3 34,6 37,1 40,2 40,2 40,6
femme seule ( %) 68,2 68,1 66,7 65,4 62,9 59,8 59,8 59,4
Couples (milliers) 10 637 11 343 12 400 13 232 13 789 14 112 14 112 14 516
dont : couples sans enfant de moins de 25 ans ( %) 39,7 38,3 39,3 41,0 43,9 49,6 49,0 51,8
Familles avec enfants de moins de 25 ans 7 098 7 733 8 300 8 699 8 907 8 604 8 728 8 729
Familles monoparentales 9,6 9,3 9,4 10,2 13,2 17,4 17,5 19,8
dont : père ( %) 1,8 1,9 1,8 1,5 1,8 2,5 3,0
mère ( %) 7,8 7,4 7,5 8,7 11,4 14,9 16,7
Couples avec enfants ( %) 90,4 90,7 90,6 89,8 86,8 82,6 82,5 80,2
Enfants de moins de 25 ans (milliers) 15 745 17 248 17 499 17 099 16 923 16 035 16 255 15 975
Enfants des couples ( %) 92,2 92,3 91,9 91,1 88,8 85,0 84,8 82,5
Enfants des familles monoparentales ( %) 7,8 7,7 8,1 8,9 11,2 15,0 15,2 17,5
Nombre moyen d'enfants par famille 2,2 2,2 2,1 2,0 1,9 1,9 1,9 1,8
Nombre moyen d'enfants par couple 2,3 2,3 2,1 2,0 1,9 1,9 1,9 1,9
Nombre moyen d'enfants par famille monoparentale 1,8 1,9 1,8 1,7 1,6 1,6 1,6 1,6
  • Note : les données en âge en années révolues de 2005 ne sont pas tout à fait comparables avec celles de 1999, du fait de la comptabilisation des élèves internes majeurs dans les « hors ménage » à partir de 2004 et non plus parmi les « enfants » comme précédemment (cf. « Source »).
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, Recensements de la population de 1962 à 1999, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006.

Tableau 3 – Les familles par nombre d'enfants de moins de 25 ans en 2005

Les familles par nombre d'enfants de moins de 25 ans en 2005
Type de famille Total 1 enfant 2 enfants 3 enfants 4 enfants ou +
Ensemble (milliers) 8 729 3 714 3 369 1 236 409
Ensemble ( %) 100,0 42,6 38,6 14,2 4,7
Couples ( %) 100,0 39,1 40,6 15,3 5,0
Familles monoparentales( %) 100,0 56,4 30,3 9,7 3,6
dont : père ( %) 100,0 62,9 27,4 7,4 2,2
dont : mère ( %) 100,0 55,3 30,8 10,1 3,8
  • Note : l'âge est en années révolues à la date du recensement.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006.

Une famille avec enfants sur cinq est monoparentale

2,1 millions de familles monoparentales résident en France métropolitaine, soit 10 % de plus qu’en 1999. Dans 1,7 million d’entre elles vivent des enfants de moins de 25 ans, moitié plus qu’en 1990. Ces familles monoparentales abritent en moyenne 1,6 enfant chacune, soit 2,8 millions d’enfants au total. Dans 85 % des cas, c’est la mère qui vit seule avec ses enfants. En effet, ces familles se constituent en général à la suite d’une rupture de la vie de couple et, le plus souvent, la femme a la garde des enfants. Lorsque c’est le père qui vit seul avec ses enfants, ces derniers sont souvent plus âgés et la famille se limite fréquemment à un seul enfant. En moyenne, les enfants qui vivent dans des familles monoparentales sont plus âgés que les autres puisqu’elles rassemblent 10 % des enfants de 0 à 2 ans, 14 % des enfants de 3 à 6 ans et 19 % des enfants de 7 à 16 ans (tableau 4).

Tableau 4 – Répartition des enfants selon leur type de famille et leur âge en 2005

Répartition des enfants selon leur type de famille et leur âge en 2005
Type de famille 0-2 ans 3-6 ans 7-16 ans 17-24 ans Total 0-24 ans 25 ans ou + Total
Ensemble (milliers) 2 175 2 965 7 308 3 527 15 975 1 323 17 298
Ensemble ( %) 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Couples ( %) 90,1 85,8 81,3 77,6 82,5 59,9 80,8
Familles monoparentales ( %) 9,9 14,2 18,7 22,4 17,5 40,1 19,2
dont : père ( %) 0,8 1,5 2,6 4,1 2,5 6,2 2,8
dont : mère ( %) 9,1 12,7 16,1 18,3 15,0 33,9 16,5
  • Note : l'âge est en années révolues à la date du recensement.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006.

Sources

L’étude présentée ici s’appuie principalement sur les résultats des enquêtes annuelles de recensement de 2004, 2005 et 2006. Chaque année, un échantillon de logements répartis sur une partie du territoire français est recensé. En 2008, donc sur cinq ans, tout le territoire aura été couvert et 70 % de la population interrogée. La structure des ménages et des familles, comme la structure par âge, correspondent à des structures moyennes sur les trois années de collecte. Les effectifs donnent une estimation des niveaux atteints au 1er janvier 2005.

Du fait du changement de mode de collecte et de l’évolution des règles de comptabilisation des personnes, les résultats des enquêtes annuelles de recensement ne sont pas toujours directement comparables avec les résultats antérieurs.

En particulier, jusqu’en 1999, les élèves internes majeurs (au nombre de 165 000 cette année-là) étaient comptabilisés chez leurs parents, et les personnes majeures des établissements militaires (au nombre de 35 500) dans leur résidence personnelle. Ils sont désormais comptabilisés dans la population des communautés. A contrario, les mineurs sont désormais tous comptés chez leurs parents lorsqu’ils logent en cité universitaire. Ils étaient 3 500 en 1999. Ces conventions créent un artefact : une forte hausse de la proportion de jeunes vivant hors ménage à partir de 18 ans.

Jusqu’en 1999, l’âge était calculé en différence de millésimes. Depuis 2004, l’âge révolu est privilégié. Ainsi, en 1999, les habitants de moins de 25 ans étaient 18,1 millions en différence de millésimes et 18,7 millions en 1999 en « âge révolu », comparable avec les effectifs datés de 2005.

Enfin, les informations relatives aux ménages et aux familles collectées en 2004 n’ont pas été saisies pour certains ménages qui ont été classés par défaut en « ménages complexes ». Ceci conduit à une légère surestimation des ménages complexes pour la période 2004 à 2006 (5,4 %, contre 5,2 % si on se restreint aux collectes 2005 et 2006). L’impact sur l’analyse de la structure des ménages est donc limité. Par contre, les évolutions mesurées sur les ménages complexes entre 1999 et les collectes de 2004 à 2006 sont très affectées et ne sont pas publiées.

Définitions

Un « ménage » est défini comme l’ensemble des occupants d’une résidence principale, qu’ils aient ou non des liens de parenté. Dans le cas d’un unique occupant, on parle de « personne seule ».

La définition d’une « famille » et des « enfants » au sens du recensement renvoie à cette notion de « ménage », c’est-à-dire de cohabitation dans un même logement.

Une « famille » est définie comme un ensemble de personnes appartenant au même ménage et formé, soit d’un couple, homme et femme, mariés ou non, avec ou sans enfants, soit d’un adulte avec un ou plusieurs enfants (on parle alors de « famille monoparentale »). En cas de résidence alternée, l’enfant est rattaché au ménage du parent chez qui il séjournait le jour où il a été recensé.

Pour être comptabilisé comme « enfant » d’un couple ou d’une famille monoparentale, un individu doit être légalement célibataire. Il doit vivre sans conjoint ni enfant dans le même ménage qu’au moins l’un de ses parents. Jusqu’en 1982, une limite d’âge était également fixée à 24 ans. Depuis 1990, il n’y a plus de limite d’âge.

Avec ces conventions, il arrive qu’un ménage soit formé de deux familles (par exemple, lorsqu’un couple, donc une famille, vit avec sa fille et l’enfant de celle-ci, qui forment une famille monoparentale). On parle alors de « ménage complexe ». C’est aussi le cas lorsqu’un ménage est composé de plusieurs personnes isolées qui ne constituent pas une famille (par exemple deux frères ou des amis) ou de personnes isolées et de familles (par exemple, un couple et le père de l’un des deux membres de ce couple).

Un « couple » est, par convention, formé d’un homme et d’une femme qui cohabitent dans le même logement. Jusqu’en 1999, les couples étaient repérés à partir des caractéristiques des membres du ménage (âge, sexe, situation matrimoniale), parfois complétées par les informations sur les liens familiaux. Depuis 2004, la question « Vivez-vous en couple ? » a été introduite dans le questionnaire du recensement. Cette information est également utilisée pour définir les « couples ». Cependant, l’utilisation de cette information complémentaire ne remet pas en cause la comparabilité dans le temps des analyses présentées. Deux personnes déclarant vivre en couple mais domiciliées dans deux logements séparés ne sont pas comptabilisées comme couple, même si elles sont mariées. Toutefois, les conjoints qui travaillent dans une autre ville et reviennent par exemple le week-end sont normalement comptés au domicile familial.

Un « couple avec enfants » est un couple qui abrite dans son logement un ou plusieurs enfants (au sens du recensement) d’un au moins des conjoints. Un couple dont tous les enfants ont quitté le foyer parental sera donc compté parmi les couples sans enfant.

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