Le chômage baisse depuis début 2006Résultats de l’enquête Emploi

Sébastien Durier, Lucie Gonzalez, Isabelle Macario-Rat et Hélène Thélot, département de l'Emploi et des revenus d'activité, Insee

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail est désormais établi à partir d’une définition qui le rapproche des statistiques européennes. Selon cette nouvelle approche, il s’élève à 8,1 % de la population active en France métropolitaine au deuxième trimestre de 2007. Depuis le début de 2006, le taux de chômage diminue régulièrement, après une légère augmentation en 2005. En moyenne pour l’année 2006, comme en 2005 et en 2004, il s’établit à 8,8 % de la population active pour la France métropolitaine, soit 2,4 millions de personnes. Le taux d’activité est également stable en moyenne annuelle : 55,9 % des personnes âgées de 15 ans ou plus. Cette stabilité globale recouvre une baisse du taux d’activité des hommes, essentiellement du fait du vieillissement démographique, compensée par la poursuite de la hausse tendancielle du taux d’activité des femmes. En moyenne en 2006, 1,3 million de personnes sont en situation de sous-emploi, c’est-à-dire ont un emploi, le plus souvent à temps partiel, mais souhaiteraient travailler davantage.

Une nouvelle estimation du chômage au sens du BIT

Au deuxième trimestre de 2007, 8,1 % des actifs résidant en France métropolitaine sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT). Cette estimation s’appuie sur l’enquête Emploi (données en moyennes trimestrielles, corrigées des variations saisonnières - graphique). Élargi au champ de la France métropolitaine et des Dom, le taux de chômage s’établit sur la même période à 8,4 % de la population active. Ces estimations s’appuient sur une nouvelle définition du taux de chômage au sens du BIT. Elles  ne sont donc pas directement comparables à celles qui étaient publiées jusqu’à présent par l’Insee (cf. encadré). En particulier, afin de faciliter les comparaisons internationales, l’Insee s’est rapproché de la définition de recherche d’emploi utilisée au niveau européen ; ce changement décale le taux de chômage de − 0,7 point en moyenne. L’ensemble des changements a au final un impact sur le niveau du taux de chômage, mais modifie peu ses évolutions récentes telles que mesurées par l’enquête Emploi.

Après avoir été stable en 2004, le taux de chômage au sens du BIT a légèrement augmenté en 2005. Il est passé de 8,9 % au quatrième trimestre de 2004 pour la France métropolitaine à 9,1 % au premier trimestre de 2006. Il a ensuite baissé régulièrement pour atteindre 8,1 % au deuxième trimestre de 2007, soit 2,2 millions de personnes.

Cette décrue du chômage n’est toutefois pas encore perceptible en moyenne annuelle. Le taux de chômage en France métropolitaine est en effet le même en 2004, 2005 et 2006 : 8,8 % de la population active étaient au chômage au sens du BIT sur chacune de ces années, soit environ 2,4 millions de personnes (tableau 1).

Graphique – Le taux de chômage est en baisse depuis début 2006

  • *cf. sources
  • Source : Insee, enquêtes Emploi trimestrielles du 1er trimestre 2003 au 2e trimestre 2007 et enquêtes Emploi annuelles Dom 2003 à 2006

Tableau 1 – Stabilité du taux de chômage annuel

Stabilité du taux de chômage annuel
2004 2005 2006 2006
Taux de chômage (en % de la population active) Nombre de chômeurs (milliers)
Ensemble 8,8 8,8 8,8 2 414
15-24 ans 20,4 20,9 22,2 569
25-49 ans 8,2 8,2 7,9 1 446
50 ans et plus 6,0 5,7 6,0 398
Hommes 8,0 8,0 8,1 1 173
15-24 ans 19,6 19,7 20,8 298
25-49 ans 7,1 7,2 7,0 675
50 ans et plus 5,5 5,4 5,8 200
Femmes 9,8 9,8 9,6 1 241
15-24 ans 21,4 22,4 23,9 271
25-49 ans 9,5 9,4 9,0 771
50 ans et plus 6,5 6,1 6,2 198
Niveaux de diplôme
Sans diplôme ou CEP 12,9 13,5 14,0 742
Brevet des collèges, CAP, BEP 8,4 8,5 8,6 812
Baccalauréat 8,5 8,4 8,4 407
Bac + 2 5,7 5,9 5,6 208
Diplôme supérieur à Bac + 2 7,0 6,3 5,9 245
Chômeurs depuis 1 an ou plus (en % du nombre de chômeurs) Effectif (milliers)
Ensemble 40,8 41,4 42,3 1 020
Hommes 40,7 40,6 42,8 503
Femmes 40,9 42,2 41,7 518
15-24 ans 23,6 23,3 25,7 146
25-49 ans 41,5 42,7 43,4 627
50 ans et plus 61,3 61,7 61,1 244
  • L'âge est celui atteint au 31 décembre de l'année d'enquête.
  • Lecture : en moyenne au cours de l'année 2006, on dénombre 2 414 000 chômeurs au sens du BIT, soit 8,8 % de la population active.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi du 1er trimestre 2004 au 4e trimestre 2006.

Hausse du chômage chez les peu ou pas diplômés

Les personnes sans diplôme ou titulaires du seul certificat d’études sont les plus touchées par le chômage : en moyenne annuelle en 2006, 14,0 % des actifs peu ou pas diplômés sont au chômage (tableau 1). Le taux est deux fois et demie plus faible pour les diplômés de l’enseignement supérieur. De plus, le taux de chômage des personnes sans diplôme ou titulaires du seul certificat d’études a augmenté en moyenne entre 2004 et 2006, passant de 12,9 % à 14,0 %. Cette dégradation creuse encore l’écart avec les autres actifs, dont le taux de chômage est stable, voire en repli pour les plus diplômés.

Le taux de chômage des femmes recule en 2006

Entre 2005 et 2006 le taux de chômage des femmes a légèrement baissé, alors qu’il a stagné pour les hommes (tableau 1). C’est pour les femmes de 25 à 49 ans que l’amélioration est la plus nette : leur taux de chômage passe de 9,4 % en 2005 à 9,0 % en 2006. En revanche, le taux de chômage des jeunes femmes continue d’augmenter en 2006, pour atteindre 23,9 %. Concernant les 50 ans ou plus, le taux de chômage des hommes a augmenté de 0,4 point entre 2005 et 2006, alors que celui des femmes est resté stable.

En moyenne en 2006, 1 020 000 personnes sont au chômage depuis un an ou plus, et 512 000 depuis deux ans ou plus. La part des chômeurs de longue durée parmi les chômeurs augmente depuis 2004 : 42,3 % des personnes au chômage le sont depuis au moins un an, contre 41,4 % en 2005 et 40,8 % en 2004. Cependant, cette hausse est en partie liée aux effets de l’embellie de la situation conjoncturelle sur l’emploi, qui accroît les sorties chez les chômeurs de moins d’un an, généralement premiers bénéficiaires du recul du chômage.

Stabilité du taux d’activité et du taux d’emploi

En 2006, le taux d’activité est stable à 55,9 %, comme en 2005 et en 2004 (tableau 2). Le taux d’activité des hommes continue de baisser. Cette baisse s’explique par l’arrivée à l’âge de la retraite des générations nombreuses du baby-boom ; en effet, l’espérance de vie active des hommes , concept qui permet de neutraliser ces effets démographiques, est la même en 2004, 2005 et 2006, égale à 36 années et demie. Le taux d’activité des femmes, ainsi que leur espérance de vie active, poursuivent en revanche leur hausse tendancielle : en 2006, le taux d’activité des femmes s’établit à 50,5 %. Leur espérance de vie active reste cependant inférieure de 5 ans à celle des hommes.

Le taux d’emploi est également stable en 2006, à 50,9 %. Ceci signifie que l’emploi a évolué au même rythme que la population ; en moyenne en 2006, plus de 25 millions de personnes ont un emploi.

Tableau 2 – Le taux d’activité des femmes augmente

Le taux d’activité des femmes augmente
2004 2005 2006 2006
Taux d'activité¹ (en %) Actifs (milliers)
Ensemble (15 ans ou plus) 55,9 55,9 55,9 27 450
Hommes 62,1 61,9 61,7 14 559
Femmes 50,2 50,4 50,5 12 891
15-64 ans 69,4 69,4 69,3 27 328
15-24 ans 34,2 34,1 34,1 2 568
25-49 ans 87,7 87,8 88,0 18 228
50-64 ans 59,0 59,0 58,4 6 532
dont : 55-64 ans 43,4 43,7 43,5 3 078
65 ans et plus 1,3 1,3 1,3 122
Espérance apparente de vie active (en années - voir Définitions)
Ensemble 33,7 33,8 33,9
Hommes 36,5 36,4 36,5
Femmes 31,0 31,2 31,4
Taux d'emploi² (en %) Personnes en emploi (milliers)
Ensemble (15 ans ou plus) 51,0 51,0 50,9 25 036
Hommes 57,2 57,0 56,7 13 386
Femmes 45,2 45,4 45,6 11 651
15-64 ans 63,2 63,3 63,2 24 918
15-24 ans 27,2 27,0 26,5 1 999
25-49 ans 80,5 80,6 81,1 16 782
50-64 ans 55,4 55,5 54,9 6 137
dont : 55-64 ans 40,8 41,4 40,9 2 897
65 ans et plus 1,3 1,3 1,2 118
  • 1. Part des actifs (ayant un emploi+chômeurs) dans la population de 15 ans ou plus.
  • 2. Part des actifs ayant un emploi dans la population des 15 ans ou plus.
  • L'âge est celui atteint au 31 décembre de l'année d'enquête.
  • Lecture : en moyenne en 2006, 25 036 000 personnes ont un emploi, soit 50,9 % de l'ensemble de la population de 15 ans ou plus.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi du 1er trimestre 2004 au 4e trimestre 2006.

L’emploi non salarié s’accroît

Près de neuf emplois sur dix sont des emplois salariés (tableau 3). Au sein de l’emploi, la part des personnes en contrat à durée indéterminée (y compris fonctionnaires) baisse depuis 2004 : elle est de 77,1 % en 2006, après 77,6 % en 2005 et 78,2 % en 2004. En contrepartie, l’emploi non salarié poursuit sa tendance à la hausse amorcée en 2004, même s’il reste très minoritaire. Enfin, certaines formes particulières d’emploi se développent : contrats à durée déterminée (CDD), apprentissage et intérim.

Parmi les actifs ayant un emploi, la part de ceux qui travaillent à temps partiel a augmenté, de 16,7 % en 2004 à 17,2 % en 2006. Le sous-emploi, qui regroupe les personnes qui ont un emploi (le plus souvent à temps partiel) mais qui souhaiteraient travailler davantage, concerne 1,3  million de personnes en 2006, soit 5,3 % des personnes ayant un emploi .

Tableau 3 – L'emploi non salarié s'accroît

L'emploi non salarié s'accroît
2004 2005 2006 2006
Répartition des emplois par statut (en % du nombre total d'emplois) Effectifs (milliers)
Non-salariés 10,7 10,8 11,2 2 805
Salariés 89,3 89,2 88,8 22 231
Intérimaires 1,9 2,1 2,2 540
Apprentis 1,2 1,3 1,3 327
Contrats à durée déterminée (y c. contrats aidés) 8,0 8,1 8,2 2 050
Contrats à durée indéterminée1 (y c. contrats aidés) 78,2 77,6 77,1 19 314
Total des emplois 100,0 100,0 100,0 25 036
Temps partiel (en % du nombre total d'emplois) Effectifs (milliers)
Ensemble 16,7 17,1 17,2 4 298
Hommes 5,4 5,7 5,8 772
Femmes 29,9 30,2 30,3 3 526
Sous-emploi (en % du nombre total d'emplois) Effectifs (milliers)
Ensemble 5,2 5,2 5,3 1 319
Hommes 2,3 2,5 2,4 323
Femmes 8,5 8,4 8,6 997
  • 1. Y compris les salariés sans contrat, ainsi que les fonctionnaires stagiaires et les titulaires du secteur public.
  • Lecture : en moyenne au cours de l'année 2006, 19 314 000 personnes ont un emploi en CDI , soit 77,1 % de l'ensemble des emplois.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi du 1er trimestre 2004 au 4e trimestre 2006.

Encadré

Comment interpréter la nouvelle série de taux de chômage publiée par l’Insee ?

La nouvelle série de taux de chômage publiée désormais par l’Insee n’est pas comparable avec celle qui était publiée auparavant. Plusieurs améliorations méthodologiques, détaillées ci-dessous, modifient en effet la définition et le calcul de ce taux. Ces améliorations modifient l’estimation du niveau de chômage par rapport à l’ancienne série issue de l’enquête Emploi ( série publiée dans la Note de conjoncture de juin 2007 ), mais ne remettent pas en question le diagnostic sur son évolution sur les années passées (un graphique illustrant les anciennes et nouvelles séries issues de l'enquête Emploi est disponible dans les données complémentaires sur www.insee.fr).

Tout d’abord, pour la distinction entre chômage et inactivité au sens du Bureau international du travail (BIT), l’Insee s’est rapproché de l’interprétation communautaire, celle de l’office statistique des communautés européennes (Eurostat). Ce rapprochement a été opéré de façon à harmoniser au niveau européen les statistiques sur le marché du travail, ce qui facilite les comparaisons internationales. La définition de la recherche d’emploi est ainsi devenue plus restrictive. En particulier, le simple renouvellement de l’inscription à l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi) n’est plus considéré comme une démarche active de recherche d’emploi ; il l'est s'il s’accompagne par exemple d’un contact avec un conseiller du service public de l’emploi au cours du mois précédant l’enquête. Au total, le rapprochement avec l’interprétation d’Eurostat aboutit à des taux de chômage plus faibles de 0,7 point en moyenne par rapport aux taux précédemment calculés (cf. tableau).

L’Insee a de plus étendu le champ de l’estimation du chômage aux départements d’outre-mer (Dom). Le taux France métropolitaine et Dom est supérieur d’environ 0,4 point au taux de chômage restreint à la seule France métropolitaine.

Par ailleurs, à la suite des travaux d’investigation sur l’enquête Emploi menés au printemps et à l’été 2007, l’Insee a procédé à un ensemble d’améliorations méthodologiques. La principale innovation est la réalisation d’une enquête sur la non-réponse. Cette dernière est adressée aux personnes dont la réponse n’a pas été recueillie dans l’enquête Emploi (par exemple, parce qu’elles étaient impossibles à joindre au moment de la collecte de l’enquête). Intégrer les réponses à cette enquête auprès des non-répondants conduit à une correction à la baisse du taux de chômage d’à peu près 0,1 point.

L’Insee a également perfectionné ses méthodes de pondération à partir de données démographiques, en particulier au niveau de chacune des régions. Le champ est en outre restreint à la population des ménages ordinaires : la population mesurée par l’enquête Emploi n’inclut plus les personnes vivant en communautés (foyers, internats, hôpitaux, prisons), étant donné leur nombre insuffisant dans l’enquête pour représenter l’ensemble de cette population. Ces modifications conduisent à une baisse d’environ 0,2 point de taux de chômage.

Tableau – Impact des différentes modifications sur le taux de chômage au sens du BIT en moyenne en 2006

Impact des différentes modifications sur le taux de chômage au sens du BIT en moyenne en 2006
Taux de chômage au sens du BIT avant modifications (non publié) 9,8 %
Impact des améliorations méthodologiques
Modification des méthodes de pondération des données, restriction du champ aux ménages ordinaires − 0,2 pt
Intégration des répondants à l’enquête sur la non-réponse − 0,1 pt
Changements de définition
Rapprochement avec l’interprétation communautaire (Eurostat) de la définition du chômage au sens du BIT − 0,7 pt
Taux de chômage au sens du BIT pour la France métropolitaine publié en novembre 2007 8,8 %
Intégration des Dom dans le calcul du taux de chômage + 0,4 pt
Taux de chômage au sens du BIT pour la France métropolitaine et les Dom publié en novembre 2007 9,2 %
  • Source : Insee.

Sources

La collecte de l’enquête Emploi a lieu en continu sur toutes les semaines de l’année pour la métropole. Son échantillon est partiellement renouvelé chaque trimestre. L’exploitation des résultats est réalisée chaque trimestre. Environ 45 000 ménages ordinaires sont enquêtés chaque trimestre (c’est-à-dire les habitants de 45 000 logements, à l’exception des communautés : foyers, internats, hôpitaux, prisons), soit autour de 75 000 personnes de 15 ans ou plus.

Comme toute enquête sur un échantillon, les estimations fournies peuvent s’écarter légèrement des résultats qu’aurait donnés une interrogation exhaustive. La notion d’intervalle de confiance permet de donner une idée de cet écart. Ainsi, le taux de chômage à 8,1 % du 2e trimestre de 2007 est estimé à + ou − 0,4 point près (soit environ + ou − 100 000 chômeurs), pour un intervalle de confiance à 95 %. Autrement dit, compte tenu de la taille de l’échantillon et de son mode de tirage, l’intervalle [7,7 % ; 8,5 %]  a 95 % de chances de contenir le taux de chômage qu’aurait donné une interrogation exhaustive.

L’enquête Emploi est la seule source permettant de mettre en œuvre la définition du chômage préconisée par le Bureau international du travail (BIT). La population des chômeurs au sens du BIT ne coïncide pas avec celle des demandeurs d’emploi inscrits sur les listes de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE). Un chômeur au sens du BIT peut ne pas être inscrit à l’ANPE : en particulier les jeunes ne s’inscrivent pas systématiquement. De la même manière, un demandeur d’emploi inscrit sur les listes de l’ANPE peut ne pas être considéré comme un chômeur au sens du BIT, s’il a par exemple travaillé (ne serait-ce qu’une heure) au cours de la semaine de référence sur laquelle porte l’enquête Emploi.

Dans les Dom, l’enquête Emploi n’est effectuée qu’au deuxième trimestre de l’année, auprès de 20 000 ménages. Le taux de chômage trimestriel métropole + Dom est obtenu par extrapolation de l’écart observé sur le deuxième trimestre entre le taux de chômage pour la seule métropole et celui incluant les Dom.

Définitions

Chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) : un chômeur est une personne en âge de travailler (conventionnellement 15 ans ou plus) qui 1º n’a pas travaillé au cours de la semaine de référence, 2º est disponible pour travailler dans les deux semaines et 3º a entrepris des démarches effectives de recherche d’emploi ou a trouvé un emploi qui commence dans les 3 mois.

Le taux de chômage au sens du BIT est le nombre de chômeurs rapporté à la population active totale BIT (actifs ayant un emploi et chômeurs). Celle-ci est également déterminée à partir de l’enquête Emploi.

Sous-emploi : la population en sous-emploi, au sens du BIT, est constituée de deux groupes de personnes :

− celles qui travaillent à temps partiel, qui souhaitent travailler plus, et qui recherchent un emploi et/ou qui sont disponibles pour travailler plus ;

− celles qui ont involontairement travaillé moins que d’habitude, pour cause de chômage partiel par exemple, qu’elles travaillent à temps plein ou à temps partiel.

Espérance apparente de vie active : l’espérance apparente d’activité pour une année est la somme des taux d’activité à chaque âge observés cette année. Cet indicateur est un résumé de l’activité de l’année, indépendant de la structure démographique : il représente l’activité d’une génération fictive qui aurait les mêmes comportements à chaque âge que ceux observés pendant l’année. Cet indicateur ne tient pas compte des décès qui peuvent intervenir au cours de la période d’activité, d'où le qualificatif « apparente ».