| en % | ||
| Taux de marge | Taux d'investissement | |
|---|---|---|
| p : données provisoires. | ||
| r : données révisées. | ||
| Champ : France, sociétés non financières, hors entreprises individuelles. | ||
| Source : Insee, comptes nationaux - base 2005. | ||
| 2000 | 30,7 | 18,9 |
| 2001 | 30,8 | 19,0 |
| 2002 | 30,1 | 18,0 |
| 2003 | 30,4 | 17,5 |
| 2004 | 30,6 | 17,7 |
| 2005 | 30,5 | 18,1 |
| 2006 | 30,9 | 18,7 |
| 2007 | 31,7 | 19,7 |
| 2008 | 31,5 | 20,2 |
| 2009 (r) | 29,1 | 18,3 |
| 2010 (r) | 30,1 | 19,2 |
| 2011 (p) | 28,6 | 20,1 |
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En 2011, les impôts sur la production accélèrent, en particulier du fait de la hausse du forfait social. Inversement, les subventions sur la production reculent, en raison notamment de la non-reconduction des aides à l'emploi mises en oeuvre dans le cadre du plan de relance. Au total, l'excédent brut d'exploitation se contracte (- 2,2 %), après avoir augmenté de 6,0 % en 2010. Le taux de marge perd ainsi 1,5 point entre 2010 et 2011, pour s'établir à 28,6 %, niveau le plus bas depuis 1986.
L’épargne des sociétés non financières recule (− 11,5 % après une hausse de 16,6 % en 2010). En plus du recul de l’excédent brut d’exploitation, le solde des revenus financiers se dégrade : la détérioration des dividendes nets (reçus moins versés) et dans une moindre mesure des intérêts nets l’emporte sur l’amélioration des bénéfices réinvestis perçus par les sociétés non financières qui ont des filiales à l’étranger. Enfin, l’impôt sur les sociétés progresse (+ 6,4 milliards d’euros), ce qui freine également l’épargne.
L’investissement des sociétés non financières reste en revanche dynamique (+ 7,7 % en 2011 après + 7,9 % en 2010), de sorte que le taux d’autofinancement recule nettement (− 14,6 points, à 67,2 %).

Ce tableau est issu de l'ouvrage Tableaux de l'Économie Française.