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À la fin du quatrième trimestre 2014, la dette publique s’établit à 95,0 % du PIB

Dette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques – 4e trimestre 2014

Avertissements : La dette trimestrielle étant fondée sur des sources comptables moins complètes que les comptes annuels, son profil demeure révisable pendant plusieurs trimestres.

La seule observation de la variation de la dette sur une période ne permet pas de déduire le déficit public. Pour passer de la variation de la dette brute au sens de Maastricht au déficit, il faut tenir compte de la variation des actifs financiers et de celle des autres comptes financiers à payer et à recevoir.

Les révisions apportées dans cette publication aux données passées sont expliquées dans la « Note méthodologique simplifiée » sur la dette de Maastricht.

La dette publique augmente de 2,4 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent

À la fin du quatrième trimestre 2014, la dette publique de Maastricht s’établit à 2 037,8 Md€, en augmentation de 2,4 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle diminue toutefois de 0,2 point par rapport au troisième trimestre 2014 car le PIB progresse légèrement. La dette publique nette croît plus fortement (+20,9 Md€).

La dette de l’État, des Odac et des administrations publiques locales augmente

La contribution de l’État à la dette augmente de 0,6 Md€ au quatrième trimestre 2014. Cette hausse provient pour l’essentiel de la dette négociable à long terme (+16,4 Md€), compensée en grande partie par la baisse des titres à court terme (-15,2 Md€). En outre, les dépôts des correspondants au trésor diminuent de 0,9 Md€. La contribution des Odac à la dette augmente de 1,3 Md€. Les dépôts de garantie au Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) augmentent de 0,4 Md€. Les autres Odac empruntent pour 0,9 Md€.

La contribution des administrations publiques locales à la dette augmente fortement (+8,1 Md€). Elles empruntent pour 11,1 Md€ à long terme et remboursent 3,0 Md€ de prêts à court terme.

La dette des administrations de sécurité sociale diminue

Au quatrième trimestre 2014, la contribution des administrations de sécurité sociale (Asso) à la dette diminue fortement (-7,6 Md€). Les principales baisses viennent de l’Acoss (-5,0 Md€), de la Cades (-4,0 Md€) et de la MSA (-2,8 Md€). Au contraire, la CNAF et Pôle Emploi s’endettent respectivement de 2,3 Md€ et 2,1 Md€.

Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
(en Mds€)
(*) voir précisions dans l’encadré « Pour en savoir plus »
Source : Comptes nationaux base 2010 - Insee, DGFiP, Banque de France
2013T4 2014T1 2014T2 2014T3 2014T4
Ensemble des adm. publiques 1 953,4 1 998,9 2 027,6 2 035,4 2 037,8
en point de PIB (*) 92,3% 94,0% 95,2% 95,2% 95,0%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1 535,9 1 579,2 1 614,4 1 609,6 1 610,2
Organismes divers d'adm. Centrale 22,6 22,4 21,2 21,3 22,6
Administrations publiques locales 183,3 181,2 179,6 180,2 188,2
Administrations de sécurité sociale 211,7 216,3 212,4 224,4 216,8
dont, par instrument :
Dépôts 41,1 40,0 40,4 40,5 40,0
Titres négociables 1 629,4 1 682,9 1 712,9 1 714,2 1 703,6
court terme 199,6 213,8 213,3 218,7 193,2
long terme 1 429,8 1 469,1 1 499,5 1 495,5 1 510,4
Crédits 282,9 276,0 274,3 280,7 294,1
court terme 8,1 10,1 7,7 10,3 11,8
long terme 274,8 265,9 266,6 270,4 282,4

La dette publique nette augmente beaucoup plus que la dette brute

À la fin du quatrième trimestre 2014, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1 849,9 Md€, soit 86,3 % du PIB (contre 85,6 % au trimestre précédent), en hausse de 20,9 Md€. L’écart avec l’augmentation plus modérée de la dette brute (+2,4 Md€) traduit principalement la diminution de la trésorerie de l’État (-14,1 Md€) et des Asso (-4,8 Md€). Les Odac se font rembourser 1,6 Md€ de prêts. À l’inverse, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a acquis pour 2,0 Md€ de titres à court terme. Les Apul ne participent pas à cet écart.

La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
(en Mds€)
2013T4 2014T1 2014T2 2014T3 2014T4
Ensemble des adm. publiques 1 768,2 1 784,9 1 807,6 1 829,0 1 849,9
dont :
État 1 431,9 1 449,9 1 479,2 1 491,6 1 506,8
Org. divers d’adm. centrale 4,8 4,4 4,2 4,5 6,5
Adm. publiques locales 170,6 168,2 166,5 167,1 175,3
Adm. de sécurité sociale 160,8 162,4 157,7 165,8 161,2

Dette au sens de Maastricht et dette nette

Dette au sens de Maastricht et dette nette

La valeur des détentions en actions cotées et titres d’OPC décroît

Au quatrième trimestre 2014, la valeur des actions cotées et des titres d’organismes de placement collectif (OPC) détenus par les administrations publiques diminue de 10,1 Md€ pour atteindre 223,6 Md€. La valeur des actions cotées diminue de 6,2 Md€, du fait principalement de la dépréciation des participations détenues par l’État (-6,1 Md€), en particulier dans EDF et GDF-Suez. Les détentions d’OPC diminuent quant à elles de 3,9 Md€ du fait des cessions d’OPC monétaires par l’Unedic (-1,9 Md€), ainsi que par le reste des Asso (-2,3 Md€). En revanche, les Odac détiennent légèrement plus d’OPC (+0,3 Md€).

Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques
(en Mds€)
2013T4 2014T1 2014T2 2014T3 2014T4
Ensemble des adm. publiques 223,6 236,2 229,5 233,7 223,6
dont :
État 71,9 80,7 70,8 74,1 68,0
Org. divers d’adm. centrale 30,9 31,7 32,3 32,0 32,3
Adm. publiques locales 0,3 0,2 0,2 0,2 0,2
Adm.de sécurité sociale 120,6 123,5 126,2 127,4 123,1

Actions cotées et titres d'OPCVM détenus par les APU

Actions cotées et titres d'OPCVM détenus par les APU

Encadré : le Fonds européen de stabilité financière (FESF) mis en place le 7 juin 2010 emprunte sur les marchés financiers pour prêter aux États de la zone euro en difficulté (Grèce, Irlande, Portugal). Ses émissions de titres reçoivent la garantie des autres membres de la zone, dont la France. À la suite de la décision d'Eurostat du 27 janvier 2011, toutes les opérations du FESF (dettes contractées et créances acquises) sont réintégrées dans les comptes publics des pays garants, au prorata de leurs engagements. Ce traitement laisse donc leur dette nette inchangée. Au quatrième trimestre 2014, Il n’y a pas eu de prêt dans le cadre du FESF.

Informations Rapides

n° 74 - 26 mars 2015

Dette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques - 4e trimestre 2014

Prochaine parution le 30 juin 2015 à 08h45 - 1er trimestre 2015

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