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Au troisième trimestre 2015, le pouvoir d'achat des ménages rebondit et le taux de marge des sociétés non financières augmente

Comptes nationaux trimestriels - Résultats détaillés du 3e trimestre 2015

Au troisième trimestre 2015, le PIB en volume* augmente de 0,3 %, après une stabilité au deuxième trimestre. La précédente estimation, diffusée lors des premiers résultats du 13 novembre 2015, est ainsi confirmée.

Les dépenses de consommation des ménages se redressent (+0,3 % après +0,0 %). La formation brute de capital fixe (FBCF) des entreprises non financières (ENF) progresse comme au deuxième trimestre (+0,5 %) tandis que celle des ménages baisse de nouveau mais plus modérément ( –0,5 % après –1,1 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks accélère légèrement : elle contribue pour +0,3 point à la croissance du PIB, après +0,1 point au deuxième trimestre.

Les exportations se replient (–0,6 % après +2,0 %) tandis que les importations accélèrent (+1,8 % après +0,7 %). In fine, le solde extérieur contribue négativement à l'activité (–0,7 point après +0,4 point au deuxième trimestre).

À l'inverse, les variations de stocks des entreprises y contribuent positivement (+0,7 point, après –0,5 point).

Le pouvoir d'achat des ménages rebondit (+0,9 % après –0,3 %)

Le revenu disponible brut (RDB) des ménages accélère au troisième trimestre (+0,7 % après +0,2 %). La masse salariale reçue par les ménages croît davantage qu'au trimestre précédente (+0,4 % après +0,2 %), surtout parce que le salaire moyen par tête versé par les sociétés non financières progresse à nouveau (+0,3 % après +0,0 %).

En outre, les prestations sociales en espèces accélèrent légèrement (+0,3 % après +0,2 % au deuxième trimestre), tandis que les impôts sur le revenu et le patrimoine se replient au troisième trimestre (–2,0 % après +0,4 %).

* Les volumes sont mesurés aux prix de l'année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).

Le PIB et ses composantes

Le PIB et ses composantes

Source : Insee

Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
*APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières
Source : Insee
2014 T4 2015 T1 2015 T2 2015 T3 2014 2015 (acquis)
PIB 0,1 0,7 0,0 0,3 0,2 1,0
Importations 1,5 2,2 0,7 1,8 3,9 5,8
Dép. conso. ménages 0,2 0,7 0,0 0,3 0,6 1,4
Dép. conso. APU* 0,4 0,2 0,3 0,4 1,5 1,3
FBCF totale –0,2 0,2 –0,1 0,0 –1,2 –0,4
dont ENF* 0,0 0,8 0,5 0,5 2,0 1,7
dont ménages –0,4 –0,8 –1,1 –0,5 –5,3 –3,0
dont APU* –1,0 –0,2 –0,7 –0,9 –6,9 –3,9
Exportations 2,9 1,6 2,0 –0,6 2,4 5,7
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,2 0,5 0,1 0,3 0,5 1,0
Variations de stocks –0,4 0,4 –0,5 0,7 0,2 0,2
Commerce extérieur 0,3 –0,2 0,4 –0,7 –0,5 –0,2
Comptes d'agents
en %, données CVS-CJO
*SNF : sociétés non financières
**RDB : revenu disponible brut
Source : Insee
2014 T4 2015 T1 2015 T2 2015 T3 2014 2015 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,7 31,1 31,0 31,2 29,5  
Pouvoir d'achat du RDB** des ménages –0,2 1,1 –0,3 0,9 1,1 1,6
Production, consommation et FBCF : principales composantes
variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Source : Insee
2014 T4 2015 T1 2015 T2 2015 T3 2014 2015 (acquis)
Production branche 0,0 0,8 –0,1 0,2 0,7 1,1
Biens –0,6 1,7 –0,7 0,2 0,1 1,2
Ind. manufacturière –0,2 1,5 –0,5 0,1 0,3 1,2
Construction –0,7 –0,6 –0,9 –0,8 –2,2 –2,8
Services marchands 0,4 0,8 0,2 0,4 1,2 1,7
Services non marchands 0,3 0,3 0,3 0,3 1,3 1,1
Consommation des ménages 0,2 0,7 0,0 0,3 0,6 1,4
Alimentaire 0,3 0,2 0,8 –0,2 0,2 1,0
Énergie –1,6 3,8 –2,1 1,8 –5,7 2,6
Biens fabriqués 0,8 1,6 –0,1 0,9 1,8 2,7
Services 0,1 0,3 0,2 0,2 0,7 0,7
FBCF –0,2 0,2 –0,1 0,0 –1,2 –0,4
Produits manufacturés –0,5 1,1 –0,1 0,7 1,3 1,1
Construction –0,6 –0,8 –1,0 –0,7 –3,4 –3,1
Services marchands 0,4 1,0 1,0 0,6 0,4 2,5
RDB et ratios des comptes des ménages
variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
* uc : unité de consommation
Source : Insee
2014 T4 2015 T1 2015 T2 2015 T3 2014 2015 (acquis)
RDB –0,2 1,0 0,2 0,7 1,1 1,6
RDB (pouvoir d'achat) –0,2 1,1 –0,3 0,9 1,1 1,6
RDB par uc* (pouvoir d'achat) –0,3 1,0 –0,4 0,8 0,7 1,2
RDB ajusté (pouvoir d'achat) 0,0 0,9 –0,1 0,8 1,3 1,5
Taux d'épargne (niveau) 14,9 15,2 15,0 15,5 15,1  
Taux d'épargne financière (niveau) 5,9 6,4 6,2 6,8 6,0  
Ratios des comptes des SNF
niveaux en %, données CVS-CJO
Source : Insee
2014 T4 2015 T1 2015 T2 2015 T3 2014
Taux de marge 29,7 31,1 31,0 31,2 29,5
Taux d'investissement 23,0 22,8 23,0 22,9 23,1
Taux d'épargne 18,3 19,5 19,9 20,2 17,4
Taux d'autofinancement 79,6 85,4 86,6 88,3 75,2
Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques
niveaux , données CVS-CJO
Source : Insee
2014 T4 2015 T1 2015 T2 2015 T3 2014
En milliards d'euros      
Dépenses totales 307,8 309,0 311,4 311,3 1226,9
Recettes totales 287,4 289,8 290,1 290,5 1142,7
Capacité (+) ou besoin (-) de financement -20,3 -19,2 -21,4 -20,8 -84,2
En % de PIB      
Capacité (+) ou besoin (-) de financement -3,8 -3,5 -3,9 -3,8 -3,9

Par ailleurs, les prix des dépenses de consommation des ménages se contractent au troisième trimestre 2015 (–0,2 % après +0,4 %), essentiellement du fait de la baisse des prix de l'énergie. L'effet de l'accélération du revenu des ménages est par conséquent amplifié : leur pouvoir d'achat rebondit fortement (+0,9 % après –0,3 %). Mesuré par unité de consommation pour le ramener à un niveau individuel, il présente un profil similaire : +0,8 % après –0,4 % au deuxième trimestre.

Comme la consommation des ménages augmente en volume nettement moins que leur pouvoir d'achat, leur taux d'épargne augmente ; il s'établit à 15,5 % de leur RDB, après 15,0 % au deuxième trimestre.

Le taux de marge des sociétés non financières continue d'augmenter et atteint 31,2 %

Au troisième trimestre 2015, le taux de marge des sociétés non financières (SNF) continue de progresser (+0,3 point, à 31,2 %) : il est surtout soutenu par le recul des prix de l'énergie, qui améliore les termes de l'échange. Cependant, la hausse du taux de marge est limitée par la progression des salaires réels, alors que les gains de productivité sont nuls au troisième trimestre.

Le déficit des administrations publiques diminue

Le besoin de financement des administrations publiques diminue de 0,1 point de PIB au troisième trimestre, atteignant 3,8 % après 3,9 %.

Les dépenses sont stables au troisième trimestre (après +0,8 % au deuxième trimestre). En effet, la charge des intérêts sur la dette se replie (–5,8 % après +17,3 %), car la baisse des prix réduit les intérêts sur les obligations de l'État indexées sur l'inflation. Cet effet domine la légère accélération des dépenses de fonctionnement (+0,4 % après +0,3 %). Les recettes accélèrent un peu au troisième trimestre (+0,2 % après +0,1 %), grâce au dynamisme de l'impôt sur les sociétés.

Prochaine parution : le 29 janvier 2016, l'Insee publiera une première estimation du PIB de la France pour le 4e trimestre 2015, soit 30 jours après la fin du trimestre (contre 45 jusqu'à maintenant). À cette date, la France sera le seul pays en Europe à mettre à disposition dès 30 jours non seulement le taux de croissance du PIB, mais également un compte complet de biens et services.

Informations Rapides

n° 322 - 23 décembre 2015

Comptes nationaux trimestriels - résultats détaillés - 3e trimestre 2015

Prochaine parution le 23 décembre 2016 à 08h45 - 3e trimestre 2016

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