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Recensement : rebond démographique confirmé

Auteur : Yann Leurs - janvier 2006

Résumé

Le bilan positif des premières enquêtes annuelles de recensement permet de diffuser cette année de nouveaux résultats. La hausse de la population du Limousin annoncée en 2004 est nettement confirmée, elle se poursuit en 2005 ; la croissance est sensible dans la plupart des communes recensées à la périphérie de Limoges et de Brive. Des estimations de population sont désormais disponibles pour près de trois cents communes de la région.

Publication

L'exploitation de la deuxième vague de collecte des enquêtes de recensement permet d'affiner et de consolider les estimations régionales diffusées à l'issue de la première année d'enquête. On dispose aujourd'hui de résultats sur les deux cinquièmes des communes de la région qui confirment le rebond démographique récent.

La population du Limousin augmente à nouveau

L'estimation de la population régionale au 1er janvier 2004 est révisée à 721 600 habitants. Au 1er janvier 2005, la population de la région est estimée à 723 800 habitants.

La hausse de la population limousine est toutefois inférieure de moitié à la moyenne nationale. De 1999 à 2005, la population du Limousin a crû de 0,29 % par an. La population métropolitaine a connu une croissance deux fois supérieure (+ 0,62 % par an). Ce sont les régions du sud de la France et de l'arc atlantique qui connaissent les hausses les plus importantes. Le Limousin, comme l'Auvergne, est dans une position intermédiaire par rapport aux régions du nord de la métropole qui connaissent des hausses moins soutenues.

Une croissance supérieure dans les régions côtières

Attractivité soutenue

Cette hausse de population, de l'ordre de 2 100 personnes par an en moyenne depuis 1999, fait suite à la baisse de 1 300 personnes par an constatée dans la décennie 90. L'évolution démographique favorable est d'abord due aux arrivées de population. L'excédent migratoire (arrivées moins départs) s'est fortement accrû, il atteint en moyenne 4 300 personnes par an sur la période récente. De 1999 à 2005, l'évolution annuelle de population due aux migrations (+ 0,61 %) place le Limousin au sixième rang des régions françaises en termes d'attractivité démographique, juste derrière les régions du sud.

Dans le même temps, le déficit des naissances sur les décès s'améliore mais perdure et contribue toujours de façon négative à la croissance démographique, pour plus de 2 200 personnes par an depuis 1999. Le Limousin et l'Auvergne restent les seules régions françaises à connaître un solde naturel (naissances moins décès) négatif.

La croissance de la population est due aux migrations

La fécondité augmente légèrement

Les nouvelles données démographiques permettent de mettre à jour les taux de fécondité pour chaque région. En Limousin, l'indicateur conjoncturel de fécondité est ainsi en légère hausse : 1,60 enfant par femme en 2003, contre 1,53 quatre ans plus tôt. Ce taux demeure le plus faible des régions françaises. Cette élévation modérée de la fécondité ne se traduit pas directement par une hausse de la natalité en raison de la diminution du nombre de femmes en âge de procréer dans la région.

Vers une poursuite de la croissance ?

La population du Limousin est proche de son niveau de 1990... et du chiffre qu'elle atteignait il y a tout juste deux siècles, en 1806. La remontée très récente de la population limousine ne préjuge pas d'une tendance à la hausse à plus long terme. De prochaines exploitations statistiques devraient fournir davantage d'informations sur la poursuite ou non de la croissance démographique à un horizon de vingt ou trente ans.

Deux siècles d'évolution de la population

La périurbanisation prend encore de l'ampleur

Le phénomène d'extension des couronnes périurbaines n'est pas nouveau en Limousin, mais il a pris de l'ampleur depuis cinq ans. Le désenclavement autoroutier, relativement récent dans la région (A20 et dernièrement A89) permet aux pôles de Limoges et Brive d'étendre leur périphérie à des communes plus distantes, et à ces communes d'accroître leur attractivité.

Les recensements effectués en 2004 et en 2005 montrent une population à la hausse dans la plupart des communes périurbaines enquêtées. Le nombre de communes recensées n'est toutefois pas suffisant pour dégager des conclusions sur des territoires ruraux de la région.

Le rôle des axes routiers
Population des principales communes de moins de 10 000 habitants recensées
Commune Année de recensement Population provisoire Evolution annuelle moyenne depuis 1999 (%)
Source : Insee, RP99, EAR 2004 et 2005
Malemort sur Corrèze (19) 2004 7 019 + 1,45
Feytiat (87) 2005 5 634 + 1,02
Aixe sur Vienne (87) 2004 5 622 + 0,56
La Souterraine (23) 2004 5 309 - 0,07
Ambazac (87) 2005 5 132 + 1,01
St Léonard de Noblat (87) 2004 4 667 - 0,42
Condat sur Vienne (87) 2005 4 431 + 0,71
Egletons (19) 2005 4 424 + 1,30

Il faut noter que ces données communales sont des estimations qui n'ont pas valeur de population légale. À partir de 2008, les populations légales de toutes les communes du territoire français seront actualisées et publiées chaque année.

Brive : la population varie peu

La population de Brive-la-Gaillarde est stable, voire en légère hausse. La ville reste proche des 50 000 habitants sans les atteindre : 49 600 habitants au 1er juillet 2004. Sur les cinq dernières années, de 1999 à 2004, la sous-préfecture a gagné 400 habitants (+ 0,9 %). La population de Brive évolue assez peu depuis quinze ans : on recensait déjà 49 800 Brivistes en 1990.

Et Limoges, et les autres villes ?

Les résultats des deux premières enquêtes annuelles de recensement dans la capitale régionale ne suffisent pas à produire une estimation de population suffisamment robuste. L'hétérogénéité de l'habitat, y compris à un niveau fin de découpage, est en effet très importante dans certains quartiers. Les résultats de l'enquête de 2006 devraient permettre de publier une estimation consolidée. Pour les autres villes de la région (Tulle, Guéret, Ussel et Saint-Junien), il faudra là aussi attendre d'autres vagues de collecte pour produire une estimation fiable. En effet, pour ces communes de plus faible taille, le cumul de trois, voire quatre ou même cinq échantillons pourrait être nécessaire pour disposer d'une estimation précise.


Directeur de la publication : Michel Deroin-Thévenin
Rédacteur en chef : Yann Leurs
Conception : Jean-Christophe Olivier

Copyright - INSEE 2006

Pour en savoir plus

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Les cartes des communes recensées en 2006 par départements :