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Le nouveau profil de la population active immigrée

Caroline Anguier, Axel Gilbert

Résumé

En dix ans, dans les agglomérations de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne, la population active immigrée a fortement augmenté. Les immigrés arrivés depuis 1998 travaillent le plus souvent dans le secteur des services de soutien (gardiennage, nettoyage) où le niveau de qualification demandé est peu élevé. Toutefois, le nombre de cadres progresse ; les immigrés sont également plus souvent entrepreneurs que les non-immigrés quel que soit le secteur d'activité. Mais ils restent largement touchés par le chômage et ont plus souvent recours aux agences d'intérim. Ils se retrouvent plus fréquemment en situation de déclassement avec des emplois en deçà de leur qualification.

Sommaire

Publication


En 2008, les agglomérations de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne regroupent un tiers de la population de Rhône-Alpes. Parmi elle, 263 000 personnes sont immigrées, c'est-à-dire nées à l'étranger sans avoir la nationalité française à la naissance. Elles représentent 13 % de la population totale de ces trois agglomérations. En comparaison, la population immigrée constitue, sur l'ensemble de la région, 9 % de la population totale. Les actifs immigrés des trois agglomérations sont au nombre de 128 000, soit 13 % de la population active également.

Entre 1999 et de 2008, la population active immigrée a augmenté plus vite que la population active non-immigrée (+ 21 % contre + 6 %). Cette évolution s'explique en partie par l'arrivée de nouveaux immigrés sur le territoire mais aussi par l'entrée sur le marché du travail des immigrés installés en France depuis leur jeune âge. Dans l'ensemble de la population, les immigrés sont plus âgés que les non-immigrés avec un âge médian de 44 ans contre 34 ans pour les non-immigrés.



Une population active immigrée plus âgée

Une population active immigrée plus âgée

Dans la population active, on peut faire ce même constat, avec toutefois une différence plus faible (âge médian de 41 ans contre 38 ans). Depuis 1998, les immigrés sont, à leur arrivée sur le territoire, plus âgés : 27 ans (âge médian) contre 18 ans pour ceux qui sont installés avant 1998. Les femmes immigrées sont de plus en plus nombreuses à s'insérer dans la vie économique. Toutefois, l'écart entre le nombre d'hommes et de femmes actifs reste plus marqué que dans la population non-immigrée ; parmi les immigrés qui ont entre 25 et 60 ans, 83 % des hommes sont actifs pour seulement 62 % des femmes. Pour les non-immigrés, ces taux sont respectivement de 91 % et 84 %.

Comme dans l'ensemble de la population immigrée, les immigrés actifs sont majoritairement originaires d'Afrique et des pays de l'Union Européenne. Un immigré sur deux est originaire du continent africain, plus particulièrement du Maghreb. Sur ces dix dernières années, les profils géographiques des migrations se sont modifiés, les immigrés nés en Afrique subsaharienne et en Asie étant plus nombreux.


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Les immigrés occupent davantage des emplois dans le secteur dunettoyage, gardiennage

Parmi les actifs immigrés des trois agglomérations, 105 000 déclarent avoir un emploi en 2008. Ils occupent le plus souvent des emplois dans les secteurs de l'industrie, des activités de soutien (nettoyage, gardiennage et sécurité) et de la construction. Avec le déclin de l'industrie, plus marqué dès le début des années 1990, les immigrés ne viennent plus uniquement pour travailler dans les entreprises industrielles. Les immigrés sont aujourd'hui surreprésentés dans le secteur du nettoyage, gardiennage : 13 % contre 5 % des non-immigrés. Cette branche s'est fortement développée durant les dix dernières années. Les immigrés arrivés après 1998 occupent davantage d'emplois dans ce secteur que ceux arrivés avant (17 % contre 11 %). À Lyon, le nettoyage et le gardiennage emploient 14 % des travailleurs immigrés. En revanche, dans l'agglomération de Saint-Étienne, les personnes immigrées occupent encore principalement des emplois dans l'industrie et la construction avec respectivement 19 % et 18 %. De son côté, Grenoble Métropole attire davantage d'immigrés pour travailler dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques (recherchedéveloppement scientifique). La proportion d'immigrés travaillant dans ce secteur est équivalente à la proportion de non-immigrés (8 %).


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De plus en plus de cadres parmi les immigrés

Parmi les immigrés arrivés depuis 1998, deux profils de travailleurs apparaissent : ceux très qualifiés ayant un statut de cadre et ceux travaillant dans les services, où le niveau de qualification est moindre. La proportion d'immigrés parmi l'ensemble des cadres a augmenté ces dix dernières années passant de 6 % en 1999 à 8 % en 2008. Un médecin sur 10 et 15 % des enseignants du supérieur sont immigrés. Les cadres immigrés arrivés récemment sont principalement originaires des pays de l'Union Européenne. Par rapport à ceux arrivés avant 1998, on constate une augmentation des cadres immigrés américains, principalement des États-Unis, et des autres pays d'Europe (Russie). À Grenoble, 14 % des immigrés arrivés depuis 1998 travaillent dans la recherche contre 6 % pour ceux arrivés avant. Sur les trois agglomérations, dans le secteur des activités techniques scientifiques, la moitié des immigrés sont cadres pour seulement 30 % pour les non-immigrés. Ce constat est particulièrement fort dans l'agglomération grenobloise où 70 % des immigrés travaillant dans ce secteur ont le statut de cadre.

Un immigré sur trois est ouvrier, soit deux fois plus que dans la population non-immigrée. Dans le secteur des activités de soutien (gardiennage, nettoyage), 63 % des immigrés sont ouvriers alors que seulement 4 % des non-immigrés le sont.



Les immigrés travaillent le plus souvent dans le secteur des services de soutien
Répartition des immigrés actifs au sein des différents secteurs d'activité
en %
Grenoble-Alpes Métropole Saint-Étienne Métropole Grand Lyon Ensemble
Immigrés Non-immigrés
Source : Insee, Recensement de la population 2008, exploitation complémentaire
Industrie manufacturière 12 18 13 14 13
Construction 11 18 11 12 5
Commerce 10 10 11 11 13
Activités de services de soutien 11 11 13 13 5
Santé humaine et action sociale 13 12 13 13 14
Transports 3 4 5 4 5
Hébergement et restauration 6 4 6 6 3
Activités spécialisées scientifiques techniques 8 2 4 5 8
Administration publique 5 3 4 4 9
Enseignement 8 6 6 7 9
Autres activités de services 4 2 3 3 3
Autres 10 8 10 10 13
Ensemble 100 100 100 100 100


Les immigrés plus entrepreneurs que les non-immigrés
Répartition des immigrés actifs au sein des différentes catégories socioprofessionnelles
en %
Grenoble-Alpes Métropole Saint-Étienne Métropole Grand Lyon Ensemble
Immigrés Non-immigrés
Source : Insee, Recensement de la population 2008, exploitation complémentaire
Artisans, commerçants et chefs d'entreprises 6 8 6 7 5
Cadres et professions intellectuelles supérieures 18 6 11 12 21
Professions intermédiaires 16 14 16 16 29
Employés 29 25 30 29 28
Ouvriers 31 47 36 37 18
Ensemble 100 100 100 100 100

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Les immigrés se tournent vers l'entrepreneuriat pour s'insérer économiquement et socialement

Le secteur de l'hébergement restauration attire plus particulièrement les immigrés mais en tant que chefs d'entreprise. La proportion d'entrepreneurs immigrés dans ce domaine est deux fois plus importante que pour les non-immigrés (22 % des immigrés qui travaillent dans ce secteur sont entrepreneurs, contre 12 % des non-immigrés). Ce constat se retrouve aussi dans l'ensemble des secteurs mais en moindre proportion (7 % contre 5 %). C'est pour les immigrés originaires d'Asie que la part des entrepreneurs dans la population active est la plus forte (9 %)

Les chefs d'entreprise immigrés sont légèrement plus âgés que les salariés immigrés, avec un âge médian de 44 ans contre 40 ans. Ils se déclarent souvent sans diplôme : les chefs d'entreprise immigrés sont trois fois plus nombreux que les non-immigrés à ne pas être diplômés (36 % contre 11 %). Toutefois, les immigrés entrepreneurs arrivés depuis 1998 sont plus souvent diplômés du supérieur. Les entrepreneurs arrivés depuis 1998 sont majoritairement issus du continent africain (55 %). Pour les immigrés, s'investir dans la création d'entreprise apparaît comme une voie d'insertion économique et sociale et constitue une réponse à des conditions d'accès à l'emploi difficiles : plus de chômage, des emplois plus précaires et ce malgré la possession d'un diplôme. Dans ce contexte globalement plus difficile, les entreprises créées par des immigrés ont une chance de survie plus faible que les entreprises créées par des entrepreneurs non-immigrés.


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Des différences entre immigrés face au chômage

Les immigrés sont beaucoup plus touchés par le chômage que les non-immigrés ; 18 % des immigrés sont chômeurs contre 9 % dans la population non-immigrée. Ce taux s'élève à 22 % dans l'agglomération de Saint-Étienne. Les immigrés arrivés depuis 1998 sont 23 % à se déclarer au chômage contre 15 % des immigrés arrivés avant cette date. Toutes choses égales par ailleurs, un immigré a plus de risque d'être au chômage qu'un non-immigré (à âge, sexe, agglomération de résidence et niveau de diplôme équivalent). Un immigré ayant acquis la nationalité française a toutefois une probabilité moins importante d'être au chômage qu'un étranger.

Les immigrés n'ont pas tous les mêmes risques face au chômage, de nombreux facteurs étant source de difficultés. L'origine géographique engendre de fortes disparités. Ainsi, un immigré né dans un pays de l'Union Européenne a moins de risque d'être au chômage. Les immigrés arrivés depuis moins de 10 ans sur le territoire trouvent moins facilement un emploi. L'âge à l'arrivée des immigrés est aussi un facteur de différence : les immigrés âgés de plus de 25 ans au moment de leur arrivée ont une probabilité plus importante d'être au chômage. Le diplôme protège moins les immigrés du chômage. En neutralisant les effets structurels (âge, sexe...), parmi les personnes diplômées du supérieur, les immigrés ont une probabilité plus importante que les non-immigrés d'être au chômage. Ainsi 14 % des immigrés diplômés du supérieur se déclarent au chômage, soit deux fois plus que les non-immigrés. À titre de comparaison, les risques de chômage des immigrés et non-immigrés sont similaires pour les individus sans diplôme.


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Plus de temps partiel chez les hommes immigrés

Les immigrés occupent plus souvent des emplois précaires. Dans l'agglomération de Saint-Étienne, 68 % des immigrés en emploi ont un contrat à durée indéterminée contre 76 % des non-immigrés. Les immigrés résidant dans l'agglomération de Lyon sont plus nombreux à disposer d'un contrat sans limite de durée (72 % contre 78 % pour les non-immigrés). L'écart se creuse davantage lorsque l'on étudie le cas des immigrés arrivés ces dix dernières années. En moyenne, pour les trois agglomérations, 59 % des immigrés en emploi arrivés récemment déclarent avoir un emploi à durée indéterminée contre 76 % pour les immigrés arrivés avant 1998. Quelle que soit l'agglomération, les immigrés arrivés depuis 1998 ont plus souvent des emplois à temps partiel (27 % contre 21 %). L'augmentation du nombre de femmes dans la population active peut expliquer la hausse du travail à temps partiel, que ce dernier soit subi ou choisi. Chez les hommes, la part de ces contrats reste aussi plus élevée pour les immigrés que pour les non-immigrés : un homme immigré sur dix occupe un emploi à temps partiel (contre 8 % chez les non-immigrés). Le développement des emplois de services de soutien induit bien souvent des contrats à durée limitée et souvent à temps partiel.


Des immigrés actifs le plus souvent originaires d'Afrique

Des immigrés actifs le plus souvent originaires d'Afrique

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Les immigrés font plus souvent appel aux agences d'intérim

Les immigrés ont plus souvent recours aux agences d'intérim que les non-immigrés. La proportion des immigrés se déclarant placés par une agence d'intérim est deux fois supérieure à celle des non-immigrés. L'emploi intérimaire des personnes immigrées est plus marqué dans l'agglomération de Saint-Étienne avec 6 % des personnes en emploi contre 3 % et 4 % pour les agglomérations de Grenoble et Lyon. Les immigrés arrivés après 1998 font plus souvent appel aux agences d'intérim. Ici aussi, l'agglomération de Saint-Étienne présente une particularité avec 11 % des immigrés arrivés depuis moins de dix ans placés par des agences d'intérim contre 4 % pour ceux arrivés avant 1998. Un immigré ayant plus de risques d'être au chômage, l'intérim apparaît comme un recours pour trouver un emploi.


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Les immigrés diplômés sont plus souvent en situation de déclassement

Les immigrés actifs sont trois fois plus nombreux à ne pas détenir de diplôme que les non-immigrés actifs (33 % pour les immigrés contre 10 % pour les non-immigrés). Dans l'agglomération de Saint-Étienne, la proportion d'immigrés actifs sans diplôme est quatre fois plus importante que celle des non-immigrés. En revanche, la différence est nettement moins marquée au niveau des études supérieures. Les diplômés post-bac sont 1,5 fois moins nombreux parmi les immigrés actifs que chez les non-immigrés pour l'ensemble des trois agglomérations. Les immigrés arrivés après 1998, sont plus nombreux à être diplômés du supérieur comparé à ceux arrivés avant 1998 (39 % contre 24 %). La moitié des immigrés arrivés après 1998 dans l'agglomération de Grenoble détiennent un diplôme post-bac, quand seulement un quart à Saint-Étienne sont dans ce cas. Les immigrés originaires d'Amérique sont les plus diplômés : un sur deux a un diplôme du supérieur contre un sur quatre pour les immigrés provenant d'Afrique. Les immigrés nés dans un pays de l'Union Européenne sont 29 % à disposer d'un diplôme du supérieur. Les immigrés établis dans l'agglomération de Grenoble sont les plus diplômés quel que soit leur lieu de naissance.
Plus globalement, les immigrés sont de plus en plus qualifiés et diplômés. En reliant ces deux paramètres, les actifs peuvent être confrontés à des situations de déclassement, donc être surdiplômés par rapport à l'emploi occupé. Par exemple, un diplômé des 2e et 3e cycles universitaires (Master, ingénieur...) est déclassé s'il occupe un poste de technicien ou d'ouvrier. Sur les trois agglomérations, le nombre de déclassés s'élève à 27 000. Les immigrés ont plus de risques d'occuper un emploi en deçà de leur qualification que les non-immigrés. Le déclassement est particulièrement important dans le secteur des activités de soutien. Le niveau de diplôme ne garantit pas l'obtention d'un emploi correspondant au niveau de qualification. Les immigrés âgés de plus de 25 ans à leur entrée sur le territoire sont les plus mal placés avec une probabilité plus importante d'être déclassés. L'obtention de la nationalité française par un immigré ne préserve pas non plus du risque de déclassement par rapport à un étranger.


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Encadré

Les couples immigrés biactifs

Les trois agglomérations comptent 123 000 familles immigrées. Une famille immigrée est constituée d'au moins deux personnes dont une personne au minimum est immigrée (soit un couple marié ou non, avec ou sans enfant, soit un adulte avec enfant). Seuls 29 % des couples immigrés sont biactifs, la femme et l'homme étant tous les deux dans la population active, contre 43 % chez les couples non-immigrés. Le schéma traditionnel de l'homme actif et la femme inactive reste plus présent dans la  population immigrée ; il est deux fois supérieur à celui de la population non-immigrée. Ce profil est plus marqué dans l'agglomération de Saint-Étienne. En revanche, le schéma inverse, femme active et homme inactif, est plus représenté dans les familles immigrées que celles non-immigrées (9 % contre 6 %). Pour ce profil particulier, il n'existe pas de différence entre les agglomérations.

La régression logistique pour traiter les effets du chômage et du déclassement

L'analyse du chômage et du déclassement pour un actif est incomplète si on se limite à l'observation des tableaux chiffrés. Il existe des effets de structure dont on s'affranchit en utilisant un modèle de régression logistique.

Cette méthode permet d'étudier les effets des différentes variables sur le fait, pour un actif, d'être au chômage ou déclassé. Les effets, étudiés par rapport à un  individu de référence, sont estimés "Toutes choses égales par ailleurs".

Dans notre modèle, où toutes les variables explicatives sont qualitatives, la situation de référence choisie est celle qui prend pour chaque variable la modalité la plus fréquente.



Modélisation du déclassement et du chômage

Modélisation du déclassement et du chômage

Des différences liées à la situation économique des agglomérations

Les caractéristiques de la population active diffèrent entre les trois agglomérations. Ces différences ont des origines historiques, mais proviennent surtout des disparités entre les situations économiques des trois métropoles. D'une manière générale, les spécificités des populations actives des trois agglomérations sont plus marquées parmi la population immigrée.

Saint-Étienne Métropole a les traits d'une ville industrielle marquée par l'immigration de main-d'œuvre. Les secteurs qui emploient des immigrés sont avant tout l'industrie et la construction. Près de la moitié des travailleurs immigrés sont des ouvriers, et 62 % sont des hommes. Le statut d'intérimaire y est plus fréquent et le chômage frappe plus de deux fois plus les immigrés que les non-immigrés. C'est une immigration plus ancienne, avec une moyenne d'âge supérieure aux autres agglomérations. La proportion d'immigrés venus du Maghreb, de Turquie ou du Portugal y est élevée.

Grenoble Métropole présente un profil différent, influencé par les entreprises et laboratoires de technologie. 8 % des immigrés travaillent dans les activités scientifiques et technologiques, et 18 % des travailleurs immigrés ont le statut de cadre. L'immigration est plus récente, ayant accompagné le développement économique de la ville : ainsi, la moitié des actifs immigrés arrivés depuis 1998 ont un diplôme du supérieur. Pour autant, la population active immigrée n'est pas très jeune en raison de l'arrivée de nombreux travailleurs de plus de 30 ans. Le chômage est assez contenu. La proportion d'immigrés issus de pays développés est plus forte, en particulier celle d'immigrés italiens.

Le Grand Lyon a un profil moins marqué. C'est là que la part des immigrés dans la population active est la plus forte (14 %). Ils travaillent plus souvent dans le commerce ou les services aux entreprises. Les origines sont diverses, avec une représentation plus forte des immigrés originaires d'Asie et d'Afrique subsaharienne.




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La Lettre Analyses
N° 183 - décembre 2012

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