Date de publication : mai 2013
Auteur : Christine Encinas (Otie)
En 2012, le marché de l'immobilier d'entreprise résiste bien à Toulouse, porté par l'aéronautique, le spatial, les services publics et privés. Ces secteurs sont encore créateurs d'emplois et donc consommateurs de mètres carrés, malgré un contexte de ralentissement économique. Ainsi, les transactions de bureaux comme celles de locaux d'activité et d'entrepôts progressent en 2012 dans l'aire urbaine de Toulouse, grâce au dynamisme des opérations portant sur des grandes surfaces. Le bon niveau des transactions durant l'année entraîne une diminution du stock de bureaux disponibles tandis que l'offre en locaux d'activité et entrepôts reste importante.
En 2012, les surfaces de bureaux commercialisées dans l'aire urbaine de Toulouse sont les plus importantes depuis six ans, malgré un nombre de transactions en baisse de 10 % entre 2011 et 2012 (229 contre 257).
Ce bon niveau de commercialisation s'explique par la hausse significative des grandes transactions : 33 transactions de plus de 1 000 m² pour un volume de 101 500 m², soit 68 % des surfaces commercialisées, contre 28 transactions pour 82 900 m² en 2011. De plus, deux transactions de plus de 10 000 m² ont lieu en 2012 : Cap Gemini à Basso Cambo et la Communauté Urbaine de Toulouse Métropole (CMU-T) en centre-ville qui acquiert les bureaux qu'elle occupait déjà. En revanche, la demande de petites et moyennes surfaces (moins de 1 000 m²) diminue de 15 % en un an, dans un contexte économique morose.
Le marché de bureaux neufs connaît une baisse sensible : les surfaces commercialisées reculent de 20 % en 2012 après plusieurs années de forte croissance. Cette tendance s'explique par une pénurie d'offre de bureaux neufs bien situés qui profite aux immeubles de seconde main mieux situés (par exemple Tisséo, EADS ou encore Air France).
Grâce au bon niveau de commercialisation, le stock de bureaux disponibles dans l'aire urbaine de Toulouse est descendu en dessous des 200 000 m² à fin 2012, le niveau le plus bas depuis trois ans. La situation reste hétérogène : les pôles situés au nord et à l'est de l'agglomération sont en quasi-pénurie tandis que d'autres pôles souffrent d'un problème récurrent d'écoulement dans le marché du neuf ou de seconde main.
Avec une augmentation de 40 % des surfaces commercialisées entre 2011 et 2012, le niveau de commercialisation des locaux d'activité et des entrepôts dans l'aire urbaine de Toulouse retrouve son niveau de 2009. L'augmentation est très nette tant pour les locaux d'activité que pour les entrepôts. Ce bon résultat est principalement porté par les grandes opérations, dans un contexte plus difficile pour les petites et moyennes entreprises. Ainsi, 34 transactions concernent des surfaces supérieures à 1 000 m² dont 4 ventes de plus de 6 500 m² (Cargo, Ville de Toulouse, Gruel Fayer et la CMU-T). Fin 2012, le stock de locaux d'activité et d'entrepôts représente près de 166 000 m² dans l'agglomération toulousaine. Toutefois, l'offre de qualité et bien située se résorbe tandis qu'une partie de seconde main vieillissante a du mal à trouver preneur.
| 2011 | 2012 | |
|---|---|---|
| Source : enquête Otie janvier 2013 | ||
| Immobilier de bureaux | ||
| Nombre de transactions | 257 | 229 |
| Surfaces commercialisées (en m2) | 131 100 | 146 800 |
| Stock disponible (en m2) | 267 700 | 199 200 |
| Ventes investisseurs | ||
| Nombre de transactions | 19 | 20 |
| Surfaces commercialisées (en m2) | 46 400 | 42 800 |
| Locaux d'activité et entrepôts | ||
| Nombre de transactions | 90 | 120 |
| Surfaces commercialisées (en m2) | 114 200 | 147 400 |
| Stock disponible (en m2) | 154 000 | 166 000 |