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Léger mieux pour l’emploi régional

David AMONOU, Guillaume COUTARD, Serge FRABOUL, Insee

Résumé

Dans un contexte national de stagnation du PIB au deuxième trimestre de 2015, la conjoncture régionale montre de légers signes d’amélioration. L’emploi salarié progresse de 0,2 % après s’être stabilisé au premier trimestre. Cette hausse, identique à celle enregistrée au niveau national, ne concerne toutefois que le tertiaire marchand, secteur de l’interim compris. À l’inverse, l’industrie continue de perdre des emplois de même que le secteur de la construction où l’activité peine à redémarrer. Les mises en chantiers sont stables depuis deux trimestres et le nombre de logements autorisés se stabilise sur un an. En revanche, la fréquentation touristique progresse de nouveau fortement. Le taux de chômage demeure stable à 8,9 % de la population active, après un léger repli au premier trimestre. Hors micro-entrepreneurs, les créations d’entreprises sont en hausse mais diminuent en incluant ces derniers. Les défaillances d’entreprises sont cependant plus nombreuses. Une croissance modeste de 0,2 % est attendue au troisième trimestre de 2015 au niveau national.

Sommaire

Encadrés

Publication

Légère progression de l’emploi régional

Au deuxième trimestre 2015, l’emploi salarié marchand non agricole progresse légèrement dans les Pays de la Loire (+ 0,2 %), après une stabilité au trimestre précédent. L’emploi croît de nouveau en Vendée (+ 0,7 %) et en Loire-Atlantique (+ 0,4 %) et se redresse légèrement dans le Maine-et-Loire (+ 0,2 %). Il continue de diminuer en Mayenne (– 0,2 %) et dans la Sarthe (– 0,7 %). Au niveau national, il progresse également de 0,2 %. Sur un an, l’emploi salarié se replie très légèrement, de 0,1 point, aux niveaux régional et national.

L’amélioration se confirme dans le tertiaire marchand

Hors intérim, les effectifs des services marchands augmentent de nouveau ce trimestre (+ 0,8 %, soit + 2 780 postes). Les hausses d’effectifs sont localisées en Loire-Atlantique (+ 1,1 %), en Vendée (+ 1,3 %) et dans le Maine-et-Loire (+ 0,6 %). La Mayenne et la Sarthe affichent en revanche de légères baisses (respectivement – 0,2 % et – 0,1 %). Au plan national, la progression est plus modeste (+ 0,2%).

Dans la région, le secteur des activités scientifiques et techniques, des services administratifs et de soutien enregistre la plus forte augmentation (+ 1,2 % soit + 1 420 postes), devant l’hébergement et restauration (+ 1,9 %, + 810 postes).

Le nombre de salariés progresse également dans les secteurs de l’information et communication (+ 1,2 %), des activités financières (+ 0,7 %) et de transport et entreposage (+ 0,4 %). Il diminue dans les activités immobilières (– 0,7 %) et les autres activités de services (– 0,8 %).

Le nombre d’intérimaires, comptabilisés dans le secteur tertiaire quel que soit le secteur dans lequel ils effectuent leur mission, augmente de 2,0 % (soit + 800 postes) après une hausse lors des deux trimestres précédents. La croissance est vive en Vendée (+ 7,2 %, + 520 postes) et dans le Maine-et-Loire (+ 4,2 %, + 310 postes). À l’inverse, le nombre d’intérimaires est stable en Loire-Atlantique et se replie dans la Sarthe (– 0,5 %). L’intérim progresse plus nettement au niveau national (+ 3,6 %) après une baisse lors du trimestre précédent.

L’emploi salarié dans le commerce est quasi stable (+ 0,1 %, + 100 postes). La situation est contrastée dans les départements : faible hausse dans le Maine-et-Loire (+ 0,4 %) et en Loire-Atlantique (+ 0,2 %), recul en Mayenne (– 1,0 %) et dans la Sarthe (– 0,2 %) et stabilité en Vendée.

La tendance à la baisse se poursuit pour l’industrie et la construction

L’emploi industriel régional se replie de nouveau au deuxième trimestre (– 0,4 %, soit – 860 postes), à un rythme proche du niveau national (– 0,3 %). À l’exception de la Vendée qui affiche une hausse (+ 0,4 %, + 200 postes), tous les départements perdent des emplois industriels, notamment la Sarthe (– 1,1 %, – 450 postes).

Les secteurs de la fabrication d’autres produits industriels (– 0,5 %, – 580 postes), de l’énergie (– 0,6 %) et de la fabrication de matériels de transport (– 0,5 %) enregistrent les plus fortes pertes.

L’emploi continue de se dégrader dans la construction avec une baisse de 1,1 % au deuxième trimestre, soit une perte de 930 postes. Le recul est général dans tous les départements de la région comme au niveau national (– 0,9 %).

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Stabilité du taux de chômage

Au deuxième trimestre, le taux de chômage dans la région est stable à 8,9 % de la population active après s’être replié très légèrement, de 0,1 point, le trimestre précédent. Le taux régional demeure inférieur au taux métropolitain (10 %) qui se stabilise également sur la période. Le taux de chômage évolue très peu dans les départements de la région. Il est stable dans la Sarthe (10 %), en Loire-Atlantique (8,8 %) et en Mayenne (6,9 %). Il se replie de 0,1 point pour s’établir à 9,4 % dans le Maine-et-Loire et à 8,4 % en Vendée.

Sur un an, le taux de chômage régional s’est accru de 0,3 point, comme au niveau national.

Cette progression vaut pour tous les départements, à l’exception de la Vendée dont le taux de chômage n’a augmenté que de 0,1 point.

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Les mises en chantier de logements se maintiennent

Fin juin 2015, le nombre de logements autorisés à la construction est en diminution de 2,3 % par rapport au trimestre précédent, passant de 22 100 logements autorisés en cumul annuel à 21 600. Sur la même période, le nombre de logements autorisés est stable au niveau national. La baisse régionale est essentiellement tirée par la Loire-Atlantique (– 4,2 %). Seule la Sarthe voit son nombre de mises en chantier augmenter significativement (+ 14,3 %).

Les autorisations résistent pour les logements individuels (+ 0,9 %) mais sont en baisse dans le parc collectif et en résidence (– 4,8 %). Sur un an, le nombre d’autorisations de construction de logements est constant dans la région, contre un recul de 6,1 % au niveau national.

Fin juin 2015, 22 000 logements sont mis en chantier au cours des 12 derniers mois dans les Pays de la Loire. Les mises en chantier dans la région sont stables pour le deuxième trimestre consécutif, contre une diminution au second trimestre de 1,8 % au niveau national. Au second trimestre, les mises en chantier évoluent peu tant pour le parc collectif (– 0,9 %) que pour les logements individuels (+ 0,9 %). Cette stabilité cache des divergences entre départements : seule la Loire-Atlantique voit son nombre de mises en chantier augmenter (+ 2,4 %). La situation se maintient en Mayenne et dans la Sarthe, mais se dégrade dans le Maine-et-Loire (– 3,1 %) et surtout en Vendée (– 7,3 %).

Sur un an, les mises en chantier se replient légèrement dans la région (– 0,5 %) et reculent plus nettement, de 5,4 %, au niveau national.

Avertissement : À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d'améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs . Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d'événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu'à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

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La hausse de la fréquentation hôtelière s’accentue

Avec 1,89 million de nuitées au deuxième trimestre 2015, la fréquentation hôtelière régionale progresse nettement, de 6,1 %, par rapport au même trimestre de l’année précédente. La hausse est moins forte en France métropolitaine (+ 1,9 %).

La croissance régionale de la fréquentation hotelière est particulièrement soutenue au mois de mai (+ 9,3 %). L’écart avec la France métropolitaine est le plus important en avril (+ 7,2 % dans la région contre + 0,4 % en France métropolitaine).

Dans les Pays de la Loire, la hausse concerne principalement la clientèle étrangère (+ 14,0 %), mais également la clientèle française (+ 5,2 %). L’augmentation de la fréquentation étrangère est particulièrement forte au mois de mai (+ 23,4 %). En France métropolitaine, les nuitées étrangères et françaises augmentent respectivement de 0,6 % et 2,7 %.

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Hausse des créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs

Au second trimestre 2015, 5 359 entreprises sont créées dans les Pays de la Loire. Les créations sont en recul de 2,9 % par rapport au trimestre précédent, soit le troisième trimestre consécutif de baisse. Ce recul est dû à une nouvelle chute des immatriculations de micro-entrepreneurs (– 14,7 %). Hors micro-entrepreneurs, les créations progressent de 8,2 %, confirmant le rebond du trimestre précédent. Au niveau national, le repli des créations d’entreprises est plus marqué (– 4,4 %) sous l’effet d’une baisse des immatriculations de micro-entrepreneurs.

Dans les Pays de la Loire, les créations d’entreprises diminuent principalement dans les activités de services (marchands et non marchands), à l’exception notamment de l’hébergement et la restauration et du commerce de gros et de détail. Les baisses sont fortes également dans la construction et dans une moindre mesure dans l’industrie.

Sur un an, les créations d’entreprises se replient dans la région (– 2,4 %) comme en France métropolitaine (– 5,3 %).

Fin juin 2015, 3 088 défaillances sont enregistrées sur les 12 derniers mois. Elles sont en hausse dans les Pays de la Loire au second trimestre (+ 1,4 %) par rapport au cumul annuel enregistré au trimestre précédent, contre une légère diminution au niveau national (– 0,8 %).

Dans la région, les défaillances d’entreprises augmentent dans l’hébergement et la restauration, et dans le secteur regroupant l’enseignement, la santé, l’action sociale et les services aux ménages. Au second trimestre 2015, tous les départements affichent une hausse du nombre de défaillances d’entreprises, à l’exception du Maine-et-Loire. Sur un an, le nombre de défaillances augmente de 1,6 % dans les Pays de la Loire contre + 0,7 % au niveau national.

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Encadrés

En France, la demande reste bien orientée, mais l’activité progresse par à-coups

En France, l’activité a calé au deuxième trimestre (0,0 % après + 0,7 %), du fait notamment du décrochage de la production industrielle qui s’est poursuivi jusqu’au début de l’été. Au second semestre, la consommation des ménages retrouverait une croissance en phase avec les gains de pouvoir d’achat, lequel accélèrerait nettement sur l’ensemble de l’année (+ 1,7 %). Leur investissement en logement continuerait cependant de peser sur l’activité. Après une hausse au premier semestre, l’investissement des entreprises accélèrerait modérément au second semestre, avec la hausse de leurs marges et un accès au crédit facilité par les mesures de politiques monétaires. Au total, au-delà des à-coups trimestriels, l’activité progresserait au second semestre (+ 0,2 % puis + 0,4 %) à un rythme comparable à celui du premier semestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,1 %, après + 0,2 % en 2014. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 120 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage France entière (métropole et DOM) se stabiliserait, à 10,3 % de la population active fin 2015.

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Au niveau international, le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais se dégrade encore dans les pays émergents

Au deuxième trimestre 2015, la croissance des pays avancés est restée robuste. Elle a été particulièrement vive aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Le commerce entre pays asiatiques a pesé sur les échanges mondiaux, qui se sont de nouveau contractés. Dans la zone euro, en revanche, la reprise continue de se diffuser progressivement : le redémarrage de l’emploi et la baisse du prix du pétrole portent la consommation des ménages, tandis que la dépréciation de l’euro depuis mi-2014 stimule les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Dans les pays anglo-saxons, l’activité resterait soutenue par la vigueur de la consommation. Au total en 2015, la croissance des économies avancées resterait solide. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations reculeraient en moyenne annuelle, pour la première fois depuis 2009.

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Insee Conjoncture Pays de la Loire N° 7 - octobre 2015

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