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Quatre villes des Pays de la Loire parmi leurs homologues européennes : de bonnes conditions de vie

David Amonou, Insee

Résumé

Comparées aux villes européennes de taille équivalente, les quatre grandes villes des Pays de la Loire offrent des conditions de vie plutôt favorables. Dans un schéma urbain peu dense, elles disposent de plus grands logements, accessibles à une population globalement plus jeune, notamment aux plus modestes. Les temps de trajets y sont relativement courts malgré l’étalement urbain. Les revenus y sont comparativement plus élevés et les équipements culturels et sportifs y sont nombreux. Enfin, les grandes villes de la région sont plus épargnées par l’insécurité que leurs homologues européennes. Elles sont cependant moins bien positionnées sur certains sujets, avec une part de personnes sans emploi plus élevée, excepté à Nantes, et des distances plus importantes pour aller travailler, parcourues essentiellement en voiture. La taille des logements et leur dispersion génèrent une plus forte consommation d’espace et d’énergie.

Sommaire

Encadrés

Publication

En 1999, la Commission européenne et Eurostat ont lancé le projet « audit urbain » pour recueillir des informations sur les modes de vie dans plusieurs centaines de grandes villes (« cities »). Dans les Pays de la Loire, cette démarche concerne Nantes Métropole, Angers Loire Métropole, Le Mans Métropole et la Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (Carene). Ce recueil de statistiques harmonisées permet de comparer les villes sur des caractéristiques diverses telles que la structure de la population, le logement, les transports, l’emploi, la culture, ou encore la sécurité. Les quatre villes de la région appartiennent à trois groupes de taille de population (figure 5): Le Mans et Saint-Nazaire sont comparées à un référentiel de 409 villes européennes dont 51 françaises, Angers appartient à un groupe de 122 villes européennes dont 15 françaises, Nantes est dans une classe de 44 villes européennes dont quatre françaises.

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Un urbanisme peu dense et de grands logements

Spécificité dominante, l'urbanisme peu dense des villes françaises conditionne la vie de leurs habitants, leur type de logement et leur mode de transport. Elles sont en effet très étendues et donc peu denses comparativement aux autres « cities » européennes. Leur densité moyenne est de 1 400 habitants par km2 contre 2 100 ailleurs en Europe. Dans les villes des Pays de la Loire, cette densité est même inférieure à la moyenne française (figure 1). Saint-Nazaire et Angers, avec respectivement 370 et 510 habitants au km2, présentent une densité cinq fois moindre que les autres « cities » européennes de même catégorie. Le Mans est, en revanche, proche de la moyenne européenne de sa classe.

Conséquence directe de cette faible densité, la population des villes françaises vit dans des logements en moyenne 20 % plus grands que ceux des villes européennes (42 m2 contre 36 m2). Les « cities » des Pays de la Loire sont aussi dans ce cas : 45 m2 en moyenne pour les logements du Mans et de Saint-Nazaire comme à Saint-Brieuc (figure 2), 43 m² pour ceux d’Angers et de Nantes comme à Tours ou Bordeaux (figure 3) (figure 4).

Les ménages (définitions) des villes françaises - y compris des Pays de la Loire - vivent dans des logements d'autant plus vastes que les ménages sont de taille légèrement plus modeste que ceux des « cities » européennes comparables (2,2 personnes par ménage contre 2,3).

L'habitat individuel est très présent dans les villes de la région. À Nantes, les maisons constituent 43 % des logements, bien au-delà de la moyenne européenne de sa classe (31 %). Avec 57 % de maisons, Saint-Nazaire est plus proche de la moyenne européenne des villes de même catégorie, mais au-dessus de la moyenne des 51 villes françaises de sa classe (+ 10 points). Dans la même catégorie, Le Mans, avec 48 %, se situe au niveau de la moyenne française. Angers (44 %) se place sous la moyenne européenne de sa classe (50 %) mais au-dessus des villes françaises comparables. Dans les quatre « cities » des Pays de la Loire, les logements insalubres sont rares. C’est généralement le cas des villes françaises, dans lesquelles seuls 0,4 % des logements ne disposent pas des commodités basiques (définitions) , contre 1,7 % pour les « cities » européennes.

Figure 1 - Des logements plus vastes pour les citadins de la région - Répartition des quatre villes des Pays de la loire en trois classes et huit critères
Classe 2 Classe 3 Classe 4
Le Mans Saint-Nazaire Moyenne Européenne Angers Moyenne Européenne Nantes Moyenne Européenne
Source : Eurostat, Audit urbain, 2007-2012.
Population 182 920 117 170 157 700 263 760 321 330 587 480 628 770
Densité 1160 370 1940 510 2970 1100 3270
Population active sans emploi (%) 14,8 12,6 11 12,7 11 11,2 11
Revenu annuel médian 25 000 26 800 23 900 27 100 22 100 29 000 22 300
Âge médian 40 41 40 37 40 37 40
Surface habitable 45 45 37 43 37 43 37
Durée des navettes 19 24 23 22 25 26 27
Navettes en voiture ou à moto (%) 67 84 63 68 59 66 53

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Plus de logements HLM, moins de propriétaires

Les habitants des grandes villes françaises bénéficient d’une offre de logements HLM deux fois plus développée que celle des autres villes européennes (un logement sur cinq). Le logement social est particulièrement important au Mans comme à Angers (25 %).

La forte présence du logement HLM conduit à une relative sous-représentation des propriétaires dans les villes françaises (51 contre 55 % ailleurs en Europe). Cette offre de logements locatifs de bonne taille explique en partie le maintien dans les villes d'une vitalité démographique portée par une fécondité élevée. La sous-représentation de propriétaires est encore accentuée, pour les primo-accédants, par l'augmentation depuis une quinzaine d'années des prix de l’immobilier dans les « cities » françaises. Cependant, à Saint-Nazaire et à Nantes, des politiques publiques spécifiques contribuent à ce que les propriétaires soient relativement nombreux (respectivement plus de 59 % et près de 53 % des logements).

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Des habitants plus jeunes à Angers et à Nantes

Dans les villes françaises, la moitié des habitants a moins de 38 ans, soit deux ans de moins que dans les villes européennes. Les « cities » françaises comprennent davantage de jeunes de moins de 20 ans, et moins de personnes de 65 ans ou plus.

La situation est plus contrastée dans la région. Les deux villes les plus peuplées, Nantes et Angers, ont des habitants plus jeunes : la moitié a moins de 37 ans (figure 3) (figure 4). La part des moins de 20 ans y est élevée. Pour Nantes et Bordeaux, villes jumelles sur plusieurs critères (figure 4), cette part est supérieure de respectivement cinq et trois points aux 20 % de la moyenne européenne des villes de même taille. À Angers comme à Tours ou Rouen, la part des moins de 20 ans se situe entre 23 et 25 %, alors qu’elle est de 21 % dans les villes européennes de taille équivalente. À Nantes, la part de personnes âgées est particulièrement faible, s’élevant à 15 % contre 17 % pour les « cities » européennes de la même classe.

À l'opposé, les deux villes les moins peuplées, Le Mans et Saint-Nazaire, ont des populations aussi âgées que les villes européennes de leur classe, avec un âge médian de respectivement 40 et 41 ans (figure 2). Elles cumulent, comme Saint-Brieuc, une plus forte présence de personnes de plus de 65 ans et une part de jeunes de moins de 20 ans plus faible.

Figure 2 - Saint-Nazaire : une ville qui ressemble plus à Saint-Brieuc qu'au Mans - Position relative des villes de classe 2

Figure 2 - Saint-Nazaire : une ville qui ressemble plus à Saint-Brieuc qu'au Mans - Position relative des villes de classe 2

Lecture : la densité des villes de Saint-Nazaire et Saint-Brieuc est faible, ce qui constitue un avantage en termes de conditions de vie. En revanche, les habitants de ces villes utilisent moins les modes de transport doux, ce qui est un inconvénient en termes de conditions de vie.

Note : les radars illustrent le classement des villes par rang ramené en pourcentage et comparé à la médiane européenne. Plus un item est proche de 100 %, plus il est positif en termes de conditions de vie.

Source : Eurostat, Audit urbain, 2007-2012.

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Une forte prédominance de la voiture pour se rendre au travail

Si les grandes villes des Pays de la Loire se distinguent par un urbanisme peu dense, elles doivent faire face à une forte périurbanisation, comme dans le reste du pays. Ainsi, beaucoup d’actifs choisissent ou se trouvent contraints de s'éloigner des cœurs de ville pour se loger.

Avec l'étalement urbain, les distances domicile-travail parcourues quotidiennement s’allongent. Les habitants de Nantes et de Saint-Nazaire parcourent en moyenne 19 km pour se rendre au travail, contre respectivement 15 et 16 km pour les villes européennes de même catégorie. En revanche, l’utilisation de la voiture réduit la durée des trajets dans les villes des Pays de la Loire, comparativement aux moyennes européennes (exception faite de Saint-Nazaire). Les Manceaux mettent ainsi 19 minutes pour se rendre au travail, contre 23 minutes pour les habitants de villes européennes de même catégorie ; les Angevins comme les Tourangeaux, 22 minutes contre 25 en Europe, et les Nantais comme les Bordelais, 25 minutes contre 27.

En raison de la moindre densité des territoires, la voiture et la moto sont plus utilisées dans les villes françaises au détriment des modes doux (vélo, marche à pied) et des transports en commun (figures 2 à 4). Les villes des Pays de la Loire n'échappent pas à ce défi environnemental. La part des navettes effectuées en voiture ou deux-roues motorisé est à Nantes comme à Bordeaux supérieure de 13,5 points aux 53 % de moyenne européenne. Elle est de 68 % à Angers et au Mans, et culmine à 84 % à Saint-Nazaire ou Saint-Brieuc.

Les transports en commun sont un peu moins développés en France que dans les autres villes européennes (18 % contre 20 %). La part de transports publics dans les déplacements domicile-travail est de 6 % à Saint-Nazaire contre 16 % pour la moyenne française de la même classe. Elle est de 12 % à Angers et de 21 % à Nantes, ce qui reste plus élevé que les moyennes françaises et européennes des classes comparables. Ce résultat est cependant sans commune mesure avec les villes plus denses et les capitales : à Paris, 68% des déplacements s’effectuent en mode collectif.

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Des revenus plus élevés qu'ailleurs en Europe

En Europe, la France se positionne parmi les pays riches. Les habitants des villes ligériennes ont ainsi un revenu annuel médian supérieur à la moyenne européenne. Ce revenu est plus fort dans les villes qui concentrent des fonctions métropolitaines. Il est supérieur à la moyenne française à Nantes (29 000 euros) ou à Bordeaux (28 000 euros), mais aussi de 20 % supérieur à la moyenne des villes européennes de taille comparable. Il est inférieur à la moyenne française au Mans et à Saint-Nazaire ou Saint-Brieuc (respectivement 25 000 euros, 26 800 euros et 27 300 euros) et seulement supérieur de 10 % à leurs homologues européennes.

Figure 3 - Angers : plus proche de Tours que de Rouen - Position relative des villes de classe 3

Figure 3 - Angers : plus proche de Tours que de Rouen - Position relative des villes de classe 3

Lecture : la densité des villes de Angers, Rouen et Tours est faible, ce qui constitue un avantage en termes de conditions de vie. En revanche, le nombre d'actifs sans emploi y est élevé, ce qui contribue négativement aux conditions de vie.

Note : les radars illustrent le classement des villes par rang ramené en pourcentage et comparé à la médiane européenne. Plus un item est proche de 100 %, plus il est positif en termes de conditions de vie.

Source : Eurostat, Audit urbain, 2007-2012.

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Saint-Nazaire : une structure d’emploi particulière

Les actifs sans emploi sont plus nombreux dans les villes françaises (13 % contre 11,5 % en Europe). A part au Mans, le taux de population active sans emploi est inférieur dans les villes des Pays de la Loire à la moyenne française dans leur classe respective. À Saint-Nazaire et à Saint-Brieuc notamment, il est de 13 % et 11 % contre 14 % pour les villes françaises de population équivalente.

Saint-Nazaire est la ville ayant la structure d’emploi la plus spécifique avec 23 % de salariés dans la production, l’extraction et l’énergie contre une moyenne de 12,5 % dans les villes de la même classe d’effectifs. En contrepartie, le poids des emplois publics y est moindre, ainsi que celui des finances et assurances et de l’information et des télécommunications. La ville du Mans se distingue quant à elle par une part élevée des emplois dans la finance et les assurances (6 % contre 3 % pour la moyenne française). La ville d’Angers, qui abrite l’École supérieure d’agriculture, se différencie par un secteur agricole relativement développé (1,5 % contre 0,8 % pour la moyenne française). Enfin, Nantes a une structure productive proche de celle des villes européennes de même taille, avec cependant un peu moins de services aux entreprises et un peu plus d’emplois publics.

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Des « cities » bien équipées au niveau culturel et sportif et relativement peu d’insécurité

Les habitants des villes des Pays de la Loire profitent d’un bon niveau d’équipements culturels et sportifs. Avec 24 places de cinéma pour 1 000 habitants, Nantes et Saint-Nazaire devancent de cinq points la moyenne européenne. Le Mans est moins bien lotie en la matière, avec 14 places pour 1 000 habitants. Le nombre de bibliothèques par habitant est deux fois plus faible au Mans que dans les autres villes de même catégorie, il est en revanche particulièrement élevé à Angers. Le nombre de piscines pour 10 000 habitants est important, notamment à Angers ou à Saint-Nazaire.

Les taux de meurtres et de morts violentes sont plus faibles dans les villes françaises que dans les villes européennes : 0,13 pour 10 000 habitants contre 0,18 en Europe. Le Mans mis à part, les villes des Pays de la Loire sont par ailleurs plus sûres, de ce point de vue, que les autres villes françaises en moyenne.

Figure 5 - Des "cities" regroupées en classes d'effectifs
Nombre d’habitants Nombre de villes européennes Dont villes françaises Dont cities des Pays de la Loire
Source : Eurostat, Audit urbain, 2007-2012.
Classe 1 Moins de 100 000 308 40 -
Classe 2 100 000 - 250 000 409 51 Le Mans, Saint-Nazaire
Classe 3 250 000 - 500 000 122 15 Angers
Classe 4 500 000 - 1 000 000 44 4 Nantes
Classe 5 1 000 000 et plus 21 4 -

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Encadrés

Encadré : Nantes, plus proche de villes anglaises que des villes allemandes

Nantes est située dans une classe de villes aux populations comprises essentiellement entre 500 000 et 800 000 habitants (587 000 à Nantes Métropole). Elle a la plus faible densité de population après Saragosse, et une densité proche de villes anglaises (Sheffield, Bradford, Leeds), allemandes (Dresde, Brême, Leipzig), espagnoles (Malaga) ou de pays du Nord (Göteborg, Oslo, Vilnius). D’autres villes ont des densités largement plus élevées : Athènes, Naples, Turin, Lisbonne, Valence, Séville, Stockholm, Dublin, Manchester.

Nantes a une population assez jeune comme les villes britanniques, belges, hollandaises et du nord de l’Europe tandis que les habitants des villes allemandes, espagnoles, italiennes et françaises comme Nice sont plus âgés. Les villes qui possèdent le plus de logements d’une personne sont celles qui ont soit la population la plus âgée, comme les villes allemandes, soit la plus jeune (Amsterdam, Oslo, Toulouse) ; Nantes possède un rang médian.

Les logements sont plutôt des appartements en Allemagne (assez spacieux), en Suède, à Athènes, à Nice, tandis que ce sont principalement des maisons au Royaume Uni. À Nantes, Bordeaux, Toulouse, au Portugal et en Belgique, la situation est plus équilibrée. Les logements sociaux sont plus nombreux au Royaume Uni et en France.

Les distances domicile-travail sont importantes en Espagne puis en France, notamment à Nantes. En revanche, les temps de trajet ne sont pas particulièrement importants en France, proches de ceux des villes allemandes pour des distances deux fois supérieures en raison d’une plus forte utilisation de la voiture. C’est une des différences avec les villes anglaises qui utilisent peu la voiture contrairement aux villes italiennes.

Enfin, la structure productive de Nantes se caractérise par un poids de l’industrie comparable à des villes anglaises (Leeds, Sheffield) et allemandes (Dortmund, Düsseldorf), inférieur à certaines villes (Brême, Nuremberg, Turin, Gêne, Göteborg, Bradford) mais bien supérieur à celui de Manchester, Stockholm, Oslo, Amsterdam, Dublin, Valence ou Francfort.

Figure 4 - Nantes et Bordeaux : des « cities » jumelles - Position relative des villes de classe 4

Figure 4 - Nantes et Bordeaux : des « cities » jumelles - Position relative des villes de classe 4

Lecture : la densité des villes de Nantes et Bordeaux est faible, ce qui constitue un avantage en termes de conditions de vie. En revanche, le nombre d'actifs sans emploi est élevé, ce qui est un inconvénient en termes de conditions de vie.

Note : les radars illustrent le classement des villes par rang ramené en pourcentage et comparé à la médiane européenne. Plus un item est proche de 100 %, plus il est positif en termes de conditions de vie.

Source : Eurostat, Audit urbain, 2007-2012.

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Encadré : De nombreux projets au niveau européen : le cas d’Eurocities

Fondé en 1986, Eurocities réunit 140 villes de plus de 250 000 habitants, représentant 34 pays différents. Ce groupement international, dont le siège est à Bruxelles, a pour objectif de porter le rôle des villes auprès des instances européennes, de favoriser les échanges de bonnes pratiques et de développer des projets européens. Nantes est membre d’Eurocities depuis 1997 et vient d’en prendre la présidence, ce qui permet à la ville d’échanger et d’innover avec ses consœurs européennes et de défendre au niveau européen plusieurs enjeux stratégiques pour le territoire (services publics locaux, cohésion sociale et territoriale, culture, développement durable et qualité de vie).

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Insee Analyses Pays de la Loire N° 12 - avril 2015

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