Aller au contenu

Aller au menu principal

Aller à la recherche

Liens transversaux haut

Indice des prix à la consommation : Les prix baissent de 0,4 % en mars 2013

Claudine Forgerou, Véronique Daudin, Insee

Publication

En mars 2013, les prix à la consommation à Mayotte reculent de 0,4 %, suite à la baisse des prix des services aux ménages. Depuis le début de l’année 2013, les prix baissent légèrement (– 0,3 %), mais ils augmentent de 2,3 % sur un an (mars 2013 / mars 2012).

Les produits alimentaires et boissons renchérissent de 0,2 % en mars. Cette légère augmentation est due à la hausse des prix des produits céréaliers (+ 1,6 %) et des viandes et volailles (+ 0,9 %). Elle n’est pas entièrement compensée par la baisse de 2,4 % des prix des autres produits alimentaires (sucre, biscuits, etc.) et des produits frais (– 0,6 %).

Les prix des produits manufacturés baissent de 0,1 % en mars. Les prix des produits d’hygiène et de santé, de l’habillement et chaussures diminuent respectivement de 1,1 % et 0,8 %. À l’inverse, les prix des meubles augmentent de 1,5 %, et ceux des véhicules de 0,5 %.

Les prix de l’énergie diminuent de 0,1 % ce mois-ci, et augmentent peu sur un an (+ 0,6 %). Les prix du tabac augmentent en mars de 1,6 %, et de 9,3 % sur un an.

Les prix des services aux ménages baissent de 1,2 % en mars (+ 3,0 % sur un an), suite au recul de 4,8 % des prix des transports et communications. Ils ont néanmoins augmenté de 8,5 % sur douze mois.

Haut de page

Évolution des prix à Mayotte depuis 1997

Haut de page

Voir les tableaux

Haut de page

Les prix baissent au cours du premier trimestre 2013

Les prix baissent légèrement à Mayotte sur le premier trimestre 2013 (– 0,3 %). Mais depuis janvier 2007, les prix ont augmenté de 17 % sur l’île. La hausse est plus forte qu’en France (+ 11 %) ou à La Réunion (+ 10 %). Si l’augmentation des prix évolue presque parallèlement à La Réunion et en France sur la période, l’indice de Mayotte se détache sensiblement au premier semestre 2008. Depuis, il y a une alternance de périodes de croissance soutenue et des périodes plus stables.

Comparaison des évolutions des prix depuis 2007

Haut de page

Les prix de l'alimentaire sont toujours en hausse

Depuis 2007, les prix de l’alimentaire sont en hausse de 36 % à Mayotte. Ils ont plus fortement augmenté qu’à La Réunion (+ 26 %) ou qu’en France métropolitaine (+ 14 %).
Après une forte hausse début 2008, l’écart s’est de nouveau accentué à compter de mi-2010. Les prix de l’alimentaire se sont ensuite stabilisés et ont diminué fin 2011 suite aux négociations. Ils sont ensuite repartis à la hausse.

Évolution des prix des produits alimentaires depuis janvier 2007

Haut de page

L'indice des prix à la consommation : Questions - Réponses

Qu'est-ce que l'indice des prix ?

L’indice des prix à la consommation (IPC) est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. C’est une mesure synthétique de l’évolution de prix des produits, à qualité constante.

Que mesure-t-on ?

L’IPC cherche à mesurer une évolution « pure » des prix, c’est-à-dire à qualité constante des produits. Il est fondé pour cela sur l’observation des prix d’un ensemble fixe de produits et de services, de caractéristiques constantes. Cet ensemble est représentatif de la consommation des ménages, chaque produit ou service suivi contribuant à hauteur de son poids dans celle-ci.

À quoi sert-il ?

L’IPC est la référence pour déterminer l’évolution de certaines dépenses et de certains revenus. Il sert ainsi à revaloriser les loyers (via l’indice de référence des loyers), les retraites, ainsi que les pensions alimentaires et les rentes viagères. De même, l’IPC est pris en compte pour l’indexation du Smic.
L’IPC a par ailleurs un usage économique. Il permet de diagnostiquer, au mois le mois, une éventuelle accentuation des tensions inflationnistes au sein de l’économie.

L’IPC mesure-t-il l’évolution du pouvoir d’achat ?

L’IPC ne mesure pas directement le pouvoir d’achat, mais il sert à son calcul. L’évolution du pouvoir d’achat est calculée pour l’ensemble des ménages, par différence entre l’évolution du revenu des ménages et l’évolution de l’indice des prix. Le pouvoir d’achat augmente si les revenus augmentent plus vite que l’indice des prix, et baisse dans le cas contraire.

L’IPC couvre-t-il l’ensemble des dépenses des ménages ?

L’IPC couvre tous les biens et services consommés sur l’ensemble du territoire, par les ménages résidents et non-résidents (comme les touristes). Une faible part des biens et services ne sont pas observés par l’indice : il s’agit principalement des services hospitaliers privés, de l’assurance vie et des jeux de hasard. L’indice des prix ne retient pas non plus les remboursements des emprunts liés à l’achat d’un logement. Les crédits à la consommation ne le sont pas davantage car les remboursements d’emprunt relèvent d’opérations financières.

Haut de page

Comment sont suivis les prix des produits et services retenus dans l’indice des prix ?

La majorité des prix sont suivis par des relevés mensuels sur les lieux de vente. Le prix des mêmes produits sont ainsi relevés sur les mêmes lieux de vente mois après mois.
À ces prix relevés sur le terrain s’ajoutent des évolutions de prix collectées chaque mois de manière centralisée auprès d’organismes locaux tels que les opérateurs de télécommunications, EDF, les banques, les services publics locaux etc.

L'indice des prix à Mayotte

À Mayotte, 1 150 relevés de prix sont effectués chaque mois par des enquêteurs de l’Insee. Ces relevés sont effectués auprès de 137 points de vente et fournisseurs de biens et services. Ils permettent de calculer près de deux cents indices de base, qui suivent l’évolution des prix des différents groupes de produits de même type (par exemple, les postes de télévision). Ces indices de base sont ensuite agrégés puis publiés dans une nomenclature en 24 postes.