Entre 2001 et 2006, la proportion de bas revenus double en Guadeloupe pour les plus de 65 ans, et s’accroît de plus de 2 points en Martinique. Entre 1995 et 2001, les revalorisations du minimum vieillesse avaient accompagné l’arrivée à l’âge de la retraite de générations avec des carrières professionnelles plus complètes et avaient permis une diminution de cette proportion.

Cependant, les plus âgés demeurent les moins concernés par les bas revenus.
En Martinique, les moins de 35 ans sont particulièrement touchés par l’augmentation récente de pauvreté. En Guyane, les moins de 45 ans échappent à la paupérisation.
La proportion d’allocataires de minima sociaux révèle des disparités géographiques par commune. En Guadeloupe, ils se trouvent principalement sur l’axe les Abymes, Morne-à-l’Eau, le Moule et en Côte-sous-le-Vent.
En Grande-Terre, le déclin de l’agriculture n’a pas été compensé par la création d’autres activités économiques au Moule et à Morne-à-l’Eau tout comme Port-Louis. En Basse-Terre, Capesterre-Belle-Eau souffre des mêmes difficultés. Au coeur de l’activité économique, Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault et Petit-Bourg sont relativement épargnées.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
En Martinique, les communes du Nord de l’île concentrent une proportion assez élevée d’allocataires, comme dans le Sud Atlantique et à Fort-de-France. À l’opposé, les communes résidentielles du Nord-Caraïbe (de Schoelcher au Carbet) et, dans une moindre mesure, celles du Sud-Caraïbe (Trois-Ilets, Rivières-Salée, Sainte- Luce, et le Diamant) ont les taux les plus faibles.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
En Guyane, la proportion d’allocataires de minima sociaux est particulièrement élevée sur les communes bordant les fleuves Maroni et Oyapock. L’emploi y est moins développé que sur le reste du territoire guyanais et la natalité plus élevée. À Cayenne, où se concentre l’essentiel du parc de logements sociaux du département, la proportion est aussi importante.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir