Édition : Octobre 1999
Ni les Antilles ni la Guyane n’ont échappé à la montée en puissance des grandes surfaces. Cette tendance lourde du commerce de détail au niveau mondial se traduit aujourd’hui, en particulier, par la présence d’hypermarchés dans trois communes, tant en Guadeloupe qu’en guyane. Ces établissements n’ont pas tous un rayonnement géographique aussi étendu : celui-ci dépend beaucoup de leur localisation en lien avec la nature et l’encombrement du réseau routier. De nombreux supermarchés ont aussi vu le jour au cours de la dernière décennie, la tendance des dernières années étant plus précisément l’essor du "maxi-discompte". En Guyane, à défaut d’hypermarché, ce sont les supermarchés qui modèlent les bassins de chalandise.
En matière de santé, ce sont surtout les établissements hospitaliers et les laboratoires d’analyses médicales qui façonnent les déplacements entre communes. En effet, à partir de 5 000 à 10 000 habitants de population communale, les autres équipements et services de santé, mis à part les médecins spécialistes, sont aujourd’hui présents dans une même commune.
La dernière enquête de l’INSEE sur le logement avait déjà montré la progression accélérée des conditions de confort dans les logements antillo-guyanais. On avait aussi pu mettre en évidence la relative faiblesse du dispositif d’accession à la propriété sur crédits bancaires dans nos régions. Un nouvel éclairage est donné ici sur le parc de logements antillo-guyanais, grâce au profil du ménage résidant en HLM donné par cette enquête. Il s’avère que ce type d’habitat bénéficie plus souvent à une population en situation moyenne qu’aux plus démunis. Ces derniers restent souvent propriétaires ou locataires de logements moins confortables que la plupart des HLM.
On trouvera aussi dans ce numéro des éléments permettant d’apprécier les effets de deux séries de mesures publiques destinées à favoriser l’activité et l’emploi, actuellement en cours de réexamen : la loi Perben et les Zones Franches Urbaines (cas de la Guadeloupe pour ces dernières). La première apparaît surtout comme un vecteur efficace de régularisation de l’emploi dit "informel", tandis que la seconde a sensiblement favorisé la création d’entreprises, notamment de services, dans les zones concernées.