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Bilan économique 2012 en Martinique

Synthèse régionale : La reprise se fait attendre

Résumé

Marquée par le ralentissement de la croissance économique mondiale et la généralisation des mesures de restriction budgétaire, la situation économique de la France s’est dégradée en 2012. Il en va de même en Martinique où la morosité de l’activité économique, déjà constatée en 2011, génère un climat attentiste dans les entreprises ; les investissements sont limités.

Sommaire

Publication

Couverture bilan economique 2012

Les échanges commerciaux se tassent en Martinique. Hors produits pétroliers, les importations baissent sensiblement (- 6,9 %) alors que les exportations progressent timidement (+ 0,8 %). L’activité hôtelière s’essouffle un peu plus : la restructuration du secteur, engagée depuis 2009, enraye difficilement un ralentissement de la fréquentation hôtelière couplée à la forte baisse du trafic aérien de passagers. Comme le secteur agricole qui sort globalement affaibli, celui de l’automobile voit ses ventes de véhicules neufs chuter de 11 % pour atteindre le plus faible volume de transactions enregistrées depuis 2000.

L’évolution des statistiques de l’emploi et du chômage dans la région reflète la panne de la croissance de l’économie. Ainsi, la Martinique a perdu 1 600 emplois en 2012. Si la quasi-totalité des secteurs est concernée, le secteur marchand reste le plus touché par ces pertes d’emplois. De son côté, la construction, ancien moteur de l’économie martiniquaise a perdu 7 % de ses emplois.

Malgré une population active en diminution, la conséquence logique des destructions d’emplois est la forte augmentation du nombre de demandeurs d’emploi dans la région en 2012. Avec près de 2 244 chômeurs supplémentaires, le nombre de demandeurs d’emploi se rapproche du plus haut niveau de 2000. Ainsi, 51 223 personnes étaient inscrites à Pôle Emploi en décembre 2012. Cette hausse du taux de chômage, qui atteint 21,3 % de la population active en 2012, affecte particulièrement les jeunes, les femmes et les chômeurs de longue durée.

La vitalité des secteurs économiques est également liée à la consommation des ménages. Le solde naturel ne suffit plus à compenser le solde migratoire qui pèse négativement sur l’évolution de la population. Cette baisse de la population pèse défavorablement sur la construction de logements. En effet le nombre de logements autorisés à la construction diminue en 2012 pour atteindre les plus bas niveaux depuis les 5 dernières années. Par ailleurs, sur les 390 000 habitants de la Martinique, un peu plus de 94 000 personnes perçoivent des allocations, soit 0,7 % de moins qu’en 2011.

Néanmoins, certains aspects de l’économie régionale sont positifs. En dépit de la crise, les banques maintiennent leurs financements. L’augmentation des prix reste modérée. Après la forte chute de 2011, les créations d’entreprises sont stables, essentiellement soutenues par des créations dans le secteur industriel. Au niveau agricole, le secteur de la viande, au prix d’une restructuration de la filière et grâce aux aides publiques, a réussi à garder une certaine compétitivité. Les activités du port de Fort-de-France reprennent en 2012 après la baisse de 2011. De plus, même si la France métropolitaine reste le principal partenaire de la Martinique au niveau des échanges commerciaux, de nouvelles zones d’échanges s’affirment.

Auteur : Nicolas PRUD'HOMME

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