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Migrations et changement social

La mobilité des ménages accélère le changement social en Ile-de-France

Insee Ile-de-France à la page n° 364 - Juillet 2011 - Retour au document

Migrations et changement social

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Pour évaluer l’effet des migrations sur le changement social, on compare le profil social des ménages entrants dans une zone avec celui des sortants. On a mesuré (par un modèle de régression linéaire) la tendance générale observée au sein de l’Ile-de-France. Pour chaque zone, on a calculé sous forme d’indice la différence entre la proportion effectivement observée pour un groupe social donné parmi les entrants et la valeur « attendue », c’est-à-dire le niveau que devrait atteindre cette catégorie compte tenu de sa proportion parmi les sortants, corrigée de l’évolution moyenne régionale au cours de la période considérée. Lorsque cet indice est égal ou proche de 100, on considère que l’effet des migrations sur la composition sociale de la zone a été neutre. Lorsque la valeur observée est supérieure - ou inférieure - à la valeur attendue, on en déduit un renforcement - ou un affaiblissement - relatif de ce groupe et on peut mesurer ainsi l’ampleur du changement différentiel lié aux migrations.

 

Dans le calcul des parts relatives des groupes sociaux parmi les entrants ou les sortants, seuls les ménages d’actifs sont pris en compte. Si les retraités pèsent largement dans le solde des échanges de la région avec la province, leur mobilité à l’intérieur de la région est très faible (moins d’un ménage sur vingt a changé de commune en Ile-de-France au cours des cinq années précédant l’enquête) et contribue peu, localement, au changement social. Pour disposer d’effectifs de migrants suffisants, les communes rurales ont été regroupées en zones constituées sur la base des cantons.

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