Auteurs : Guillemette Buisson, Service études et diffusion
Martial Vérone, Service statistique
1 Il s'agit ici de la population municipale.
Les populations légales de toutes
les collectivités territoriales et
circonscriptions administratives
françaises sont publiées dans un décret
paru au Journal Officiel le 31 décembre
2010. Elles prennent effet au 1er janvier
2011 (
Définitions). Elles se réfèrent
au 1er janvier 2008 et se substituent à
celles relatives au 1er janvier 2007 publiées
l’an dernier. Ces populations légales
sont prises en compte pour l’application
de dispositions législatives, réglementaires
et financières relatives à l’organisation
des communes et à la vie
quotidienne de celles-ci.
Au 1er janvier 2008, l’Ile-de-France
compte 11 659 260 habitants. Elle abrite
ainsi 18 % de la population française
dans 4 % des communes. Depuis 1999,
la population francilienne a augmenté
d’environ 710 000 habitants, soit 0,7 %
en moyenne chaque année (
Tableau 1).
| Population municipale au 1er janvier 2008 |
Taux d'évolution annuel moyen 1999-2008 (en %) |
|
|---|---|---|
| Source : Insee, recensements de la population 1999 et 2008 | ||
| Paris | 2 211 297 | 0,4 |
| Hauts-de-Seine | 1 549 619 | 0,9 |
| Seine-Saint-Denis | 1 506 466 | 1,0 |
| Val-de-Marne | 1 310 876 | 0,7 |
| Petite couronne | 4 366 961 | 0,9 |
| Seine-et-Marne | 1 303 702 | 1,0 |
| Yvelines | 1 406 053 | 0,4 |
| Essonne | 1 205 850 | 0,7 |
| Val-d'Oise | 1 165 397 | 0,6 |
| Grande couronne | 5 081 002 | 0,7 |
| Ile-de-France | 11 659 260 | 0,7 |
En Ile-de-France, les communes sont de
grande taille. En effet, 45 % seulement
des communes franciliennes ont moins de 1 000 habitants (
Tableau 2) alors que plus
des trois quarts des communes de province
sont dans cette situation. Avec la
croissance de la population francilienne,
cette spécificité se renforce : en 1999,
47 % des communes franciliennes
avaient moins de 1 000 habitants. De
plus, l’Ile-de-France compte désormais
247 communes de plus de 10 000 habitants,
soit 8 de plus qu’en 1999.
Tableau 2 - Huit Franciliens sur dix vivent dans une commune de plus de 10 000 habitants
Depuis 1999, Argenteuil, Montreuil et
Saint-Denis ont rejoint Boulogne-Billancourt et Paris dans le groupe des
villes de plus de 100 000 habitants (
Tableau 3). Neuf communes, dont cinq se situent en
Seine-Saint-Denis, dépassent, quant à
elles, les 50 000 habitants. Par ailleurs,
la population de toutes les communes
franciliennes de plus de 50 000 habitants
en 1999 a augmenté, alors que
c’est le cas de seulement 84 % des
communes de moins de 50 000 habitants.
Tableau 3 - 39 communes de plus de 50 000 habitants en Ile-de-France
Aussi, la population francilienne est de plus en plus concentrée : 42 % des Franciliens vivent dans une commune de plus de 50 000 habitants, contre 38 % en 1999.
Depuis une décennie, la capitale regagne des habitants, et les gains de population sont plus importants en petite couronne qu’en grande couronne. Ce recentrage de la croissance démographique sur des territoires de faible superficie se traduit par une « redensification » du centre de l’agglomération.
Malgré un rythme de croissance annuel
relativement faible (0,4 % par an en
moyenne), Paris a ainsi gagné 86 000
habitants (
Tableau 4) entre 1999 et 2008. Un
Francilien supplémentaire sur huit est un
Parisien.
Tableau 4 - Quinze communes représentent le tiers de la croissance démographique francilienne
C’est en petite couronne que la croissance
démographique a connu la
plus forte accélération par rapport aux
décennies précédentes (
Carte 1). La
population a augmenté de 0,9 %
par an en moyenne entre 1999 et
2008, contre une hausse annuelle de
0,2 % entre 1982 et 1999. Les communes
en périphérie de Paris sont le
moteur de la croissance démographique
francilienne. Ainsi, neuf des
quinze communes qui gagnent le
plus de population dans la région
sont situées dans les Hauts-de-Seine
ou en Seine-Saint-Denis. C’est le cas
de Courbevoie, Issy-les-Moulineaux,
Montrouge, Levallois-Perret, Clichy,
Colombes dans les Hauts-de-Seine,
de Saint-Denis , Montreuil et
Aubervilliers en Seine-Saint-Denis.
En grande couronne, le ralentissement
de la croissance démographique se
poursuit. Depuis 1999, la population a
augmenté de 0,7 % par an en moyenne.
Ce rythme est plus faible que celui de
la période 1982-1999 (+ 1,1 % par an),
et surtout est quatre fois moins élevé
qu’entre 1962 et 1982 (+ 2,9 % par an)(
Carte 2). Dans ces deux décennies, la croissance
s’est déplacée vers la grande couronne, avec notamment la construction
des villes nouvelles.
Cependant, la Seine-et-Marne se distingue avec une croissance de sa population un peu plus rapide que la moyenne (+ 1 % par an). C’est l’effet, en particulier, de la très forte progression des communes de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Bussy-Saint-Georges a ainsi plus que doublé sa population entre 1999 et 2008 et contribue à près de 2 % de la croissance globale de la région.