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Hausse continue du chômage en 2012

Stéphanie Ribouleau, Direccte - Carole Rieu, Insee

Résumé

La dégradation du marché du travail amorcée mi-2011 s’est confirmée en 2012. L’année a ainsi été marquée par une hausse continue du taux de chômage et de la demande d’emploi, plus forte en Bretagne qu’au niveau national. Sur le marché du travail, ce sont les seniors qui connaissent la situation la plus défavorable.

Sommaire

Publication

Le taux de chômage grimpe d’un point

Reparti à la hausse depuis mi-2011, le taux de chômage poursuit sa croissance régulière en 2012 pour atteindre 9 % en Bretagne en fin d’année. Sur un an, il a ainsi augmenté d’1 point, soit une évolution plus défavorable qu’en moyenne métropolitaine (+0,8 point). Cependant, même si l’écart s’est resserré en cours d’année, le taux de chômage reste à la fin 2012 inférieur de 1,2 point en Bretagne comparé à la moyenne du pays. Cette évolution a cependant modifié l’ordre des régions. Toujours ex-æquo comme à la fin 2011, la Bretagne et les Pays de la Loire, désormais devancées par l’Île-de-France (8,8 %), ne sont plus les régions de France les moins exposées au chômage.

Sur l’année 2012, la plus forte hausse du taux de chômage s’est produite en Ille-et-Vilaine (+ 1,2 point), tandis que le Morbihan a suivi l’évolution régionale et que le Finistère et les Côtes-d’Armor sont légèrement en-dessous, à + 0,9 point. Pour autant, l’Ille-et-Vilaine reste le département breton ayant le plus faible taux de chômage (8,5 %).

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Évolution trimestrielle du taux de chômage - Six trimestres consécutifs de hausse du taux de chômage

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Un taux de chômage à 9 % fin 2012
Évolution trimestrielle du taux de chômage par département
en % de la population active
2011 T42012 T12012 T22012 T32012 T4 (p)Évolution sur un an
(en points de %)
p : données provisoires.
Note : données CVS.
Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.
Côtes-d'Armor8,28,58,68,89,10,9
Finistère8,48,58,88,99,30,9
Ille-et-Vilaine7,37,58,08,18,51,2
Morbihan8,58,79,09,09,51,0
Bretagne8,08,28,58,79,01,0
France métropolitaine9,49,69,89,910,20,8

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Une hausse de la demande d’emploi supérieure de trois points à l’évolution nationale

Au cours de l’année 2012, le marché du travail en Bretagne a continué de se dégrader plus fortement qu’au niveau national. En effet, la demande d’emploi globale (catégories A, B et C), en hausse depuis le printemps 2011, n’a cessé d’augmenter au cours de l’année 2012, pour atteindre 222 900 inscrits fin décembre. En un an, cet effectif a augmenté de 11,7 %, soit 3,1 points de plus qu’en moyenne France métropolitaine. Les demandeurs d’emploi n’ayant exercé aucune activité (catégorie A) sont 139 500 inscrits en fin d’année, en augmentation de 13,3 % sur un an contre 10,2 % pour l’ensemble de l’Hexagone.

La demande d’emploi progresse de 12 % en 2012 (cat. A, B et C)
Évolution du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois
Demandeurs d'emploi au 31/12/2012
(en milliers)
Évolution sur un an
(en %)
Catégories A, B, CCatégorie ACatégories A, B, CCatégorie A
nd : données non disponibles.
Note : données brutes.
Sources : Pôle emploi ; DARES
Hommes107,473,712,814,4
Femmes115,565,710,711,9
Moins de 25 ans39,324,513,613,4
25 à 49 ans139,085,59,811,5
50 ans ou plus44,629,516,418,5
Inscrits depuis plus d'un an83,5nd16,6nd
Bretagne222,9139,511,713,3
France métropolitaine4 689,83 193,38,610,2

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Évolution du nombre de demandeurs d'emploi inscrits à pôle emploi

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L’évolution de la demande d’emploi est plus défavorable pour les hommes

En lien avec le recul de l’emploi dans l’industrie et la construction, la situation s’est particulièrement dégradée pour les hommes en 2012. Concernant les demandeurs d’emploi n’ayant exercé aucune activité (catégorie A), leur effectif augmente de 14,4 % contre 11,9 % pour les femmes. Fin 2012, ils sont 73 700 et représentent 52,9 % des inscrits.
En revanche, les femmes sont plus nombreuses (51,8 %) parmi les demandeurs d’emploi des catégories A, B et C. Mais, là encore, la hausse du nombre d’inscrits chez les femmes est moins forte que chez les hommes (respectivement + 10,7 % et + 12,8 %).

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Les jeunes et les seniors durement touchés par la hausse de la demande d’emploi

Dans un contexte économique difficile, la demande d’emploi des jeunes bretons au cours de l’année 2012 enregistre une forte hausse. Au total, fin décembre, 39 300 jeunes âgés de moins de 25 ans sont inscrits en catégories A, B ou C. En un an, leur effectif a augmenté de 13,6 % soit 1,9 point de plus que pour l’ensemble des publics. Le nombre de jeunes n’ayant exercé aucune activité (catégorie A), augmente presque autant (+ 13,4 %).
Comme en 2011, la situation des seniors sur le marché de l’emploi continue de se dégrader. Fin 2012, la Bretagne compte 44 600 demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus inscrits en catégories A, B ou C : leur effectif augmente de 16,4 % en un an. Pour les seniors n’ayant exercé aucune activité (catégorie A), la hausse est encore plus forte (+ 18,5 %). Leur part parmi l’ensemble des demandeurs d’emploi tend toutefois à se stabiliser autour de 20 %, après un fort accroissement (de 16,5 % début 2008 à 20,4 % fin 2011) lié à la fin des mesures de dispense de recherche d’emploi.
Les difficultés accrues sur le marché du travail rendent difficile le retour à l’emploi, impactant fortement la demande d’emploi de longue durée. Ainsi 83 500 demandeurs d’emploi sont inscrits en catégories A, B ou C depuis plus d’un an. La hausse de ces effectifs observée en 2011 s’est poursuivie tout au long de l’année 2012 (+ 16,6 % sur un an). Les demandeurs d’emploi de longue durée représentent 37,5 % du total des demandeurs d’emploi, soit un point de plus qu’en 2011.

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Le chômage partiel augmente en 2012

Entre janvier et décembre 2012, 1 050 demandes d’activité partielle ont été enregistrées contre 880 en 2011.
En raison des délais nécessaires à l’enregistrement des consommations d’activité partielle, les statistiques sont susceptibles d’être révisées d’un trimestre à l’autre, notamment sur les données les plus récentes (les deux derniers trimestres sont en pointillés).

Concernant les heures effectivement consommées, elles s’élèvent à plus de 1 100 000 entre janvier et décembre 2012 et dépassent le volume enregistré en 2011 (990 000 heures).
Les secteurs qui recourent le plus fréquemment à l’activité partielle sont l’industrie automobile et les industries des biens intermédiaires qui concentrent deux tiers des heures consommées sur l’année. Les effectifs concernés sont à 90 % des ouvriers.

Heures consommées d'activité partielle

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Définitions, méthodes et sources

Avertissement : Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Bilan économique de la Bretagne - Mai 2013

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