Banque de France - Direction des Affaires Régionales
L’industrie et les services aux entreprises ont enregistré une hausse sensible de leur volume d’activité alors que dans le Bâtiment-travaux publics (BTP), la croissance a été d’ampleur plus modeste. Comme au plan national, l’activité a connu un pic au 1er semestre puis s’est ensuite repliée. Appréciés en moyenne sur l’année, globalement, les effectifs ont été très légèrement renforcés. L’érosion des marges d’exploitation a été générale et, hormis dans les services marchands, les investissements ont été orientés à la baisse.
En 2011, la croissance du chiffre d’affaires
global de l’industrie a été sensiblement plus
forte qu’au cours de l’exercice précédent
(+ 9,2 % contre 4,8 %).
Il apparaît cependant que cette progression
du chiffre d’affaires global n’a pas été linéaire
tout au long de l’année puisque, après une
première moitié de l’année favorable, un ralentissement
assez prononcé a été constaté
par la suite.
Le secteur des « matériels de transports » a
enregistré des volumes de ventes en forte
progression. De façon moins significative,
les « industries alimentaires » et les « autres
produits industriels » ont vu également leur
chiffre d’affaires progresser. Seul le secteur
des « équipements électriques » a connu
une quasi stabilité de son activité.
Le chiffre d’affaires global à l’exportation
s’est notablement renforcé, l’accroissement
relevé en 2011 dépassant les performances
de l’année précédente.
L’exercice 2011 a aussi été caractérisé par
une petite augmentation des effectifs industriels
qui contraste avec la tendance baissière
qui prévalait depuis quelques années. Il
faut en effet remonter à 2004 pour retrouver
un renforcement des effectifs, d’une ampleur
comparable à celle constatée cette année.
Ce renforcement s’est surtout matérialisé par
un développement des emplois intérimaires,
lesquels se sont accrus de près de 14 %.
Globalement, un effritement des marges
d’exploitation a été constaté et seulement
29 % des entreprises industrielles interrogées
ont connu une amélioration de leur rentabilité.
C’est au sein des « industries
alimentaires » et des « équipements électriques
», que les évolutions, dans ce domaine,
sont apparues les plus défavorables.
Enfin, force est de constater que la hausse
des chiffres d’affaires ne s’est pas traduite
par une reprise des investissements
puisque, à l’inverse, les dépenses ont très légèrement
diminué.
Le chiffre d'affaires des « services aux entreprises
» a continué de s'accroître (+ 6,7 %).
Dans les « activités informatiques », il a, de
nouveau, progressé à un rythme soutenu et
similaire à celui de 2010. Une nouvelle
hausse a aussi été relevée au sein du secteur
des « transports ». Dans l'ingénierie
technique, après deux années consécutives
de repli, le chiffre d'affaires s'est redressé
mais de manière moins accentuée que prévu.
Enfin, la hausse du chiffre d'affaires du
secteur des « activités de nettoyage » a été
faible et donc beaucoup moins prononcée
qu'en 2010.
Globalement, les effectifs évalués en
moyenne sur l'année ont été orientés à la
hausse. Ils ont été assez largement renforcés
dans les « activités informatiques » et, à
un degré nettement moindre, dans les « activités
de nettoyage » et l'« ingénierie technique
». Dans les « transports », la hausse a
été très modeste.
Un redressement des dépenses d'investissements
a été relevé en 2011. Cette progression
a été particulièrement sensible dans les
« transports » et, à un degré moindre, au
sein de l' « ingénierie technique ». Dans les
« activités informatiques », un recul a été observé.
Dans l'ensemble, une légère érosion de la
rentabilité d'exploitation a été perceptible, le
quart seulement des entreprises sondées
estimant que leurs marges se sont améliorées
sur la période.
Dans le secteur du BTP, après deux exercices
consécutifs marqués par un recul de l’activité,
les entreprises ont renoué avec la
croissance, le chiffre d’affaires d’ensemble
augmentant de 2,1 %. L’orientation à la
baisse des devis qui a perduré cette année
est à l’origine, en partie, d’une nouvelle contraction
de la rentabilité d’exploitation.
Dans le même temps, le redressement de la
production totale s’est avéré plus important
en raison d’une augmentation des encours
de production.
Toujours au niveau de la production, la
hausse dans le secteur du Bâtiment a été un
peu plus accentuée que dans celui des Travaux
publics.
Dans le « gros oeuvre », elle a, comme prévu,
augmenté plus fortement. En dépit de
prévisions qui étaient plutôt défavorables,
quelques progrès ont été également notés
dans le « second oeuvre ».
Cette reprise de l’activité s’est accompagnée
d’une légère hausse des effectifs moyens sur
l’année principalement via le recrutement
d’intérimaires.
Les dépenses d’investissement ont moins
reculé que prévu.

Bilan économique de la Bretagne 2011 - Juin 2012
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