Pages de Profils n°130 - mai 2013
Auteurs : Véronique Bruniaux, Rémy Capot, Claire Warzée, Insee - Service études et diffusion
Les ménages toujours plus nombreux entretiennent une demande de logement croissante. Ainsi, entre 1998 et 2009, ce sont chaque année dans la région près de 900 hectares qui se transforment en de nouvelles zones habitées, essentiellement résidentielles. Les grandes agglomérations et les zones périurbaines se partagent à part égale 90 % de cette extension des zones habitées. À l’horizon 2020, sous l’effet d’une démographie moins dynamique et d’une densification de l’habitat, l’extension des surfaces habitées devrait se réduire presque de moitié sur l’ensemble du territoire régional.
L'artificialisation du territoire se définit comme l'utilisation de l'espace à des fins d'habitation, d'infrastructures de transport, d'activités éco- nomiques et de loisirs. Le Nord-Pas-de-Calais est à la fois la quatrième région la plus peuplée et la cinquième plus petite en surface de France métropolitaine. En raison de cette forte densité de population, couplée avec un maillage très important des réseaux de communication et la présence de vastes bassins industriels, le Nord-Pas-de-Calais se place en deuxième position, derrière l'Île-de-France en termes d'artificialisation.
Le Nord-Pas-de-Calais se caractérise par une morphologie des
espaces très différente du niveau national. En raison de sa forte
densité, les surfaces artificialisées sont près de deux fois plus
importantes que sur l'ensemble du territoire français (16,5 % contre
8,8 % en 2009). Les surfaces agricoles sont également surreprésentées
(69,9 % contre 51,5 %), alors que les espaces naturels sont trois fois
moins étendus (13,6 % contre 39,6 %). Entre 2005 et 2009, les surfaces
artificialisées ont gagné 1 450 hectares par an et les espaces naturels
400 hectares par an au détriment de l'espace agricole. En effet, les
échanges entre territoire artificialisé et espaces naturels sont peu
nombreux et équilibrés tandis que les mutations sont importantes au
sein de l'espace agricole en sa défaveur (Cf. Schéma).
L'extension des espaces artificialisés concerne la quasi-totalité des
types de surface. Ainsi, au cours de la dernière décennie, celles liées
à l'activité marchande ont augmenté de + 16,1 %, les axes de
communication de + 7,4 %, les autres espaces de services de + 7,2 % et
l'habitat de + 7,9 %.
La surface artificialisée liée à l'habitat, désignée simplement dans la suite par « l'habitat » ou surface habitée, comprend l'emprise au sol des logements mais également des services qui ne peuvent être dissociés des logements – commerces, infrastructures sportives et services de santé de proximité, petite voierie et espaces verts. Elle occupe les deux tiers de l'espace artificialisé. Elle représente ainsi en 2008, 11,0 % du territoire régional sur les 16,5 % artificialisés, soit 137 330 hectares. Au cours de la dernière décennie, elle a augmenté en moyenne de + 910 hectares par an soit + 7,9 % en 11 ans. C'est moins que l'ensemble des surfaces artificialisées (+ 8,9 %) mais cela contribue à 60 % de l'extension locale des surfaces artificialisées. Par conséquent, l'habitat constitue à la fois un facteur important d'artificialisation et le levier principal pour sa maîtrise (Cf. Encadré 1).
Inscrit dans le Schéma Régional d'Aménagement et de
Développement Durable du Territoire (SRADDT) dès 2006 et formalisé dans
la Directive Régionale d'Aménagement « Maîtrise de la périurbanisation
», cet objectif a été réaffirmé dans le SRADDT actualisé et ses volets,
et porté conjointement par l'État et le Conseil Régional dans le Schéma
Régional Climat Air Énergie (SRCAE). Il vise à l'horizon 2020 (SRCAE) à
freiner l'étalement urbain en limitant à 500 ha/an l'extension de
l'artificialisation des sols. À l'horizon 2050 (SRADDT) l'ambition est
de ne pas accroître les surfaces artificialisées en réussissant le
développement par le renouvellement urbain ou de l'extension compensée.
Pour ce faire plusieurs leviers peuvent être activés : la couverture du
territoire en documents de planification, la mise en place de nouveaux
modes de production de la ville, le recours à des mécanismes de
compensation, la mise en place de stratégies foncières, etc.
La part de l'habitat va du simple au triple selon le degré d'urbanisation du territoire. Il atteint 20,8 % dans les zones urbaines alors qu'il est de 7,5 % en périurbain et de 6,1 % dans les zones hors influence urbaine(Cf. Carte 1). C'est au sein des espaces périurbains que les surfaces habitées se sont le plus rapidement étendues sur la dernière décennie (+ 10,5 %). Leur extension a ainsi atteint des records dans les Scot de la région de Saint-Omer ou du Calaisis (respectivement + 12,5 % et + 14,1 %). À l'inverse, la relative saturation du foncier en zones urbaines y a limité l'extension des surfaces habitées (+ 6,5 %) à l'instar des Scot de Lille Métropole, de Lens-Liévin Hénin-Carvin ou du Valenciennois. Enfin, dans les zones hors influence urbaine, les surfaces habitées se sont à peine plus étendues que dans les zones fortement urbanisées (+ 6,6 %).
Au cours de la dernière décennie, la population du Nord-Pas-de-Calais n'a que faiblement progressé (moins de 1 %). Cette maigre croissance s'est toutefois traduite par un besoin en logements plus important du fait du phénomène de décohabitation et de vieillissement de la population qui s'opère depuis plusieurs décennies. Ainsi, alors que la population croît très peu sur la dernière décennie, le nombre de ménages progresse dans le même temps de près de 10 %, entraînant ainsi une hausse du besoin en logements. Cette forte croissance du nombre de ménages est sensiblement plus importante que l'extension qu'a connue l'habitat sur la même période (+ 7,9 %). Ainsi la densité de ménages au sein de la surface habitée dans la région Nord-Pas-de-Calais a légèrement progressé entre 1998 et 2009 passant de 11,7 ménages/km2 habité à 11,9 (soit + 1,5 % en 11 ans).
Dans l'ensemble des Scot de la région, surface habitée et
nombre de ménages ont globalement connu des tendances d'évolutions
orientées dans le même sens. Dans la majorité des territoires,
l'extension de l'habitat a toutefois été plus modérée que celle des
ménages, traduisant une tendance à la hausse du nombre de ménages par km2
habité au cours du temps. Cette densification a ainsi atténué
l'extension des surfaces habitées (Cf.
Graphique 1). Cela a particulièrement été le cas au sein de
Scot très urbains (Scot de la région d'Arras, Scot de Lille Métropole,
Scot de la Flandre intérieure), où une densité de population déjà
élevée peut expliquer que l'accroissement du nombre de ménages
s'accompagne d'un développement de l'habitat plus économe d'espace.
Mais cela a également été le cas de Scot plutôt ruraux ou plutôt
périurbains, moins denses, comme les Scot du Montreuillois et ceux de
Marquion Osartis et du pays d'Artois.
Ce phénomène de densification ne s'est malgré tout pas opéré dans
l'ensemble des Scot de la région. Ainsi, dans les Scot du Boulonnais et
de la Terre des Deux caps, du Calaisis, de Sambre-Avesnois, où
l'habitat est relativement peu dense, l'extension de la surface habitée
au cours de la période 1998-2009 a été plus importante que la
croissance du nombre de ménages.
Entre 1998 et 2009, le nombre de ménages en Nord-Pas-de-Calais a progressé en moyenne de + 12 800 chaque année (soit + 9,4 % en 11 ans). Sous l'hypothèse d'un prolongement des tendances démographiques récentes et des comportements de décohabitation, ce nombre de ménages devrait à l'horizon 2020 atteindre 1 740 000 contre 1 630 000 en 2009, soit une progression moyenne de + 9 700 ménages par an (+ 6,5 % en 11 ans (Cf. Tableau 1). Ce ralentissement du nombre des ménages se répercuterait sur l'extension de la surface habitée qui enregistrerait également un ralentissement (Cf. Méthodologie).
| Unités : nombre,% | |||||
| Densité de l'habitat en ménages | Évolution de la surface liée à l'habitat | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| En ménages/km² | En hectare par an | En % sur la période | |||
| 2009 | 1998- 2009 |
2009- 2020 |
1998- 2009 |
2009- 2020 |
|
| Scot du Ternois et Pays des Sept Vallées | 3,9 | 50 | 21 | 7,7 | 3,1 |
| Scot de la Flandre Intérieure | 7,4 | 56 | 30 | 10,4 | 4,9 |
| Scot de la Région Flandre Dunkerque | 14,1 | 51 | 21 | 8,0 | 3,0 |
| Scot de la Région d'Arras | 14,1 | 28 | 14 | 10,8 | 4,7 |
| Scot de l'Artois | 10,1 | 79 | 51 | 8,6 | 5,1 |
| Scot de la Région de Saint-Omer | 7,4 | 64 | 28 | 12,5 | 4,9 |
| Scot de Sambre-Avesnois | 7,7 | 66 | 45 | 6,4 | 4,1 |
| Scot de Lens-Liévin Hénin-Carvin | 15,3 | 48 | 26 | 5,9 | 2,9 |
| Scot de Lille Métropole | 23,1 | 124 | 84 | 6,8 | 4,3 |
| Scot de Marquion Osartis et Scot du Pays d'Artois | 5,2 | 46 | 28 | 7,2 | 4,1 |
| Scot du Boulonnais et Scot de la Terre des Deux Caps | 10,9 | 48 | 28 | 9,5 | 5,0 |
| Scot du Calaisis | 10,9 | 65 | 38 | 14,1 | 7,2 |
| Scot du Cambrésis | 8,7 | 36 | 22 | 5,5 | 3,3 |
| Scot du Grand Douaisis | 11,5 | 53 | 26 | 7,3 | 3,4 |
| Scot du Montreuillois | 5,9 | 45 | 26 | 10,1 | 5,3 |
| Scot du Valenciennois | 12,8 | 50 | 36 | 5,4 | 3,6 |
| Zones urbaines | 17,2 | 410 | 242 | 6,5 | 3,6 |
| Zones périrubaines | 5,9 | 406 | 231 | 10,5 | 5,4 |
| Zones hors influence urbaine | 5,2 | 94 | 51 | 6,6 | 3,4 |
| Ensemble | 11,9 | 910 | 524 | 7,9 | 4,2 |
| Évolution des ménages | ||||
|---|---|---|---|---|
| En nombre par an | En % sur la période | |||
| 1998-2009 | 2009-2020 | 1998-2009 | 2009-2020 | |
| Sources :
SIGALE, fichiers d'occupation des sols (Région Nord-Pas-de-Calais),
Estimations localisées de population 1998, recensement de la population
2009, Omphale 2010, estimations de ménages (Insee). |
||||
| Scot du Ternois et Pays des Sept Vallées | 223 | 138 | 9,0 | 5,1 |
| Scot de la Flandre Intérieure | 564 | 443 | 14,5 | 10,0 |
| Scot de la Région Flandre Dunkerque | 758 | 346 | 8,5 | 3,6 |
| Scot de la Région d'Arras | 502 | 355 | 13,8 | 8,6 |
| Scot de l'Artois | 792 | 636 | 8,5 | 6,3 |
| Scot de la Région de Saint-Omer | 520 | 311 | 13,8 | 7,2 |
| Scot de Sambre-Avesnois | 457 | 403 | 5,7 | 4,7 |
| Scot de Lens-Liévin Hénin-Carvin | 821 | 497 | 6,6 | 3,7 |
| Scot de Lille Métropole | 4 262 | 3 643 | 10,4 | 8,0 |
| Scot de Marquion Osartis et Scot du Pays d'Artois | 387 | 308 | 12,0 | 8,5 |
| Scot du Boulonnais et Scot de la Terre des Deux Caps | 476 | 346 | 8,6 | 5,8 |
| Scot du Calaisis | 596 | 474 | 11,5 | 8,2 |
| Scot du Cambrésis | 418 | 288 | 7,6 | 4,9 |
| Scot du Grand Douaisis | 716 | 405 | 8,8 | 4,6 |
| Scot du Montreuillois | 400 | 364 | 16,0 | 12,5 |
| Scot du Valenciennois | 899 | 735 | 7,6 | 5,8 |
| Zones urbaines | 9 049 | 6 687 | 8,5 | 5,8 |
| Zones périrubaines | 3 169 | 2 623 | 14,6 | 10,5 |
| Zones hors influence urbaine | 573 | 381 | 7,8 | 4,8 |
| Ensemble | 12 791 | 9 692 | 9,4 | 6,5 |
Le phénomène de densification de l'habitat en Nord-Pas-de-Calais constaté entre 1998 et 2009 se poursuivrait pour atteindre 12,1 ménages au km² habité à l'horizon 2020. Cette densification, bien que toujours très lente, s'accélèrerait ainsi passant d'un rythme de croissance de + 1,5 % entre 1998 et 2009 à + 2,2 % entre 2009 et 2020.
En 2009, 78 % des ménages du Nord-Pas-de- Calais résident dans l'espace urbain, 17 % dans le périurbain et seulement 5 % dans l'espace hors influence urbaine. À l'horizon 2020, sous l'hypothèse d'uneprolongation des tendances démographiques récentes, le nombre de ménages devrait croître presque deux fois plus vite au sein du périurbain (+ 10,5 %) que dans l'urbain (+ 5,8 %) ou dans l'espace hors influence urbaine (+ 4,8 %). Sous l'effet de ce dynamisme démographique couplé à des contraintes foncières moindres, les espaces périurbains contribueraient finalement à même hauteur que l'espace urbain à l'extension des surfaces habitées (+ 230 ha par an), cette dernière étant limitée à un peu moins de 50 ha par an dans l'espace hors influence urbaine. Ainsi, les espaces périurbains, urbains et ruraux contribueraient respectivement à hauteur d'environ 44 %, 47 % et 9 % à l'extension de la surface habitée régionale entre 2009 et 2020. Quel que soit le type d'espace, ces extensions seraient près de deux fois inférieures à celles constatées entre 1999 et 2008 (environ + 410 ha par an entre 1998 et 2009 dans l'urbain comme dans le périurbain, + 90 ha par an hors influence urbaine).
Ce ralentissement de l'extension des surfaces habitées serait également constaté au sein de l'ensemble des Scot de la région mais selon diverses amplitudes. Dans les Scot de la région d'Arras, de la région de Saint-Omer, du Scot du Ternois et du Pays des Sept Vallées, de la région Flandres Dunkerque ou encore du Grand Douaisis, l'extension des surfaces habitées entre 2009 et 2020 serait 2 à 2,5 fois moindre que celle constatée entre 1998 et 2009. Cette forte décélération s'expliquerait par l'important ralentissement que connaîtrait la croissance des ménages sur ces territoires à l'horizon 2020. À l'inverse, dans les Scot de Lille Métropole, du Valenciennois et de Sambre-Avesnois, caractérisés par un ralentissement plus modéré du nombre de ménages qu'ailleurs, la baisse du rythme d'extension des surfaces habitées devrait être moins prononcée à l'horizon 2020.
À l'instar des différences observées entre les zones urbaines, périurbaines et rurales, il est possible de dresser une typologie des Scot selon qu'ils consommeraient plus ou moins de surface que la moyenne au regard de leurs évolutions démographiques. Deux grandes classes se dessinent. La première rassemble les Scot où la pression démographique aurait les incidences les plus faibles sur l'extension de l'habitat (Cf. Groupes 1, 2 et 3 - Carte 2). Cette classe se compose des Scot de Lille Métropole, de la Région Flandres Dunkerque, de la Région d'Arras, de Lens-Liévin Hénin-Carvin , du Grand Douaisis et du Valenciennois. Ces 6 Scot, à tendance fortement urbaine, regroupent la majeure partie des communes les plus peuplées de la région. À eux seuls, ces six territoires cumuleraient entre 2009 et 2020, 39 % des nouvelles surfaces habitées, pour 62 % des ménages supplémentaires (Cf. Tableau 2). Le seul Scot de Lille Métropole pèserait seulement pour 16 % de l'extension alors qu'il concentrerait 33 % des nouveaux ménages.
| Unités : nombre,% | ||||
| Territoires | Extension annuelle moyenne de l'habitat (hectares) | Part dans l'extension régionale de l'habitat (A) | Part dans l'accroissement des ménages (B) | Rapport des parts (A / B) |
|---|---|---|---|---|
| Scot de Lille Métropole | 84 | 16 | 33 | 0,5 |
| Scot de la Région Flandre Dunkerque | 21 | 4 | 6 | 0,7 |
| Scot de la Région d'Arras | 14 | 3 | 4 | 0,7 |
| Scot de Lens-Liévin Hénin-Carvin | 26 | 5 | 6 | 0,8 |
| Scot du Grand Douaisis | 26 | 5 | 6 | 0,9 |
| Scot du Valenciennois | 36 | 7 | 7 | 1,0 |
| Scot de la Flandre Intérieure | 30 | 6 | 4 | 1,3 |
| Scot du Cambrésis | 22 | 4 | 3 | 1,3 |
| Scot de la Région de Saint-Omer | 28 | 5 | 4 | 1,3 |
| Scot du Boulonnais et Scot de la Terre des Deux Caps | 28 | 5 | 4 | 1,4 |
| Scot du Calaisis | 38 | 7 | 5 | 1,6 |
| Scot de l'Artois | 51 | 10 | 6 | 1,6 |
| Scot du Montreuillois | 26 | 5 | 3 | 1,6 |
| Scot de Marquion Osartis et Scot du Pays d'Artois | 28 | 5 | 3 | 1,8 |
| Scot du Ternois et Pays des Sept Vallées | 21 | 4 | 2 | 2,4 |
| Scot de Sambre-Avesnois (1) | 45 | 9 | 4 | 2,4 |
| Territoires | Part cumulée dans l'extension régionale de l'habitat | Part cumulée dans l'accroissement des ménages | Groupe d'appartenance dans la typologie |
|---|---|---|---|
| (1) Note de lecture : Entre 2009 et 2020, le Scot de l'Avesnois aurait tendance à contribuer à hauteur de 9% de l'extension totale de l'habitat pour 4% des nouveaux ménages de la région. | |||
| Source : SIGALE, fichiers d'occupation des sols (Région Nord-Pas-de-Calais), Recensement de la population 2009, Omphale 2010, estimations de surfaces projetées(Insee). | |||
| Scot de Lille Métropole | 16 | 33 | 1 |
| Scot de la Région Flandre Dunkerque | 16 | 22 | 2 |
| Scot de la Région d'Arras | |||
| Scot de Lens-Liévin Hénin-Carvin | |||
| Scot du Grand Douaisis | |||
| Scot du Valenciennois | 7 | 7 | 3 |
| Scot de la Flandre Intérieure | 21 | 15 | 4 |
| Scot du Cambrésis | |||
| Scot de la Région de Saint-Omer | |||
| Scot du Boulonnais et Scot de la Terre des Deux Caps | |||
| Scot du Calaisis | 27 | 17 | 5 |
| Scot de l'Artois | |||
| Scot du Montreuillois | |||
| Scot de Marquion Osartis et Scot du Pays d'Artois | |||
| Scot du Ternois et Pays des Sept Vallées | 13 | 5 | 6 |
| Scot de Sambre-Avesnois (1) | |||
La seconde classe (groupes 4, 5 et 6) rassemble les autres Scot, à dominante périurbaine ou rurale. La part dans l'extension régionale de l'habitat y dépasserait la part des nouveaux ménages : au total 62 % de l'extension pour 38 % des nouveaux ménages. En premier lieu, on trouve les Scot allant de la Flandre Intérieure au Boulonnais, ainsi que celui du Cambrésis, et de manière plus accentuée, les autres territoires du Littoral, tels que les Scot du Montreuillois et du Calaisis, et ceux du centre de la région, comme le Scot de l'Artois et les Scot du Pays d'Artois et de Marquion Osartis. L'ensemble de ces huit territoires majoritairement constitués de zones périurbaines contribuerait à 48 % de l'extension pour 33 % des nouveaux ménages. Ce serait trois fois la part de l'extension du Scot de Lille Métropole, pour une part égale en nouveaux ménages. Enfin, l'extension la plus forte relativement aux ménages se produirait dans les deux territoires régionaux les plus ruraux, le Scot de Sambre-Avesnois d'une part, le Scot du Ternois et le Pays des Sept Vallées d'autre part. Mais leur impact au niveau régional resterait somme toute assez faible : 13 % de l'extension pour 5 % des ménages supplémentaires.