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En France, la croissance retrouvée des espaces ruraux reste limitée à sept régions

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Après une longue période de déclin puis de stagnation entre 1975 et 1990, la population des espaces ruraux français augmente à nouveau et compte 11,1 millions d’habitants en 2007, retrouvant, en volume, son niveau du début des années 1960. Proportionnellement, les ruraux sont toutefois moins nombreux : 18% de la population française en 2007, contre 24% en 1962.

18 500 communes, soit exactement une commune sur deux, composent le tissu rural, mais elles couvrent 59% du territoire métropolitain.

18 500 communes rurales

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Près de 75 000 habitants supplémentaires chaque année

Amorcé au début des années 1990, le renouveau démographique des espaces ruraux s’est depuis confirmé et amplifié : de près de 8 000 habitants supplémentaires chaque année entre 1990 et 1999, on est passé à près de 75 000 entre 1999 et 2007.

Avec désormais un taux d’évolution de 0,7% par an, les espaces ruraux enregistrent une croissance relative qui reste inférieure de moitié à celle des espaces périurbains (1,3%), mais qui est supérieure à celle des espaces urbains (0,5%).

Cette croissance est portée par un solde migratoire positif, signe réel de leur attractivité. Mais celui-ci ne doit pas faire oublier que le solde naturel y demeure négatif (en moyenne sur huit ans, 132 000 décès par an pour seulement 117 000 naissances).

11,1 millions d’habitants dans le rural
Type d'espace Population Évolution annuelle
(nombre d'habitants)
2007 1962-1968 1968-1975 1975-1982
Pôle urbain - Ville centre 17 061 750 194 800 48 000 -75 250
Pôle urbain - Banlieue 20 015 800 345 600 314 600 154 550
Pôle urbain 37 077 550 540 400 362 600 79 300
Périurbain - Monopolarisé 10 362 200 27 650 85 300 154 300
Périurbain - Multipolarisé 3 201 700 350 3 600 20 650
Périurbain 13 563 900 28 000 88 900 174 950
Espace rural - Pôle d'emploi 3 140 900 33 800 21 700 8 250
Espace rural - Couronne d'un pôle d'emploi 270 200 -1 800 -1 050 1 850
Espace rural - Autres communes 7 743 000 -52 700 -60 750 -15 300
Rural 11 154 100 -20 700 -40 100 -5 200
Ensemble 61 795 550 547 700 411 400 249 050
Type d'espace Population Évolution annuelle
(nombre d'habitants)
2007 1982-1990 1990-1999 1999-2007
France métropolitaine
Sources : Insee, recensements de la population
Pôle urbain - Ville centre 17 061 750 -17 500 19 400 51 500
Pôle urbain - Banlieue 20 015 800 152 900 80 500 121 900
Pôle urbain 37 077 550 135 400 99 900 173 400
Périurbain - Monopolarisé 10 362 200 132 700 85 800 127 600
Périurbain - Multipolarisé 3 201 700 21 600 18 100 36 300
Périurbain 13 563 900 154 300 103 900 163 900
Espace rural - Pôle d'emploi 3 140 900 -300 2 600 13 200
Espace rural - Couronne d'un pôle d'emploi 270 200 2 000 500 2 100
Espace rural - Autres communes 7 743 000 -6 400 4 800 59 800
Rural 11 154 100 -4 700 7 900 75 100
Ensemble 61 795 550 285 000 211 700 412 400

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Un taux de croissance désormais plus fort que celui de l’espace urbain Un solde migratoire positif mais qui masque la dégradation du solde naturel

Sept régions très bénéficiaires

Toutefois, la croissance démographique des espaces ruraux est géographiquement très concentrée. Sept régions comptabilisent 81% des gains de population du rural observés entre 1999 et 2007, alors même qu’elles ne regroupent que 52% de la population rurale française.

Elles ont en commun d’être toutes situées au sud ou à l’ouest, là où la croissance démographique des espaces urbains et périurbains est également la plus forte. Il s’agit d’une part de Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes, où le développement du rural est visible depuis le milieu les années 1970 ; et d’autre part de l’Aquitaine, la Bretagne et Midi-Pyrénées qui les ont rejointes dans le peloton de tête au cours des années 2000. À l’inverse, les espaces ruraux des régions du Massif central (Auvergne et Limousin), et de l’Est (Bourgogne, Champagne-Ardenne et Lorraine) restent globalement en dehors du mouvement.

L’étude des données au niveau départemental permet d’affiner cette analyse : Aude, Gard et Hérault ; Loire-Atlantique et Vendée ; Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes et Var ; Isère ; Landes, enregistrent les plus forts taux de croissance du rural (11% à 21%) et confirment l’attrait pour le rural méridional, littoral ou alpin. En revanche, Ardennes et Haute-Marne ; Aisne ; Vosges ; Haute-Saône ; Côte-d’Or et Nièvre ; Allier, Cantal et Puy-de-Dôme ; Creuse, voient la population de leurs espaces ruraux continuer à baisser comme c’est le cas depuis plus de 40 ans et illustrent la persistance de la «diagonale aride».

Cette dernière ne court cependant plus jusqu’aux Pyrénées car au cours des années 2000 les derniers départements du Sud-Ouest qui étaient touchés par l’exode rural (Ariège, Aveyron, Corrèze, Dordogne, Gers, Hautes-Pyrénées et même la Lozère) sont parvenus à y mettre fin.

81% des gains de population du rural concentrés dans sept régions du Sud et de l’Ouest Persistance de la « diagonale aride » des Ardennes au Cantal

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