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Filières technologiques et formations courtes caractérisent l'enseignement supérieur franc-comtois

Pascal Lévy (Insee), Émilie Vivas (Insee), Luc Briot (Rectorat), Caroline Guichard (Rectorat), Véronique Gigon (Rectorat)

Résumé

En matière d'enseignement supérieur, la Franche-Comté dispose d'une offre de formation diversifiée en particulier pour le premier cycle des études supérieures. L'académie de Besançon propose des formations spécifiques liées à son tissu économique régional. Ces formations sont techniques et plus souvent courtes (BTS, DUT). Les étudiants faisant leurs études en Franche-Comté sont davantage présents dans ce type de cursus que la moyenne des étudiants de France métropolitaine. Le taux de scolarisation devient inférieur à celui de la France métropolitaine à partir de 20 ans. Les aires d'influence des pôles d'enseignement supérieur de la région se limitent aux frontières régionales.
La Franche-Comté attire peu les étudiants d'autres régions. Entre 2003 et 2008, davantage d'étudiants sont partis de Franche-Comté que d'étudiants sont venus s'y installer.

Sommaire

Encadrés

En préambule

Édito du Pr. Éric MARTIN, Recteur de l'académie de Besançon, Chancelier des universités

La stratégie de l'Europe pour 2020 confirme l'enjeu du développement d'une économie intelligente, durable et inclusive. Ces trois priorités qui se renforcent mutuellement doivent aider l'Union et ses États membres à assurer des niveaux élevés d'emploi, de productivité et de cohésion sociale.
Dans ce cadre, la Franche-Comté doit relever trois défis : accroître le taux d'accès au baccalauréat général ; réduire le déficit migratoire des étudiants et particulièrement parmi les meilleurs bacheliers ; augmenter la part des salariés diplômés de l'enseignement supérieur.
Le rectorat de l'académie de Besançon dresse avec l'Insee un tableau de la situation de l'enseignement supérieur en Franche-Comté. L'on doit considérer cette publication comme une entrée sur les grands champs qui interrogent. Le lecteur pourra se référer aux publications du ministère de l'enseignement supérieur (Strater) ou de l'Europe pour compléter son analyse.
On tirera de cette lecture plusieurs défis à relever. Cependant le cadre général de cette présentation peut occulter de grandes disparités : ainsi certaines formations peuvent être très attractives (l'UTBM accueille 85 % d'étudiants non francs-comtois) ou en phase avec l'emploi de demain (53 diplômes sont en lien avec le pôle de compétitivité microtechnique).
C'est donc par la promotion des formations d'exigence, en phase avec leur territoire, visibles et attractives que l'enseignement supérieur pourra répondre à l'enjeu du développement d'une économie intelligente. La loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, la coopération entre la Bourgogne et la Franche-Comté sont des nécessaires opportunités dont il faut se saisir.

Publication

En Franche-Comté, moins d'étudiants diplômés en Master, Doctorat ou équivalent

À la rentrée 2011, l'académie de Besançon compte 32 280 étudiants (cf. « définitions ») relevant des ministères de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), de l'Agriculture et de la Santé. Alors que le niveau de diplôme de la population française continue de progresser, les effectifs dans l'enseignement supérieur de l'académie de Besançon sont stables entre 2000 et 2011 (+ 0,1 %). Ils progressent de 8,6 % en France métropolitaine sur la même période. Ces augmentations des effectifs nationaux sont également favorisées par les réformes en cours dans l'enseignement secondaire. La rénovation des baccalauréats professionnels en 3 ans entraîne une augmentation du nombre de jeunes titulaires de ce diplôme, et offre la possibilité de poursuivre des études supérieures.

En Franche-Comté, la part de diplômés de Master, Doctorat ou équivalent parmi les étudiants est nettement inférieure à la moyenne métropolitaine. Selon ce critère, la région se situe au 20e rang des régions de France métropolitaine, reflétant davantage une moindre dotation en offre de formation universitaire longue que le poids démographique de la région à l'échelle nationale. En effet, certaines régions de taille modeste comme l'Auvergne et le Limousin sont mieux positionnées tandis que dans les Pays de la Loire et la Bretagne, la part des diplômés de Master, Doctorat ou équivalent est parmi les plus faibles de France métropolitaine.

Élargir et adapter l'offre de formation en tenant compte des débouchés potentiels en emploi est un enjeu majeur pour les acteurs de l'enseignement supérieur franc-comtois afin d'accroître le taux de poursuite d'études longues en Franche-Comté et d'attirer des étudiants. Pour augmenter leur rayonnement et rééquilibrer l'offre de formation en faveur des cursus longs, les universités et les établissements supérieurs publics de Bourgogne et de Franche-Comté se rapprochent. Le Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) en cours d'évolution dans le cadre de la prochaine loi Enseignement Supérieur et Recherche (ESR) est l'une des actions mises en œuvre pour répondre à ces enjeux.


Graph 1 : Une part d'étudiants diplômés de Master, Doctorat ou équivalent plus faible que dans d'autres régions de taille comparable


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Une offre de formation diversifiée sur le premier cycle des études supérieures

En Franche-Comté, l'offre de formation est diversifiée en particulier sur le premier cycle d'études supérieures. L'académie de Besançon regroupe 1,4 % des étudiants de France métropolitaine, soit un peu moins que la part de la population franc-comtoise dans la population française métropolitaine (1,9 %). À la rentrée 2011, l'université (1) accueille plus de la moitié des étudiants de la région, soit 17 120 jeunes. Elle propose les disciplines universitaires communes aux autres régions (droit, économie AES, lettres, sciences, santé et sport) au sein de six unités de formation et de recherche.

Les formations courtes sont surreprésentées : les formations d'instituts universitaires technologiques (IUT), les sections de techniciens supérieurs (STS), les écoles paramédicales et sociales franc-comtoises rassemblent respectivement 2,2 %, 2,0 % et 1,8 % des étudiants inscrits dans ces formations en France. Les études scientifiques longues, en particulier les formations d'ingénieur, ainsi que celles de la santé, sont également surreprésentées. À l'inverse, certaines formations longues de l'université sont sous-représentées dans l'académie de Besançon. Les formations en droit, en économie ou en AES au-delà de la Licence représentent une faible part d'étudiants.

(1) Le terme université ne comprend pas les IUT et l'université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM).

Surreprésentation des formations courtes dans la région
Offre de formation en Franche-Comté dans l'enseignement supérieur
Formations - Écoles Franche-Comté France métropolitaine Poids de la Franche-Comté par rapport à la France métropolitaine
Effectifs Part (en %) Effectifs Part (en %)
(1) données de 2010/2011
(2) IUFM : Institut Universitaire de Formation des Maîtres
Source : MESR (Atlas régional édition 2013)
Formations d'IUT 2 506 7,8 114 839 5,0 2,2
Sections de techniciens supérieurs et assimilés 4 689 14,5 238 115 10,3 2,0
Écoles paramédicales et sociales(1) 2 469 7,6 134 498 5,8 1,8
Universités de technologie 2 697 8,4 9 084 0,4 29,7
Universités y compris IUFM(2) 17 123 53,0 1 261 235 54,6 1,4
Classes préparatoires aux grandes écoles 950 2,9 79 109 3,4 1,2
Autres formations d'ingénieurs 838 2,6 88 782 3,8 0,9
Autres écoles de spécialités diverses 304 0,9 54 572 2,4 0,6
Écoles de commerce gestion et comptabilité 476 1,5 126 448 5,5 0,4
Écoles supérieures art et culture 216 0,7 66 980 2,9 0,3
Grands établissements MESR 12 0,0 90 705 3,9 non significatif
Établissements d'enseignement universitaire privés - - 28 450 1,2 -
Écoles juridiques et administratives - - 9 088 0,4 -
Écoles normales supérieures - - 4 812 0,2 -
Instituts nationaux polytechniques - - 3 559 0,2 -
Total enseignement supérieur 32 280 100,0 2 310 276 100,0 1,4

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Une offre de formation liée à l'économie locale

Le tissu industriel franc-comtois s'appuie sur des activités et un savoir-faire historique dans l'industrie automobile, l'horlogerie, la lunetterie, le travail des métaux et la fabrication de turbines et de motrices. Ces activités générant de nombreux produits microtechniques permettent à la région de s'engager dans le pôle de compétitivité « microtechniques ». Plusieurs formations dans ce domaine sont proposées, notamment à l'École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques (ENSMM) de Besançon et dans le Brevet de Technicien Supérieur (BTS) « conception et industrialisation en microtechniques ». Avec 1 900 emplois, la Franche-Comté est la 2e région de France métropolitaine dans la fabrication de lunettes. Des BTS en « génie optique » ou « opticien lunetier » sont proposés dans la région. L'académie propose des diplômes des métiers d'art (DMA) dans quatre spécialités. Celle de l'horlogerie est unique en France.

La Franche-Comté est également très présente dans les filières bois et laitière. L'académie de Besançon est l'une des deux seules en France à proposer un BTS « charpente-couverture ». Les trois quarts des jeunes inscrits dans ce BTS sont dans la région. La Franche-Comté est la 6e région de France métropolitaine en matière d'emploi dans la fabrication de produits laitiers. Les deux écoles nationales d'industrie laitière (ENIL) implantées en Franche-Comté accueillent 60 % des jeunes inscrits en France en BTS agricole « sciences et technologies des aliments spécialité produits laitiers ».

Dans ce contexte, les étudiants qui résident en Franche-Comté sont davantage présents dans les filières courtes et dans les filières techniques de l'enseignement supérieur. En 2009, la part des étudiants francs-comtois diplômés en Master, Doctorat ou équivalent est plus faible qu'en moyenne métropolitaine : 15,7 % contre 20,2 % au niveau métropolitain. De même, les titulaires d'un baccalauréat général, plus enclins à poursuivre des études longues, sont moins nombreux. À l'inverse, en 2009, la part des étudiants dont le dernier diplôme obtenu est un baccalauréat technologique ou professionnel est plus importante en Franche-Comté (22,3 %) qu'en moyenne en France métropolitaine (16,6 %).

Les bacheliers technologiques ou professionnels sont surreprésentés en Franche-Comté
Dernier diplôme obtenu des étudiants en Franche-Comté
Dernier diplôme obtenu des étudiants Franche-Comté France de province France métropolitaine
Source : Insee (Recensement de la population 2009)


Bac général, brevet supérieur 44,2 46,6 45,4
Bac technologique ou professionnel 22,3 17,6 16,6
Diplôme du 1er cycle des études supérieures 17,8 17,7 17,8
Master, Doctorat ou équivalent 15,7 18,1 20,2
Ensemble des étudiants 100 100 100

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Besançon, une attractivité régionale

En 2008, quatre pôles d'enseignement supérieur sont présents en Franche-Comté (cf. encadré). Leurs aires d'influence se limitent aux frontières régionales. Ils exercent peu d'influence sur les communes des régions voisines. À l'inverse, seules quelques communes aux frontières de la Franche-Comté sont sous l'influence de pôles d'autres régions.

Avec près de 20 000 étudiants, le pôle de Besançon rayonne quasiment sur l'ensemble de la Franche-Comté. Les trois autres pôles francs-comtois ont une aire d'influence limitée dans la région. Les pôles de Belfort (5 100 étudiants) et Montbéliard (2 400 étudiants) exercent principalement leur influence dans les communes du nord-est de la Franche-Comté. Avec 1 200 étudiants, le pôle de Vesoul exerce une attractivité sur une quarantaine de communes au nord de la région.


carte 1 : Plus de 60 % des communes franc-comtoises sont sous l'influence du pôle de Besançon


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Compte tenu du rayonnement du pôle de Besançon dans la région, les flux (2) d'étudiants francs-comtois sont principalement orientés vers l'aire urbaine de Besançon. Entre 2003 et 2008, davantage de jeunes francs-comtois sont venus étudier à Besançon que de jeunes bisontins sont partis étudier ailleurs dans la région. Le solde migratoire de l'aire urbaine de Besançon, interne à la région, est ainsi excédentaire et s'élève à 5 100 étudiants. En tenant compte des flux d'étudiants entre toutes les régions françaises entre 2003 et 2008, le solde migratoire de cette aire urbaine est déficitaire (- 240 étudiants).

Les trois quarts des jeunes qui étudient dans le pôle de Besançon y résident. Besançon est d'ailleurs la 7e aire urbaine la plus étudiante de France avec 8,2 étudiants pour 100 habitants.

Le Nord Franche-Comté comprend les aires urbaines de Montbéliard et de Belfort. Cette dernière a la particularité d'être à la fois attractive auprès des étudiants de Franche-Comté et auprès de l'ensemble des étudiants de France métropolitaine. Elle bénéficie de la présence de l'une des trois universités françaises de technologie dont le recrutement est de fait national. En 2009, 9 étudiants sur 10 de l'université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) étudient dans l'aire urbaine de Belfort. Les soldes migratoires y sont excédentaires et s'élèvent respectivement à + 270 étudiants francs-comtois et + 410 étudiants non francs-comtois. Entre 2003 et 2008, les jeunes francs-comtois qui viennent étudier à Belfort arrivent essentiellement de Montbéliard. En raison de la proximité de ces deux villes, de nombreux étudiants de l'aire de Belfort résident dans celle de Montbéliard et réciproquement. Compte tenu du poids modeste qu'ils occupent en tant que pôle d'enseignement supérieur, davantage d'étudiants quittent les aires urbaines de Montbéliard et de Vesoul que le contraire.

(2) Migrations entre lieu de résidence antérieure et lieu d'étude entre 2003 et 2008.


carte 2 : L'aire urbaine de Besançon attire les étudiants francs-comtois


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Les deux tiers des échanges d'étudiants se font avec les régions limitrophes

Entre 2003 et 2008, 73,8 % des étudiants francs-comtois sont restés dans leur région pour poursuivre leurs études. Inversement sur la même période, 9 800 étudiants ont quitté la région (3), le plus souvent pour une région limitrophe (64,3 %) ou pour l'Île-de-France (14,6 %). Presqu'un quart des étudiants est parti vivre dans la région Rhône-Alpes. Dans le même temps, 5 800 étudiants sont venus habiter en Franche-Comté. Ils viennent le plus souvent d'une région limitrophe (64,2 %), essentiellement de Rhône-Alpes, de Bourgogne et d'Alsace (16,5 % chacun). La Franche-Comté attire peu les étudiants étrangers. La part des étudiants de nationalité étrangère est plus faible en Franche-Comté (5,2 %) qu'en moyenne métropolitaine (7,5 %).

Au total, le solde migratoire de la région est déficitaire entre 2003 et 2008 (- 4 000 étudiants). Toutefois, les soldes migratoires ne sont positifs que dans sept régions françaises. En Franche-Comté, le solde migratoire est particulièrement déficitaire avec la région Rhône-Alpes, l'Île-de-France et l'Alsace. En revanche, il est légèrement excédentaire avec la Champagne-Ardenne. Par rapport aux régions voisines, la Franche-Comté perd moins d'étudiants que la Bourgogne mais davantage que la Lorraine.

(3) Migrations entre le lieu de résidence en 2003 et le lieu de résidence en 2008.


carte 3 : Les échanges d'étudiants se font essentiellement avec les régions limitrophes et l'Île de France


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Un taux de scolarisation plus faible à partir de 20 ans

En 2009, le taux de scolarisation (4) des jeunes francs-comtois est le même qu'en France métropolitaine entre 16 et 19 ans. Il est ensuite inférieur à la moyenne de France métropolitaine entre 20 et 29 ans. En effet, l'offre de formation plus restreinte dans certains secteurs de formation (à partir du deuxième cycle universitaire) et la structure sociale de la population franc-comtoise influencent le parcours des étudiants. La population franc-comtoise se caractérise notamment par une surreprésentation des ouvriers et une sous-représentation des cadres et des femmes. Les étudiantes sont effectivement moins présentes en Franche-Comté (52,8 % de l'ensemble des étudiants) qu'en France métropolitaine (55,2 %).

(4) L'attractivité auprès des étudiants ne dépend pas forcément de la taille de la région puisque l'Alsace et le Languedoc-Roussillon ont des soldes migratoires positifs tandis que la région PACA et la Bretagne sont déficitaires.


graph 2 : De 20 à 29 ans les jeunes francs-comtois sont moins scolarisés


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Encadrés

L'enseignement supérieur franc-comtois est polarisé à Besançon

En 2008, la Franche-Comté comprend quatre pôles d'enseignement supérieur (cf. « définitions ») : Besançon, Belfort, Montbéliard et Vesoul. Ils regroupent 84 % des étudiants de la région. L'offre de formation de la région est très concentrée autour de Besançon. Le pôle de Besançon regroupe 58 % des étudiants au lieu d'étude. Il propose une gamme très large de formations communes aux autres régions et des formations spécifiques de l'économie régionale par exemple avec l'École Nationale Supérieure de Mécanique et de Microtechnique de Besançon. Par rapport aux autres pôles de la région, les étudiants bisontins font des études plus longues et plus souvent dans des filières générales.

Les trois autres pôles de la région ont quatre à seize fois moins d'étudiants que le pôle de Besançon. Le Nord Franche-Comté regroupe les pôles de Belfort et de Montbéliard et accueille 22 % des étudiants de la région. Le pôle de Belfort concentre à lui seul 15 % de ces étudiants. Il accueille les deux tiers des effectifs de l'IUT de Belfort-Montbéliard, une école de commerce (ESTA), une école paramédicale (IFSI) et des classes préparatoires aux grandes écoles. Le pôle de Vesoul accueille quant à lui 4 % des étudiants de la région.

la filière du baccalauréat est le premier déterminant de l'orientation des bacheliers

La mobilité des étudiants est en partie liée à l'offre de formation. La Franche-Comté bénéficie d'une gamme élargie de formation sur le premier cycle universitaire. Les mouvements inter académies sont quasiment à l'équilibre à l'issue de la terminale. Après avoir obtenu le baccalauréat, plusieurs voies se présentent aux jeunes qui souhaitent poursuivre leurs études : l'université pour des études de niveau bac + 3 au minimum, les sections de techniciens supérieurs (STS) et les instituts universitaires technologiques (IUT) qui ont une vocation professionnelle ou encore les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) qui ouvrent les portes des écoles d'ingénieurs, de commerce ou les écoles normales supérieures.

À profil identique (cf. « Sources et méthode »), les bacheliers technologiques et professionnels se dirigent davantage vers des études « professionnalisantes », telles que les sections de techniciens supérieurs pour lesquelles ils bénéficient de conditions particulières d'admission. Les bacheliers généraux choisissent des cursus plus longs : les établissements du supérieur (1) et les CPGE. Ainsi, dans l'académie de Besançon, les bacheliers des filières générales de la session 2011 s'inscrivent majoritairement dans un établissement du supérieur (64 %) tandis que cette proportion passe respectivement à 23 % et 21 % pour les bacheliers des séries technologiques et professionnelles.

Les bacheliers des voies technologiques et professionnelles s'orientent majoritairement vers les STS
Orientation des bacheliers suivant la filière de leur baccalauréat
baccalauréat Total
général technologique professionnel
effectifs part en % effectifs part en % effectifs part en % effec-
tifs
part en %
Sources : Rectorat (SISE, Bases élèves académiques rentrée 2011)
CPGE 512 14 55 4 0 0 567 10
Université et écoles 2 341 64 316 23 177 21 2 834 48
STS 290 8 779 58 638 74 1 707 29
IUT 525 14 202 15 45 5 772 13
Total 3 668 100 1 352 100 860 100 5 880 100

Les résultats obtenus au baccalauréat influencent également l'orientation des jeunes. En particulier, plus les résultats à l'examen sont élevés et plus la part des jeunes inscrits dans une CPGE est importante. Ainsi, dans l'académie, 45 % des bacheliers de la voie générale ayant obtenu une mention très bien sont en CPGE à la rentrée 2011-2012 alors qu'ils sont 3 % parmi ceux ayant une mention passable. Le recrutement sur dossier dans ce type de formation explique ce constat. De plus, les bacheliers de la voie générale ayant obtenu une mention très bien sont plus enclins à quitter la région pour poursuivre leurs études. En effet, 39 % d'entre eux sont inscrits dans une filière longue hors de la région contre 24 % toutes mentions confondues. Pour les jeunes diplômés d'un bac technologique, la part des inscriptions en STS diminue lorsque les résultats augmentent. Quant aux bacheliers de la voie professionnelle, la relation s'inverse : la part d'inscrits en STS ou en IUT croît avec l'élévation des résultats.

Par rapport à un garçon, une fille s'oriente deux fois plus vers les établissements du supérieur ou en STS qu'en CPGE. L'âge du jeune et la profession de son responsable (chef de famille...) n'ont, pour leur part, aucune influence significative sur les choix d'études.

(1) Université, écoles d'ingénieur, écoles de management, ENS et instituts catholiques hors IUT.

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