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Chômage au 4e trimestre 2012 : une dégradation dans toutes les zones d'emploi

Auteur : Laurent BRUNET (Insee Haute-Normandie)

Publication

Au 4e trimestre 2012, le taux de chômage en Haute-Normandie (en données corrigées des variations saisonnières) s'établit à 11,6 % de la population active. Au regard des autres régions métropolitaines, il figure parmi les plus élevés, la moyenne nationale étant de 10,2 %. Le chômage concerne 11,8 % des actifs du département de Seine-Maritime et 11,2 % des actifs du département de l'Eure.

La zone d'emploi havraise demeure toujours la plus affectée de la région. Avec 13,1 % de ses actifs au chômage, elle occupe la 39e place du classement des 304 zones d'emploi de métropole classées par ordre décroissant de leur taux de chômage. L'échelle varie de 18 % pour la zone d'emploi la plus touchée (Calais) à 4,9 % pour celle la moins touchée (Houdan à l'Ouest du département des Yvelines). Dans la région, la valeur du taux de la zone havraise précède celle des zones de Vernon-Gisors et de Bernay. Les zones plus épargnées se localisent au Nord de la région (Dieppe-Caux maritime et Vallée de la Bresle) ou au Sud (zone d'Évreux). Les zones de Rouen et de Pont-Audemer se situent quant à elles dans une position médiane.

Depuis le précédent trimestre (évolutions entre le 3e et 4e trimestre 2012), la progression du chômage s'accélère quelle que soit l'échelle d'observation : la région, ses deux départements, chacune de ses huit zones d'emploi. Au sein de ces dernières, les hausses du taux de chômage sont comprises entre + 0,4 point et + 0,7 point. Par exemple, la croissance du taux de chômage dans la zone d'emploi de Rouen se situe dans la fourchette basse, pour celle de Pont-Audemer dans la fourchette haute. On observe un léger resserrement des écarts entre zones. En effet, les augmentations moindres s'observent dans les zones d'emploi où le chômage est déjà le plus élevé (zones du Havre et de Vernon-Gisors). À contrario, celles où le taux de chômage est le plus faible, les zones de Dieppe-Caux maritime et de la Vallée de la Bresle-Vimeu sur sa partie haut-normande, connaissent les plus fortes hausses après une stagnation entre le 2e et le 3e trimestre 2012.

Sur un an, le chômage croît plus rapidement dans la région qu'au niveau métropolitain (+ 1 point contre + 0,8 point). Les zones d'emploi les plus touchées par la détérioration se trouvent au Sud et à l'Ouest du département de l'Eure (zones de Pont-Audemer, de Bernay et d'Évreux). Les évolutions dans les zones havraise et rouennaise sont légèrement moins défavorables que dans toutes les autres zones d'emploi régionales. Concernant la zone d'emploi de la Vallée de la Bresle-Vimeu, sa partie picarde a mieux résisté que sa partie haut-normande. Il est à noter qu'aucune des 304 zones d'emploi métropolitaines n'a connu sur un an une décrue du chômage. Seule une présente, au mieux, un taux de chômage stable (zone d'emploi de Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne). À l'autre extrémité, avec 2 points de plus, la zone de Belfort-Montbéliard-Héricourt est celle qui enregistre la plus forte hausse en 2012.

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Taux de chômage (CVS) selon la zone d'emploi en Haute-Normandie au 4e trimestre

Carte : Taux de chômage (CVS) selon la zone d'emploi en Haute-Normandie au 4<sup>e</sup> trimestre

Source : Insee - estimations du taux de chômage

* Partie haut-normande

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Annexe

Tableau 1 : Évolution du taux de chômage (données CVS)

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Définitions

Une zone d'emploi est un espace géographique à l'intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l'essentiel de la main d'œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts.

Le découpage en zones d'emploi constitue une partition du territoire adaptée aux études locales sur le marché du travail. Le zonage définit aussi des territoires pertinents pour les diagnostics locaux et peut guider la délimitation de territoires pour la mise en œuvre des politiques territoriales initiées par les pouvoirs publics ou les acteurs locaux.

Le découpage actualisé se fonde sur les flux de déplacement domicile-travail des actifs observés lors du recensement de 2006

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