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Émissions de CO2 des déplacements domicile - travail : la Haute-Normandie, troisième région française

Auteurs : Jonathan Brendler (Insee Haute-Normandie)
avec la participation de : Jérôme Cortinovis (Air Normand), Erwan Pouliquen, Lucie Mora & Thibaut Sarrazin (Dreal)

Résumé

En 2007, 771 000 Haut-Normands effectuent des navettes régulières entre leur domicile et leur lieu de travail ou d'études, occasionnant par ces déplacements l'émission de 579 000 tonnes de CO2. L'usage de la voiture est nettement privilégié, même en milieu urbain. Le recours aux modes "vertueux" (transports en commun, marche à pied, vélo...) se situe dans la moyenne des régions de province. Bien que dotée d'un parc automobile relativement récent, la région Haute-Normandie se classe au troisième rang des régions les plus émettrices, rapporté au nombre de "navetteurs". Les longues distances parcourues par les Haut-Normands pour se rendre sur leur lieu de travail sont en cause. Les actifs et les étudiants qui franchissent quotidiennement les limites régionales, notamment vers l'Île-de-France, tirent fortement vers le haut la moyenne de la région. Au niveau local, de grandes disparités apparaissent entre les territoires très urbanisés, concentrant les emplois et l'offre universitaire, et les territoires présentant un profil plus résidentiel. Alors qu'un tissu urbain dense tend à limiter les émissions de CO2 par actif, les territoires résidentiels s'illustrent par de plus fortes contributions individuelles.

Sommaire

Encadrés

Publication

La limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) constitue un enjeu majeur des politiques environnementales en vue de la lutte contre le réchauffement climatique. À l'origine de 13 % des émissions de GES induites par les activités économiques de la région Haute-Normandie, le secteur des transports (tous modes confondus) en est l'un des contributeurs majeurs. Les GES engendrés par cette activité sont pour l'essentiel composés de dioxyde de carbone (CO2). Dans la région, le poids des industries manufacturières et du secteur de la production-transformation-distribution d'énergie dans le bilan des émissions de GES relativise toutefois la contribution des transports (un tiers des émissions de la région pour chacun de ces deux secteurs). Au niveau national, les transports causent en effet jusqu'au tiers des émissions. Les volumes en jeu dans la région restent cependant imposants. Plus de 4,5 millions de tonnes d'équivalent-CO2 sont ainsi imputables au seul secteur des transports, dont plus de la moitié est due à l'usage de véhicules particuliers.

Par leurs déplacements quotidiens effectués entre leur domicile et leur lieu de travail ou d'études, les actifs en emploi et les étudiants provoquent une part non négligeable de ces émissions, équivalente à un huitième des émissions du secteur des transports. Parfois qualifiés de "pendulaires", ces déplacements s'effectuent le plus souvent en voiture et contribuent de ce fait à la dégradation de la qualité de l'air. Par leur nature contraignante, ils constituent cependant un terrain d'action privilégié pour diffuser et rendre pérenne de nouvelles pratiques en matière de mobilité durable.

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Des trajets relativement longs qui alourdissent le bilan des émissions de CO2

En 2007, 771 000 Haut-Normands effectuent des navettes régulières entre leur domicile et leur lieu de travail ou d'études, les étudiants représentant 7 % des "navetteurs". Les émissions de GES liées à ces déplacements sont évaluées à 579 000 tonnes de CO2, soit 0,75 tonne de CO2 par actif en emploi ou étudiant(1) résidant en Haute-Normandie. L'écart à la moyenne nationale - 0,64 tonne de CO2 pour la France entière et 0,67 pour la France de province(2) - est sensible. Les Haut-Normands parcourent en effet de plus longues distances pour se rendre sur leur lieu de travail, 22,8 km par jour en moyenne contre 20,2 km pour l'ensemble des régions françaises de métropole hors Île-de-France(3). Ils sont ainsi les troisièmes plus grands émetteurs après les Picards et les habitants de la région Centre. Les déplacements des actifs travaillant en Île-de-France alourdissent considérablement le bilan des émissions de CO2. Ainsi, sans les actifs travaillant à Paris ou dans sa petite couronne, la contribution des Haut-Normands est équivalente à la moyenne des régions de province (0,67 tonne de CO2 par actif).

Ces tendances moyennes recouvrent de fait une grande diversité de contributions. Près d'un tiers des Haut-Normands travaillent ou étudient dans leur commune de résidence et contribuent à hauteur de 5 % des émissions totales des résidents. À l'opposé, 5 % des Haut-Normands travaillent à plus de 70 km de chez eux et produisent 27 % du total des émissions. Des différences notables apparaissent également entre les deux départements de la région. Avec 0,91 tonne de CO2, un habitant de l'Eure occasionne par ses déplacements une quantité de CO2 d'un tiers supérieure en moyenne à celle émise par un Seino-Marin. Les premiers parcourent en effet de plus grandes distances, 27,7 km par jour en moyenne, quand les Seino-Marins sont eux très proches de la moyenne observée en France de province. De fait, 28 % des actifs résidant dans l'Eure franchissent quotidiennement les limites de leur département pour se rendre sur leur lieu de travail, 12 % vers la Seine-Maritime et 16 % vers une autre région, principalement l'Île-de-France. Du fait d'une plus forte concentration d'emplois, la Seine-Maritime occupe 94 % des actifs y résidant.


1 : Dans la suite du texte, les termes actifs ou navetteurs sont employés pour désigner les actifs en emploi et les étudiants qui se déplacent d'un point à un autre pour aller travailler ou étudier. Sauf mention contraire, les flux sont évalués au lieu de résidence.

2 : La France de province recouvre l'ensemble des régions métropolitaines hors région Île-de-France.

3 : Les distances exprimées ici sont effectives dans la mesure où elles prennent en compte le nombre moyen de trajets effectués par jour, allers et retours, entre le domicile et le lieu de travail ainsi que les jours non travaillés au cours d'une année.

Émissions de CO2 par actif en emploi ou étudiant
selon la région de résidence (en tonnes)

Émissions de CO2 par actif en emploi ou étudiant selon la région de résidence (en tonnes)

Source : Insee, RP 2007 - SOeS - Certu

Répartition des actifs et des émissions de CO2 en fonction de la distance domicile-travail

Répartition des actifs et des émissions de CO2 en fonction de la distance domicile-travail

Source : Insee, RP 2007 - SOeS - Certu

Note de lecture : 40 % des actifs résidant en Haute-Normandie ont leur lieu de travail situé à moins de 5 km de leur domicile et produisent 8 % du CO2 émis par l'ensemble des déplacements domicile-travail des actifs résidant en Haute-Normandie.

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Les déplacements en véhicule particulier restent le modèle dominant...

Et pourtant, les déplacements des actifs et étudiants qui résident en Haute-Normandie sont plutôt performants en termes d'efficacité carbone. Avec 127 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, la région se situe parmi les régions de France de province les mieux classées selon cet indicateur d'efficacité. Comme en France de province, quatre navetteurs sur cinq utilisent leur véhicule particulier (automobile ou motocyclette) pour se rendre sur leur lieu de travail et engendrent plus de 90 % des émissions de CO2. Le parc automobile apparaît toutefois moins émissif en Haute-Normandie. La part des véhicules mis en circulation avant 2000 y est moins importante, et les Haut-Normands recourent davantage aux véhicules diesels et aux petites cylindrées. L'emploi moins fréquent des modes doux (marche à pied, bicyclette) est compensé par une utilisation plus intensive des transports en commun. Là encore, la proximité de la région parisienne n'est pas neutre : l'utilisation fréquente des transports en commun sur les trajets de longue distance améliore globalement l'efficacité carbone des déplacements domicile-travail des actifs de la région. Ainsi, sans les déplacements vers Paris ou sa petite couronne, la Haute-Normandie figurerait parmi les régions les moins bien classées en termes d'émissions au kilomètre en raison d'un recours relativement plus important aux véhicules particuliers.

Émissions de CO2 par kilomètre parcouru selon la région de résidence (unité : g/km)

Émissions de CO2 par kilomètre parcouru selon la région de résidence (unité : g/km)

Source : Insee, RP 2007 - SOeS - Certu

Note de lecture : Île-de-France (valeur non représentée sur le graphique) : 92,4 g/km

Part des utilisateurs et contribution des modes de transport aux émissions de CO2

Part des utilisateurs et contribution des modes de transport aux émissions de CO2

Source : Insee, RP 2007 - SOeS - Certu

Part des utilisateurs des différents modes de transport selon la distance domicile-lieu de travail

Part des utilisateurs des différents modes de transport selon la distance domicile-lieu de travail

Source : Insee, RP 2007 - SOeS - Certu

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... même en milieu urbain

En raison de la forte densité de population et d'emplois, l'espace urbain focalise une part importante des émissions de CO2. En Haute-Normandie, 76 % des actifs résident dans une grande aire urbaine et ont contribué à hauteur de 71 % du total des émissions de CO2. Cette proportion demeure inférieure aux émissions engendrées par les déplacements des actifs qui y travaillent, 80 % des émissions pour 80 % des actifs. Dans les pôles, la part des actifs stables - travaillant et résidant dans le même pôle - y est très forte, ce qui se traduit par des distances parcourues et des émissions par actif nettement plus faibles qu'ailleurs, 0,58 tonne de CO2 par navetteur en moyenne. Si les habitants des pôles empruntent plus fréquemment les transports en commun et font plus souvent usage des modes doux pour aller travailler, le recours aux véhicules particuliers reste le modèle dominant. Ainsi, dans les grands pôles, sept navetteurs sur dix privilégient la voiture ou la moto pour ces déplacements. Dans les couronnes et les communes multipolarisées, l'usage des véhicules particuliers est encore plus intensif et concerne près de neuf actifs sur dix.

Part des utilisateurs des différents modes de transport selon le zonage en aire urbaine

Part des utilisateurs des différents modes de transport selon le zonage en aire urbaine

Source : Insee, RP 2007 - SOeS - Certu

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Les disparités entre territoires s'expliquent essentiellement par les distances parcourues

En matière de déplacements domicile-travail, un tissu urbain dense contribue à limiter les émissions de CO2 par actif. Ainsi, les actifs résidant dans les SCoT du Havre, de Rouen ou d'Évreux, où se concentrent les emplois et l'offre universitaire, émettent en moyenne moins de CO2 que les actifs résidant dans un autre territoire de Haute-Normandie. L'écart sensible avec les autres territoires s'explique essentiellement par le fait que les actifs parcourent en moyenne des distances moins importantes, la part des actifs stables y étant prédominante (jusqu'à neuf actifs sur dix résidant dans le SCoT du Havre). L'offre de transport en commun est également plus fournie et diversifiée dans les SCoT des trois plus grandes agglomérations haut-normandes. Les parts modales des transports en commun et des modes de transport doux y excèdent chacune 10 %, ce qui vient renforcer l'écart avec les autres territoires en termes d'émissions de CO2 par navetteur.

À l'opposé, certains territoires présentent un profil plus résidentiel et se caractérisent par la forte contribution aux émissions des actifs qui y habitent. Les navetteurs résidant dans le SCoT du Roumois, caractérisé par un ratio d'emploi très faible (un emploi pour trois actifs résidents), ont ainsi généré en moyenne plus d'une tonne de CO2 lors de leurs déplacements annuels domicile-travail. Les véhicules particuliers sont utilisés dans plus de neuf trajets sur dix, proportion qu'atteignent également les habitants du SCoT Entre Seine et Bray, voire du Pays de Bray. De ce fait, les déplacements des résidents de ces territoires présentent une efficacité carbone médiocre en termes d'émissions au kilomètre (supérieures à 130 g/km).

Les actifs résidant dans les SCoT du Vexin Normand et d'Avre-Eure-Iton, situés en périphérie, subissent quant à eux la forte attraction des régions voisines et parcourent en moyenne plus de 30 km par jour pour se rendre sur leur lieu de travail. En conséquence, ils produisent plus d'une tonne de CO2 en moyenne par leurs déplacements sur une année. Les habitants du SCoT des Portes de l'Eure, fortement attirés par la région parisienne, parcourent des distances similaires mais en ayant plus souvent recours aux transports en commun. L'efficacité carbone de leurs déplacements (118 g/km) modère ainsi l'effet des fortes distances parcourues.

Les émissions peuvent être également appréhendées en fonction du lieu de travail des actifs. La question s'apparente à apprécier la contribution aux émissions des emplois d'un territoire. Dans cette approche, les principaux pôles d'emploi sont naturellement les premiers émetteurs : 35 % du total des émissions pour l'agglomération de Rouen-Elbeuf-Austreberthe, 17 % pour le SCoT du Havre-Pointe de Caux Estuaire, 7 % pour l'agglomération d'Évreux. Si l'on rapporte ces émissions au nombre d'actifs, ce sont les emplois des territoires de Caux-Vallée de Seine, Seine-Eure-Forêt de Bord et Eure-Madrie-Seine qui ont les émissions les plus élevées.

Émissions de CO2 par navetteur
au lieu de résidence

Émissions de CO2 par navetteur au lieu de résidence

Émissions de CO2 par navetteur
au lieu de travail

Émissions de CO2 par navetteur au lieu de travail

Impact des distances parcourues et de «l'efficacité carbone»
des transports sur les émissions de CO2
(écarts relatifs aux moyennes régionales)

Impact des distances parcourues et de «l'efficacité carbone» des transports sur les émissions de CO2 (écarts relatifs aux moyennes régionales)

Sources : Insee, RP 2007 - SoeS - Certu

Note de lecture : les émissions par actif des résidents du SCoT de la Communauté de Communes du Plateau du Neubourg dépassent de 2 % les émissions par actif des résidents de Haute-Normandie. Les distances parcourues par navetteur y sont supérieures de 14 % à celles parcourues par les actifs haut-normands, et le taux d'émission au kilomètre excède de 4 % la moyenne régionale.

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La plus grande partie des émissions de CO2 est concentrée sur les flux à destination des SCoT de Rouen et du Havre, mais aussi des autres régions

Les émissions de CO2 occasionnées par les déplacements des actifs travaillant dans l'un des SCoT de l'agglomération de Rouen-Elbeuf-Austreberthe ou du Havre-Pointe de Caux Estuaire sont évaluées à 251 000 tonnes de CO2 et représentent la moitié des émissions des actifs qui travaillent en Haute-Normandie (y compris les actifs en provenance d'autres régions), loin devant l'agglomération d'Évreux qui recueille 7 % du CO2. Conséquence directe de la forte densité de population et d'emplois dans les deux SCoT les plus peuplés, 96 000 tonnes de CO2, soient 17 % des émissions des actifs résidant en Haute-Normandie, sont imputables aux seuls déplacements des actifs qui y vivent et y travaillent.

Dans le SCoT du Havre-Pointe de Caux Estuaire, les déplacements internes à la commune du Havre représentent le tiers des émissions totales dues aux déplacements internes au SCoT, chiffrées à 31 000 tonnes. Cette proportion est cependant limitée dans la mesure où les actifs habitant et travaillant dans cette commune ont produit en moyenne 0,18 tonne de CO2, une des plus basses observées dans la région, essentiellement en raison des faibles distances parcourues. Les actifs se déplaçant entre la commune du Havre et l'une des autres communes de l'agglomération havraise (CODAH) engendrent un autre tiers des émissions par leurs déplacements, mais leur contribution individuelle reste aussi relativement limitée (0,48 tonne de CO2 par navetteur). Autour du SCoT du Havre, les actifs résidant dans les SCoT du Pays des Hautes Falaises et Caux-Vallée de Seine qui s'y rendent pour travailler produisent par ce biais 20 000 tonnes de CO2.

Au sein du SCoT de l'agglomération de Rouen-Elbeuf-Austreberthe, les émissions de CO2 des déplacements internes sont estimées à 64 000 tonnes. Par comparaison au SCoT du Havre, elles sont plus uniformément réparties sur l'ensemble de son territoire mais restent néanmoins localisées pour l'essentiel sur un axe nord-sud le traversant. Rapportés à l'ensemble des actifs concernés, les déplacements internes à la commune de Rouen occasionnent très peu de CO2, à peine plus de 2 000 tonnes. Chaque actif rouennais travaillant dans sa commune émet ainsi dix fois moins de CO2 que la moyenne des actifs haut-normands. Le flux le plus émetteur, reliant le secteur de la Rive Gauche et la commune de Rouen, engendre 8 000 tonnes de CO2. Les transports en commun, notamment le métro, sont pourtant privilégiés par 28 % des navetteurs sur cette liaison, ce qui en atténue leur contribution. Les déplacements internes au secteur de la Rive Gauche, prépondérant quant au nombre de navetteurs, alourdissent le bilan de 7 000 tonnes de CO2. Loin derrière, les déplacements entre le secteur d'Elbeuf et la Rive Gauche sont à l'origine de 5 000 tonnes de CO2. Du fait d'un moindre recours aux transports en commun, les contributions individuelles des navetteurs y sont plus fortes et dépassent même la moyenne régionale (0,81 tonne de CO2 par navetteur). Dans le prolongement de l'axe nord-sud, les liaisons qui relient le SCoT de l'agglomération de Rouen-Elbeuf-Austreberthe comme lieu de travail avec les SCoT voisins du Roumois et Entre Seine et Bray sont très fréquentées. Le recours aux véhicules particuliers y est presque systématique et ces déplacements produisent 25 000 tonnes de CO2.

Les liaisons extrarégionales pèsent très fortement dans le bilan des émissions de CO2. Ainsi, les navettes des Haut-Normands travaillant dans une autre région ont engendré 161 000 tonnes de CO2, soit 28 % du total régional pour les déplacements des actifs résidant en Haute-Normandie. Bien qu'ils empruntent les transports en commun dans 23 % des cas, ce qui tempère leurs émissions, chacun de ces navetteurs a émis en moyenne 2,7 tonnes de CO2. Il existe cependant des marges de progrès. Ainsi, 21 000 Haut-Normands travaillent à Paris ou dans sa petite couronne et occasionnent par leurs déplacements 69 000 tonnes de CO2. Parmi ces navetteurs, si un quart des utilisateurs de voitures et potentiellement en situation de choix modal privilégiaient le train, la quantité de CO2 émises pourrait être réduite de 11 000 tonnes, soit autant que les émissions de CO2 des actifs résidant dans la commune d'Évreux.

Principales liaisons émettrices en région Haute-Normandie

Principales liaisons émettrices en région Haute-Normandie

Sources : Insee, RP 2007 - SoeS - Certu

Note de lecture : les actifs résidant et travaillant dans le SCoT de l'agglomération de Rouen-Elbeuf-Austreberthe rejettent 64 000 tonnes de CO2 par leurs déplacements domicile-travail. Les déplacements domicile-travail entre le SCoT de Rouen et le SCoT Entre Seine et Bray engendrent 16 000 tonnes de CO2, dont 14 000 tonnes sont dues aux déplacements des actifs résidant dans le SCoT Entre Seine et Bray et travaillant dans le SCoT de Rouen, et 2 000 tonnes aux déplacements des actifs en situation inverse.

Principales liaisons émettrices dans le SCoT du Havre

Principales liaisons émettrices dans le SCoT du Havre

Sources : Insee, RP 2007 - SoeS - Certu

Note de lecture : les déplacements domicile-travail entre la commune du Havre et les autres communes de la CODAH engendrent 10 000 tonnes de CO2, dont 4 000 tonnes sont dues aux déplacements des actifs résidant dans la commune du Havre et travaillant dans une autre commune de la CODAH, et 6 000 tonnes aux déplacements des actifs en situation inverse. Les actifs résidant et travaillant dans la commune du Havre rejettent eux aussi 10 000 tonnes de CO2 par leurs déplacements domicile-travail.

Principales liaisons émettrices dans le SCoT de Rouen

Principales liaisons émettrices dans le SCoT de Rouen

Sources : Insee, RP 2007 - SoeS - Certu

Note de lecture : les déplacements domicile-travail entre la commune de Rouen et les communes du secteur de la Rive Gauche engendrent 8 000 tonnes de CO2, dont 2 000 tonnes sont dues aux déplacements des actifs résidant dans la commune de Rouen et travaillant dans une autre commune du secteur de la Rive Gauche, et 6 000 tonnes aux déplacements des actifs en situation inverse. Les actifs résidant et travaillant dans la commune de Rouen rejettent quant à eux 7 000 tonnes de CO2 par leurs déplacements domicile-travail.

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Aval n°112 - mars 2012

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La loi du 12 juillet 2010 "portant engagement national pour l'environnement" dite Grenelle 2 prévoit l'élaboration d'un Schéma Régional Climat, Air, Énergie (ou SRCAE). Ce schéma d'orientation doit s'appuyer sur un état des lieux, établi au niveau énergétique, climatique et atmosphérique. Cette publication, réalisée en partenariat entre la Dreal et l'Insee et avec la participation de Air-Normand, contribue directement à ce besoin de diagnostic initial sur la question des émissions de CO2 occasionnées par les déplacements des Haut-Normands.