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Transports de marchandises - Repli dans tous les domaines

Baptiste Beck

Bilan économique et social 2009

Insee dossier n° 28 - Juin 2010 - Retour au sommaire

Sommaire

Publication

En 2009, le trafic de fret avionné chute de 45 % en Champagne-Ardenne par rapport à 2008. De fait, 22 400 tonnes ont transité par l’aéroport de Paris-Vatry en 2009, contre 41 200 tonnes l’année précédente. Ce tonnage ne dépasse que de 17 % celui de 2004, année de démarrage de l’activité de l’aéroport.

graph : trafic du frêt avionné sur l'aéroport de Paris-Vitry Au cours de l’année 2009, le recul de l’activité a été particulièrement important au quatrième trimestre. Le départ de la filiale française de la compagnie britannique Avient Limited, spécialisée dans les fleurs et l’agro-alimentaire, pour l’aéroport de Liège en Belgique explique cette baisse d’activité. Cette compagnie assurait alors près de 70 % du trafic de fret de Paris-Vatry. L’entreprise postale DHL a également suspendu ses activités en raison de la crise.
Toutefois, l’aéroport champardennais possède des infrastructures lui permettant de diversifier ses activités. L’aéroport dispose de 2 500 m² de chambres froides sur la surface de 4 200 m² dédiée au stockage des denrées périssables, et 8 100 m² sont consacrés au fret de matériaux et de pièces détachées. Au total, la capacité de manutention du fret est de 120 000 tonnes par an.
Par ailleurs, la première compagnie à bas prix européenne, RyanAir, commencera des rotations hebdomadaires à destination de Stockholm et Oslo à partir du 30 juin 2010 depuis Vatry.

Le trafic de fret ferroviaire en repli

Au niveau national, l’activité de fret de la SNCF baisse de 30 % par rapport à l’année 2008. Cette nette chute de l’activité est due à l’impact direct de la crise chez les clients de Fret SNCF et à la concurrence exacerbée entre les modes de transport. En Champagne-Ardenne, le trafic de fret ferroviaire recule de 14 % par rapport à 2008. Dans la région, la baisse est sensible dans le secteur de la sidérurgie, alors que les trafics de bois, des produits de carrière et de chimie poursuivent leur développement.

Le trafic fluvial en légère baisse

En 2009, le trafic des ports de Champagne-Ardenne, chargements et déchargements confondus, fléchit de 3,5 % par rapport à 2008.

graph : évolution du transport fluvial Près de 922 000 tonnes ont transité par les ports de la région, contre 955 000 tonnes l’année précédente.
Le tonnage diminue pour la troisième année consécutive.
Les deux principaux ports de Champagne-Ardenne, Givet dans les Ardennes, porte d’entrée vers les bassins grand gabarit du Benelux, et Nogent-sur-Seine dans l’Aube, dont l’activité se tourne principalement vers la région parisienne, cumulent à eux deux 81 % du trafic de la région. En 2009, 52 % des marchandises ont transité par le bassin de la Seine qui, outre le port de Nogent-sur-Seine, comprend aussi celui de Reims. Les 48 % restants ont été transportés sur le bassin du Nord-Est dont fait partie le port de Givet.

Une année morose pour les transports routiers

Selon l’enquête sur le transport routier de marchandises, le chiffre d’affaires et les investissements des entreprises sont en repli en 2009. Les volumes transportés ont été moins importants qu’en 2008, entraînant des baisses de prix systématiques sur chaque transport.
Les fédérations de transporteurs estiment la baisse moyenne du chiffre d’affaires à 10 % pour les entreprises de Champagne-Ardenne, les transporteurs routiers de marchandises (–11,7 %) ayant été un peu plus impactés par la récession que les affréteurs (–9,6 %). L’activité d’exportation a régressé dans l’ensemble de 5,4 %, alors que, selon les chefs d’entreprise, l’organisation de transport de fret s’est améliorée dans la région (+7,4 % d’opinions positives) grâce à une logistique et des infrastructures performantes.
Malgré la baisse d’activité, les effectifs sont restés stables, la légère diminution de 1 % dans le transport routier contrastant avec l’augmentation de 2 % des recrutements opérés dans le fret.
Enfin, en raison de la morosité des transporteurs, les immatriculations de poids lourds ont chuté 57 % en 2009.
La reprise s’annonce très modeste en 2010. Les flux de marchandises sont annoncés en hausse de 8 % mais ces prévisions contrastent avec une légère réduction des effectifs prévue de 1,5 %. De plus, les estimations concernant les investissements sont toujours pessimistes, avec une baisse de l’ordre de 20 %. fin de texte

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