Aller au contenu

Aller au menu principal

Aller à la recherche

Liens transversaux haut

Bilan 2011 - L'année 2011 dans l'Orne

Les fragilités économiques liées à la crise perdurent

Auteur : Sabrina LEROUX - Insee

Les quelques signes de reprise de l’activité économique ornaise en 2010 ne se sont pas confirmés en 2011. La crise continue de peser sur l’emploi, et la baisse des effectifs salariés marchands non agricoles est plus marquée qu’en région. Le repli de l’emploi s’accompagne d’une hausse du nombre de chômeurs bien que l’augmentation soit plus faible que dans les deux autres départements bas-normands. Si l’ensemble du secteur marchand non agricole est touché par ce climat économique morose, la construction est l’activité la plus affectée. L’été pluvieux, qui a succédé au printemps sec et chaud, a permis à l’agriculture d’obtenir de meilleurs rendements mais a découragé les campeurs.

Sommaire

Publication

En 2011, les effets de la crise persistent dans l’Orne. Le département concède des pertes d’emplois à un rythme plus rapide qu’en 2010. Avec une baisse de 1,6 % des emplois du secteur marchand non agricole (y compris l’intérim), c’est le département bas-normand le plus touché par la baisse de ses effectifs salariés.

Le repli de l’emploi s’accompagne d’une augmentation du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi. Fin 2011, l’Orne compte près de 11  ;500 demandeurs d’emplois de catégorie A, soit 1,3 % de plus qu’en 2010. Le recul du nombre de chômeurs en 2010 a donc été de courte durée. Néanmoins, la croissance du chômage est moins marquée que dans les autres départements. Les zones d’emplois d’Argentan et de Flers sont les deux seules de la région où le nombre de chômeurs diminue.

L’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi concerne tous les publics mais touche plus particulièrement les chômeurs inscrits depuis plus de trois ans à Pôle emploi et les seniors. L’Orne est le seul département bas-normand où la part des demandeurs d’emplois de plus de 50 ans est supérieure à celle des moins de 25 ans.

Dans ce contexte économique difficile, le taux de chômage repart à la hausse après avoir légèrement fléchi en 2010. Au 4ème trimestre 2011, il s’établit à 8,9 % de la population active ornaise contre 8,8 % en Basse-Normandie.

retour sommaire

Forte baisse des effectifs dans la construction

Aucun secteur d’activité n’est épargné par la baisse des effectifs salariés mais celui de la construction est le plus touché. Le recul du nombre d’actifs travaillant dans ce secteur explique à lui seul 40 % des pertes d’emplois du département. Néanmoins, quelques signaux encourageants sont perceptibles. En effet, le nombre de constructions de logements neufs a augmenté de 2,8 % après plusieurs années de baisses consécutives. Ces mises en chantier concernent principalement des logements collectifs.

Les surfaces des locaux mis en chantier ont, quant à elles, augmenté de 11 % contre 6 % en région. La hausse de 29 % des autorisations de construction de logements en 2012 laisse présager une année 2013 plus favorable.

Le commerce, l’industrie et les services cumulent aussi, dans une moindre mesure des pertes d’emploi. Seul élément relativement positif dans ce contexte morose, les pertes d’emplois ralentissent dans l’industrie, secteur phare du département durement touché ces dernières années.

La chute du nombre de créations d’entreprises (- 13,8 %) provient en partie d’un reflux des créations chez les auto-entrepreneurs. Tous les secteurs sont concernés mais plus particulièrement celui des services aux entreprises.

retour sommaire

L’été pluvieux décourage les campeurs

L’année 2011 est mitigée pour la filière touristique. La saison dans l’hôtellerie a été bonne : le nombre de nuitées enregistrées a augmenté de 1,6 %. En revanche, le nombre de nuitées dans les campings a baissé de 4 %. L’Orne se démarque des autres départements bas-normands par le retour de la clientèle étrangère et par la désaffectation de la clientèle française. Que ce soit pour les hôtels ou les campings, les touristes continuent de privilégier le haut de gamme. Les gîtes ont été moins prisés qu’en 2010 alors que leur fréquentation ne cessait d’augmenter ces dernières années. L’été pluvieux, qui a succédé à un printemps exceptionnellement sec et chaud, a pu nuire à la fréquentation des campings mais a permis d’enregistrer de meilleurs rendements, en particulier pour le maïs.

retour sommaire