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Bilan 2011 - Industrie

Reprise de l’investissement

Auteur : Michel MOISAN - Insee

En 2011, pour la deuxième année consécutive, l’activité industrielle bas-normande est soutenue. Les réductions d’effectifs permanents sont stoppées et, dans certaines branches, la croissance s’accompagne d’un plus fort recours à l’intérim. L’investissement redémarre après deux années de pause.

Sommaire

Publication

En 2011, l’activité industrielle bas-normande s’est consolidée. Toutes branches confondues, les chiffres d’affaires progressent de + 7,4 % (pour les seules entreprises dont le siège social est en Basse-Normandie), après + 7,8 % en 2010. Les piliers de l’industrie bas-normande, durement éprouvés par la crise de 2008-2009, poursuivent sur la lancée de la reprise de 2010. Ainsi, la fabrication d’équipements électriques bat son plein, avec un chiffre d’affaires qui bondit de 19 %. L’automobile croît de 9,4 %, profitant surtout à la carrosserie industrielle, spécialité de la Manche. De leur côté, les équipementiers automobile ont trouvé de nombreux débouchés à l’exportation. Au total, le chiffre d’affaires de ce secteur progresse de 3,4 %. L’industrie agroalimentaire a elle aussi accru son activité. Les prix de vente industriels étant de plus orientés à la hausse, en répercussion de l’augmentation des prix agricoles, les chiffres d’affaires ont progressé vigoureusement : + 14,3 % dans l’industrie de la viande et + 12,1 % dans l’industrie laitière (respectivement + 6,4 % et + 6,0 % en France).

D’autres branches, où plusieurs entreprises sont en restructuration, ne bénéficient pas de cette forte croissance. L’électronique ralentit, après le rebond de 2010 (+ 1,7 % en 2011 contre + 10,3 % en 2010). L’industrie pharmaceutique progresse à petits pas, comme en 2010 (+ 1,6 % en 2011 contre + 2 % en 2010). L’industrie du bois, du papier, et l’imprimerie reculent même (- 0,8 %).

Pause dans les suppressions d’emplois

Après la récession de 2008 et 2009, les carnets de commande se sont reconstitués en 2010 et sont restés à des niveaux acceptables. Les niveaux de stocks étant jugés peu élevés, l’affermissement de la demande a encouragé les industriels à stopper la réduction des effectifs permanents, d’autant que la coupe dans les effectifs avait été sévère en 2009. Les effectifs ont même augmenté dans des branches comme l’automobile et la métallurgie. Certains grands établissements du secteur de l’automobile ont étoffé leur volant d’intérimaires, mais il s’agit plutôt de cas particuliers.

Les industriels ont jugé prioritaire la relance des programmes d’investissements. Il est vrai que la chute des investissements en 2009 et 2010 imposait un rattrapage rapide, pour empêcher le vieillissement prématuré de l’appareil productif alors que la demande se maintenait. La progression est estimée à + 9,6 % en moyenne en 2011, avec une pointe à + 25,6 % dans l’automobile, où l’investissement avait été quasiment gelé dans les grandes entreprises en 2010. L’investissement dans l’électronique et les équipements électriques est également reparti à la hausse, tiré par quelques grandes entreprises.

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Profitabilité en hausse

Les industriels ont accompagné la reprise en maîtrisant les coûts, dans un contexte de stabilisation des cours des matières premières. Du coup, la rentabilité d’exploitation s’est plutôt améliorée, un tiers des chefs d’entreprise faisant état d’une amélioration des marges, et moins d’un quart signalant une dégradation. Dans l’automobile, 70 % des industriels interrogés par la Banque de France estiment que leur rentabilité est restée stable ou s’est améliorée. Dans les équipements électriques et électroniques, la proportion atteint 80 %.

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Méthode

Cet article a été rédigé à partir, d’une part, des estimations d’emploi calculées par l’Insee et, d’autre part, des résultats de l’enquête annuelle de conjoncture dans l’industrie, le bâtiment, les transports et les services aux entreprises réalisée par la Banque de France. Pour les secteurs de l’industrie, 536 entreprises et établissements ont été interrogés par la Banque de France, représentant 66 % des emplois salariés industriels bas-normands.

Dans l’enquête de la Banque de France, les évolutions des chiffres d’affaires et des marges brutes ne concernent que les entreprises dont le siège social est situé en Basse-Normandie. L’évolution de l’investissement concerne en revanche l’ensemble des établissements situés dans la région.

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