Date de mise à jour : 31/05/2013
Thierry PASCAL et Dominique MONTAGNE, Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Auvergne
En 2012, la baisse du marché automobile amorcée deux ans plus tôt se poursuit. Le nombre d'immatriculations chute plus lourdement en Auvergne qu'en métropole.
L'activité aéroportuaire auvergnate enregistre un recul de fréquentation, a contrario de la situation nationale. Compte tenu de la situation économique, les entreprises ont également moins eu recours aux services de transport routier.
La diminution des immatriculations, amorcée en 2010 et confirmée l'année suivante, s'intensifie en 2012. L'arrêt de tous systèmes de soutien, combiné à la crise économique, accentue le repli du marché automobile. 32 360 voitures particulières neuves ont été immatriculées en Auvergne, soit 17,6 % de moins qu'en 2011. Le nombre des immatriculations n'a jamais été aussi bas depuis 2006 dans la région. Le repli est légèrement plus faible en métropole (− 14,1 %). Tous les départements auvergnats suivent la tendance régionale, l'Allier (− 20,3 %) et la Haute-Loire (− 18,4 %) subissant les plus fortes baisses.
Le marché auvergnat du véhicule utilitaire léger neuf (poids inférieur à 3,5 tonnes), déjà orienté à la baisse en 2011 alors qu'il progressait nationalement, diminue plus encore cette année. Avec 7 268 immatriculations, il résiste cependant mieux qu'au plan national (− 4,9 % contre − 10,6 %) grâce à une augmentation des immatriculations dans le Puy-de-Dôme (+ 4,7 %). Les immatriculations reculent dans les trois autres départements auvergnats.
| Véhicules particuliers | Véhicules utilitaires légers (1) | Véhicules industriels à moteur (2) | Ensemble immatriculations (3) | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2012 (nombre) | Évolution 2012/2011 (en %) | 2012 (nombre) | Évolution 2012/2011 (en %) | 2012 (nombre) | Évolution 2012/2011 (en %) | 2012 (nombre) | Évolution 2012/2011 (en %) | |
| Note : données brutes. (1) : camionnettes et véhicules automoteurs spécialisés <= 3,5 t de PTAC. (2) : camions, véhicules automoteurs spécialisés > 3,5 t de PTAC et tracteurs routiers. (3) : y compris immatriculations de transports en commun. | ||||||||
| Source : SOeS, SIDIV. | ||||||||
| Allier | 8 029 | -20,3 | 1 507 | -13,2 | 261 | -4,7 | 9 810 | -18,8 |
| Cantal | 3 620 | -16,4 | 769 | -12,4 | 221 | 25,6 | 4 620 | -14,3 |
| Haute-Loire | 4 872 | -18,4 | 1 071 | -16,4 | 288 | -10,6 | 6 245 | -18,2 |
| Puy-de-Dôme | 15 839 | -16,2 | 3 921 | 4,7 | 495 | -8,2 | 20 313 | -12,5 |
| Auvergne | 32 360 | -17,6 | 7 268 | -4,9 | 1 265 | -3,5 | 40 988 | -15,2 |
| France métropolitaine | 1 857 013 | -14,1 | 380 254 | -10,6 | 45 631 | -7,7 | 2 288 974 | -13,4 |
Après un rebond l'année précédente, les immatriculations de véhicules industriels (poids supérieur à 3,5 tonnes) reculent de 3,5 % en 2012, soit moins fortement qu'en moyenne nationale (− 7,7 %). Dans le Cantal, ces immatriculations ont été plus nombreuses qu'en 20111 .
(1) Cette croissance, en opposition avec l'évolution observée dans les trois autres départements, doit cependant être considérée avec prudence compte tenu de la faiblesse des volumes enregistrés.
En 2012, le nombre de passagers est en repli dans l'ensemble des six aéroports de la région (419 800 voyageurs ; − 3,2 %) alors qu'il progresse en France métropolitaine (+ 3,0 %). Le trafic des voyageurs en transit en Auvergne connaît une légère hausse (+ 3,3 %). À l'inverse, celui des autres passagers commençant ou terminant leur voyage dans un aéroport auvergnat est en sensible baisse. Ainsi, le nombre de voyageurs diminue de 2,7 % sur les lignes nationales et de 8,0 % sur les lignes internationales. Concentrant plus de 90 % des passagers auvergnats, l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne enregistre une baisse de fréquentation de 3,3 %. L'activité de celui d'Aurillac-Tronquières (6,3 % des passagers) est stable (+ 0,1 %).
| en % | |||||
| Auvergne | France métropolitaine | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Passagers 2012 (nombre) | Évolution annuelle | Évolution annuelle | |||
| /// : absence de donnée due à la nature des choses. Note : données brutes. | |||||
| Source : Union des aéroports français. | |||||
| Lignes nationales | 364 337 | -2,7 | 2,4 | ||
| Lignes internationales | 45 652 | -8,0 | 3,4 | ||
| Transit | 9 811 | 3,3 | -6,2 | ||
| Total | 419 800 | -3,2 | 3,0 | ||
| dont lignes à bas coût (low cost) | 0 | /// | 9,5 | ||
| Part des lignes à bas coût (low cost) (en %) | 0,0 | /// | /// | ||
Avec 12 564 mouvements enregistrés en 2012, les mouvements d'avions commerciaux (transport de voyageurs) diminuent de 5,2 % par rapport à l'année précédente. Cette baisse atteint 6,4 % pour l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne qui concentre 84 % des mouvements de la région.
En 2012, l'Auvergne enregistre le plus faible nombre de mouvements aériens tous modes confondus (commerciaux et non-commerciaux) depuis 2008. Au nombre de 86 218, ils sont en recul de 9,9 % par rapport à 2011.
Les évolutions sont cependant contrastées selon les aéroports. La forte diminution de l'ensemble des mouvements sur l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne (− 23,6 %) est principalement le fait des mouvements non commerciaux, qui baissent presque d'un tiers. L'aéroport d'Aurillac-Tronquières affiche un repli moins marqué (− 7,6 %) et retrouve même son niveau d'activité de 2008, avec 12 819 mouvements. À l'inverse, après deux années de baisse, les mouvements sur l'aéroport du Puy-en-Velay-Loudes (9 326), issus principalement des mouvements non commerciaux, progressent de 50 %.
Après avoir fortement régressé au cours de l'année 2011 (− 33,5 %), l'activité fret (transport de marchandises) de l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne renoue avec la croissance. Ainsi, 2 358 tonnes ont été transportées, soit un tonnage qui a plus que doublé par rapport à l'année précédente.
En 2012, le transport de marchandises par la route en Auvergne baisse de 2,7 %. Cette diminution est imputable à une contraction des échanges de marchandises à l'intérieur de la région (1 141 millions de tonnes-kilomètres transportés, − 14,1 %). En effet, les flux entrants et sortants restent stables, avec respectivement 3 138,9 et 2 961,7 millions de tonnes-kilomètres. Le repli du transport de marchandises dans la région est cependant moindre qu'à l'échelle métropolitaine (− 7,9 %).
| en % | |||
| 2012 (p) (millions de Tonnes- Kilomètres transportés) | Évolution annuelle | ||
|---|---|---|---|
| p : données provisoires. Champ : France métropolitaine hors Corse. Données hors transport international. | |||
| Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises. | |||
| Auvergne | |||
| Entrées dans la région | 3 138,9 | -0,6 | |
| Sorties de la région | 2 961,7 | 0,1 | |
| Intérieur de la région | 1 141,0 | -14,1 | |
| Total | 7 241,5 | -2,7 | |
| France métropolitaine | 254 621,1 | -7,9 | |
On entend par passagers commerciaux les passagers voyageant sur des aéronefs exploités à des fins commerciales. C'est-à-dire :
Le fret aérien désigne les marchandises transportées contre rémunération d'un aéroport à un autre par une compagnie aérienne, à l'exception de la poste. La lettre de transport aérien (LTA), titre de transport de la marchandise, autorise cette opération.
On entend par mouvements d'avions commerciaux, les mouvements d'appareils effectuant du transport public et exploités par des entreprises autorisées à cet effet (compagnies aériennes, entreprises d'avions taxis).
Les mouvements d'avions non commerciaux englobent l'ensemble des autres mouvements. Ce sont principalement les mouvements d'avions appartenant à des aéro-clubs ou à des particuliers ou sociétés, non autorisés à effectuer du transport public. Il s'y ajoute, conformément à la nomenclature du bulletin de statistiques de la Direction Générale de l'Aviation Civile, des avions effectuant du travail aérien, des avions de compagnies aériennes faisant des vols d'entraînement, ainsi que des avions appartenant à une administration de l'État, notamment le ministère de la Défense.
Avertissement : Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.