Alain Batifoulier, Insee Auvergne
En Auvergne, le taux de chômage enregistré à la fin du 2e trimestre 2011 s'établit en données corrigées des variations saisonnières à 8,2 % de la population active, soit 0,1 point de moins qu'au trimestre précédent.
À l'échelon métropolitain, le taux est plus élevé (9,1 %). Il enregistre une baisse trimestrielle identique à celle relevée dans la région.
Sur un an, le taux de chômage s'est réduit un peu plus en Auvergne qu'au niveau national : − 0,3 point contre − 0,2 point.
Dans l'Allier, le taux de chômage du 2e trimestre atteint 9,6 % de la population active, en léger recul par rapport à celui du trimestre précédent (− 0,1 point). Sur un an, la baisse s'établit à 0,2 point.
Le taux de chômage cantalien (5,9 %) enregistre une baisse de 0,1 point par rapport à celui du 1er trimestre 2011. Cependant, sur un an, il augmente de 0,1 point.
En Haute-Loire, le taux de chômage se situe à 7,2 %, soit 0,1 point de moins qu'au 1er trimestre et − 0,2 point par rapport à celui du 2e trimestre 2010.
Dans le Puy-de-Dôme enfin, le taux de chômage est le même qu'au trimestre précédent (8,4 %). L'évolution sur un an est équivalente à celle enregistrée au niveau régional (− 0,3 point ).
| en % | |||||
| 2010 | 2011 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 2e trimestre | 3e trimestre | 4e trimestre | 1er trimestre | 2e trimestre * | |
| * Données provisoires | |||||
| Source : Insee, Taux de chômage localisés | |||||
| Allier | 9,8 | 9,9 | 9,7 | 9,7 | 9,6 |
| Cantal | 5,8 | 5,9 | 5,8 | 6,0 | 5,9 |
| Haute-Loire | 7,4 | 7,4 | 7,3 | 7,3 | 7,2 |
| Puy-de-Dôme | 8,7 | 8,8 | 8,5 | 8,4 | 8,4 |
| Auvergne | 8,5 | 8,5 | 8,3 | 8,3 | 8,2 |
| France métropolitaine | 9,3 | 9,3 | 9,3 | 9,2 | 9,1 |
La méthode d'estimation des taux de chômage localisés repose sur l'estimation d'une part du chômage départemental (numérateur) et, d'autre part, de la population active occupée (dénominateur).
Le chômage départemental est obtenu par ventilation du chômage (France métropolitaine) à l'aide de la structure géographique observée dans les DEFM à chaque trimestre. Chaque série départementale ainsi obtenue est ensuite désaisonnalisée (corrigée des variations saisonnières). La population active occupée départementale s'appuie quant à elle sur les estimations d'emploi au lieu de résidence par département au 31 décembre de chaque année.Ces dernières sont trimestrialisées à l'aide des évolutions trimestrielles de l'emploi observées à partir des déclarations aux Urssaf.
Le taux de chômage localisé est finalement calculé en rapportant le nombre de chômeurs à la population active (somme du nombre de chômeurs et des actifs occupés) ainsi estimés.

Insee Auvergne Repères n° 15
octobre 2011