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Population légale 2008 - Cantal

Vincent Vallès, Insee

Le Cantal compte 148 737 habitants au 1er janvier 2008. Depuis 1999, ce nombre diminue en moyenne chaque année de 0,2 %. Il fait partie des neuf départements métropolitains qui perdent de la population sur la période récente. Cette baisse contraste avec la hausse annuelle constatée en France métropolitaine (+ 0,7 %) et en Auvergne (+ 0,3 %). En 2008 le Cantal est le 93e département français métropolitain par son dynamisme démographique et le 91e par sa population.

Population du Cantal aux recensements

La baisse de population qui marque le département depuis le début du XXe siècle n'est pas enrayée mais elle est néanmoins fortement ralentie. De 1982 à 1999 le Cantal perdait chaque année 0,6 % de sa population, soit une baisse trois fois plus importante que celle constatée entre 1999 et 2008. Cette évolution démographique moins défavorable est uniquement due à un net regain d'attractivité. De 1999 à 2008, le solde migratoire apparent a fortement progressé, à l'image de tous les départements du sud de la France. Après cinq décennies de déficit migratoire continu le Cantal est devenu attractif. Depuis 1999, les personnes venant s'y installer sont plus nombreuses que celles qui en partent. L'excédent migratoire annuel est estimé à près de 270 personnes. De 1990 à 1999, les mouvements entre les entrées et sorties induisaient chaque année une diminution de 330 habitants. Toutefois, ce constat favorable doit être nuancé. Les mouvements migratoires du département se caractérisent toujours par des arrivées de personnes proches de la retraite et par un net déficit de jeunes entre 18 et 25 ans.

Ainsi, les mouvements migratoires tendent à accentuer le vieillissement de la population et donc, à terme, le déficit naturel. Dans le Cantal, comme dans l'Allier contrairement à la moyenne régionale, le fort déficit naturel ne se résorbe pas. Ainsi, de 1999 à 2008, l'excédent des décès sur les naissances a entraîné une baisse annuelle de près de 500 personnes. Il engendre actuellement une diminution annuelle de population de l'ordre de 0,3 %, contre 0,4 % entre 1990 et 1999. En 2008, avec une densité de population de 26 habitants au km², soit moins du quart de la densité française, le Cantal est le cinquième département français le moins dense. Depuis 1962 il a perdu près de 4 habitants au km² alors que la densité auvergnate et métropolitaine a crû respectivement de 3 et 29 habitants au km².

Population et densité en 2008
Population 2008 Densité 2008 (hab/km2) Variation de densité 1999-2008 (hab/km2)
Source : Insee, Recensements de la population
Cantal 148 737 26,0 - 0,4
Espace à dominante urbaine 57 280 96,8 + 0,8
Pôles urbains 34 605 452,8 - 19,5
Couronnes périurbaines 22 675 44,0 + 3,8
Espace à dominante rurale 91 457 17,8 - 0,5
Aires d'emploi 17 511 53,2 + 0,3
Autres communes 73 946 15,4 - 0,5
Variation de population
Variation annuelle de la population Taux de variation annuel dû au
Absolue Relative (en %) Solde naturel Solde migratoire apparent
1999-2008 1999-2008 1990-1999 1999-2008 1999-2008
Source : Insee, Recensements de la population
Cantal - 227 - 0,2 - 0,6 - 0,3 + 0,1
Espace à dominante urbaine + 50 + 0,1 0,0 + 0,1 0,0
Pôles urbains - 166 - 0,5 + 0,0 + 0,0 - 0,5
Couronnes périurbaines + 216 + 1,0 - 0,1 + 0,2 + 0,8
Espace à dominante rurale - 277 - 0,3 - 0,9 - 0,6 + 0,3
Aires d'emploi + 13 + 0,1 - 0,7 - 0,2 + 0,3
Autres communes - 290 - 0,4 - 0,9 - 0,7 + 0,3

Comme sur le reste du territoire régional, les communes périurbaines autour de l'agglomération aurillacoise tirent profit du desserrement urbain et enregistrent les plus fortes hausses de population. Entre 1999 et 2008, les 28 communes formant la couronne périurbaine aurillacoise connaissent toutes une nette amélioration de leur dynamisme démographique. Sur la période , leur taux de croissance annuel (+ 1,0 % soit 207 habitants) contraste fortement avec la baisse observée entre 1990 et 1999 (− 0,1 %). Cette augmentation suffit à compenser la baisse d'Aurillac. De 1999 à 2008 la capitale cantalienne a perdu annuellement 0,7 % de sa population. Cette décroissance est similaire à celle constatée dans les villes de même importance du centre de la France. Dès lors le dynamisme démographique de la communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac (54 027 habitants en 2008) s'améliore. Elle affiche une hausse annuelle de 0,1 % entre 1999 et 2008, alors que sa population était stable de 1990 à 1999. Il en est de même dans le sud du bassin d'Aurillac.

Depuis 1999, les communautés de communes du Pays de Maurs, du Pays de Montsalvy ou de la Cère et Rance en Châtaigneraie connaissent une progression démographique sans rapport avec les baisses enregistrées les vingt années précédentes. La population du Pays d'Aurillac (80 361 habitants en 2008), augmente annuellement de 0,1 % depuis 1999, alors qu'elle était en baisse de 1990 à 1999 (− 0,2 %). À l'est du département, la communauté de communes du Pays de Saint-Flour et celle de la Planèze profitent de l'ouverture apportée par le développement de l'A75 pour retrouver elles aussi une croissance démographique qu'elles avaient perdue depuis le milieu des années soixante-dix. Dans le Pays de Saint-Flour Haute Auvergne (37 936 habitants) le rythme de la baisse s'est fortement réduit − 0,3 % entre 1999 et 2008 contre − 1,0 % de 1990 à 1999.

Le renouveau démographique d'une partie de l'espace rural ne doit cependant pas masquer la faiblesse des zones de montagne. Au nord du département les zones de massifs restent en retrait de la croissance. La structure de Pays Haut-Cantal Dordogne (33 634 habitants) affiche une baisse de population, − 0,6 % annuellement de 1999 à 2008, encore proche de celle constatée au cours des dix années précédentes (− 0,8 %).

Variation annuelle moyenne de la population ... Densité de population 2008

Insee Auvergne Repères n° 3 - Janvier 2011

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