Aller au contenu

Aller au menu principal

Liens transversaux haut

Perspectives démographiques et de résidences principales en Languedoc-Roussillon à l’horizon 2030

Bernard Canonéro, Jean-Claude Gidrol - Insee

Résumé

Le Languedoc-Roussillon est une des régions françaises où la croissance démographique est la plus forte. Entre 1999 et 2010, la région compte en moyenne 31 000 habitants supplémentaires chaque année, soit + 1,3 % pour + 0,6 % en France métropolitaine. Si les tendances démographiques passées se prolongeaient, faire face aux besoins potentiels en logements de ces nouvelles populations constituerait un des enjeux pour la région. En effet, face à des prix de l’immobilier qui connaissent une hausse continue depuis 2000, les ménages du Languedoc-Roussillon disposent de revenus inférieurs au niveau national. Pour accéder à un logement adapté à leurs besoins, une grande majorité d’entre eux s’éloigne de plus en plus des pôles urbains. Ils allongent ainsi leurs trajets domicile-travail. Dans un tel contexte, si la démographie suit les tendances passées, proposer une offre foncière en matière de logements mais aussi de transports et d’équipements, diversifiée et adaptée à chaque territoire, aires urbaines ou zones entre les aires urbaines constitue un enjeu pour l’Établissement Public Foncier du Languedoc-Roussillon.

Cette publication a été réalisée dans le cadre d'un partenariat entre la Direction régionale Languedoc-Roussillon de l'Insee et l’Établissement Public Foncier du Languedoc-Roussillon (EPF LR). Son objectif est d’apporter un éclairage sur les besoins en résidences principales à l’horizon 2030 et d’identifier les espaces à forte croissance démographique dans le cadre de la préparation du programme pluriannuel d'intervention 2014 - 2018 de l’EPF LR. Ont également été associés aux travaux la DREAL Languedoc-Roussillon, le conseil régional du Languedoc-Roussillon et les cabinets d'étude Adéquation et Foncéo.

Sommaire

Publication

Le Languedoc-Roussillon compte 2 636 400 habitants au 1er janvier 2010. C’est la région de métropole à la plus forte croissance démographique derrière la Corse : + 1,3 % par an en moyenne, soit 31 000 habitants supplémentaires chaque année entre 1999 et 2010. Davantage de personnes viennent s’installer dans la région, plus qu’il n’en part. Ces migrations interrégionales contribuent pour l’essentiel à la croissance démographique régionale (80 %), l’autre partie étant due au solde des naissances sur les décés.

Retour au sommaire

Une forte croissance démographique dans les aires urbaines et dans les zones inter aires urbaines

L’augmentation de population est plus importante dans la zone située à proximité de la bordure méditerranéenne, le long de l’autoroute A9 (carte 1). Le dynamisme démographique des grandes aires urbaines (cf. définition) s’étend aux territoires qui les séparent, appelées zones inter aires urbaines : autour de Narbonne, entre Béziers et Montpellier, entre Montpellier et Nîmes ainsi que, dans une moindre mesure, dans la partie est du Gard (cf. encadré « zonage spécifique de l’étude… »). Si les grands pôles urbains demeurent attractifs, de nombreux ménages font le choix de s’en éloigner.

Carte 1 : Évolution de population entre 1999 et 2010 en Languedoc-Roussillon

Accès au tableau de données associé à la carte 1



Les aires urbaines, qui représentent deux tiers de la population régionale, enregistrent deux tiers de son augmentation : + 20 200 habitants par an en moyenne, alors qu’elles occupent un quart de la superficie régionale (tableau 1). L’augmentation de population se fait à un rythme plus fort dans les couronnes périurbaines que dans les villes-centre. Montpellier, capitale régionale, constitue la principale exception : la ville de Montpellier a connu une croissance comparable à sa périphérie (tableau 2). Ce phénomène d’étalement urbain dépasse les frontières des aires urbaines. Rapportée à la population déjà présente, l’augmentation a été plus forte en rythme dans les zones inter aires urbaines, + 1,8 % par an en moyenne entre 1999 et 2010. Dans l’arrière-pays, la population croît plus modérément avec + 0,7 % par an en moyenne, augmentation comparable à la moyenne métropolitaine.

Tableau 1 - Evolution de la population du Languedoc-Roussilon entre 1999 et 2010
Un quart de la superficie et deux-tiers de l'augmentation de population dans les aires urbaines
unités : effectif et %
Population Population Evolution annuelle 1999-2010 Part de la
1999 2010 % Effectif superficie (%)
Source : Insee, Recensements de population 1999 et 2010

Les aires urbaines: 1 530 600 1 752 700 + 1,2 + 20 200 24,5
Montpellier, Perpignan, Nîmes, Béziers, Alès, Carcassonne, Narbonne, Sète, Saint-Cyprien, partie Gardoise de l'aire urbaine d'Avignon et la partie audoise de celle de Toulouse
Les zones inter aires urbaines: 412 300 501 900 + 1,8 + 8 100 19,2
Autour de Narbonne, entre Montpellier et Béziers, entre Montpellier et Nîmes, Gard est
L'arrière-pays : 352 700 381 800 + 0,7 + 2 700 56,3
Autour de Carcassonne, Hauts-Cantons, Lozère-Cévennes gardoises, reste des Pyrénées-Orientales
Languedoc-Roussillon 2 295 600 2 636 400 + 1,3 + 31 000 100
Tableau 2 - Évolution annuelle de population entre 1999 et 2010 dans les aires urbaines du Languedoc-Roussillon
La population a augmenté moins fortement dans les villes-centre que dans leur aire urbaine
unité : %
Aire urbaine Ville-centre
Source : Insee, Recensements de population 1999 et 2010


Montpellier + 1,3 + 1,2
Perpignan + 1,3 + 1,0
Nîmes + 1,1 + 0,6
Béziers + 1,2 + 0,2
Alès + 1,0 + 0,4
Carcassonne + 1,0 + 0,7
Narbonne + 1,3 + 0,8
Sète + 1,4 + 0,7
Saint-Cyprien + 1,2 + 1,8

Retour au sommaire

Une hausse continue des prix de l’immobilier depuis 2000, puis une inflexion à partir de 2008

Cette croissance démographique, alimente la demande en logement. Parallèlement, depuis 2000, la région a connu une augmentation quasi-ininterrompue des prix au m² des terrains à bâtir, de 51 euros par m² en 2000 à 166 euros en 2010 (DREAL Languedoc-Roussillon, 2012). Une légère baisse en 2009 a été compensée dès l’année suivante. L’augmentation a été plus forte en zone périurbaine, mais les prix restent inférieurs à ceux des grandes villes du littoral régional, et plus généralement ceux des aires urbaines. Le niveau des prix a contribué à orienter les acquéreurs vers des terrains plus petits. Ainsi, dans la région, le prix moyen des terrains vendus a baissé depuis 2008, passant de 126 000 euros en moyenne par parcelle en 2008 à 114 000 en 2010 (DREAL Languedoc-Roussillon, 2012). Pour les logements individuels, l’augmentation plus forte des prix des logements neufs en Languedoc-Roussillon qu’en France jusqu’en 2008, a eu pour conséquence un niveau de prix moyen régional proche du national. Le prix moyen des logements individuels a triplé entre 1999 et 2008 et le prix du m² dans les logements collectifs languedociens a augmenté de + 85 % (graphiques 1 et 2). Depuis 2008, l’augmentation du prix des logements collectifs a repris un cours plus modéré, comparativement au national. Quant aux logements individuels neufs, leur prix a stagné voire baissé, probablement en lien avec la réduction de la taille des terrains vendus.

Graph 1 : Évolution des prix/m² des logements
 collectifs commercialisés à la vente en neuf
 en Languedoc-Roussillon et en France

Graph 2 : Évolution des prix moyens des logements
 individuels commercialisés à la vente en neuf en
 Languedoc-Roussillon et en France

Retour au sommaire

Un niveau de revenu des ménages relativement bas dans la région

Alors que les prix de l’immobilier sont en progression et rattrapent les niveaux moyens nationaux, le niveau de revenu des ménages est relativement bas en Languedoc-Roussillon, avec un revenu fiscal médian par unité de consommation (cf. définition). égal à 16 900 € en 2010. Il est inférieur de 7,4 % à celui de France de province (18 300 €) et de 9,8 % au niveau global national (18 750 €). Dans la région, à l’exception de l’aire urbaine de Montpellier (revenu fiscal médian par unité de consommation de 19 200 €) et des parties languedociennes des aires urbaines de Toulouse et d’Avignon, le revenu médian est inférieur à celui de France de province sur chacune des autres zones de l’étude. Ont un niveau de revenu médian comparable à celui de la région : à l’est, l’aire urbaine de Sète, ainsi que celle de Nîmes et des deux zones inter aires urbaines qui la jouxtent ; à l’ouest, les aires urbaines de Carcassonne et de Saint-Cyprien. C’est dans l’ouest de la région que se trouvent les zones à plus faible revenu médian : autour de Carcassonne, autour de Narbonne et dans les Hauts- cantons (carte 2).

Carte 2 : Revenu fiscal médian par unité de consommation en 2010

Entre 2002 et 2010, les zones inter aires urbaines ont bénéficié d’une augmentation relative plus importante de leur niveau de revenu fiscal médian, comblant ainsi une partie du retard avec les aires urbaines voisines (carte 3). Le revenu fiscal des ménages a augmenté plus fortement dans les zones inter aires urbaines en bordure de la Méditerranée, zones où la croissance de population est particulièrement importante : autour de Narbonne, entre Montpellier et Béziers y compris l’aire urbaine de Sète, entre Montpellier et Nîmes ainsi que dans la zone Gard-est. Le revenu fiscal médian en euros constants a augmenté de plus de 1 % par an dans ces zones.

Carte 3 : Évolution du revenu fiscal médian par unité de consommation entre 2002 et 2010 en euros constants

Dans la plupart des aires urbaines, l’augmentation de revenu entre 2002 et 2010 a été inférieure à + 0,8 % par an. Seules les aires urbaines de Narbonne, Perpignan et Saint-Cyprien font exception, avec une augmentation entre + 0,8 % et + 1 % par an. Dans l’ouest de la région, aire urbaine de Béziers comprise, le revenu a le plus faiblement augmenté, à l’exception du rattrapage autour de Narbonne. Enfin dans l’est de la région, le revenu est globalement plus fort, sauf dans l’aire urbaine d’Alès, et l’évolution est positive jusqu’en Lozère.
La faiblesse du revenu médian languedocien se conjugue avec les inégalités de revenus les plus fortes de France de province, notamment dans les aires urbaines de Nîmes et Béziers. Ainsi, le revenu plancher des 10 % des ménages les plus aisés est égal à sept fois le revenu plafond des 10 % des ménages les plus modestes, alors que le rapport est de un à cinq en France de province.

Avec l’augmentation des prix de l’immobilier, la part du budget consacrée au logement dans le budget des ménages a augmenté, surtout pour ceux au niveau de vie les plus bas, particulièrement nombreux en Languedoc-Roussillon. Au niveau national, un ménage sur deux consacre plus de 18,5 % de son revenu à son habitation principale. Ainsi défini, le taux d’effort médian (cf. définition). est particulièrement élevé pour les locataires du secteur privé et pour les accédants à la propriété. Les inégalités face au logement se sont creusées depuis 1996. La part du budget consacrée à l’habitation a augmenté plus fortement pour les ménages les plus modestes. Ainsi entre 1996 et 2010, le taux d’effort médian a gagné 0,9 point pour l’ensemble des ménages alors qu’il a progressé de 3,4 points pour le quart des ménages les plus modestes, passant de 20,2 % en 1996 à 23,6 % en 2010.
Entre 1999 et 2010, si les prix du foncier ainsi que les revenus des ménages ont globalement augmenté, en fin de période, sous l’effet de la crise, une inflexion des tendances a lieu depuis l’année 2008 : stabilisation, voire ralentissement des prix du foncier et détérioration des revenus pour les ménages les plus modestes qui ont subi une baisse de leur niveau de vie depuis 2008 (Rabier, 2013).

Retour au sommaire

Forte croissance démographique, hausse du prix du foncier et fortes disparités de revenu, s’accompagnent d’une intensification et d’un allongement des déplacements domicile-travail

La conjonction d’une forte croissance démographique, d’une hausse des prix et d’un faible revenu des ménages, s’accompagne d’un étalement urbain. Les ménages s’installent de plus en plus loin en périphérie des pôles urbains pour accéder à un logement d’une surface adaptée à leurs besoins, souvent en habitat individuel (Baccaïni et Sémécurbe, 2009). Par exemple, dans l’agglomération de Nîmes, les départs vers la périphérie de familles d’actifs occupés de moins de 45 ans ont été notables ces dix dernières années (Audric, 2013). Ces mobilités résidentielles, sur des distances courtes, sont en grande partie motivées par la recherche d’un logement répondant au mieux aux besoins du ménage en matière d’espace, de coût ou d’accès à la propriété, besoins évoluant au cours du cycle de vie. Ces personnes quittent le coeur de l’aire urbaine - la ville-centre et sa couronne proche - pour rejoindre sa périphérie. Mais la majorité continue à y travailler, augmentant la distance entre leur domicile et leur lieu de travail. Concernant l’agglomération de Montpellier, l'augmentation du prix du foncier et la diminution des surfaces disponibles ont encouragé la croissance démographique au-delà des frontières de l'Agglomération (Audric et Tasqué, 2012).

Ce phénomène de périurbanisation induit une consommation importante d’espace grignoté sur les terres agricoles ou espaces naturels et s’accompagne d’une intensification et d’un allongement des flux domicile-travail le long des axes de communication. En 2010, la majorité des actifs en emploi dans une aire urbaine résident toujours à moins de 10 km de la ville-centre. Mais, en une décennie, le nombre de déplacements au-delà de 10 km de la ville-centre a fortement progressé, constituant l’essentiel de l’augmentation du nombre de trajets domicile-travail entre 1999 et 2010. Les villes-centre de Béziers, Montpellier et Perpignan ont connu les plus fortes évolutions des navettes au-delà de leur aire urbaine respective entre 1999 et 2010. Pour les aires urbaines de Béziers et Perpignan, la part des navettes de 10 à 30 km représente respectivement 64 % et 57 % du nombre de navettes domicile-travail supplémentaires entre 1999 et2010. En revanche, pour l’aire de Montpellier, ces trajets, bien que nombreux, ne représentent que 30 % de l’augmentation du nombre de navettes domicile-travail.
Ainsi, pour les aires urbaines, les travailleurs résident toujours plus loin de leur lieu de travail. Les trajets de 10 à 30 km représentent 71 % des navettes domicile-travail supplémentaires entre 1999 et 2010 et les 30 à 50 km 26 % des navettes nouvelles à plus de 10 km de la ville-centre.

Permettre l’accès à un logement satisfaisant les besoins des ménages toujours plus nombreux dans la région, et limiter l’étalement urbain, pourraient vraisemblablement être un des objectifs principaux du programme pluriannuel d'intervention 2014-2018 de l’EPF LR.

Retour au sommaire

A l’horizon 2030, une moindre augmentation de la population régionale

Au cours des vingt prochaines années, si les comportements démographiques de migrations, de fécondité et d’espérance de vie observés jusqu’en 2010 se prolongeaient (cf. définition « Les projections de population et de ménages - Scénario central »), l’augmentation de la population régionale devrait être moins forte qu’au cours de la décennie passée. La région gagnerait en moyenne + 23 000 habitants par an entre 2010 et 2030, soit une augmentation annuelle de + 0,8 %. Le solde naturel deviendrait négatif au milieu de la décennie 2020.

Malgré ce ralentissement, le Languedoc-Roussillon garderait une démographie dynamique, comparativement à la hausse de + 0,4 % par an pour la France métropolitaine. Tous les territoires verraient leur population augmenter. Les plus fortes hausses relatives auraient lieu dans les trois zones inter aires urbaines situées le long des axes de communication et du littoral. Les augmentations y seraient supérieures à + 1 %, jusqu’à + 1,5 % dans la zone autour de Narbonne (carte 4). Les trois aires urbaines de Montpellier, Perpignan et Nîmes gagneraient en volume le plus d’habitants. Une augmentation, même à un rythme modéré sur ces trois aires urbaines, qui regroupent 42 % de la population régionale en 2010, entraînerait une hausse importante du nombre d’habitants. La croissance de population serait plus modeste dans les aires urbaines d’Alès et de Carcassonne, ainsi que dans la zone Lozère-Cévennes gardoises.

Carte 4 : Évolution annuelle de population entre 2010 et
 2030 en Languedoc-Roussillon selon le scénario central

Accès au tableau de données de la carte 4



Retour au sommaire

D’ici 2030, forte demande de résidences principales dans les aires urbaines et les zones inter aires urbaines

La vigueur démographique du territoire engendrerait un accroissement du nombre de ménages et donc par définition du nombre de résidences principales. Mais s’ajouterait également l’effet de « desserrement » des ménages, c’est-à-dire la baisse du nombre moyen de personnes dans chaque ménage, due à la fois au vieillissement de la population et aux évolutions des comportements de cohabitation, comme par exemple la vie en couple plus tardive des jeunes ou les séparations plus nombreuses.

Le rythme de croissance du nombre de résidences principales serait donc supérieur à celui de la population : + 16 000 résidences principales chaque année entre 2010 et 2030, soit une augmentation annuelle de + 1,2 % contre + 0,8 % pour la population. Par ailleurs, la croissance serait moins forte qu’entre 1999 et 2010, où elle était de + 1,8 % par an. Cependant, cette augmentation du nombre de résidences principales ne correspond pas forcément à un nombre de logements à construire. La rénovation et la réhabilitation, le passage de résidence secondaire en résidence principale peuvent aussi contribuer à répondre aux besoins de la population en habitation principale.

Les besoins futurs en logements commanderont l’effort en terme d’urbanisation et de construction. Dans les aires urbaines de Montpellier, de Perpignan et de Nîmes, le nombre de résidences principales supplémentaires s’élèverait chaque année à respectivement, + 3 100 logements, + 1 800 logements et + 1 300 logements entre 2010 et 2030 (carte 5). La demande serait également forte pour les territoires situés entre les aires urbaines de la région. Entre Montpellier et Béziers, entre Montpellier et Nîmes et autour de Narbonne, les besoins potentiels en résidences principales devraient être en forte croissance, avec un taux annuel d’augmentation de + 1,5 % à + 1,9 % entre 2010 et 2030. En volume, cela correspond à un nombre supplémentaire de résidences principales de + 1 100 par an pour la zone entre Montpellier et Béziers ainsi que pour celle entre Montpellier et Nîmes, et de + 700 autour de Narbonne.
Pour l’ensemble de ces trois zones inter aires urbaines les plus dynamiques, le nombre de résidences principales supplémentaires serait du même ordre que celui de l’aire urbaine de Montpellier (+ 3 100). Dans la zone Lozère-Cévennes gardoises et dans les aires urbaines d’Alès et de Carcassonne, l’augmentation resterait supérieure à la moyenne métropolitaine, + 1 % contre + 0,8 % par an, soit quelque 500 logements supplémentaires par an.

Carte 5 : Évolution annuelle du nombre de résidences
 principales entre 2010 et 2030 selon le scénario central

Accès au tableau de données de la carte 5



Retour au sommaire

Encadré : Zonage spécifique de l’étude pour élaborer des projections de population

Le zonage élaboré pour cette étude a pour base les aires urbaines (cf. définition).
Les neuf aires urbaines supérieures à 50 000 habitants en 2010 ont été retenues : Montpellier, Perpignan, Nîmes, Béziers, Alès, Carcassonne, Narbonne, Sète et Saint-Cyprien. Les aires urbaines de Lunel, Bagnols-sur-Cèze et Beaucaire ont été intégrées à d’autres zones pour permettre les projections de population, valides uniquement sur des territoires de population supérieure à 50 000 habitants. La partie audoise de l’aire urbaine de Toulouse et la partie gardoise de l’aire urbaine d’Avignon ont été conservées en tant qu’aires urbaines pour couvrir l’ensemble du territoire régional.

Ainsi, en dehors des neuf aires urbaines de plus de 50 000 habitants, le reste du territoire a été partagé en huit zones complémentaires situées entre ou autour des grandes aires urbaines. Chacune a été définie comme étant homogène en matière d’augmentation de population. Les plus dynamiques sont situées, à proximité du littoral ou sur les grands axes de communication, entre les grandes aires urbaines ou autour de celles-ci. Il s’agit des zones inter aires urbaines : Autour de Narbonne, entre Montpellier et Béziers, entre Montpellier et Nîmes-Lunel, zone Gard est. Les autres, qualifiées d’arrière-pays, sont plus en retrait du littoral et moins dynamiques d’un point de vue démographique : Hauts-Cantons, autour de Carcassonne, partie complémentaire des Pyrénées-Orientales, Lozère-Cévennes gardoises.

Carte 6 : Zonage spécifique de l’étude pour élaborer
 des projections de population

Retour au sommaire