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Zone de montagne touristique pyrénéenne : 1 emploi salarié sur 6 est touristique

Thierry GUILLAUME (Insee Midi-Pyrénées) avec la collaboration d'Isabelle Dioum (Insee Languedoc-Roussillon)

Résumé

En 2009, dans la zone de montagne touristique pyrénéenne, les emplois salariés générés par le tourisme représentent 16 % de l’emploi salarié total, soit 8 600 emplois en moyenne annuelle. Cette part place la zone derrière les Alpes mais devant les autres montagnes métropolitaines. Près des deux tiers de ces emplois sont situés dans les stations. Le territoire se caractérise par un volume relativement important d'emplois touristiques dans les thermes et le commerce alimentaire, et plus en été qu'en hiver. Moins d’un tiers des emplois sont occupés par des saisonniers. La majorité d'entre eux enchaîne plusieurs contrats et un sur six gagne plus d’un smic annuel.

Sommaire

Publication

Sur les 1 182 communes appartenant au « massif des Pyrénées » tel qu’il est défini dans le décret de 2004 relatif à la délimitation des massifs, la zone d’observation de la Confédération Pyrénéenne du Tourisme comprend 630 communes réparties sur trois régions, Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, et six départements recouverts partiellement par les Pyrénées. Cet espace, dénommé « zone de montagne touristique pyrénéenne », est caractérisé par la fréquentation d’une clientèle touristique spécifiquement en quête d’un environnement de montagne. De ce fait, il exclut Lourdes fréquentée essentiellement pour ses pélerinages, ainsi que les communes littorales. Ce territoire est composé de 106 communes situées en « stations » et de 524 « hors stations ». La zone « stations » regroupe les stations de sports d’hiver et les communes situées à proximité abritant certains hébergements touristiques liés à la station. La zone « hors stations » est caractérisée par une fréquentation qui n’est pas directement liée à la proximité d’une station de sports d’hiver.




Carte 1 : De nombreux emplois touristiques dans les stations pyrénéennes




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Un emploi salarié sur six lié au tourisme

Dans la zone de montagne touristique pyrénéenne, les hôtels et les campings représentent les deux-tiers de la capacité d’accueil (en places-lits) de l’hébergement marchand. Lors des saisons d’hiver 2008-2009 et d’été 2009, ils ont généré près d’un million de séjours, soit trois millions de nuitées. Cette affluence a des retombées économiques, notamment en termes d’emploi. Ainsi, dans les établissements relevant d’une activité considérée comme touristique et fournissant directement des biens et services aux touristes, les emplois salariés touristiques représentent 16 % de l'emploi salarié total de la zone en 2009, soit 8 600 emplois en moyenne annuelle. Ce poids est inférieur à celui observé dans les Alpes (20 %) mais largement supérieur à celui des autres montagnes métropolitaines (Vosges, Jura et Massif central avec respectivement 9 %, 8 % et 5 %).

L'emploi salarié lié au tourisme représente 16 % de l'emploi salarié total Nombre et poids de l'emploi touristique dans l'emploi total selon le type d'espace
Emploi salarié total Emploi salarié touristique Poids de l'emploi touristique dans l'emploi salarié total Emploi salarié touristique
Moyenne annuelle % Moyenne juillet-août Moyenne février-mars
Source : Insee - Déclarations annuelles de données sociales (DADS) 2009




Zone de montagne touristique pyrénéenne 54 500 8 600 15,7 10 700 9 600
- Stations 18 800 5 600 29,5 6 300 7 100
- Hors-stations 35 700 3 000 8,5 4 400 2 500
Montagne Haute-Pyrénées 13 100 3 400 25,5 3 900 4 100
Montagne Haute-Garonne 3 500 800 23,1 1 100 800
Montagne Pyrénées-Orientales 7 300 1 600 22,0 2 000 1 900
MontagneAriège 11 700 1 300 11,1 1 700 1 400
Montagne Aude 2 800 200 8,3 300 200
Montagne Pyrénées-Atlantiques 16 100 1 300 8,0 1 700 1 200

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Un impact fort dans les Hautes-Pyrénées

Pour deux départements sur les six couverts par la zone de montagne touristique pyrénéenne, la montagne est à l’origine d’au moins la moitié des emplois salariés touristiques (56 % en Ariège et 50 % dans les Hautes-Pyrénées). Son impact est plus limité dans les autres départements : 14 % des emplois salariés touristiques sont situés dans cette zone de montagne dans les Pyrénées-Orientales, 9 % dans les Pyrénées-Atlantiques, 4 % en Haute-Garonne, en raison du volume important d’emplois touristiques autour de l’agglomération toulousaine, et 3 % seulement dans l’Aude du fait de l’impact fort du tourisme littoral et de la Cité de Carcassonne.

Mais à l’échelle infradépartementale, le poids du tourisme dans l’emploi salarié total peut être important : il varie ainsi de 8 % dans la zone de montagne des départements des Pyrénées-Atlantiques et de l’Aude à 26 % dans celle des Hautes-Pyrénées. Il est de 11 % en Ariège en raison d’une plus grande diversité des activités.

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Un poids plus important en station…

Dans la zone de montagne touristique pyrénéenne, les communes situées en station concentrent 65 % de l’emploi salarié touristique total, contre 85 % dans les Alpes. Les emplois liés aux activités touristiques représentent 30 % des emplois salariés dans les stations, contre seulement 8 % en montagne hors stations. En stations, leur poids est néanmoins plus faible que dans les Alpes (40 %). À l’inverse, en montagne hors station, il est plus important que dans les Alpes (5 %). Les stations de la montagne touristique pyrénéenne offrent trois hébergements touristiques (chambres d’hôtels, appartements dans les résidences de tourisme, résidences secondaires, emplacements de camping…) pour une résidence principale, soit un peu moins que dans les Alpes (3,5). Cependant, en montagne hors stations, le ratio est plus fort dans les Pyrénées. L’offre en emplacements de campings est, quant à elle, plus développée sur le massif pyrénéen. Dans les départements, l’emploi touristique présent sur la zone de montagne est parfois très concentré dans les stations : 80 % de l’emploi salarié touristique total dans les Pyrénées-Orientales, 79 % en Haute-Garonne et 76 % dans les Hautes-Pyrénées. A contrario, en Ariège et dans les Pyrénées-Atlantiques, il est légèrement plus important en montagne hors stations que dans les stations.

Carte 2 : Une densité d'hébergements touristiques comparable à celle des Alpes

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… et dans les thermes et le commerce alimentaire

Comparées aux autres espaces montagneux de métropole, les Pyrénées se caractérisent par une présence très importante de thermes. Les activités thermales représentent ainsi 8 % de l’emploi salarié touristique. Cette part est six fois plus élevée que dans celles des autres montagnes métropolitaines. Autre spécificité locale, le commerce alimentaire de proximité, activité qui ne relève pas uniquement du tourisme, est presque deux fois plus développé que dans les Alpes. A contrario, les hôtels et autres hébergements touristiques ainsi que la restauration sont les principales pourvoyeuses d’emplois (respectivement 17 %, 16 % et 12 % de l’emploi salarié touristique total), mais elles pèsent moins dans l’emploi touristique total que dans les autres montagnes. Cette différence peut notamment s’expliquer par un tourisme de proximité plus développé avec des séjours plus courts pendant la saison d’hiver : 2 jours en moyenne, contre 3,5 jours dans les Alpes.

4 000 emplois salariés touristiques dans l'hôtellerie et la restauration Nombre d'emplois salariés touristiques et part dans l'emploi touristique total selon le secteur d'activité
Emplois salariés touristiques (moyenne annuelle) Part de l'emploi touristique (%)
Source : Insee - Déclarations annuelles de données sociales (DADS) 2009

Restauration 1 000 11,6
Hébergement 2 900 33,7
- hotels 1 500 17,4
- campings, villages de vacances, résidences de tourisme 1 400 16,3
Commerce 1 200 14,0
- commerce alimentaire de proximité 700 8,1
- commerce de détail non alimentaire 100 1,2
- super et hypermarchés 200 2,3
- cafés tabac, débits de boisson 200 2,3
Autres activités touristiques 3 500 40,7
dont : - remontées mécaniques (hors régies) 1 400 16,3
- thermalisme 700 8,1
- activités sportives et récréatives 400 4,7
- organismes de tourisme 200 2,3
- parcs d'attraction et casinos 200 2,3
- gestion du patrimoine 100 1,2
Total 8 600 100,0

Les remontées mécaniques contribuent à hauteur de 16 % à l’emploi salarié touristique total, et jusqu’à 23 %  dans les stations pyrénéennes soit autant que dans les stations alpines. Les activités récréatives et sportives génèrent, quant à elles, une part plus élevée d’emplois touristiques en stations que dans les Alpes. En montagne hors station, c’est le contraire. Au total, elles représentent 5 % des emplois salariés touristiques de la zone touristique de montagne pyrénéenne.

Graph 1 : Les thermes, une forte activité d'avril à octobre

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Plus d’emplois touristiques en été dans les Pyrénées

De seulement 6 900 en novembre, le volume d’emplois salariés généré par les activités touristiques atteint jusqu’à 10 900 en août, en moyenne mensuelle. Il présente même une bosse en été (10 700 emplois en juillet- août) plus forte qu’en hiver (9 600 emplois en février-mars), contrairement aux Alpes. La zone de montagne touristique pyrénéenne est soumise à une saisonnalité moins marquée l’hiver mais plus forte l’été que celle des Alpes. Les mois creux d’octobre et de novembre représentent 14 % de l’emploi salarié touristique total, contre 11 % pour les Alpes. Ce constat se vérifie notamment dans l’hôtellerie : octobre et novembre représentent 9 % des nuitées totales de l’année, contre 4 % pour les Alpes.

Graph 2 : Une saison d'été plus marquée que dans les stations alpines

Dans les stations pyrénéennes, la double saisonnalité est toujours marquée mais la bosse est alors plus importante en hiver (7 100 emplois salariés en moyenne en février-mars) qu’en été (6 300 en juillet-août). La saisonnalité est néanmoins moins forte que dans les stations alpines, tant en hiver qu’en été. Hors stations, l’emploi touristique n’est soumis qu’à une seule bosse en été mais de forte amplitude : 2 500 emplois salariés en février-mars contre 4 400 en juillet-août. La saisonnalité est ici comparable à celle des Alpes.

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6 700 équivalents temps plein pour 8 600 emplois

L'importance du temps partiel est une caractéristique de l'emploi salarié touristique. Ainsi, les 8 600 emplois en moyenne annuelle sur l'année 2009 correspondent en fait à 6 700 équivalents temps plein (ETP). Comme dans les Alpes, l’importance du temps partiel varie au cours de l’année, avec notamment un moindre recours en décembre et en janvier. Certaines activités y font particulièrement appel comme la restauration ou les activités sportives et récréatives. En revanche, les emplois touristiques dans les remontées mécaniques sont pour la plupart des emplois à temps plein.

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Moins d’un tiers des emplois sont saisonniers

Parmi les 8 600 emplois salariés touristiques de la zone de montagne touristique pyrénéenne, 2 300 sont des emplois saisonniers, c’est-à-dire signés pour une période incluse dans une « saison ». Les emplois saisonniers d’hiver et d’été représentent respectivement 13 % et 15 % du volume annuel de l’emploi touristique. Près de 7 emplois saisonniers sur 10 sont localisés en station.

Essentiellement des employés et des ouvriers Répartition de salariés selon différents critères démographiques (%)
Saisonniers d'été Saisonniers d'hiver
Source : Insee - Déclarations annuelles de données sociales (DADS) 2009

Sexe
Hommes 39 56
Femmes 61 44
Age
Moins de 26 ans 45 34
De 26 à 35 ans 21 32
De 36 à 45 ans 16 18
De 45 à 55 ans 12 12
Plus de 56 ans 6 4
Catégorie professionnelle
Chefs d'entreprise et cadres 2 1
Professions intermédiaires 14 8
Employés 71 60
Ouvriers 12 31
Temps de travail
Temps complet 63 77
Temps partiel 37 23
Durée de contrat
Inférieure ou égale à 1 mois 43 50
Durée moyenne (en jours) 55 52
Rémunération
Salaire net mensuel moyen pour un temps plein (en euros) 1 300 1 330

Ces 2 300 emplois saisonniers correspondent à près de 15 000 contrats signés. Quatre profils-types de travailleurs saisonniers se dégagent.

Le premier profil-type (63 % des contrats) comprend surtout des employés aux salaires horaires moyens faibles. Il se décompose en trois sous-groupes de tailles assez comparables : des emplois de l’hôtellerie-restauration occupés majoritairement par des femmes avec des salaires horaires parfois très faibles, d’autres relevant surtout du commerce et plutôt occupés par des jeunes femmes à temps partiel avec des contrats courts signés davantage en été et enfin des hommes travaillant lors de la saison d’hiver.

Le deuxième profil-type de contrats saisonniers (18 %) correspond à des emplois plus qualifiés, plutôt occupés par des cadres et des professions intermédiaires le plus souvent à temps partiel avec des contrats très courts et des salaires horaires élevés, notamment dans les campings, villages de vacances et résidences de tourisme ou encore dans les activités récréatives et sportives.

Le troisième profil-type (14 % des contrats saisonniers) se compose de contrats plus longs qui concernent surtout des hommes, ouvriers, âgés entre 26 et 45 ans. Ils travaillent l’hiver, à temps complet avec des contrats supérieurs à trois mois pour des salaires horaires assez élevés et sont pour plus de la moitié d’entre eux employés dans le secteur des remontées mécaniques.

Enfin le quatrième profil-type (5 % des contrats saisonniers) correspond à des contrats signés pour des durées en moyenne plus longues, principalement par des femmes plutôt âgées et exerçant l’été dans les thermes.

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L’été, plus de jeunes et de femmes

Dans la zone de montagne touristique pyrénéenne, les emplois saisonniers d’hiver sont en majorité pourvus par des hommes (56 %) et ceux d’été davantage par des femmes (61 %). Une fois neutralisés un grand nombre d’effets structurels (âge, temps de travail, catégorie socioprofessionnelle, durée de travail et secteur d’activité), une femme a une probabilité 1,2 plus élevée de travailler l’été qu’un homme. L’été, un emploi saisonnier a aussi 1,6 fois plus de chance d’être occupé par un jeune de moins de 26 ans que par un travailleur plus âgé. Les emplois saisonniers sont moins souvent à temps complet en été (63 %) qu’en hiver (80 %), surtout en stations (jusqu’à 91 % dans les remontées mécaniques).

Les saisonniers d'hiver travaillent plus fréquemment tout au long de l'année Répartition des saisonniers selon leur nombre de contrat en 2009 (%)
Un seul contrat Plus d'un contrat (saisonnier ou non) avec une durée sur l'année...;
... inférieure à l'équivalent d'un mi-temps annuel à temps complet ... supérieure à l'équivalent d'un mi-temps annuel à temps complet
Source : Insee - Déclarations annuelles de données sociales (DADS) 2009



Saisonniers d'hiver (sans contrat de saisonnier d'été) 23 42 35
Saisonniers d'été (sans contrat de saisonnier d'hiver) 38 43 19
Saisonniers d'hiver et d'été 0 55 45
Ensemble des saisonniers 28 44 28

Les emplois saisonniers sont très peu qualifiés : il y a peu de cadres et seulement 11 % des salariés relèvent de la catégorie « professions intermédiaires » (14 % en été et 8 % en hiver). Les durées de contrats sont assez semblables l’été et l’hiver (une cinquantaine de jours en moyenne).

Ramené à un temps complet mensuel, le salaire net moyen se situe autour des 1 300 euros en 2009, aussi bien l’été que l’hiver. Les salaires horaires sont cependant moindres que chez les non-saisonniers. Ces emplois sont en effet moins qualifiés que la moyenne et plus souvent occcupés par des jeunes. En effet, toutes choses égales par ailleurs, un saisonnier perçoit un salaire horaire un peu plus élevé qu’un non saisonnier. Cette différence peut s'expliquer par les indemnités de fin de contrat versées aux saisonniers bénéficiant d'un contrat à durée déterminée. Tous secteurs confondus, la moitié des contrats rapporte au moins 1 650 euros. L’hiver, les « gros contrats » sont plus nombreux et permettent à un quart de leurs bénéficiaires de percevoir au moins 4 500 euros.

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Plusieurs contrats dans l’année pour 7 saisonniers sur 10

Seuls trois travailleurs saisonniers sur dix n’ont signé qu’un seul contrat en 2009. Parmi eux, les deux tiers ont moins de 26 ans : il s’agit alors souvent d’un « job d’été » et d’un revenu d’appoint pour les étudiants. Pour d’autres jeunes, ces emplois saisonniers peuvent aussi représenter une première expérience professionnelle ou avoir été choisis faute de trouver un emploi stable.

En 2009, la grande majorité des travailleurs saisonniers a donc signé plusieurs contrats, saisonniers ou non. Ainsi, un saisonnier sur dix a réalisé les deux saisons. Travailler dans la durée n’est donc pas une singularité pour un saisonnier du tourisme. Il peut même cumuler des durées de travail assez longues. Par exemple, trois saisonniers sur dix ont, durant l’année 2009, travaillé au moins l’équivalent d’un mi-temps annuel à temps complet. En termes de rémunération, un saisonnier sur six gagne au moins l'équivalent d'un SMIC annuel à temps complet.

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La Confédération Pyrénéenne du Tourisme

La Confédération Pyrénéenne du Tourisme a la particularité d'être la seule association en France qui regroupe et fédère, dans une démarche de massif, les principaux partenaires de l'économie touristique du massif pyrénéen. Sa zone de « compétence » est interrégionale et interdépartementale ; elle a été définie en collaboration avec l’ensemble des observatoires départementaux et régionaux partenaires. Cette zone est caractérisée par une fréquentation touristique de montagne. Elle comprend 630 communes et couvre la partie montagne de trois régions administratives (Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) et de six départements (Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Ariège, Aude et Pyrénées-Orientales) ainsi que 38 stations de sports d'hiver. La Confédération Pyrénéenne du Tourisme a deux missions essentielles : développer l'image de marque et la notoriété des Pyrénées, en tant que destination de vacances toutes saisons et animer le réseau des partenaires publics et privés autour d'une dynamique commune de développement de l’économie touristique.

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Repères Synthèse n° 3 - avril 2013

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