551 218 personnes sont décédées en 2010, dont 540 469 en France métropolitaine. Le nombre de décès augmente en France pour la quatrième année consécutive : +0,5 % par rapport à 2009 après +1,1 % entre 2008 et 2009 et 2,1 % entre 2007 et 2008. Il dépasse la barre des 550 000 décès pour la première fois depuis 1986 si l'on excepte les 562 500 décès de l'année 2003 : cette année-là, la canicule avait été à l'origine de 15 000 décès supplémentaires, notamment de personnes en état de grande fragilité. Les mesures de prévention mises en place ensuite avaient permis d'éviter des décès en 2004 ; le nombre de décès enregistré cette année-là était le plus faible depuis 1962.
La proportion de défunts de nationalité française, est inchangée en France depuis 10 ans : 96 %. Parmi les étrangers, la proportion de décès de personnes de nationalité maghrébine (algérienne, marocaine ou tunisienne) est passée de 23 % à 27 % en 10 ans, alors que celle des décès de personnes de nationalité espagnole, italienne et portugaise diminue de 40 % à 37 % (tableau 66 France).
88 % des défunts sont nés en France, proportion également inchangée depuis 10 ans. Parmi les défunts nés à l'étranger, la part des personnes nées dans un pays du Maghreb augmente de 33 % à 38 % en 10 ans, tandis que celle des personnes nées en Espagne, Italie et Portugal baisse de 32 % à 29 % (tableau 66bis France).
Les décès sont les plus nombreux à 85 ans pour les hommes et 90 ans pour les femmes (tableau 71 France). Le nombre de décès à un âge donné dépend évidemment du nombre de vivants à cet âge et donc de la taille de la génération. Ainsi, depuis plusieurs années, l'âge auquel le nombre de décès féminins est le plus élevé change, mais la génération concernée est toujours la même : celle des femmes nées en 1920, constituant la génération la plus nombreuse sur la période allant de 1910 à 1946. Le constat est le même pour les hommes mais seulement jusqu'en 2007 car les hommes mourant plus jeunes que les femmes, les survivants nés en 1920 sont maintenant trop peu nombreux.
Du fait que les décès surviennent de plus en plus tardivement, la part des décès dans les maisons de retraite est de plus en plus élevée, alors que celle à domicile diminue. En 2010 en France, près de 12 % des décès dont le lieu est connu (soit 96 % des décès) se produisent en maison de retraite, contre 10 % seulement il y a dix ans ; près de 60 % des décès ont lieu à l'hôpital ou en clinique privée, soit autant qu'il y a dix ans, et 27 % au domicile (contre 28 % en 2000). La part des décès sur la voie publique ou dans la rue a très légèrement diminué entre 2000 et 2010 (tableau 75 France).
Depuis 1994, le nombre de décès d'enfants de moins d'un an a diminué de 33 % en France (tableau 77 France), passant de 4 478 à 3 020 en 2010. En France métropolitaine, il a diminué de 73 % en 35 ans, passant de 10 277 en 1975 à 2 785 en 2010.
Des comptages départementaux et régionaux de décès par âge et par sexe (tableau dc1d), de décès d'enfants de moins d'un an par nombre de jours vécus (tableau dc2d) ou de décès par type de lieu (tableau dc3d) viennent compléter ces tableaux nationaux.