Aller au contenu

Aller au menu principal

Liens transversaux haut

Bilan démographique 2014

Des décès moins nombreux

Vanessa Bellamy et Catherine Beaumel, division Enquêtes et études démographiques, Insee

Résumé

Au 1er janvier 2015, la France compte 66,3 millions d’habitants : 64,2 millions en France métropolitaine et 2,1 millions dans les cinq départements d’outre-mer. C’est environ 300 000 personnes de plus qu’un an auparavant, soit une hausse de 0,4 %.

Cette progression est principalement due au solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès. L’année 2014 est marquée par une natalité stable mais toujours dynamique (813 000 naissances hors Mayotte), et par des décès moins nombreux qu’en 2012 et 2013 (555 000 décès hors Mayotte). De ce fait, le solde naturel est plus élevé que les deux années précédentes. L’espérance de vie, qui avait marqué le pas, repart à la hausse. L’indicateur conjoncturel de fécondité, toujours un des plus élevés d’Europe, reste stable.

En 2014, 241 000 mariages ont été célébrés en France : 231 000 entre personnes de sexe différent, 10 000 entre personnes de même sexe. La légère augmentation des mariages entre 2013 et 2014 (+ 2 400) est portée par les mariages de personnes de même sexe. Le nombre de Pacs, après avoir fortement baissé en 2011, augmente de nouveau dès 2012 pour atteindre 168 000 déclarations en 2013. Conséquence probable de l’adoption de la loi sur le mariage pour tous, le nombre de déclarations de Pacs de personnes de même sexe a diminué entre 2012 et 2013, passant de 7 000 à 6 000 déclarations.

Sommaire

Encadré

Publication

Le solde naturel augmente en 2014

Au 1er janvier 2015, 66,3 millions de personnes résident en France, dont 64,2 millions en France métropolitaine et 2,1 millions dans les départements d’outre mer, y compris Mayotte (figure 1). En 2014, la population de la France a crû d’environ 300 000 personnes, soit une progression de 0,4 %. Cette augmentation est, comme par le passé, portée par le solde naturel. En 2014, hors Mayotte, le solde naturel repart à la hausse après avoir diminué en 2012 et 2013 du fait de décès plus nombreux et de naissances en légère baisse.

Au 1er janvier 2014, la France reste le deuxième pays le plus peuplé de l’Union européenne (UE) à 28, concentrant 13,0 % de la population européenne, dernière l’Allemagne (15,9 %) et juste devant le Royaume-Uni (12,7 %). Depuis dix ans, les écarts entre ces trois pays se sont resserrés. En 2014, l’Allemagne compte environ 14,8 millions d’habitants de plus que la France (y compris Mayotte), contre 20,3 millions en 2004. La population du Royaume-Uni a crû un peu plus rapidement que celle de la France : l’écart de population entre les deux pays est de 1,7 million d’habitants contre 2,5 millions en 2004.

Figure 1 - Évolution générale de la situation démographique
en milliers
(p) résultats provisoires à fin 2014.
* Les arrondis ne permettent pas de retrouver la population de l’année suivante par simple sommation.
Champ : France hors Mayotte jusqu’en 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014.
Source : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.
Année Population au 1er janvier Nombre de naissances vivantes Nombre de décès Solde naturel Solde migratoire évalué Ajustement*
2005 62 731 806,8 538,1 + 268,7 + 92 + 95
2006 63 186 829,4 526,9 + 302,4 + 112 0
2007 63 601 818,7 531,2 + 287,5 + 74 0
2008 63 962 828,4 542,6 + 285,8 + 57 0
2009 64 305 824,6 548,5 + 276,1 + 32 0
2010 64 613 832,8 551,2 + 281,6 + 39 0
2011 64 933 823,4 545,1 + 278,3 + 30 0
2012 65 241 821,0 569,9 + 251,2 + 33 (p) 0
2013 65 525 (p) 811,5 569,2 + 242,3 + 33 (p) 0
2014 hors Mayotte 65 801 (p) 813 (p) 555 (p) + 258 (p) + 33 (p) 0
2014 y c. Mayotte 66 021 (p) 820 (p) 556 (p) + 264 (p) + 33 (p) 0
2015 y c. Mayotte 66 318 (p) . . . . .

Retour au sommaire

Le nombre de naissances se stabilise

En 2014, 820 000 bébés sont nés en France. Alors qu’elles tendaient à diminuer depuis 2010, les naissances restent quasiment stables en 2014 par rapport à 2013 : hors Mayotte, leur nombre passe de 811 500 à 813 000.

Le niveau des naissances résulte de la combinaison de deux facteurs : le nombre de femmes en âge de procréer et leur fécondité. Amorcée de longue date, la diminution du nombre de femmes en âge de procréer (20 à 40 ans) s’est accentuée depuis 2012 (figure 2). Par ailleurs, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a d’abord progressé fortement entre 2002 et 2010, le nombre des naissances suivant ce mouvement. Puis à partir de 2010, il commence à décroître légèrement et passe juste en dessous de la barre des 2 enfants par femme en 2013 (hors Mayotte - figure 3), avant d’augmenter de nouveau en 2014. La conjugaison des deux effets, baisse de la population féminine en âge de procréer et hausse de la fécondité, conduit à la stabilisation du nombre de naissances en 2014.

En 2012, au sein de l’UE à 28, l’Irlande et la France restent les pays les plus féconds avec 2,01 enfants par femme. Ce sont les deux seuls pays à avoir maintenu un ICF supérieur à 2 entre 2008 et 2012. En moyenne, l’ICF a cessé de progresser dans l’UE depuis 2008 ; il s’établit en 2012 à 1,58 enfant par femme.

En 2014, en France, l’âge moyen des mères à leur accouchement est de 30,3 ans tous rangs de naissance confondus, soit 0,1 an de plus qu’en 2013. Cette hausse poursuit la tendance observée les années passées.

Figure 3 - Taux de fécondité par groupe d’âges
(p) résultats provisoires à fin 2014.
1. Pour cent femmes. Voir définitions.
2. Âge calculé pour une génération fictive de femmes qui auraient à tous les âges la fécondité de l’année considérée.
Lecture : en 2014, 100 femmes âgées de 30 à 34 ans (en âge atteint dans l’année) ont eu en moyenne 13,2 enfants ; 10 ans plus tôt, 100 femmes du même âge avaient donné naissance à 12,0 enfants.
Champ : France hors Mayotte jusqu’en 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014.
Source : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.
Année Nombre de naissances pour 100 femmes Indicateur conjoncturel de fécondité1 Âge moyen des mères2
15 - 24 ans 25 - 29 ans 30 - 34 ans 35 - 39 ans 40 - 50 ans
2004 3,3 12,9 12,0 5,4 0,6 191,5 29,5
2010 3,2 12,9 13,3 6,4 0,7 202,9 29,9
2011 3,1 12,7 13,1 6,4 0,8 201,0 30,0
2012 (p) 3,1 12,5 13,2 6,6 0,8 200,9 30,1
2013 (p) 3,0 12,4 13,0 6,7 0,8 199,1 30,2
2014 (p) hors Mayotte 2,8 12,3 13,2 7,0 0,8 200,0 30,3
2014 (p) y c. Mayotte 2,9 12,3 13,2 7,0 0,8 200,8 30,3

Retour au sommaire

Moins de décès en 2014

En 2014, 556 000 personnes sont décédées en France. Hors Mayotte, le nombre de décès a diminué de 14 000 personnes par rapport à 2013 et de 15 000 personnes par rapport à 2012 (figure 4).

Le niveau annuel des décès résulte de la taille des générations décrite par la pyramide des âges et de la mortalité à chaque âge, mais aussi de facteurs plus conjoncturels tels que le climat et les conditions épidémiologiques de l’année.

En 2005, les individus nés en 1920 ont atteint 85 ans. Les générations nées entre les deux guerres, un peu plus nombreuses que précédemment, arrivent donc depuis cette date à des âges de forte mortalité. Ainsi, même si les taux de mortalité baissent globalement à chaque âge, on constate une tendance à la hausse des décès.

À ces effets de générations se sont ajoutées, en 2012 et 2013, des conditions climatiques et épidémiologiques peu favorables (hivers particulièrement froids et importantes épidémies de grippes), qui ont fait de ces deux années les plus importantes en termes de mortalité depuis le début des années 1980. A contrario, les premiers mois de 2014 ont été cléments : l’hiver 2013-2014 se place au deuxième rang des hivers les plus doux depuis 1900 et le mois de janvier 2014 a été le mois de janvier le plus chaud depuis cette date. De plus, cette année, l’épidémie de grippe saisonnière a été de faible intensité et de courte durée, comparée aux épidémies suivies depuis 1984. De ce fait, le nombre de décès journaliers sur les trois premiers mois de l’année est de 1 600 en 2014 contre 1 800 en 2013 et 1 700 en 2012.

Reflet des espérances de vie plus élevées pour les femmes que pour les hommes et de la structure de la pyramide des âges, les décès sont les plus nombreux à 86 ans pour les hommes et à 91 ans pour les femmes en 2014.

Retour au sommaire

Des espérances de vie en hausse

Dans les conditions de mortalité de 2014, une femme vivrait en moyenne 85,4 ans et un homme 79,2 ans (figure 5). L’espérance de vie des femmes, après avoir diminué de 0,2 an en 2012 du fait du grand nombre de décès cette année-là, est revenue en 2013 à son niveau de 2011. Elle augmente de nouveau en 2014 de 0,4 an. L’espérance de vie des hommes continue sa progression après une pause en 2012, passant à 78,7 ans en 2013, puis à 79,2 ans en 2014. En vingt ans, l’espérance de vie des femmes a progressé de 3,6 ans, celle des hommes de 5,6 ans. L’écart entre les deux sexes ne cesse de se réduire : il s’établit à 6,2 ans en 2014 contre 7,1 ans en 2004 et 8,2 ans en 1994.

L’espérance de vie à 60 ans augmente aussi régulièrement. En 2014, à 60 ans, les femmes peuvent espérer vivre encore 27,7 ans en moyenne et les hommes 23,1 ans (respectivement + 2,7 ans et + 3,4 ans en vingt ans). Là encore, l’écart entre les deux sexes s’est réduit au fil du temps.

En Europe, c’est en Espagne que l’espérance de vie est la plus élevée pour les femmes (85,5 ans en 2012), et en Suède pour les hommes (79,9 ans en 2012). La France se trouve dans le trio de tête pour l’espérance de vie des femmes, deuxième ex-æquo avec l’Italie, bien au-delà de la moyenne européenne, pour les femmes (83,1 ans pour l’UE à 28) comme pour les hommes (77,5 ans). L’écart entre hommes et femmes se réduit aussi en Europe : de 2002 à 2012, les femmes ont gagné 2,2 années d’espérance de vie en moyenne et les hommes, 3 ans. L’Espagne et la France se distinguent par une espérance de vie à 60 ans de plus de 27 ans pour les femmes en 2012, la plus élevée de l’UE. Trois autres pays européens se partagent, avec la France, la première place pour l’espérance de vie à 60 ans des hommes : les Espagnols, les Italiens et les Suédois, comme les Français, peuvent espérer vivre encore 22,6 années au-delà de 60 ans.

Au 1er janvier 2015, la France compte 18,4 % d’habitants de 65 ans ou plus (figure 6) ; c’est 0,5 point de plus qu’au 1er janvier 2014 et 2,1 points de plus qu’il y a dix ans. Entre 2005 et 2015, la part des personnes de 75 ans ou plus est passée de 8,0 % à 9,1 %.

Le vieillissement de la population se poursuit aussi en Europe, à un rythme un peu plus marqué qu’en France, la natalité y étant globalement moins élevée. En dix ans, la part des personnes de 65 ans ou plus a progressé de 2,0 points en Europe, passant de 16,2 % au 1er janvier 2003 à 18,2 % au 1er janvier 2013. En France, sur la même période, cette part n’a progressé que de 1,7 point. Au 1er janvier 2013, en Italie et en Allemagne, les habitants de 65 ans ou plus représentent environ 21 % de l’ensemble de la population contre seulement 12 % en Irlande et 17,6 % en France.

Figure 5 - Espérance de vie à divers âges et mortalité infantile
(p) résultats provisoires à fin 2014. * Voir définitions.
Lecture : en 2014, l’espérance de vie des hommes de 60 ans est de 23,1 ans. Ce chiffre représente le nombre d’années restant à vivre aux hommes de 60 ans avec les conditions de mortalité à chaque âge observées en 2014.
Champ : France hors Mayotte jusqu’en 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014.
Source : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.
Année Hommes Femmes Taux de mortalité infantile* pour 1 000 enfants nés vivants
0 an 1 an 20 ans 40 ans 60 ans 0 an 1 an 20 ans 40 ans 60 ans
2004 76,7 76,0 57,3 38,4 21,5 83,8 83,1 64,4 44,8 26,5 4,0
2010 78,0 77,3 58,6 39,5 22,4 84,6 83,9 65,1 45,5 27,1 3,6
2011 78,4 77,7 59,0 39,9 22,7 85,0 84,3 65,4 45,8 27,4 3,5
2012 (p) 78,5 77,8 59,0 39,9 22,6 84,8 84,1 65,3 45,7 27,2 3,5
2013 (p) 78,7 78,0 59,3 40,1 22,8 85,0 84,3 65,5 45,8 27,3 3,6
2014 (p) hors Mayotte 79,2 78,6 59,8 40,6 23,2 85,4 84,7 65,9 46,2 27,7 3,5
2014 (p) y c. Mayotte 79,2 78,5 59,8 40,6 23,1 85,4 84,7 65,9 46,2 27,7 3,5
Figure 6 - Évolution de la population totale par groupe d’âges
(p) résultats provisoires à fin 2014.
Champ : France hors Mayotte jusqu’en 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014.
Source : Insee, estimations de population.
Année Population au 1er janvier (en milliers) Proportion (en %)
Moins de 20 ans de 20 à 59 ans de 60 à 64 ans 65 ans ou plus dont 75 ans ou plus Moins de 20 ans de 20 à 64 ans 65 ans ou plus dont 75 ans ou plus
1995 15 650,4 31 865,8 2 960,5 8 803,9 3 581,9 26,4 58,7 14,9 6,0
2005 15 848,9 33 902,0 2 745,9 10 233,8 4 995,3 25,3 58,4 16,3 8,0
2010 16 010,5 33 997,2 3 873,5 10 731,7 5 659,5 24,8 58,7 16,6 8,8
2011 16 038,3 33 920,1 4 106,1 10 869,0 5 757,0 24,7 58,6 16,7 8,9
2012 16 047,1 33 891,1 4 121,1 11 181,9 5 844,3 24,6 58,3 17,1 9,0
2013 (p) 16 093,6 33 811,0 4 115,5 11 505,3 5 908,6 24,6 57,8 17,6 9,0
2014 (p) hors Mayotte 16 171,6 33 711,5 4 078,0 11 839,6 5 976,0 24,6 57,4 18,0 9,1
2014 (p) y c. Mayotte 16 291,6 33 802,6 4 081,4 11 845,4 5 978,1 24,7 57,4 17,9 9,1
2015 (p) y c. Mayotte 16 372,5 33 696,8 4 063,6 12 185,1 6 055,9 24,7 56,9 18,4 9,1

Retour au sommaire

Un peu plus de mariages en 2014 à la faveur du mariage pour tous

En 2014, on estime que 241 000 mariages ont été célébrés en France : 231 000 entre personnes de sexe différent et 10 000 entre personnes de même sexe (figures 7 et figure 8 - encadré). C’est 2 400 de plus qu’en 2013. Le nombre de mariages de personnes de sexe différent a très légèrement diminué, alors que celui des personnes de même sexe a augmenté de 2 500.

Les mariages entre personnes de sexe différent baissent tendanciellement depuis l’an 2000. En effet, le nombre d’habitants de 20 à 59 ans (95 % des mariés), qui avait crû depuis les années 1900, décroît depuis 2007. Par ailleurs, les générations plus récentes se marient moins que les précédentes. En 2013, 93 % des femmes nées en 1930 ont déjà été mariées au moins une fois à leur 50e anniversaire. C’est le cas de 82 % des femmes nées en 1960. Il en est de même pour les hommes : toujours en 2013, 86 % des hommes nés en 1930 ont été mariés au moins une fois à 50 ans ; c’est le cas de 77 % des hommes nés en 1960.

Le nombre de pactes civils de solidarité (Pacs) conclus entre personnes de sexe différent, après avoir fortement baissé en 2011 suite à une modification fiscale, augmente de nouveau dès 2012. Entre 2012 et 2013, alors que le nombre de mariages de personnes de sexe différent diminue, le nombre de Pacs entre personnes de sexe différent progresse de 8 400 déclarations.

Parallèlement, le nombre de Pacs entre personnes de même sexe diminue d’environ 1 000 déclarations entre 2012 et 2013 pour s’établir à 6 000. L’adoption de la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe explique sans doute en partie cette baisse récente. En 2000 et 2001, un peu plus de 20 % des Pacs conclus l’étaient entre personnes de même sexe. Cette proportion a progressivement décru jusqu’en 2009, pour se stabiliser pendant trois ans entre 4,5 et 5 %. Elle a ensuite de nouveau diminué pour atteindre 3,6 % en 2013.

Figure 7 - Mariages de personnes de sexe différent
(p) résultats provisoires à fin 2014.
n.d. : non disponible.
1. Âge moyen calculé pour une génération fictive d’hommes et de femmes qui aurait à tout âge les taux de primo-nuptialité calculés l’année considérée.
2. Âge moyen calculé par moyenne simple des personnes s’étant mariées l’année considérée.
Lecture : en 2013, 79,6 % des hommes qui se sont mariés étaient célibataires auparavant. 19,2 % des femmes étaient veuves ou divorcées.
Champ : France hors Mayotte jusqu’en 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014 ; hors mariages de personnes de même sexe.
Source : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.
Année de mariage Nombre de mariages (sexe différent) État matrimonial antérieur des époux Âge moyen au premier mariage1 Âge moyen au mariage2
Homme Femme
Célibataire en % Veuf ou divorcé en % Célibataire en % Veuve ou divorcée en %
Hommes Femmes Hommes Femmes
2004 278 439 80,7 19,3 81,8 18,2 30,8 28,8 34,8 32,1
2010 251 654 79,4 20,6 80,8 19,2 31,8 30,0 36,5 33,8
2011 236 826 79,4 20,6 80,6 19,4 31,9 30,1 36,6 34,0
2012 245 930 80,2 19,8 81,3 18,7 32,0 30,2 36,7 34,0
2013 231 225 79,6 20,4 80,8 19,2 32,3 30,5 37,2 34,6
2014 (p) hors Mayotte 231 000 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.
2014 (p) y c. Mayotte 231 000 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Retour au sommaire

Encadré

17 500 mariages entre personnes de même sexe depuis mai 2013

Entre la promulgation de la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe (mai 2013) et décembre 2014, on estime que plus de 17 500 couples de même sexe ont célébré leur mariage en France : 7 500 en 2013 et 10 000 en 2014. En 2013, du fait de la montée en charge à partir de juin, un pic de célébrations a été atteint en septembre, mois au cours duquel, habituellement, le nombre de mariages diminue fortement. En 2014 en revanche, le profil mensuel des mariages de personnes de même sexe ressemble à celui des mariages de personnes de sexe différent et l’on retrouve la baisse traditionnelle des célébrations à l’automne.

Le profil des mariés a lui aussi évolué. En juin et juillet 2013, 62 % des couples de même sexe étaient des couples d’hommes. Mais sur l’ensemble de l’année 2013, 59 % des couples étaient masculins. Pour l’année 2014, on estime à 54 % la part des mariages de couples d’hommes. L’âge des mariés de même sexe a diminué entre 2013 et 2014. La moyenne d’âge était en 2013 de 43 ans pour les femmes et de 50 ans pour les hommes. En 2014, la moyenne d’âge des époux décroît, surtout après le premier trimestre. Sur l’ensemble des mariages de l’année, on estime à 41 ans en moyenne l’âge des épouses et à 46 ans celui des époux. Les écarts d’âge entre conjoints de même sexe se sont par ailleurs réduits entre 2013 et 2014, passant de 5,4 ans à 5,1 ans pour les femmes et de 8 ans à 7,4 ans pour les hommes.

En 2013, 23 % des mariages de personnes de même sexe ont été célébrés dans les villes de plus de 200 000 habitants (9 % pour les personnes de sexe différent), dont 14 % à Paris. 23 % l’ont été dans les communes de moins de 2 000 habitants (26 % pour les personnes de sexe différent).

En 2013, 3 560 communes ont célébré au moins un mariage entre conjoints de même sexe ; en 2014, on estime ce chiffre à 4 000. De mai 2013 à fin décembre 2014, ce sont ainsi plus de 6 000 communes qui ont célébré au moins un mariage entre personnes de même sexe.

Retour au sommaire

Insee Première N° 1532 - janvier 2015

Téléchargement

Liens

Insee Première : Présentation de la collection et liste des numéros parus