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Les niveaux de vie en 2010

Carine Burricand, Cédric Houdré, Eric Seguin, division Revenus et patrimoine des ménages, Insee

Résumé

En 2010, selon l’enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian s’élève à 19 270 euros annuels, soit une diminution en euros constants de 0,5 % par rapport à 2009. Les 10 % des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 430 euros ; celui des 10 % les plus aisées est d’au moins 36 270 euros, soit 3,5 fois plus. Le niveau de vie baisse ou stagne pour pratiquement toutes les catégories de population sauf pour les plus aisées. Le seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, s’établit à 964 euros mensuels en 2010. La pauvreté continue de progresser. Elle concerne 8,6 millions de personnes, soit 14,1 % de la population contre 13,5 % en 2009.

Cette progression affecte davantage les enfants : le taux de pauvreté des moins de 18 ans atteint 19,6 %, en hausse de 1,9 point. La non-reconduction de mesures d’aides ponctuelles, mises en œuvre en 2009 afin de limiter les effets de la crise sur les ménages modestes, et le gel du barème des prestations familiales en 2010, expliquent pour partie que cette population soit plus affectée.

Sommaire

Publication

Le niveau de vie médian en 2010 s’élève à 19 270 euros annuels

En 2010, selon l’enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage de France métropolitaine est de 19 270 euros, soit 1 610 euros par mois. Ce montant partage la population en deux, la première moitié ayant moins et la seconde ayant plus. Par construction, tous les membres d’un même ménage ont le même niveau de vie. Il correspond au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation de celui-ci.

Par rapport à 2009, le niveau de vie médian a diminué de 0,5 % en euros constants. Il faut remonter à 2004 pour enregistrer un tel recul. L’impact de la crise économique a toutefois été sensible dès 2009, ce niveau de vie n’ayant progressé en euros constants que de 0,4 % cette année-là, contre + 1,7 % par an en moyenne de 2004 à 2008.

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Seules les catégories plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie

Malgré un contexte de reprise économique en 2010, certes modérée, pratiquement toutes les catégories de la population subissent une baisse de niveau de vie en euros constants. Les neufs déciles de niveau de vie, seuils qui partagent la population en dix sous-populations d’effectifs égaux, des moins aisés aux plus aisés, stagnent ou diminuent (graphique). En particulier, pour la première fois depuis 2004, les déciles au-dessus de la médiane diminuent, alors que seuls les déciles inférieurs à la médiane avaient baissé en 2009.

La baisse est toutefois plus forte dans le bas de la distribution (entre - 1,3 % et - 1,6 % pour les trois premiers déciles) que dans le haut (- 0,3 % pour le 9e décile et une quasi-stabilité pour les trois précédents). En conséquence, entre le 1er décile, niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes, et le 9e décile, niveau de vie plancher des 10 % les plus aisés, le rapport est de 1 à 3,5 contre 1 à 3,4 en 2009 (tableau 1).

La seule évolution des déciles ne rend toutefois pas compte des tendances aux extrémités de la distribution des niveaux de vie. À contre-courant du reste de la population, le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 5 % de personnes les plus aisées repart à la hausse (+ 1,3 % en euros constants) après avoir stagné en 2009 (+ 0,2 %) [graphique].

Graphique - Évolution de quelques quantiles de niveau de vie entre 1996 et 2010

Graphique - Évolution de quelques quantiles de niveau  de vie entre 1996 et 2010

Lecture : les déciles de niveau de vie, D1 à D9, sont les seuils de niveau de vie qui partagent la population en 10 sous-populations d’effectifs égaux : 10 % de la population ont un niveau de vie inférieur à D1, 20 % à D2, etc. Le vingtile C95 correspond au niveau de vie au-dessus duquel se situent les 5 % de personnes les plus aisées. De 1996 à 2010, l’évolution a été de 17 % à 20 % pour l’ensemble des déciles (20 % pour D1), et de 24 % pour le dernier vingtile (C95).

Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.

Sources : Insee-DGI, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux rétropolées de 1996 à 2004, Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2005 à 2010.

Tableau 1 - Niveaux de vie annuels et indicateurs d’inégalités de 1996 à 2010
* Voir définitions. - Lecture : les 20 % les plus modestes disposent en 2010 de 8,7 % de la somme des revenus disponibles par UC (S20), les 20 % les plus aisés perçoivent 39,0 % de la somme des revenus disponibles par UC (complément à 100 de S80), soit 4,5 fois plus.
Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.
Sources : Insee-DGI, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux rétropolées de 1996 à 2004, Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2005 à 2010.
1996 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Seuils de niveau de vie (en milliers d d’euros 2010)
Niveau de vie médian (D5) 16,4 18,2 18,1 18,0 18,3 18,6 19,0 19,3 19,4 19,3
Premier décile de niveau de vie (D1) 8,7 10,1 10,1 10,1 10,1 10,3 10,5 10,7 10,6 10,4
Neuvième décile de niveau de vie (D9) 30,5 34,3 33,8 33,4 33,9 35,0 35,4 36,1 36,4 36,3
Rapports interdéciles
D9/D1 3,5 3,4 3,4 3,3 3,4 3,4 3,4 3,4 3,4 3,5
D9/D5 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9
D5/D1 1,9 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8
Masses de niveau de vie détenues
S20 (en %) 9,0 9,3 9,3 9,3 9,0 9,0 9,0 9,0 8,9 8,7
S50 (en %) 31,0 31,1 31,2 31,2 31,0 30,7 30,7 30,9 30,7 30,2
S80 (en %) 63,0 62,3 62,4 62,4 62,0 61,6 61,8 61,6 61,8 61,0
(100-S80)/S20 4,1 4,1 4,1 4,0 4,2 4,3 4,3 4,3 4,3 4,5
Indice de Gini* 0,279 0,281 0,280 0,281 0,286 0,291 0,289 0,289 0,290 0,299

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La plupart des indicateurs d’inégalités sont à la hausse

Compte tenu de ces évolutions contrastées le long de l’échelle des niveaux de vie, la plupart des indicateurs montrent une progression des inégalités. Ainsi, l’indice de Gini augmente de 0,290 à 0,299. Le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % de personnes les plus aisées et celle détenue par les 20 % les plus modestes s’élève de 4,3 à 4,5 (tableau 1).

En tendance sur moyenne période, la progression des inégalités « par le haut » est nette : entre 1996 et 2010, le niveau de vie moyen des 10 % de personnes les plus aisées a augmenté d’environ 2,1 % par an en moyenne, contre 1,4 % pour le niveau de vie moyen de l’ensemble de la population.

En 2010, les évolutions de salaires expliquent en partie la hausse des inégalités. En effet, en bas de l’échelle des niveaux de vie (au-dessous du 1er décile), le poids des salaires dans le revenu disponible diminue de 3 points, s’établissant à 27 % : d’une part, la proportion de personnes ayant un emploi recule, passant de 23 % à 21 % ; d’autre part, la revalorisation du Smic horaire brut a été limitée en 2010 du fait de la faible inflation en 2009 (en moyenne annuelle, le Smic baisse de 0,5 % en euros constants).

En haut de l’échelle des niveaux de vie (au-dessus du 9e décile), les salaires sont plus dynamiques. En 2010, le salaire moyen des cadres augmente en euros constants, en particulier dans le secteur financier, tandis qu’il diminue pour les ouvriers.

Quant aux revenus du patrimoine, pour la majorité de la population, ils contribuent peu à l’évolution du niveau de vie. Leur poids demeure faible et la majeure partie provient de placements dont les taux diminuent (livrets d’épargne, supports en euros des contrats d’assurance-vie). En revanche, les 10 % de personnes les plus aisées détiennent aussi des placements plus risqués, dont les rendements sont plus élevés en 2010. Les revenus du patrimoine, qui ont un poids important dans leurs ressources (26 % du revenu disponible, contre 7 % en moyenne pour le reste de la population), contribuent positivement à la progression de leur niveau de vie.

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À nouveau en hausse, le taux de pauvreté atteint 14,1 %

Le seuil de pauvreté monétaire est défini par convention à 60 % du niveau de vie médian. En 2010, 8,6 millions de personnes vivent en dessous de ce seuil, qui s’élève à 964 euros par mois ; la moitié d’entre elles vivent avec moins de 781 euros par mois (tableau 2). À titre de comparaison, pour une personne seule, le socle du revenu de solidarité active (RSA) s’élève à 460 euros et l’allocation de solidarité pour personnes âgées (ASPA) à 709 euros (au 1er avril 2010).

Le taux de pauvreté monétaire, pourcentage de personnes en situation de pauvreté monétaire, est de 14,1 %, en hausse de 0,6 point. Il poursuit la hausse de 2009 (+ 0,5 point) et atteint son plus haut niveau depuis 1997. Toutefois, l’intensité de la pauvreté, qui mesure l’écart entre le niveau de vie médian des personnes pauvres et le seuil de pauvreté, reste stable : la dégradation des niveaux de vie touchant quasiment toutes les catégories de population, les inégalités au sein des plus modestes restent en fait les mêmes.

En 2010, le taux de pauvreté reste le plus élevé pour les chômeurs (36,4 %) et est en hausse de 1,7 point (tableau 3). Mais contrairement à 2009, le chômage contribue peu à l’évolution globale de la pauvreté (à peine 4 % de l’accroissement du nombre de personnes pauvres). En effet, après une forte hausse en 2009, le nombre de chômeurs se replie légèrement courant 2010. Dans le même temps, le profil des chômeurs est plus modeste qu’en 2009 : cette année-là, au plus fort de la récession, l’augmentation du chômage avait touché des individus plus âgés et plus qualifiés en moyenne, dont le montant des allocations était plus élevé.

Les plus fortes contributions à la hausse de la pauvreté sont en fait celles des inactifs : les retraités (11 % de l’accroissement du nombre de personnes pauvres), les adultes inactifs autres que les étudiants et retraités (16 %) et, surtout, les inactifs de moins de 18 ans, c’est-à-dire les enfants (63 %).

Le niveau de vie médian des retraités diminue de 1,1 % et leur taux de pauvreté progresse de 0,3 point pour s’établir à 10,2 % : dans la majorité des régimes de retraite, la revalorisation des pensions a été inférieure à la hausse des prix et la diminution des taux de rendements des placements financiers usuels a bridé les revenus financiers des retraités.

Après une hausse de 1 point en 2009, le taux de pauvreté des autres adultes inactifs (hors étudiants et retraités) augmente de 1,9 point et atteint 32,2 % en 2010. Cette hausse sur deux ans est en lien avec la progression du nombre d’allocataires de minima sociaux, même si en 2010 son ralentissement (+ 2,5 % en 2010 après + 6,2 %) tranche avec la progression du taux de pauvreté. Nombre de ces autres inactifs font partie de ménages avec enfants alors même que la progression des prestations familiales a marqué le pas (+ 0,5 % après + 3,5 % des masses de prestations en euros courants, source Cnaf).

Tableau 2 - Indicateurs de pauvreté
Lecture : En 2010, 14,1 % de la population vit avec un niveau de vie en dessous du seuil de pauvreté (taux de pauvreté). La moitié des personnes pauvres a un niveau de vie inférieur à 781 euros par mois, soit un écart de 18,9% avec le seuil de pauvreté (intensité de la pauvreté).
Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2005 à 2010.
2007 2008 2009 2010
Seuil à 60 % de la médiane
Nombre de personnes pauvres (en milliers) 8 035 7 836 8 173 8 617
Taux de pauvreté (en %) 13,4 13,0 13,5 14,1
Seuil de pauvreté (euros 2010/mois) 949 965 968 964
Niveau de vie médian des personnes pauvres (euros 2010/mois) 776 786 784 781
Intensité de la pauvreté (en %) 18,2 18,5 19,0 18,9
Seuil à 50 % de la médiane
Nombre de personnes pauvres (en milliers) 4 281 4 272 4 507 4 755
Taux de pauvreté (en %) 7,2 7,1 7,5 7,8
Seuil de pauvreté (euros 2010/mois) 791 804 807 803
Niveau de vie médian des personnes pauvres (euros 2010/mois) 657 662 667 660
Intensité de la pauvreté (en %) 17,0 17,7 17,4 17,8
Tableau 3 - Niveau de vie et pauvreté selon le statut d’activité
en % et milliers d’euros 2010
Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2008 à 2010.
2008 2009 2010
Répartition de la population Niveau de vie médian Personnes pauvres (milliers) Taux de pauvreté Répartition de la population Niveau de vie médian Personnes pauvres (milliers) Taux de pauvreté Répartition de la population Niveau de vie médian Personnes pauvres (milliers) Taux de pauvreté
Actifs de 18 ans ou plus 45,6 20,8 2 635 9,5 45,8 20,9 2 796 10,1 45,6 20,9 2 849 10,2
Actifs occupés 41,7 21,3 1 863 7,3 41,4 21,6 1 866 7,4 41,4 21,6 1 901 7,5
Salariés 37,2 21,2 1 445 6,3 36,8 21,5 1 394 6,3 36,6 21,5 1 413 6,3
Indépendants 4,5 22,9 418 15,3 4,6 22,7 472 16,9 4,8 22,3 487 16,8
Chômeurs 3,9 13,8 772 35,8 4,4 14,1 930 34,7 4,3 13,6 948 36,4
Inactifs de 18 ans ou plus 31,9 18,1 2 873 15,1 31,9 18,2 2 990 15,5 32 18,1 3 103 15,9
Étudiants 3,2 18,3 324 18,1 2,9 18,2 351 20,3 2,9 18,5 344 19,4
Retraités 20,9 19,1 1 283 9,9 21,7 19,3 1 308 9,9 21,9 19,1 1 357 10,2
Autres inactifs 7,8 15,0 1 266 29,3 7,3 14,6 1 331 30,3 7,1 14,4 1 402 32,2
Enfants de moins de 18 ans 22,5 17,9 2 328 17,3 22,3 17,8 2 387 17,7 22,4 17,6 2 665 19,6
Ensemble de la population 100,0 19,3 7 836 13,0 100,0 19,4 8 173 13,5 100,0 19,3 8 617 14,1

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Une hausse qui touche plus particulièrement les enfants

Structurellement, le niveau de vie des enfants de moins de 18 ans est inférieur à celui de l’ensemble de la population. D’une part, un enfant entraîne un coût financier alors qu’il ne contribue pas aux ressources du ménage, même si les transferts (prestations sociales et quotient familial) atténuent sensiblement cet effet. D’autre part, les adultes ont en moyenne des revenus d’activité plus faibles dans les familles nombreuses. Le taux de pauvreté des enfants est donc plus élevé que celui de l’ensemble de la population. Les enfants pauvres vivent par ailleurs beaucoup plus fréquemment dans des familles monoparentales (35 % d’entre eux contre 12 % des autres enfants), en particulier celles dont le parent isolé ne travaille pas, ainsi que dans des familles composées d’un couple où au moins l’un des parents ne travaille pas (47 % contre 24 %, tableau 4).

En 2010, la progression de la pauvreté touche tout particulièrement les enfants : après + 0,4 point en 2009, leur taux de pauvreté progresse de 1,9 point, atteignant 19,6 %. Les enfants contribuent ainsi pour près des deux tiers à l’augmentation du nombre de personnes pauvres. Le fait que les familles monoparentales et les couples avec enfants soient davantage concernés par la hausse de la pauvreté que d’autres catégories de population traduit le même phénomène (tableau 5). Cette évolution spécifique constitue en fait un contrecoup de 2009, année durant laquelle deux éléments avaient contribué à contenir la hausse du taux de pauvreté des enfants.

D’une part, deux primes exceptionnelles avaient été versées en 2009 aux ménages dans le cadre du plan de relance et ne l’ont pas été en 2010 : 150 euros aux bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire, ainsi qu’une « prime de solidarité active » de 200 euros, aux bénéficiaires du revenu minimum d’insertion, de l’allocation de parent isolé ou d’une aide au logement.

D’autre part, la revalorisation des prestations familiales en 2009 s’était faite sur la base d’une prévision d’inflation finalement surestimée de l’ordre d’un point, si bien qu’aucune revalorisation n’est intervenue en 2010.

Au final, le cumul de ces différentes mesures a contribué à limiter de 0,8 point la hausse du taux de pauvreté des enfants en 2009, mais aussi, par contrecoup, à l’accentuer d’autant en 2010.

Tableau 4 - Niveau de vie et taux de pauvreté des enfants en 2010 selon le statut d’activité des parents
Champ : France métropolitaine, inactifs âgés de moins de 18 ans vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2010.
Position des parents sur le marché du travail Niveau de vie médian (euros par an) Taux de pauvreté à 60 % ( %) Répartition des enfants ( %)
pauvres ( %) non pauvres ( %)
Parents en couple 18 960 14,5 59,6 85,3
2 actifs occupés 21 170 4,9 13,0 61,7
1 seul actif occupé 14 520 25,6 31,0 21,9
Aucun actif occupé 9 610 69,0 15,6 1,7
Parent isolé 12 660 41,0 35,3 12,4
Actif occupé 14 760 20,9 11,8 10,9
Chômeur ou inactif 9 240 79,4 23,5 1,5
Autres types de ménages 13 330 34,6 5,1 2,3
Ensemble 17 580 19,6 100,0 100,0
Tableau 5 - Taux de pauvreté selon la configuration familiale
Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2009 et 2010.
2009 2010
Personnes pauvres (milliers) Taux de pauvreté ( %) Personnes pauvres (milliers) Taux de pauvreté ( %)
Personne seule sans enfant 1 533 17,2 1 612 17,8
Famille monoparentale 1 691 30,9 1 879 32,2
Couple sans enfant 1 037 7,0 951 6,5
Couple avec enfants 3 493 11,9 3 700 12,7
Autre type de ménage 419 20,1 475 22,1
Ensemble de la population 8 173 13,5 8 617 14,1

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Insee Première N° 1412 - septembre 2012

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